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Les Régions de France se choisissent un chef de gare

Posted by ardsl sur 8 octobre 2012

Âgé de 46 ans, Gilles Mergy est diplômé de l’École supérieure de commerce de Paris et ancien élève de l’ESCP et de l’ÉNA. Il a jusqu’alors partagé sa carrière entre le cœur de Bercy et SNCF. Il est aussi maire-adjoint PS de Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine). Le recrutement de Gilles Mergy, un ancien de Gares & Connexions, comme délégué général de l’Association des Régions de France (ARF) va-t-elle mettre de l’huile dans l’engrenage des difficiles relations entre les régions et SNCF au sujet des TER ?

Encore un cadre dirigeant de SNCF nommé à un poste extérieur clé. Depuis le 1er octobre 2012, un ancien adjoint de Sophie Boissard à la direction de Gare & Connexions a pris le poste de délégué général de l’Association des régions de France (ARF).

Le lobby des conseils régionaux présidé par Alain Rousset (président PS de la Région Aquitaine) et dont le TER est l’une des compétences majeures a en effet choisi de recruter Gilles Mergy pour occuper ce poste. Il était à pourvoir depuis le départ de Michel Yahiel, nommé conseiller de François Hollande à l’Élysée.

Engagement politique précoce

Il fut un temps où devenir un grand avocat pénaliste tentait Gilles Mergy. Un effet secondaire du plaidoyer de Robert Badinter contre la peine de mort et sûrement aussi déjà cette « humanité » observée par ceux qui le connaissent. Mais ce fils de pieds-noirs modestes, né à New-York au hasard des pérégrinations parentales, estimera finalement ne pas être de la trempe de ceux qui font vibrer un prétoire. Et puis, en ce milieu des années 1980, « la réhabilitation de l’entreprise » lui fait faire d’autres choix. École de commerce donc, avec, toutefois, une option management public peu prisée de ses congénères. Lui est encarté à gauche depuis ses dix-huit ans et figure dès ses vingt et un printemps sur une liste municipale socialiste.

Il a débuté sa carrière au sein de l’entreprise publique SNCF en 1992 dans la branche Fret comme directeur d’agence commerciale à Limoges, avant de devenir chef de cabinet du directeur du fret.  Il avait alors côtoyé les huiles locales, impliquées dans le transport du bois et de la pâte à papier. Pas sectaire – sauf quand il soutient le PSG -, il garde le souvenir d’un Jacques Chirac « ouvert et plein d’empathie ». Il n’avait alors pas encore décidé de faire l’ÉNA mais il s’apprêtait à goûter davantage à la « res publica ». D’abord en travaillant au lobbying de la maison contre le canal Rhin – Rhône, ensuite pour œuvrer au développement du transport combiné rail-route.

Après l’ÉNA, il a intégré la direction du Trésor au ministère de l’Économie et des Finances. D’abord à l’Agence des participations de l’État (que dirige aujourd’hui David Azéma), puis fin 2004, comme directeur de cabinet du directeur général du Trésor.

Avec sa grande silhouette gaullienne, il brouille les pistes. Son adhésion précoce au PS, son admiration pour « les valeurs rocardiennes » et son statut d’élu (8 e adjoint) à la mairie socialiste de Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine) ne l’empêchent pas de faire l’éloge de l’ancien secrétaire général de l’Elysée Xavier Musca, aux côtés de qui il a travaillé à la Direction du Trésor. « Xavier Musca est objectivement un grand serviteur de l’État », fait valoir cet officier de réserve. À l’Agence des participations de l’État, lui qui est particulièrement intéressé par la notion d’« État actionnaire » peut tâter d’un dossier phare de l’année 1995 : il fallait « sauver le soldat Bull », se souvient-il.

Retour ensuite à SNCF. Gilles Mergy a rallié en 2007 la direction de Transilien dont il assurait les relations institutionnelles. Une fonction qui l’a placé en prise direct avec les services du Syndicat des transports d’Ile-de-France (STIF) et du conseil régional ainsi qu’avec les élus locaux et les acteurs économiques franciliens. En 2009, son parcours a bifurqué vers Gares & Connexions, comme chef de département puis comme adjoint au directeur stratégie et finances où il a pris part à l’installation de cette nouvelle branche de SNCF.

Il a notamment mis en place le processus de pilotage des investissements et s’est impliqué dans la mise en œuvre du décret gares du 20 janvier 2012. Gilles Mergy effectuait régulièrement des présentations du modèle économique de Gares & Connexions aux services et aux élus des régions, précise l’ARF.

