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Baisse des tarifs des cars entre Saint-Éxupéry et les stations alpines

Posted by ardsl sur 10 octobre 2012

La Région Rhône-Alpes a décidé de baisser les tarifs des cars reliant Saint-Éxupéry aux stations alpines. Cette mesure est mise en place pour tenter d’enrayer la baisse de la fréquentation.

Tous les groupes politiques (sauf le FN) de l’assemblée plénière de la la Région Rhône-Alpes a voté jeudi 4 octobre la poursuite de l’organisation par délégation de service public des dessertes des stations de la Tarentaise et de la Maurienne en saison hivernale, depuis l’aéroport Saint-Éxupéry.

Le délégataire assurera les risques industriels et commerciaux liés à la fréquentation, mais percevra les premières années une contribution financière dégressive de la Région, en contrepartie des contraintes de service public. Afin de lutter contre la baisse de fréquentation de ces liaisons, il s’engagera à mettre en place un tarif plus attractif et lisible pour le voyageur, plafonné à 60€ pour un aller-simple et 90€ pour un aller-retour, à proposer une vente par Internet et à promouvoir activement le service. Pour assurer la continuité du service, une prolongation d’un an du contrat actuel a été adoptée.

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Pas de hausse de la TIPCE, pas de moyens supplémentaires pour les transports

Posted by ardsl sur 10 octobre 2012

Lors de son assemblée plénière du 4 octobre, la Région Rhône-Alpes a refusé de dégager des moyens supplémentaires pour les TER par l’intermédiaire d’une de la TIPCE. Explications.

La Région a décidé de maintenir en 2013 la modulation de la Taxe Intérieure de Consommation sur les Produits Energétiques (TICPE) au même niveau qu’en 2012. Elle sera donc de 1,77 centimes d’euros par litre pour le sans-plomb (y compris E 10) et de 1,15 centimes d’euros par litre pour le gazole.

Le PS, le Front de gauche, EÉLV et le PRG ont voté pour le maintien des taux actuels de la TICPE. L’UDC et le FN s’y sont opposés.

Une augmentation de la TICPE était possible par l’application d’une tranche de la TICPE, prévue par le Grenelle de l’Environnement, pour financer les grands projets d’infrastructures de transport.

Le PS a mis en avant un choix politique de ne pas amputer le pouvoir d’achat des ménages rhônalpins et de ne pas contredire la politique gouvernementale pour baisser les prix des carburants. (Lire l’intervention d’Aurélien Ferlay).

Il n’y aura donc pas de moyens supplémentaires pour les trains régionaux. Pourtant Jean-Jack Queyranne (président PS de la Région) avait déclaré en septembre que « le modèle actuel du financement du TER conduit à une équation insoluble » en pointant du doigt la baisse des recettes fiscales liées à la TICPE.

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Le gouvernement français refuse le doublement du tunnel routier du Mont-Blanc

Posted by ardsl sur 17 septembre 2012

Le gouvernement français s’oppose au doublement du tunnel routier du Mont-Blanc.

Cette annonce fait suite aux déclarations de la SITMB (société italienne du tunnel Mont-Blanc) réclamant un second tube.

La bonne nouvelle a été dévoilée en avant-première vendredi 14 septembre par Éric Fournier, maire et président de la communauté de communes aux différents élus de la vallée.

Dans une lettre signée du ministre des Transports Frédéric Cuvillier, celui-ci assure en effet que « le gouvernement français ne poursuit nullement un tel projet qui serait contradictoire avec la politique des transports transalpine que nous conduisons conjointement avec le Gouvernement italien […] Ce que la SITMB appelle “projet” n’est absolument pas à l’ordre du jour pour les autorités françaises ».

Évidemment, la lecture de cette missive a été reçue avec le sourire par les élus de la vallée de Chamonix qui, prudents, ont tout de même voté une motion d’opposition, lors du conseil communautaire de la Communauté de communes de la vallée de Chamonix, à ce projet qui n’en serait finalement pas un. Côté français en tout cas.

