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Posts Tagged ‘Gérard Collomb’

Fermeture du tunnel de la Croix-Rousse : des P+R provisoires

Posted by ardsl sur 2 octobre 2012

Le tunnel de la Croix-Rousse à Lyon sera fermé à partir du 5 novembre pour une durée de 9 mois. Le trafic routier sera fortement impactés. Le TER pourrait devenir une alternative à la voiture pour les déplacements entre le Val-de-Saône et Lyon.

Gérard Collomb (sénateur-maire PS de Lyon et président du Grand Lyon) précise avoir prévu « avec le SYTRAL la création de parkings-relais provisoires pour favoriser les déplacements en transports en commun dans la ville »

Des travaux pour quoi faire ?

Le tunnel de la Croix-Rousse sera doublé d’un tube en cours de construction dédié aux transports en commun et aux modes doux. Il sera ouvert fin 2013 avec six mois d’avance sur le calendrier initial. Ce chantier réalisé par le groupement d’entreprises Dodin Campenon Bernard a été notifié pour plus de 206 millions d’euros auxquels s’ajoute un avenant de plus de 15 millions pour divers travaux supplémentaires d’esthétique, de géologie, de sécurité et d’aménagement des abords.

Mais la rénovation du tunnel routier existant (2×2 voies) répond aussi à une obligation légale (réglementation dite « Mont-Blanc ») et sa fermeture sera inévitable pendant plusieurs mois. Construit en 1952, il voit passer 47000 véhicules par jour ! Un nouveau système de ventilation va nécessiter de réaménager les cinq usines de ventilation existantes. Les modifications liées notamment à l’architecture des têtes, aux nouvelles réglementations liées au désamiantage nécessiteront une plus longue fermeture que prévue, de six mois et demi à neuf mois.

La fermeture du tunnel routier est fixée du 5 novembre 2012 au 5 août 2013. Malgré les informations, délestages et autres formules pour adoucir le quotidien des travailleurs, on se doute que les énervements seront nombreux dans une ville qui vient déjà tristement en deuxième position en France avec 45 heures perdues dans les bouchons par an (58 heures à Paris et 44 heures à Bordeaux).

« Rénover le tunnel de la Croix-Rousse était nécessaire. Inauguré en 1952, celui-ci était dans un état lamentable et ne correspondait plus aux normes édictées à la suite de la catastrophe du tunnel du Mont-Blanc« , explique Jean-Luc da Passano (vice-président du Grand-Lyon, chargé des grands ouvrages).

Il annonce que : « pour tenter de réduire l’impact de cette fermeture, une série de mesures d’accompagnement a été adoptée. Certes, elles n’éviteront pas que des embouteillages se produisent mais elles en limiteront peut-être les effets. Et il est vrai que nous comptons aussi sur le temps et l’évolution du comportement des automobilistes pour arranger les choses ».

Le réseau TCL va s’adapter

Bernard Rivalta, le président du SYTRAL, qui n’hésite pas, pour l’occasion, à se qualifier de « pompier de service », annonce que le réseau TCL va bien sûr s’adapter pour répondre à l’urgence.

Outre le fait que la fermeture du tunnel impliquera une coupure de la ligne C6 en deux sections, plusieurs lignes seront déviées et notamment les lignes 31 et 43, d’autres verront leurs capacités augmentées. Côté métro, les TCL ont décidé d’augmenter la capacité de la ligne D.

Des parkings provisoires aménagés

Le Grand Lyon est en train d’aménager, notamment dans le secteur du Val-de-Saône, des parkings de liaisons à proximité des lignes de bus ou des gares TER.

(Avec Le Progrès et lantenne.com).

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De possibles blocages pour le tram-train de l’Ouest lyonnais

Posted by ardsl sur 24 septembre 2012

Photo : Edmond Luca.

La mise en service commerciale du tram-train entre Lyon et Sain-Bel a eu lundi 24 septembre. Sud-Rail a déposé un préavis de grève.

Le syndicat est en conflit avec la direction régionale SNCF, il déplore la situation des futurs conducteurs de tram-train qui ne bénéficient pas de la même formation que leurs collègues qui conduisent les trains classiques (plus légère avec quatre mois de formation au lieu de dix), ils seront moins bien payés et ils devront en plus s’accommoder de nouvelles taches qui ne font pas partie selon eux de leur métier, comme l’accueil des passagers ou encore la maintenance des trains. Une quarantaine de conducteurs de tram-train est concernée par ces mesures, ils seront entre 50 et 60 d’ici la fin de l’année 2012.

Une réunion entre Sud-Rail et la direction SNCF était programmée vendredi 21 septembre à 14h.

L’inauguration du tram-train a eu lieu samedi 22 septembre dès 9h30 à la gare Saint-Paul en présence de nombreux élus comme Gérard Collomb, le sénateur-maire (PS) de Lyon, le président du Conseil général du Rhône, Michel Mercier (DVD) mais également le préfet du Rhône, Jean-François Carenco.