L’homme de SNCF ?

Ironie du sort, ce sujet constitue l’une des causes de tensions entre SNCF et les régions. Celles-ci, notamment par la voix de Jacques Auxiette, chargé des transports à l’ARF, ont eu l’occasion de s’émouvoir de la complexité des financements des gares qui sollicitent les régions via le TER.

Plus largement, la transparence du fonctionnement du transport express régional reste un point de tension récurrent entre SNCF et ses clients régionaux. Un problème sur lequel le ministre délégué aux Transports Frédéric Cuvillier porte une attention particulière, comme il l’a rappelé fin août.

On peut donc parier que l’arrivée de Gilles Mergy comme délégué général de l’ARF contribuera à mettre de l’huile dans les complexes rouages entre les financeurs de SNCF et la compagnie ferroviaire publique.

Mais ce recrutement suscite aussi déjà une certaine méfiance du côté des entreprises ferroviaires privées. Alors que l’harmonisation du cadre social et l’ouverture à la concurrence du rail vont être bientôt débattus, ils redoutent que « SNCF fasse ainsi entendre plus facilement ses arguments auprès des régions », indique un de leur représentant.

« La région, c’est le bon périmètre d’intervention publique », se réjouit par avance Gilles Mergy. « Les présidents de région ont fait un bon choix. Il est à la fois dans l’intelligence et l’action, a évidemment une parfaite connaissance des dossiers ferroviaires, et des finances publiques », souligne Stéphane Volant, secrétaire général de SNCF.

À l’ARF, sous la présidence d’Alain Rousset, président du Conseil régional d’Aquitaine, ce père de deux petites filles sera notamment chargé d’ « assurer la fluidité des rapports avec tous les élus ». Dans l’immédiat, il s’occupe de la finalisation du dossier Banque publique d’investissement (BPI). Le projet de loi doit passer en Conseil des ministres le 17 octobre.

(Avec mobilicites.com et Les Échos).

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L’ARAF met en demeure SNCF de séparer clairement les comptes de Gares & Connexions

Posted by ardsl sur 24 septembre 2012

L’ARAF, l’autorité de régulation du rail hausse le ton. Elle va envoyer une mise en demeure à SNCF pour qu’elle lui soumette, d’ici le 19 octobre 2012, ses propositions pour créer une véritable séparation entre ses comptes et ceux de Gares & Connexions.

« Nous travaillons sur la séparation comptable de Gares & Connexions et de SNCF depuis janvier 2010. Elle était censée être mise en œuvre début 2011 mais ce n’est toujours pas le cas. » Pierre Cardo, président de l’ARAF ne mâche pas ses mots. Lassé d’attendre que SNCF cesse ses « atermoiements » et lui propose un montage qui sépare clairement la comptabilité de sa branche Gares & Connexions de son activité de transporteur, il passe à l’offensive. Si SNCF ne lui fait pas de propositions sous un mois, il « passera à un autre niveau, en prenant des sanctions financières, pouvant aller de 3 à 5% du CA ou des mesures de restriction d’accès au réseau. »

Zones d’ombre

La loi prévoit que « la gestion des gares, lorsqu’elle est effectuée par la Société nationale des chemins de fer français, fait l’objet d’une comptabilité séparée de celle de l’exploitation des services de transport. Aucune aide publique versée à l’une de ces activités ne peut être affectée à l’autre. »

Pour Pierre Cardo le compte n’y est pas. Il subsiste encore trop de zones d’ombre. « Comment expliquer que la SNCF emprunte sur les marchés à 3,5% alors que Gares & Connexions emprunte auprès de la SNCF à 5% ?« , s’interroge le gendarme du rail qui pointe également le niveau des dividendes versés par Gares & Connexions à SNCF.

(Avec mobilicites.com).

 

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Gouvernance ferroviaire : les usagers des transports ne veulent pas que SNCF soit le seul commandant de bord

Posted by ardsl sur 22 juin 2012

La Fédération nationale des usagers de transport (FNAUT) considère que s’il faut regrouper la gestion de l’infrastructure ferroviaire dans une seule entité, la création d’une holding unifiant SNCF et Réseau Ferré de France n’est pas nécessaire et serait même dangereuse. L’association regrette que le débat sur la gouvernance fasse de l’ombre à l’essentiel : la vision de long terme de l’État sur le rôle du rail et son financement.