Vous pouvez aussi lire ou relire notre billet précédent sur le sujet avec les points de vue de la SITMB, de l’ATMB, d’Éric Fournier (maire NC de Chamonix et conseiller régional UDC), de Sophie Dion (députée UMP de Haute-Savoie), de Jean-Jack Queyranne (président PS de la Région Rhône-Alpes) et de Dominique Martin (conseillère régional et conseiller municipal FN de Cluses).

(Avec ledauphine.com).

 

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La SITMB pour un second tube au tunnel du Mont-Blanc ; Éric Fournier farouchement contre

Posted by ardsl sur 22 août 2012

50 ans après le percement d’un premier tube au tunnel du Mont-Blanc, certains défendent avec plus ou moins de discrétion le percement d’un second tube. La SITMB (Societa Italiana per Azioni per il Traforo del Monte Bianco) a pris publiquement position pour un second tube le 14 août 2012. Le maire de Chamonix, Éric Fournier, annonce son opposition totale à un tel projet. Explications et décryptage de l’ARDSL.

Si l’idée de percer une voie sous le Mont-Blanc est née au 19e siècle, c’est le 14 août 1962, il y a tout juste 50 ans, que les travaux s’achevaient sous le plus haut sommet d’Europe. Le 14 août 1962 se terminait le percement du tunnel du Mont-Blanc. La galerie longue de 11,6 km reliant Chamonix, en Haute-Savoie, à Courmayeur, dans la Vallée d’Aoste en Italie, n’a été ouverte aux automobilistes que trois ans plus tard, en 1965.

Jusqu’à l’ouverture du tunnel du Fréjus, en Savoie, en 1980, le tunnel du Mont-Blanc était la seule voie praticable l’hiver entre la France et l’Italie, en-dehors de la Côte d’Azur. L’idée d’un tunnel avait fait l’objet de plusieurs projets depuis le XIXe siècle. Bien que situé au pied du sommet le plus élevé des Alpes, ce site permettait de relier deux vallées de faible altitude, celles de Chamonix et d’Aoste.

Après plusieurs tentatives avortées, la France et l’Italie signent une convention en 1953. Les travaux débutent en janvier 1959. Les Italiens et les Français se rejoignent le 14 août 1962, avec un écart d’axe de seulement 13,5 mètres.

Fort de ses 11,6 km, le tunnel du Mont-Blanc a détenu le record mondial jusqu’en 1978, année de l’ouverture du tunnel d’Arlberg, en Autriche (13,972 km). Il a été également dépassé en 1980 par ceux du Fréjus (12,901 km) et du Saint-Gothard (16,918 km).

Le tunnel du Mont-Blanc est géré par un groupement européen d’intérêt économique formé par la SITMB et la société française ATMB (Autoroutes et Tunnel du Mont Blanc).

Drame de 1999

Le 24 mars 1999, un poids lourd transportant de la farine et de la margarine prend feu dans le tunnel. L’incendie se propage aux véhicules derrière lui. Il faudra deux jours pour le maîtriser. Trente-neuf personnes perdent la vie. Suite à cette tragédie, 380 millions d’euros ont été investis pour reconstruire totalement le tunnel, rouvert à la circulation en 2002 seulement.

Les véhicules légers représentent les deux tiers du trafic. En 2010, quelque 3300 voitures empruntaient le tunnel chaque jour, contre 1560 poids lourds et 44 autocars. Le chiffre d’affaires du tunnel, à péage, était de 162 millions d’euros en 2011, pour des charges d’exploitation de 85 millions d’euros.

La SITMB réclame un second tube routier pour le tunnel du Mont-Blanc

Au tunnel du Fréjus, la galerie de sécurité en cours de construction pourrait être transformée en un second tube de circulation (lire). Le trafic routier pourrait alors considérablement augmenter sur cet axe, au détriment du tunnel du Mont-Blanc et du fret ferroviaire.

Pour éviter une perte de trafic pour le tunnel du Mont-Blanc, certains défendent la construction d’un second tube routier au Mont-Blanc. C’est la position défendue publiquement le 14 août 2012 à Courmayeur, par la société italienne du tunnel du Mont-Blanc, la SITMB. Des paroles claires pour un projet de longues dates, mais apparemment enterré après la catastrophe de mars 1999. La SITMB a également attaqué le PPA (Plan de Protection de l’Atmosphère) de la vallée de l’Arve, qui vise à réduire la pollution constatée sur France.

