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Passages à niveau dangereux : une tardive prise de conscience

Posted by ardsl sur 8 juin 2012

Il y a quatre ans, le drame d’Allinges provoquait le lancement d’un plan national de suppression des passages à niveau dits « préoccupants ». Où en est-on aujourd’hui ?

Alors que vient de se dérouler, ce dimanche 3 juin, la fête annuelle de l’association « Sourire des anges », créée en la mémoire des sept collégiens décédés dans la collision entre un car et un TER, au passage à niveau de Mésinges, sur la commune d’Allinges, en juin 2008, l’Union Internationale des Chemins de fer (UIC) et Réseau Ferré de France (RFF) organisaient ce jeudi 7 juin à Paris le lancement officiel de la 4e édition de la Journée mondiale de sécurité routière aux passages à niveau, qui aura lieu le 5 juillet prochain.

L’occasion pour RFF de souligner les efforts engagés, depuis ce drame, pour supprimer les passages à niveau dits « préoccupants ». En 2011, 43 millions d’euros ont ainsi été investis par l’État, RFF et les collectivités territoriales pour supprimer ou améliorer ces passages à niveau ; 160 d’entre eux ont été supprimés et 263 ont été améliorés. Autre bilan : on a tout de même enregistré pour cette même année 110 collisions et 29 tués.

Dans plus de 98% des cas, l’accident est dû au non-respect du code de la route, souligne RFF, avec notamment :

  • une vitesse d’approche élevée des véhicules, qui n’ont pas le temps de s’arrêter et percutent le train qui passe ;
  • des passages en chicane entre les barrières fermées (voitures, piétons ou cyclistes) ;
  • un stop grillé (passage à niveau à croix de Saint-André) ;
  • enfin, 30% à 50% des fermetures de passages à niveau voient un usager de la route passer en infraction.

Dans le même temps, en Haute-Savoie, le Conseil général réuni pour voter son budget supplémentaire en début de semaine, a réaffirmé son engagement dans ce domaine : le budget des infrastructures routières connaît en effet une hausse conséquente, avec 25M€ supplémentaires. « Ceci permettra d’accélérer la concrétisation ou la poursuite de plusieurs projets essentiels pour l’aménagement du territoire départemental« , note le Département, dont le programme conjoint engagé avec Réseau Ferré de France pour la suppression des fameux passages à niveau préoccupants à Sallanches, à Reignier-Ésery et Étrembières et bien sûr à Allinges.

Quant au procès de l’accident de Mésinges, dont les familles des victimes réclament qu’il se tienne dès cette année, il pourrait bien n’avoir lieu qu’en 2013 (lire). Alors que RFF et SNCF, qui ont fait appel de leur mise en examen dans ce drame, seront fixés sur leur sort le 4 juillet prochain, date à laquelle la Chambre de l’instruction de la cour d’appel de Chambéry rendra sa décision.

(Avec tdg.ch).

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Le téléphérique du Salève bat des records de fréquentation pour ses 80 ans

Posted by ardsl sur 29 mai 2012

Le téléphérique du Salève

Le téléphérique du Salève est devenue l’un des symboles de la coopération transfrontalière.

200621 voyageurs en 2011 ! En quatre-vingts ans d’existence, jamais le téléphérique du Salève n’avait enregistré une telle fréquentation. «C’est notre record historique», lance Maurice Giacomini, président du Groupement local de coopération transfrontalière (GLCT) qui gère l’infrastructure.

Depuis 1932, les cabines s’élancent du Pas de l’Échelle à vers le sommet de la montagne des Genevois. En quatre minutes, elles parcourent les 665 mètres de dénivelés, survolant l’autoroute, les carrières puis les forêts. «Il fut un temps où l’on faisait le trajet en 3,10 minutes seulement. Mais, arrivés en haut, les gens n’avaient pas eu le temps de prendre de photo», précise Claude Séraphin, directeur d’exploitation.

Alors que la vue est le principal atout de cette attraction touristique. D’où la description du romancier et journaliste Joseph Kessel : «le paysage s’élargit de seconde en seconde, le radeau aérien montait, glissant sur cet incroyable fil qui portait notre vie. Grand lac bleu aux courbes sinueuses, campagne d’un vert nourri et tendre, monts qui se découvraient gradin par gradin.»

Des coups durs

Dans les années 1930, l’installation est saluée comme une réalisation d’avant-garde, un bijou technique mais aussi architectural, signé Maurice Braillard. À l’époque, on se presse pour accéder aux cabines. La fréquentation atteint 2000 à 2500 passagers le dimanche.

Le téléphérique connaît son premier coup d’arrêt durant la seconde guerre mondiale. En 1947, il redémarre. Nouvelle coupure de 1975 à 1984. Puis, en 2002, année terrible où seuls 72000 voyageurs l’empruntent, les Genevois menacent d’arrêter de payer pour cette infrastructure qu’ils sont seuls à financer. Les discussions franco-suisses reprennent. « À l’époque, on nous a dit que nous étions de doux rêveurs, qu’on allait jeter l’argent public par les fenêtres« , commente Maurice Giacomini. « Aujourd’hui, les mêmes affirment qu’on a eu bien raison !»