Faut-il regrouper dans une même holding Réseau ferré de France (RFF) et SNCF comme en Allemagne entre la Deutsche Bahn et DB Netz ? À cette question, qui a été au centre des Assises du ferroviaire organisées par le précédent gouvernement, la Fédération nationale des usagers de transport (FNAUT) répond « non« .

Pour Jean Sivardière, son président qui s’exprimait le 21 juin 2012 lors d’une conférence de presse, s’il faut bien rassembler dans une seule entité tous les personnels chargés de la gestion des infrastructures ferroviaire à savoir, RFF, les 14000 horairistes de la direction de la circulation ferroviaire (DCF rattachée à SNCF) et les 41000 agents de SNCF Infra, il n’est pas utile et, il serait même « dangereux » que la gestion de l’infrastructure et l’exploitation commerciale des trains soient pilotées par la seule SNCF.

La FNAUT ne mâche pas ses mots : « redonner tout le pouvoir à la SNCF en lui confiant le pilotage du système ferroviaire, alors que l’État n’est pas en capacité aujourd’hui de la contrôler, est dangereux car sa stratégie de régression actuelle répond à ses intérêts propres à court terme et non à ceux des clients du rail et de la collectivité » explique la fédération qui considère que la création de RFF a permis « l’apparition d’une expertise technique (…) indépendante de la SNCF » et « l’émergence d’idées innovantes et de préoccupations auparavant négligées par la SNCF« .

Pour un État fort

Pour les représentants des usagers, le modèle allemand, selon lequel la Deutsche Bahn pilote à la fois l’exploitation et la gestion de l’infrastructure (vanté pour ses résultats mais actuellement dans le collimateur de la Commission européenne), n’est pas transposable en France. « Le succès du rail en Allemagne est davantage dû à la politique de l’État qu’au modèle juridique de la holding« , selon Jean Sivardière qui préconise un modèle dans lequel l’État reprendrait toutes ses prérogatives.

« La gouvernance du ferroviaire est un débat stérile tant que nous n’avons pas plus de visibilité et sans avoir élaboré un plan rail réaliste à l’image de ceux élaborés en Suisse ou en Suède« , a insisté le représentant des usagers du transport, ajoutant que « l’usager du rail, voyageur ou chargeur, a été le grand oublié des Assises du ferroviaire« .

Ainsi avant de s’interroger sur les rôles respectifs de RFF et de SNCF dans cette gouvernance, il faudrait répondre à une dizaine de questions que la FNAUT considère comme essentielles :

  • Quelle offre ferroviaire voulons-nous en France à horizon 2030 ?
  • Quels pourraient être les rôles respectifs du train et de l’autocar ?
  • À quoi doit ressembler le réseau ferré ?

Autant d’interrogations qui renvoient au rôle de l’État accusé de ne pas avoir su désendetter RFF comme il s’y était engagé en 1997, au moment de la création du gestionnaire des infrastructures ferroviaires. Une résorption de la dette indispensable et qui ne pourra se faire « en douceur » que grâce aux écotaxes, estime Jean Sivardière.

Dans le modèle préconisé par la FNAUT, les différents acteurs du ferroviaire français à savoir l’autorité de régulation du rail (l’ARAF), l’État, Gares & Connexions et les opérateurs (SNCF mais aussi les entreprises privées), doivent être mieux associés aux réflexions.

« Les opérateurs ferroviaires connaissant les perspectives d’évolution du réseau et des péages, doivent être forces de proposition pour le moyen et le long terme« . Une position qui fait écho à celle exprimée récemment par l’Union des transports publics et ferroviaires (UTP).

Jean Lenoir : «Notre système ferroviaire est en retard d’une guerre»

Notre système ferroviaire peut-il devenir plus performant? De quels modèles pouvons-nous nous inspirer? Jean Lenoir, vice-président de la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (FNAUT), fait le point sur ces questions…

La FNAUT a sollicité des rendez-vous avec le gouvernement. Pourquoi ?

« Pour porter nos attentes de toujours: avoir davantage de visibilité. Aujourd’hui, tous les acteurs du ferroviaire (SNCF, RFF, etc.) travaillent à court terme, à cause de l’organisation de notre système. La Suisse et la Suède ont mis au point des plans de développement à long terme, c’est donc possible. Nous reprochons le manque de volonté politique de véritablement développer le train. »

Que souhaitez-vous pour les usagers ?