Dans un communiqué diffusé mercredi 22 août, la Société italienne pour le tunnel du Mont-Blanc (SITMB) a réitéré sa proposition de « lancer une étude de faisabilité sur la réalisation d’un second conduit » sous le Mont-Blanc « afin de renforcer les normes de sécurité« .

« L’objectif (…) ne serait pas de doubler la capacité du tunnel mais de séparer les flux de circulation (…) et de permettre la régularité sur le long terme du trafic international« , ajoute la SITMB, qui affirme que « les grands tunnels routiers transalpins bougent déjà dans cette direction« , en citant les tunnels franco-italiens du col de Tende et du Fréjus et le tunnel suisse de Saint-Gothard.

Pour le versant italien du dossier, le prix colossal des travaux réalisés sur les ouvrages autoroutiers menant au tunnel est sans aucun doute un moteur de poids. En effet, le doublement du tunnel – et donc la possibilité d’augmenter très sensiblement la circulation des poids lourds –, pourrait accélérer le remboursement des emprunts contractés pour lesdits travaux. Une donnée non négligeable en cette période de crise, et quand on sait le prix de passage d’un poids lourd (jusqu’à 300,50€ l’aller simple et 472€ l’aller-retour) dans l’ouvrage transfrontalier, on peut sans crainte penser que les Italiens voient d’abord dans ce projet une rentrée d’argent importante à moyen terme.

Il faut une décision gouvernementale selon ATMB

Interrogé sur la position française sur le sujet, le président d’Autoroutes et tunnel du Mont-Blanc (ATMB), Hugues Hourdin, répond : « si la Société italienne du tunnel du Mont-Blanc s’interroge sur un éventuel doublement du tunnel du Mont-Blanc, ATMB ne s’est pas associé à cette démarche. Cette décision relève des gouvernements français et italien, voire de la commission européenne, car elle concerne la politique européenne des transports. »

Néanmoins, ATMB n’est pas contre un accroissement du trafic au tunnel du Mont-Blanc. La société française mène des investissements en ce sens. Les travaux du passage à 3 voies de la rampe entre Chamonix et le tunnel du Mont-Blanc vont d’ailleurs prochainement démarrer.

Dominique Martin (FN) pour

Lors de la campagne électorale pour les élections législatives, deux candidats ont défendu la construction d’un second tube au Mont-Blanc : Dominique Martin (Front National, conseiller régional et conseiller municipal de Cluses) et Romain Fromaget (Debout La République). Ils ont obtenu respectivement 14,55% et 0,34% des voix lors du premier tour dans la sixième circonscription de Haute-Savoie.

Le maire de Chamonix, Éric Fournier

Éric Fournier (NC) farouchement contre

Pour Éric Fournier (Nouveau Centre), maire de Chamonix, président de la communauté de communes de Chamonix et conseiller régional, la création d’un second tube au tunnel du Mont-Blanc est intolérable. Il évoque une « pure provocation« . Il dénonce en bloc ce projet. « Pour la vallée de Chamonix, vouloir entreprendre un tel projet, c’est ignorer, voire bafouer, les attentes de notre territoire et de ses habitants comme celles de tous les amoureux du massif ! À l’heure où ce territoire subit déjà de manière récurrente des pollutions atmosphériques inacceptables principalement liées aux circulations routières transfrontalières que nous avons entrepris de réduire via la mise en œuvre d’un Plan de Protection de l’Atmosphère, l’hypothèse d’un doublement des capacités du tunnel relève de la pure provocation ! C’est en effet la santé même de la vallée et de ses habitants qui est en jeu et que la réalisation de ce « projet » compromettrait irrémédiablement ».

Éric Fournier a sollicité un entretien téléphonique dans les plus brefs délais avec Delphine Batho, la ministre de l’Écologie.

Un « argument fallacieux » selon Sophie Dion

Sophie Dion, la députée UMP de la sixième circonscription de Haute-Savoie a exprimé son intention de rencontrer les représentants italiens avec le maire de Chamonix, Éric Fournier, et a affirmé que « c’est une mauvaise solution, une mauvaise idée. Elle n’est voulue ni par la société française du tunnel, ni par l’État francais. L’argument de dire que c’est pour la sécurité est totalement inopérant et fallacieux. D’autant qu’on ne peut contester que cela apporterait un trafic plus important« .

