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La hausse du prix des billets CFF sera moins forte que prévue

Posted by ardsl sur 13 juillet 2012

La hausse du prix des billets de transports publics, le 9 décembre prochain, sera moins forte qu’annoncé grâce à un accord entre Monsieur Prix et l’Union des transports publics. Il ne devrait plus y avoir d’augmentation avant 2014.

Dès le 9 décembre, les prix des billets grimperont de plus de 5% en moyenne. Il ne devrait toutefois plus y avoir de nouvelle augmentation avant décembre 2014. Dévoilé vendredi 13 juillet, le règlement à l’amiable conclu entre l’Union des transports publics (UTP) et le Surveillant des prix est valable deux ans. Les entreprises de transport voulaient alourdir la note davantage.

Pour les clients du rail, l’accord conclu entre le Surveillant des prix et l’Union des transports publics (UTP) représente une « économie » d’environ 35 millions de francs sur deux ans. « La Confédération veut facturer un prix du sillon plus élevé pendant les heures de pointe que pendant les heures creuses« , a expliqué vendredi 13 juillet le Surveillant des Prix.

Des hausses moins élevées

La négociation a permis de limiter certaines hausses. Monsieur Prix a insisté pour que les clients voyageant aux heures de pointe soient moins fortement touchés. Les prix des billets de 2e classe augmenteront finalement de 3% au lieu de 4%, ceux de 1ère classe de 6,5% au lieu de 7%. La hausse du tarif des cartes journalières valables à partir de 9 heures a été abandonnée.

La courbe est un tout petit peu moins raide que prévu pour les abonnements généraux. Un adulte devra néanmoins débourser 200 francs de plus pour le sésame 2e classe (3550 francs, +6%) et 450 francs de plus en 1ère classe (5800 francs, +8,4%). Comme souhaité par l’UTP, l’abonnement demi-tarif annuel coûtera 175 francs, contre 165 actuellement (+6,1%).

Pas d’augmentation prévue en revanche pour l’abonnement voie 7, qui permet aux moins de 26 ans de voyager gratuitement à partir de 19h00. Statu quo aussi pour les cartes Junior et petits-enfants ainsi que pour le transport des bagages.

Augmentation de la redevance payée par les compagnies

En décembre dernier, la douloureuse avait grimpé en moyenne de 1,2%. La nouvelle augmentation globale est nettement plus élevée. Cela s’explique par l’augmentation du prix du sillon, la redevance que versent les compagnies de chemins de fer à la Confédération pour circuler sur le réseau suisse.

L’UTP justifie aussi les hausses de tarifs par le développement constant de l’offre. Corrigés du renchérissement, les tarifs des transports publics n’ont augmenté que de 1% ces dix dernières années, assure l’organisation.

Les CFF investissent 300 millions dans la sécurité

Les CFF vont investir 300 millions de francs dans la sécurité du trafic d’ici 2017. Ce crédit va servir à installer les 11000 installations ETCS (« European Train Control System« ) destinées à augmenter également la capacité du trafic ferroviaire.

La première unité a été officiellement mise en service vendredi 13 juillet à Airolo (TI) en présence de représentants de l’Office fédéral des transports, des CFF et des partenaires industriels Siemens Suisse et Thales, a précisé la régie fédérale.

La nouvelle technologie ETCS présente de nombreux avantages, selon les CFF : simplification de l’accès au réseau européen, augmentation de la sécurité, de la capacité et de la fiabilité du trafic.

À 200 km/h toutes les deux minutes

La sécurité ferroviaire actuelle du réseau des CFF sera remplacée par la technologie ETCS d’ici 2017. Ce système avec signalisation en cabine est déjà utilisé sur les lignes à grande vitesse entre Mattstetten (BE) et Rothrist (AG) et dans le tunnel de base du Lötschberg. Sur ces tronçons, il rend possible le passage de trains circulant à 200 km/h toutes les deux minutes.

Après le remplacement des anciennes installations, l’accès au réseau ferré suisse sera simplifié. Au lieu de quatre systèmes de sécurité différents nécessaires actuellement, seul l’ETCS subsistera, ce qui réduit les coûts d’équipement et d’entretien du matériel roulant, écrivent les CFF.

Trafic marchandise aussi

ETCS étant un standard européen, cette technologie simplifie l’interopérabilité entre les réseaux. L’Union européenne oblige ses membres aujourd’hui déjà à s’équiper de cette technologie sur les nouvelles lignes. Il est également prévu d’équiper les corridors de trafic de marchandises de l’ETCS. Le corridor Rotterdam – Gênes, qui passe par la Suisse, doit être entièrement équipé.

Jusqu’en 2025, l’objectif est d’équiper par étapes l’ensemble du réseau suisse à voie normale du système ETCS « 2e degré », qui ne nécessite plus de signaux extérieurs classiques le long des voies. Les conducteurs de locomotive recevront directement les informations nécessaires sur un écran placé dans la cabine.