« Le ferroviaire est en retard d’une guerre : alors que l’aérien met en place des plus petits avions pour multiplier les liaisons directes, des trains sont supprimés pour favoriser les grandes lignes… L’offre doit être plus ponctuelle, enrichie et diversifiée. Par ailleurs, le financement du rail par le rail seul est impossible. La seule piste réaliste est la mise en place d’une véritable fiscalité écologique. »

De quel modèle doit-on s’inspirer ?

« La Suisse, la Grande-Bretagne ou encore la Suède ont mis en place des modèles qui fonctionnent. En Allemagne, le rail a été désendetté dès 1994, le réseau est en bon état, le problème du statut des cheminots a été résolu correctement, la concurrence entre opérateurs ferroviaires a joué un rôle bénéfique et surtout, l’État pratique une vraie politique favorable au rail. »

Vous plaidez pour la mise en place d’un guichet unique…

« Il faut que l’usager soit confronté à un seul interlocuteur qui assure l’information et la vente de titres permettant un réel transport collectif de bout en bout. Ce qui existe déjà En Allemagne et en Angleterre. En France, si le site Internet de la SNCF indique des services aériens concurrents, il ignore l’opérateur privé Thello, qui exploite le train de nuit Paris-Venise, ou encore la ligne Nice-Digne, exploitée par une filiale de Veolia. Il propose à la place un trajet TGV+car de cinq heures… »

Êtes-vous favorable à l’ouverture à la concurrence ?

« Nous sommes pour une expérimentation de la concurrence, à commencer par les lignes TER et Intercités les plus fragiles. Nous ne pensons pas que le service public soit incompatible avec l’ouverture à la concurrence, bien au contraire. Mais à condition qu’une convention de service public soit signée avec l’opérateur. »

 (Avec mobilicites.com et 20minutes.fr).

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SNCF : Jean-Pierre Farandou nommé directeur général

Posted by ardsl sur 1 juin 2012

Jean-Pierre Farandou quitte ses fonctions de directeur de la branche Proximités pour devenir directeur général délégué de SNCF. Il sera notamment chargé de piloter la restructuration du groupe avec en point de mire, la réforme du système ferroviaire français et son ouverture à la concurrence. Rachel Picard a été nommée directrice générale de Gares & Connexions et Joël Lebreton « animera » la branche Proximités.

Ces nominations, proposées par Guillaume Pépy, ont été approuvées par le conseil d’administration de SNCF du 31 mai 2012. Si celle de Rachel Picard était déjà connue (lire), celle de Jean-Pierre Farandou est plus inattendue. L’ex directeur général de la branche Proximités de SNCF, qui regroupe toutes les activités conventionnées du groupe (Keolis/Effia, Intercités, TER, Transilien) aura la lourde tâche « de piloter les adaptations du fonctionnement de l’établissement public SNCF, au moment où devrait se discuter une réforme du système ferroviaire français« , explique un communiqué du groupe.

Réduire les frais de structure

Il sera chargé « d’impulser la réduction des frais de structure dans toute l’entreprise, de conduire les évolutions managériales, de régionaliser SNCF en Île de France et aura la responsabilité de porter des projets de développements majeurs pour le groupe SNCF tel le projet du Grand Paris. »

Ce poste de directeur délégué de SNCF est nouveau dans l’organigramme de SNCF. Jean-Pierre Farandou sera directement rattaché à Guillaume Pépy.

Autre nomination, celle de Joël Lebreton, conseiller du président, qui « animera » la branche SNCF Proximités. Le communiqué précise que « les dirigeants de TER, Intercités, Transilien et Keolis rendront compte de leurs activités au président de SNCF« .

Le parcours de Jean-Pierre Farandou

Avant de rentrer chez SNCF en 1981, Jean-Pierre Farandou, 54 ans, ingénieur des Mines de Paris, a travaillé pour une compagnie minière américaine AMAX à Denver (Colorado).

Il a ensuite consacré une grande partie de sa carrière dans le groupe SNCF au transport des voyageurs.

Après avoir occupé différents postes de responsable production et marketing, il a été nommé chef de projet pour le lancement du TGV Paris-Lille en 1993.

Il a ensuite créé à Bruxelles la structure juridique de Thalys International dont il a assuré la direction générale de 1993 à 1998. Il a été successivement Directeur des Cadres RH de 1998 à 2000 et Directeur Adjoint Grandes Lignes de 2000 à 2002.

Il a dirigé jusqu’en janvier 2005, la région SNCF Rhône Alpes dont le réseau TER est le plus important de France.

Par la suite, il a pris le poste de Directeur Général de Keolis Lyon (4200 salariés) opérateur des bus, métros et tramways lyonnais.