Où en est-on du dossier du second tube dans le tunnel du Mont-Blanc ?

« J’y suis en opposition totale, en accord d’ailleurs avec Éric Fournier le maire de Chamonix. Il y aura la rencontre de la conférence intergouvernementale en octobre à Rome, la question va se reposer. Aujourd’hui, la société française est contre, le gouvernement plutôt contre aussi, les élus également. Je ne sais pas s’il y aura un avis aussi explicite qu’on pourrait le souhaiter de la part du gouvernement, mais il n’y aura pas de démarche en faveur de cela en tout cas. »

Le Plan de pollution de l’atmosphère, contre lequel l’Italie a déposé un recours, devrait aussi y être abordé…

« Oui. C’est un recours de principe de droit : un moyen de légalité sur le respect de la procédure, la hiérarchie des normes et une atteinte au principe de libre circulation. Aujourd’hui, les sociétés française et italienne discutent et je pense qu’elles vont s’entendre pour que cela ne se termine pas à la barre du tribunal. Je souhaite vraiment qu’il y ait un terrain d’entente entre la France et l’Italie. L’idée consistera à engager des discussions sur la régulation journalière des poids lourds en transit de manière à concilier la protection de l’environnement et l’activité de nos entreprises notamment celles de la Vallée de l’Arve. Mon espoir, c’est qu’on débouche sur un accord en liaison avec le préfet. Ce n’est pas un problème de quotas. L’idée d’une sorte de contingentement, une régulation par jour et par catégorie est une idée qui me paraît raisonnable. Mais c’est une discussion qu’il faut engager, pas une position déjà tranchée. »

Jean-Jack Queyranne (PS) : « la priorité est au ferroviaire, pas au routier »

Pour le président socialiste de la Région Rhône-Alpes, « la priorité n’est pas au routier mais au ferroviaire, particulièrement au TGV Lyon – Turin. J’attends d’ailleurs du sommet franco-italien à la fin de l’année à Lyon, une confirmation de l’engagement ferme des deux gouvernements sur ce sujet. »

EÉLV monte au créneau

Les militants locaux du parti écologiste ont sauté sur leur plume la plus affûtée pour écrire à qui de droit, au gouvernement. Pas moins de trois lettres à trois ministres. Une pour la ministre de l’Écologie, une deuxième pour la ministre de la Santé et une troisième pour celle de l’Égalité, des Territoires et du Logement.

À la première, Delphine Batho, ils rappellent que “l’État français est inculpé par l’Union européenne pour non-respect des directives européennes de qualité de l’air, et risque d’avoir à verser une amende de 10 millions d’euros par année de dépassement et de 240000 euros par jour de dépassement.”

Pour la deuxième, Marisol Touraine, ils soulignent que “le coût des effets de la pollution atmosphérique sur la santé est encore largement supérieur puisqu’il est estimé à 35 milliards d’euros par an pour la France, dont 20 milliards seraient imputables à la pollution générée par le transport routier« .

À la troisième, Cécile Duflot, ils assurent sur le “report systématique des camions TIR vers le rail grâce à la ligne ferroviaire historique du Mont-Cenis et de son service de ferroutage entre Aiton, en France, et Orbassano, en Italie, est immédiatement réalisable”.

Et à tous, ils préviennent : ”nous ne comprendrions pas une autre position ou un silence du gouvernement sur ce sujet, nous attendons une rupture par rapport à la politique du tout routier“.

Voilà qui a le mérite d’être clair.

(Avec ATS, Le Dauphiné Libéré, lemessager.fr, AFP, La Tribune de Genève et Le Messager).

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Les nouvelles lignes à grande vitesse ne sont pas près d’être construites

Posted by ardsl sur 10 juin 2012

Lors de sa première conférence de presse, le nouveau ministre des Transports a expliqué que certaines des décisions prises par le gouvernement Fillon en matière de transports n’étaient plus d’actualité. Décryptage.