Outre une amélioration de la sécurité et de la fiabilité du trafic, ce système permet aussi une augmentation de la capacité du réseau, les trains pouvant se suivre de manière « dynamique », expliquent les CFF. Pour 50 millions de francs supplémentaires, 1700 signaux seront en outre équipés de systèmes de surveillance de la vitesse.

(Avec AP, ATS et rts.ch).

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Turin, cherche partenaire financier pour son entreprise de transport urbain

Posted by ardsl sur 24 mai 2012

La ville de Turin veut céder au privé 49% de GTT (Gruppo Torinese Trasporti), l’entreprise de transport public qui transporte 190 millions de passagers par an et dont elle possède actuellement l’intégralité du capital. Elle va lancer un appel d’offres pour trouver un candidat d’ici la fin de l’année.

Ce mouvement de privatisation des opérateurs italiens, est une des solutions trouvée par le gouvernement italien pour tenter d’assainir les finances des sociétés municipales de transport public. C’est ainsi que RATP Dev est entré, en mars 2009, au capital de l’opérateur qui gère le réseau de Modène et a failli faire de même à Gênes, avant de reculer tant le contexte économique italien est difficile. Concernant le réseau de Turin, les dirigeants de RATP Dev ne sont pas intéressés par une prise de participation minoritaire au capital.

Pour faire face à la crise, Turin comme les autres réseaux italiens, a dû se résoudre en début d’année à une très forte hausse de ses tarifs. Le prix du ticket unitaire est passé le 1er février de 1 euros à 1,50 euros soit 50% d’augmentation ! Les abonnements ont subi une augmentation moindre, inversement proportionnelle à leur durée. La plus faible hausse (7% tout de même) a été appliquée aux abonnements annuels. « Notre objectif est de remonter à un ratio recettes sur dépenses de 40%« , explique Roberto Cambursano, directeur commercial et marketing de GTT. En d’autres termes augmenter la participation des clients au coût réel du transport pour compenser en partie la baisse des subventions de l’État italien. Actuellement cette participation n’est que de 35%.

5500 employés

Contrairement à la France qui a une ressource affectée au fonctionnement des transports publics des agglomérations – le versement transport, taxe perçue sur les entreprises – les sociétés municipales italiennes ne vivent que grâce aux subventions que leur verse les régions qui elles-mêmes reçoivent de l’argent de l’État. Comme ce dernier a fermé les robinets l’effet domino se répercute jusqu’aux entreprises municipales. « Le Piémont n’a plus assez d’argent pour honorer ses engagements » déplore Roberto Cambursano.

GTT emploie 5500 employés, ce qui en fait, selon Roberto Cambusano, « le premier employeur de Turin« . L’entreprise opère :

  • huit lignes de tramway sur 220 km de voies, le plus gros réseau italien après Milan
  • quatre-vingt lignes de bus urbains (1000 autobus) et suburbains
  • une ligne de métro automatique léger, le Val de Siemens.
  • un réseau extra urbain qui dessert la région autour de Turin (300 bus)
  • deux lignes ferroviaires, dont celle reliant la gare centrale à l’aéroport. « Ces lignes ferroviaires vont être mises en appel d’offre par la région du Piémont« , indique Robert Cambusano.

Le prix du stationnement double

Pour éviter que les hausses des tarifs du transport public n’incitent les turinois à utiliser un peu plus leur voiture, GTT, qui exploite les parkings de surface du centre historique pour le compte de la ville, a doublé le prix du stationnement, passant le tarif horaire dans l’hypercentre de 1,30 euros à 2,50 euros. Avec un résultat mitigé : « cette augmentation a eu un effet nul sur nos recettes car elle a entrainé une certaine désaffection du centre-ville par les automobilistes » déplore Roberto Cambursano, qui évite soigneusement de parler du niveau de fraude…

Quant à l’effet de la hausse des tarifs des transports publics il est encore un peu tôt pour en juger. GTT a lancé des campagnes de communications auprès des Turinois pour expliquer qu’il est plus économique d’acheter des abonnements.

Le Val turinois se prolonge et innove

Inaugurée en 2006 à l’occasion des Jeux Olympiques d’hiver, la ligne du Val de Turin, qui a été prolongée de 3,9 km en 2011, déroule ses 13, 5 km selon un axe nord-ouest/sud-est. Malgré les difficultés financières de l’État Italien, les travaux d’un nouveau prolongement et de deux stations supplémentaires vont débuter dans quelques mois. Ouverture prévue dans trois ans.

Sur cette ligne Siemens teste plusieurs innovations qui pourront être déployés ensuite sur d’autres lignes de Val. C’est le cas d’un système de comptage de passagers par vidéo, développé en partenariat avec la société Vanaheim et d’une solution d’optimisation de la consommation électrique, qui permet de récupérer automatiquement l’énergie électrique produite au moment du freinage par une autre rame du réseau en phase accélération.

(Avec mobilicites.com).

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