Il est nommé en octobre 2006 Directeur de la Branche SNCF Proximités, regroupant Transilien, TER, Intercités, Keolis et Effia.

La branche SNCF Proximités est devenue sous sa direction la première branche de SNCF avec plus de 12 milliards d’euros de chiffres d’affaires en 2011, ce qui en fait le leader mondial du transport public devant DB-Arriva, Veolia-Transdev et RATP.

Télécharger le communiqué de presse et le nouvel organigramme de SNCF

(Avec mobilicites.com).

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Rachel Picard succède à Sophie Boissard à la tête de Gares & Connexions

Posted by ardsl sur 31 mai 2012

Lors du conseil d’administration de SNCF du 31 mai, Rachel Picard, 45 ans, a été nommée directrice générale de Gares & Connexions et succèder ainsi à Sophie Boissard, nommée directrice générale déléguée Stratégie et Développement (lire).

Cette diplômée d’HEC qui a fait ses classes chez Eurodisney, puis chez Frantour et Accor, avait rejoint voyages-sncf.com en 2004 dont elle avait pris la direction générale en 2007 pour ensuite quitter le groupe SNCF en septembre 2010, et partir diriger Thomas Cook France. Un retour en grande pompe.

(Avec mobilicites.com).

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SNCF fait de l’amélioration de la signalétique en gare une priorité

Posted by ardsl sur 25 mai 2012

La branche de SNCF Gares & Connexions a publié son rapport d’activité 2011, qui fait le point sur les investissements et sur les enquêtes de satisfaction client.

Un rapport annuel en guise d’au revoir : les résultats 2011 de la branche Gares & Connexions de SNCF sont aussi une manière pour sa directrice générale, Sophie Boissard, de dessiner son bilan. Dans quelques jours, la jeune femme deviendra en effet directrice générale déléguée en charge de la stratégie et du développement, ce qui en fera le bras droit de Guillaume Pépy.

En trois ans à la tête de la plus petite des branches de SNCF (1,16 milliard d’euros de chiffre d’affaires), Sophie Boissard aura eu la chance de conclure des chantiers lancés bien avant elle, comme la rénovation de la gare Saint-Lazare à Paris. Son empreinte à elle est plutôt à chercher dans les relations partenariales mises en place avec les autres acteurs, qu’ils s’agissent des collectivités locales ou des opérateurs commerciaux. Sophie Boissard s’est également efforcée de développer les services et des commerces afin de faire des gares de vrais « lieux de vie ». Partenariat avec Régus pour l’implantation de centres d’affaires, déploiement de « boutiques du quotidien » alliant restauration et vente de produits de dépannage…

Cette politique a également l’intérêt de générer des recettes supplémentaires pour l’entreprise. « Nous avons investi 180 millions en 2011, c’est deux fois plus qu’en 2008 », souligne Sophie Boissard. Dans l’immédiat, si le chiffre d’affaires de la branche progresse de 2,9%, le résultat opérationnel courant recule lui de 15,8%, à 64 millions d’euros. Une conséquence directe des travaux menés à Paris gare de Lyon (lire) et gare Saint-Lazare, et qui ont limité les recettes commerciales en 2011.

Le rapport d’activité fait également le point sur les enquêtes de satisfaction auprès des voyageurs. Alors que les différents indicateurs (propreté, confort…) sont relativement stables, la note accordée à l’information et l’orientation est en recul de 0,6 point en moyenne en un an, quel que soit le type de gare. Même si la note reste correcte (aux alentours de 14 sur 20), le message a été entendu : SNCF a mis en place une nouvelle signalétique, qui se veut plus lisible, et qui sera généralisée progressivement.

Télécharger le rapport d’activités 2011 de Gares & Connexions

(Avec Les Échos).

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Les secrets de la patronne de SNCF Voyages

Posted by ardsl sur 4 mai 2012

PORTRAIT- La scientifique Barbara Dalibard sait se fondre dans la foule pour capter les attentes des voyageurs et des cheminots.