Pour sa première rencontre avec la presse, Frédéric Cuvillier, l’actuel ministre des Transports et maire de Boulogne-sur-Mer, a choisi le Salon des Transports publics, à Paris. Discours rapide et pressé, mais riche en informations sur les orientations du gouvernement : « nous voulons éviter la fracture territoriale, trop longtemps insuffisamment réalisée« , a expliqué le ministre, tout jeune quadragénaire.

L’aménagement du territoire, donc, a été donné comme priorité au ministre. Peut-être par opportunisme politique – le parti socialiste ayant énormément perdu de terrain dans les zones rurales face au FN. Mais peut-être parce que le gouvernement est sensible à une situation devenue intenable dans les campagnes, en particulier en ce qui concerne les transports publics.

Pour l’ouverture du marché ferroviaire, il est urgent d’attendre

Thierry Mariani, son prédécesseur avait fait de la défense du voyageur son cheval de bataille. Encore avant lui, Dominique Bussereau avait beaucoup poussé l’arrivée du secteur privé dans ces domaines traditionnellement publics – tant dans les ports que dans le ferroviaire.

À propos de privé, la deuxième information notable est qu’il est très urgent d’attendre : le précédent gouvernement, à l’issue des Assises du Ferroviaire, avait décidé d’accélérer l’ouverture du marché. Les premiers à être concernés étaient les trains d’équilibre du territoire, mis en concurrence en 2014, puis les TER, et enfin le marché national, d’ici 2019. « Ce n’est pas la question la plus urgente. Il faut réfléchir à ce qui s’est passé dans le fret. Peut-être y avait-il avant moi une obsession de l’ouverture à la concurrence, mais désormais, il faut travailler avec tous les acteurs avant de prendre une décision« . Décryptage : Fret SNCF souffre énormément de l’arrivée du privé, plus léger et plus compétitif, et il serait bon de ne pas réitérer cette expérience malheureuse.

Les 2000 km de voies nouvelles de LGV ne verront pas le jour

Sur tous ces chantiers, de toute façon, conformément avec la volonté de François Hollande – dont Frédéric Cuvillier est très proche – de rééquilibrer les pouvoirs, il y aura un débat avec le Parlement. « Il faut que le Parlement soit respecté, et qu’il y ait un débat public sur les chantiers en cours. Il nous faut une démarche, une logique, il nous faut de l’efficacité, et de l’efficacité durable, en particulier sur les dossiers qui ne sont pas financés« . Décryptage : les 2000 kilomètres de nouvelles lignes à grande vitesse décidées par le Grenelle de l’Environnement ne verront pas le jour.

Frédéric Cuvillier a été réélu au premier tour sans difficulté député du Pas-de-Calais le 10 juin. Mais la rumeur veut que Nicole Bricq ait demandé deux ministres délégués pour travailler avec elle, et non pas un seul. Un remaniement interne et un nouveau partage des tâches est donc à prévoir.

(Avec challenges.fr).

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La Région Rhône-Alpes rejette son schéma climat air énergie

Posted by ardsl sur 30 mars 2012

L’assemblée plénière du Conseil régional Rhône-Alpes a rejeté vendredi 30 mars son schéma régional climat air énergie (SRCAE).

Dans le cadre des lois d’application du grenelle de l’Environnement, les Conseils régionaux sont contraints d’adopter des schémas régionaux climat air énergie. Ils sont élaborés pour les services techniques des Régions et les DREAL.

Ils comportent un volet de mesures sur les transports pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

En Rhône-Alpes, le SCRAE a été rejeté par EÉLV, le Front de Gauche, l’UDC et le FN. Seuls le PS (lire le point de vue exprimé par le groupe socialiste) et le PRG ont voté pour.

EÉLV a dénoncé un texte très insuffisant en évoquant « un schéma en dessous des objectifs de Kyoto« . Les élus écologistes à la Région avaient pourtant participé aux réunions et contribué à l’amendement du schéma, par le truchement du vice-président en charge de l’énergie et du climat Benoit Leclair. Pendant une année, les services de l’État et la Région avaient donc travaillé main dans la main.