Créé le 1er janvier 2007, un groupement local de coopération transfrontalière prend les choses en main. « C’est un laboratoire politique« , insiste Maurice Giacomini. « La preuve que la coopération entre Genève et sa couronne fonctionne. » Via une délégation de service public, les instances franco-suisses confient l’exploitation à un opérateur privé, soit Veolia. «On monte au Salève pour faire du sport, prendre l’air, manger au restaurant», souligne Valérie Arnaud, responsable communication. Le profil type est un Genevois sportif âgé de 30 à 50 ans.

Au-delà de la fréquentation de l’installation, Veolia a réussi la prouesse de fédérer les différents acteurs du Salève, tels que le Bureau de la montagne, la Maison du Salève, le Muséum d’histoire naturelle ou encore Genève tourisme. «Nous avons voulu valoriser un produit touristique global», explique Valérie Arnaud.

De plus, en quelques années, le téléphérique a su se faire connaître par-delà les frontières, notamment grâce à la publicité sur les lignes EasyJet. Au point de devenir le 4e site haut-savoyard après les stars chamoniardes.

Développement durable

Comment expliquer un tel succès ? Le changement des mentalités, répondent en chœur les responsables. «Le téléphérique, c’est par excellence le véhicule du développement durable», souligne Claude Séraphin. S’appuyant sur les chiffres, Maurice Giacomini estime que le téléphérique bénéficie d’une marge de progression importante. «Le Salève accueille un million de visiteurs par an ; 20% empruntent le téléphérique.» Confiant dans l’avenir, le GLCT a prévu une 3e rénovation. Cet hiver, l’automate et les câbles seront ainsi remplacés.

Dates, chiffres, horaires et tarifs

Dates et chiffres

  • 1932. Inauguration du téléphérique, en août. L’ouvrage remplace le chemin de fer électrique.
  • 1939. Arrêt du téléphérique pendant la Seconde Guerre mondiale.
  • 1947. Remise en fonction.
  • 1951. Système technique rénové.
  • 1975. L’exploitation est suspendue.
  • 1984. Après d’importants travaux, reprise de l’activité.
  • 2002. 72000 voyageurs.
  • 1er janvier 2007. Création du Groupement local de coopération transfrontalière (50% français, 50% État de Genève).
  • 1er janvier 2008. Reprise de l’exploitation par Veolia.
  • 2008. 107000 voyageurs.
  • 2011. 200621 voyageurs. Près de 5 millions de mètres de dénivelé parcourus en un an.
  • 9 juin 2012. Fête anniversaire des 80 ans, ouverte au public.
  • Vitesse de la benne : 6 m/sec.
  • Dénivelé : 665 mètres (départ à 435 m, arrivée à 1097 m).

Tarifs

Horaires

  • Jusqu’au 30 septembre : ouvert tous les jours de 9h30 à 19h et jusqu’à 23h les jeudis, vendredis et samedis.
  • Du 1er au 31 octobre : ouvert du mardi au dimanche de 9h30 à 18h.
  • Novembre et décembre : fermé.

Fréquence

Les départs se font toutes les 12 minutes.

Accès en transport public

Réseau TPG

Ligne 8. Arrêt « Veyrier Douane ». Plan

Pour prolonger la ligne 8 de Veyrier jusqu’au téléphérique du Salève, il faudrait que le département de la Haute-Savoie installe des feux sur la D1206 juste après la douane de Veyrier au Pas de l’Échelle.

Le billet combiné TPG + téléphérique est vendu uniquement dans les agences TPG.

Réseau TAC

Ligne 5. Arrêt « Pas-de-l’Échelle École ».

Transport à la demande : tous les jours (jusqu’à 19h30 du lundi au samedi ; de 9h30 à 12h30 et de 15h30 à 17h30 le dimanche). Contacter le 04 50 844 678.

Une navette peut vous conduire directement de la gare d’Annemasse à la gare de départ du téléphérique.

Le billet combiné TAC + téléphérique est vendu uniquement à l’office du tourisme d’Annnemasse (place de la gare).

(Avec La Tribune de Genève).

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Le passage à niveau 93 à Étrembières sera supprimé d’ici 2016

Posted by ardsl sur 1 décembre 2011

La passage à niveau n° 93 à Étrembières (Haute-Savoie) figure sur la liste nationale des 364 PN dits préoccupants. Il sera supprimé dans le cadre de la modernisation de la ligne La Roche-sur-Foron – Annemasse qui devrait être achevée fin 2016.

L’opération a été estimée à 12,2 M€ en mai 2010.

Ce passage à niveau est situé à proximité immédiate d’un carrefour routier complexe permettant les échanges entre la D2 et la D906a. La présence de l’A40 située à environ 5 mètres en contrebas de la D2 est une contrainte limitant le périmètre de réflexion à proximité immédiate du passage à niveau.

La solution retenue consiste en la réalisation d’une nouvelle liaison entre le D2 à l’est et la D906 à l’ouest. Les deux routes seront raccordées par un giratoire.

La D2 franchira par l’intermédiaire d’un pont route les voies ferrées et de se raccorder au nouveau giratoire.

L’ampleur des travaux nécessitera une enquête publique.

Ces travaux devraient être co-financer par RFF et le Conseil général de la Haute-Savoie.

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