Comme toujours au début des vacances scolaires, Barbara Dalibard est discrètement passée gare de Lyon, à Paris, observer la marée des grands départs, vendredi 13 avril. Anonyme… mais avec un gilet rouge « SNCF Assistance » sur le dos. Donc corvéable à merci. « Un jour, une vieille dame m’a traitée d’incompétente parce que je ne pouvais pas lui indiquer l’arrêt du bus« , se souvient, sourire en coin, la directrice générale de SNCF Voyages, 7,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2011. Anonyme aussi parmi les 30000 cheminots qu’elle dirige et qui ne s’intéressent pas toujours à leur hiérarchie. « La dernière fois, j’ai entendu derrière mon dos un cheminot qui murmurait mon nom à un autre, pour le prévenir. Et l’autre de lui répondre: Barbara QUI? »

Des idées tirées du terrain

La directrice générale s’en amuse, elle qui a toujours une histoire à raconter sur ses visites, au moins une fois par semaine, dans les gares ou dans les trains. C’est là, sur le terrain, qu’elle trouve idées et inspiration. Ainsi la remarque anodine d’un chef de bord, dans un train en direction de Rennes, l’a fait un jour sursauter. Il lui avait dit: « quand je monte dans le train, je repère tout de suite les passagers qui ont un smartphone, afin de pouvoir le leur emprunter et savoir ce qu’il se passe en cas d’incident. » Sur le coup, la patronne est consternée. Mais réagit : depuis fin mars, les 10000 contrôleurs SNCF sont munis de téléphones Android produits par Samsung et équipés d’une application dédiée à l’information voyageurs. « Il faut simplifier la vie des cheminots en leur donnant les outils nécessaires pour rendre service« , conclut Barbara Dalibard.

Calme et méthodique

L’objectif est plus stratégique qu’anecdotique : faire grimper la courbe de la satisfaction des clients en même temps que celle de la satisfaction des salariés, étant démontré que, lorsque les deux progressent, la rentabilité de l’entreprise s’améliore. Depuis 2010, date de son arrivée à SNCF, Barbara Dalibard a fait de la qualité de service une priorité absolue. Elle y consacre tout son temps soit dans son bureau du Cnit, à la Défense, où sont rassemblées les équipes de SNCF Voyages et de voyages-sncf.com, soit dans celui qu’elle occupe au siège SNCF, à côté de la gare Montparnasse. Une sorte de pied-à-terre, où elle passe le lundi, jour de réunion avec le comité exécutif du groupe, et où elle vient travailler le week-end. « C’est plus près de chez moi« , explique-t-elle. « J’avais pris l’habitude, quand mes enfants étaient petits, de ne pas travailler à la maison. Ils sont grands maintenant, mais je continue à séparer les univers. » Une fois tous les quinze jours, Barbara Dalibard y donne rendez-vous à ses pairs de SNCF Proximités et de Gares & Connexions pour faire le point sur le « monde voyageurs« . « Elle prend les choses dans l’ordre, remonte les modes de production point par point et en améliore la robustesse« , témoigne Sophie Boissard, qui dirige Gares & Connexions. « C’est fluide, c’est calme, c’est scientifique. » Normal pour une agrégée de mathématiques, diplômée de Télécom Paris Tech et de Polytechnique – de la même promotion que Hervé Mariton, député UMP de la Drôme, et qu’Antoine Frérot, PDG de Veolia Environnement, dont la branche transport est numéro un mondial du transport urbain.

De retour au Cnit, Barbara Dalibard retrouve son autonomie : même si Guillaume Pépy, actuel président de SNCF, a occupé son poste avant elle, il n’interfère pas dans son quotidien. « Il a toujours beaucoup d’idées, et nous nous appelons régulièrement, mais il est très soucieux de me laisser ma zone de travail. » Si elle se définit comme « opérationnelle » avant tout, Barbara Dalibard se force à réserver du temps dans son agenda pour réfléchir avec ses équipes aux projets à long terme. « La semaine dernière, nous avons consacré une journée et demie à la stratégie que nous voulons lancer pour dans trois ou quatre ans, depuis la distribution jusqu’aux partenariats intra-européens. » Dans son entourage, des cheminots, bien sûr, mais aussi des geeks venus tout droit du monde des télécoms, comme Yves Tyrode, qui dirige voyages-sncf.com après avoir été à la tête du Techno-centre d’Orange. « Les cheminots font circuler les trains. Nous, nous les vendons aux voyageurs« , explique-t-il. « C’est vrai que nous sommes un melting-pot, mais nous avons un objectif commun. Barbara Dalibard arrive à transformer ce melting-pot en valeur. » Et si, en plus, les trains arrivent à l’heure…

(Avec challenges.fr).

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SNCF : de nouvelles fonctions pour David Azéma et Sophie Boissard

Posted by ardsl sur 21 avril 2012

La SNCF augmente sa participation à 70% dans sa filiale de transport public Keolis qui sera dirigée à partir de juin 2012 par David Azéma, l’actuel numéro deux de la compagnie ferroviaire. Il remplacera alors Michel Bleitrach, aux commandes du groupe depuis 2004.