Au début de la séance, EÉLV a déposé une motion d’ordre pour faire reporter le vote. La motion a été repoussée. Puis Benoît Leclair a présenté le SRCAE en émettant des réserves.  Mais le vice-président a suscité un tollé en annonçant qu’il ne voterait pas un texte qui n’allait pas assez loin sur les questions environnementales. Une situation ubuesque pour de nombreux conseillers car Leclair a largement contribué au contenu du SRCAE. Sentant le vent tourner, le président de la Région Jean-Jack Queyranne a rappelé au sens des responsabilités les élus de sa majorité, EÉLV en particulier, demandant à l’ensemble des conseillers de choisir la concorde en votant un document certes imparfait, mais ajustable à l’usage.

La tension s’est un peu plus cristallisée au moment des prises de paroles. La position ambigüe des élus EÉLV a fait jaser parmi les conseillers. Fabrice Marchiol pour le groupe UDC a déclaré : « quand on est dans un exécutif, on se soumet ou on se démet« . Jérôme Safar (PS), lui, a rappelé aux élus EÉLV « leur devoir auprès de la majorité« .

Le vote a été un fiasco car seuls le groupe socialiste et les radicaux de gauche se sont exprimés en la faveur du SRCAE, qui n’a pas été adopté. Les Verts ont voté contre, tout comme l’UMP, le Front de Gauche et le FN . Certains conseillers régionaux de la majorité ont parlé « d’humilitation » pour Jean-Jack Queyranne, mis en minorité par sa majorité, après la volte-face des élus EÉLV. Certains ont également demandé au président de la Région de démettre Benoît Leclair de sa délégation et de sa vice-présidence.

Croisé dans les couloirs de l’Hôtel du Département, le préfet du Rhône, Jean-François Carenco a déclaré : « je ne dis rien mais sachez que je n’en pense pas moins« .

(Avec lyonmag.com).

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La Région Rhône-Alpes donne son feu vert au Lyon-Turin

Posted by ardsl sur 10 février 2012

L’assemblée régionale a finalement dit oui à l’enquête publique lancée par le gouvernement sur le projet de ligne ferroviaire à grande vitesse entre Lyon et Turin. Mais cela n’a pas été sans mal.

Cette enquête qui intéresse 74 communes de l’Isère et de Savoie tout au long du tracé a provoqué des débats sans fin parmi les élus régionaux. Si les élus du Front national ont déclaré d’emblée leur opposition à un projet « idéologique, au coût pharaonique en contradiction avec les intérêts de Rhône-Alpes », dixit Bruno Gollnisch, l’UDC (UMP, Radicaux et Nouveau centre) a développé des trésors de nuances sur la nécessaire concomitance des différentes phases du projet.

Alors que le maire de Chamonix Éric Fournier (UDC/Haute-Savoie) lançait sur le mode incantatoire : « les Alpes manquent d’air, donnons-leur du fer », Xavier Dullin (UDC/Savoie) entrait dans le détail pour prévenir toute avancée du projet en phases successives. Le risque selon lui serait de voir le fret transiter à travers l’agglomération de Chambéry et le long du lac du Bourget au cas où la réalisation des différentes étapes de la ligne ne serait pas globale et simultanée.

François Fillon à la rescousse

De leur côté, les élus d’Europe Écologie-Les Verts se sont abstenus lors du vote, une première depuis 2000. Motif invoqué : les rares études disponibles sur l’augmentation du trafic fret sous les Alpes sont farfelues sans parler de l’impact environnemental du chantier.

Plus surprenant, Jean-Jack Queyranne, le président (PS) de la Région a appelé à la rescousse le Premier ministre François Fillon dans le but de rassurer les élus de l’opposition UDC. Il a ni plus ni moins proposé de mettre aux voix un amendement reprenant mot pour mot une lettre de François Fillon à deux élus UMP, Pierre Hérisson et Michel  Bouvard, dans laquelle le chef du gouvernement s’engage à rendre opérationnel le tunnel international (l’ouvrage principal de 57 km) seulement lorsque les travaux précédents auront été réalisés. Notamment les tunnels sous la Chartreuse, Belledonne et le Glandon.

Bref, ce n’est pas un blanc-seing à l’aveugle que les conseillers régionaux ont donné au gouvernement.

Il faut dire que le chantier TGV Lyon-Turin ne pèse pas moins de vingt milliards d’euros (France et Italie confondues).

Télécharger l’avis de la Région Rhône-Alpes

(Avec Le Dauphiné Libéré).

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