Michel Bleitrach pensait rester à la tête du directoire de Keolis pendant encore un an, vers la fin de son mandat à la présidence de l’Union des transports publics et ferroviaires (UTP), mais le pacte d’actionnaires a décidé de précipiter la recomposition du capital du groupe de transport qu’il dirige depuis huit ans.

Il est actuellement détenu à 56,5% par SNCF, et à 40,7% par une holding composée de la Caisse des dépôts et placement du Québec (CDPQ), d’Axa Private Equity et du fonds Pragma et à 2,8% par ses dirigeants et salariés.

Actionnaire de moyen terme, Axa a décidé de se retirer du capital de Keolis au bout de cinq ans.

SNCF à 70%

La recomposition du capital de Keolis « se traduira par le rachat par la SNCF des parts détenues par les autres actionnaires actuels, suivi d’un investissement au capital à hauteur de 30% par un investisseur de long terme« , explique un communiqué SNCF en date du 18 avril. Le montant de la transaction n’est pas précisé.

Selon mobilicites.com, il s’agit de CDPQ qui va augmenter sa participation à 30% et s’engager sur dix ans. SNCF monte au capital à hauteur de 70%.

Michel Bleitrach va donc céder la place en juin 2012 à David Azéma, actuellement directeur général délégué de la SNCF et membre du conseil de surveillance de Keolis, précise SNCF dans son communiqué. Le conseil de surveillance de Keolis sera également réorganisé avec à sa tête, Joël Lebreton, conseiller du président de SNCF Guillaume Pépy (et ancien patron du groupe Transdev avant la fusion avec Veolia en 2011).

Michel Bleitrach reste toutefois président de l’UTP et prend deux mandats dans des filiales de Keolis, Effia SA et Keolis SA, précise une porte parole du groupe. Ancien de Suez, il va également conseiller Guillaume Pépy sur les questions énergétiques.

Paré pour contrer la concurrence

En 2011, Keolis a dégagé un bénéfice net de 37 millions d’euros pour un chiffre d’affaires de 4,4 milliards.

SNCF et ce nouveau partenaire « accompagneront une nouvelle phase de croissance de l’entreprise, en particulier en accélérant le développement à l’international dans le respect d’une stratégie ciblée et maîtrisée, et en profitant des opportunités de marché« .

Dans le viseur, le développement à l’international où Keolis réalise déjà 47% de son chiffre d’affaires, la bataille avec les nouveaux entrants en cas d’ouverture à la concurrence des lignes TER et des trains d’équilibre du territoire (TET) en France. Et un positionnement offensif par rapport à Veolia Transdev en pleine restructuration et actuellement en négociation avec un nouvel actionnaire pour remplacer Veolia qui cherche à céder son activité transport (lire).

Sophie Boissard remplace David Azéma

A la prise de fonction de David Azéma, prévue dans la première quinzaine de juin 2012, Sophie Boissard, la directrice générale de Gares & Connexions lui succèdera au poste de directrice générale déléguée stratégie et développement du groupe SNCF.

(Avec mobilicites.com).

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Le gendarme du rail juge les tarifs des sillons ferroviaires peu transparents

Posted by ardsl sur 2 février 2012

L’autorité de régulation des activités ferroviaires (ARAF) a présenté à la presse son avis sur le Document de référence du réseau 2013 (le DRR) dans lequel RFF fixe les tarifs d’utilisation des sillons et des services en gares pour les trains SNCF mais aussi ceux des entreprises privées. Elle épingle entre autres, le manque de transparence des tarifs.

Ceux qui prennent le train ne savent sans doute pas que pour les faire circuler, le gestionnaire des infrastructures, Réseau Ferré de France, publie chaque année un Document de référence du réseau, le fameux DRR. Celui publié fin 2011 couvre les horaires 2013. Le DRR a en effet toujours deux ans d’avance.

Ce document de plusieurs centaines de pages fixe les conditions d’attribution des sillons (droits de circulation sur le réseau ferré), les redevances de circulation et les redevances d’accès que devront payer les opérateurs ferroviaires, SNCF et les autres.

C’est lui qui fixe les règles du jeu entre RFF et les transporteurs : SNCF et les entreprises privées, principalement des opérateurs de fret et depuis décembre 2011, Thello, première compagnie ferroviaire privée de voyageurs en France.

La grille de tarifs est suspendue

Depuis qu’elle est opérationnelle, l’Autorité de régulation ferroviaire (l’ARAF est en place depuis décembre 2010), examine ce DRR et donne son avis. Elle a donc rendu son premier avis le 25 janvier 2012 et l’a présenté le 31 janvier à la presse.

Globalement, le gendarme du rail juge que les informations des différents acteurs du rail (RFF, SNCF Infra et Gares & connexions, branche de SNCF qui gère plus de 3 000 gares) sur la tarification des sillons et des services en gares ne sont pas transparentes. À tel point que la grille de tarification 2013 de Gares & connexions a été suspendue « en attendant des règles approuvées permettant de justifier cette tarification« , a commenté Pierre Cardo qui attend une réponse de SNCF sur ce sujet.

L’ARAF demande par ailleurs à RFF de fournir le prix définitif d’un sillon au moment où il est attribué à une entreprise ferroviaire. Car aujourd’hui, le prix n’est connu qu’au moment de la facturation, c’est-à-dire une fois que le train a circulé. « Un frein important à l’accès du réseau« , juge Michel Vermeulen, directeur général de l’ARAF. RFF est prié de présenter un projet de barème en mai 2012.

Plus largement, SNCF et RFF devront fournir « au plus tard le 31 juillet 2012« , les éléments nécessaires pour déterminer les coûts et les tarifs d’infrastructures de services.

Autre « barrière discriminante pour les nouveaux entrants » relevée par l’Araf, les trop longues procédures visant à vérifier la compatibilité des matériels roulants avec le réseau ferré. Les matériels sont autorisés au cas par cas, « Il n’existe pas de registre des infrastructures, RFF s’engage à le faire, ce qui évitera de passer par la procédure d’autorisation dont les délais sont trop longs (18 mois en moyenne)« , a indiqué Pierre Cardo.

Libérez les sillons !

Enfin, sur l’épineux sujet des acomptes de réservation des sillons, l’ARAF juge « légitime qu’ils soient versés à partir du moment où le sillon est réservé« , mais si l’opérateur y renonce finalement, le tarif devrait être établi au prorata des jours restants entre la date de réservation et la date de rendu du sillon.

Aujourd’hui, si un opérateur annule sa réservation, il paie la valeur du sillon (il n’est remboursé que s’il annule deux mois à l’avance). L’autorité considère qu’il serait plus pertinent de fixer des tarifs de remboursement dégressifs : plus tôt on abandonne le sillon non utilisé, mieux on est remboursé. Objectif, inciter les opérateurs à libérer au plus tôt le sillon afin que RFF puisse le revendre à une autre entreprise ferroviaire.

Cinq contentieux en 2011

Pour sa première année d’existence, l’ARAF a été saisie à cinq reprises par des entreprises ferroviaires, uniquement de fret (SNCB, Europorte, ECR, Combiwest, Froid Combi) puisqu’à ce jour, la seule compagnie privée de voyageurs est Thello, créé en décembre 2010. Ces contentieux ont donné lieu à deux règlements de différends et trois procédures de sanction en 2011. L’ARAF dénombre déjà quatre saisines depuis le 1er janvier 2012.

Les litiges entre RFF et les entreprises ferroviaires concernent par exemple la fourniture de gazole, les lieux de déchargements de marchandises, bref l’accès aux infrastructures et aux services ferroviaires.

« Le secteur sait que l’on existe maintenant« , a observé Pierre Cardo, qui s’attend à « une forte augmentation des saisines cette année« . L’ouverture probable du transport ferré de voyageurs à la concurrence pourrait multiplier les contentieux.

(Source : mobilicites.com).

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Réunion publique sur la modernisation de la gare de Grenoble le 16 décembre

Posted by ardsl sur 11 décembre 2011

Une réunion publique se tiendra sur le projet de réaménagement du « Pôle d’Échanges Grenoble Gares » le vendredi 16 décembre 2011 à 18h30 à l’Hôtel de Ville de Grenoble.

Accès en transports en commun :

  • Arrêt Hôtel de Ville : tram C, lignes Transisère express1, express3, 6020, 6060 et 6200
  • Arrêt Chavant : tram A, bus TAG 31 et 34, lignes Transisère express2, 3000, 4100, 4101, 4110 et 4500
  • Arrêt Bir Hakeim : bus TAG 21, 33 et 41.

Cette réunion publique rentre dans le cadre de la Concertation préalable menée par Gares et Connexions – branche du groupe SNCF – qui pilote ce projet multipartenarial.

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