Pour la journée du lundi 24 septembre, la direction régionale SNCF a décidé de maintenir toutes les circulations ferroviaires dans l’Ouest Lyonnais, sauf entre 9h et 16h où des cars de remplacement ont été mis en place.

Sud-Rail manifeste

Entre 400 militants de Sud-Rail, selon la police, et 700 selon les organisateurs, ont manifesté lundi 24 septembre à Lyon dans le cadre d’un rassemblement national pour dénoncer notamment la « casse » des emplois SNCF et la privatisation des TER.

Le rassemblement avait lieu devant la gare Saint-Paul de Lyon, qui dessert l’ouest lyonnais par un nouveau tram-train inauguré samedi 22 septembre.

« Cette gare est un lieu symbolique, car ici, c’est un laboratoire pour la SNCF« , a expliqué Sébastien Gillet, représentant régional du syndicat, selon lequel « il n’y aura plus de contrôleurs à bord » de ces tram-trains.

« On craint donc une dégradation de la sécurité à bord » autant pour les usagers que pour les conducteurs, qui « seront les seuls représentants de la SNCF » dans les rames, a ajouté Sébastien Gillet.

Sud-Rail redoute aussi « que ce modèle soit repris sur d’autres lignes de la région et même au niveau national« .

Le syndicat manifestait aussi contre « la casse » des emplois et une « déqualification de la filière agents de conduite« . Selon Sébastien Gillet, SNCF a créé un « nouveau grade de conducteur » pour ceux affectés au tram-train, avec un salaire inférieur à celui des autres agents de conduite.

(Avec lyonmag.com et AFP).

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Hollande et Monti veulent remettre le Lyon – Turin sur les rails

Posted by ardsl sur 5 septembre 2012

François Hollande et Mario Monti, président du Conseil italien, se retrouveront à Lyon début décembre pour un sommet bilatéral.

L’annonce de cette rencontre, ébruitée voilà quelques jours par Gérard Collomb, a été officialisée mardi 4 septembre à Rome par les deux chefs d’État. Au programme des discussions, un serpent de mer : le projet de ligne à grande vitesse reliant la capitale des Gaules à celle du Piémont, évoqué depuis 20 ans et dont la mise en service est annoncée à l’horizon 2023. À terme, le TGV mettrait Turin à deux heures de Lyon, et permettrait également de rallier Milan depuis Paris en quatre heures.

Pour Mario Monti, le sommet de décembre sera « un signe concret de la volonté de concrétiser le projet« . Reste que le mouvement de protestation côté transalpin ne faiblit pas, particulièrement dans le val de Suse, première région concernée par le tracé et où les manifestations se succèdent, à l’initiative notamment du collectif « No Tav« .

Côté français, le problème est davantage d’ordre financier. Début août, une commission a rendu un avis positif sur le projet (lire), jugeant que les avantages d’une ligne LGV l’emportaient sur les inconvénients, notamment l’impact « important » sur les terres agricoles. Mais le coût annoncé des travaux (13 milliards d’euros) fait tiquer en temps de crise, et alors que le gouvernement peine à boucler son budget 2013. Cet été, prenant comme exemple le Lyon – Turin, le ministre du Budget Jérôme Cahuzac a dit qu’il ne dépenserait pas de l’argent pour des projets ferroviaires non rentables.

Comment, alors, sortir de l’impasse ? Paris et Rome se montrent optimistes et volontaires. François Hollande a confié récemment à Gérard Collomb « être fan » du Lyon – Turin. Mario Monti explique, lui, que « certains dossiers délicats dans le passé ont été résolus avec la bonne volonté des deux parties« .

(Avec lyonmag.com).

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Grand Lyon : le point sur les projets pour développer les transports publics

Posted by ardsl sur 7 juillet 2012

Le réseau de transports collectifs de l’agglomération lyonnaise est en pleine évolution. La ligne B du métro B desservira la gare TER d’Oullins en décembre 2013. Le réseau de tramway va s’étendre avec les prolongements des T1, T3, T4 et la création du T5. Tour d’horizon.

Ligne B du métro

La construction du prolongement de la ligne B du métro de Gerland à Oullins aura marqué l’année 2011 avec le percement par un tunnelier du passage sous le Rhône.

La pose des voies est terminée dans le tunnel. Les travaux de raccordement et d’essais des équipements (ventilation, courants forts et faibles, voie ferrée…) nécessitent l’arrêt de l’alimentation électrique sur une partie de la ligne B. Du 12 au 16 août, la totalité de la ligne B ne fonctionnera pas à partir de 20h30. Un service de remplacement avec bus sera mis en place. La ligne B fonctionnera dans son intégralité pendant les soirs de match au stade de Gerland. Du 5 juillet au 31 août 2012, la ligne B est arrêtée uniquement du dimanche au jeudi à partir de 21h de la station Jean Macé à la station Stade de Gerland. Un service de remplacement avec bus toutes les 10 minutes est mis en place.

La mise en service est annoncée pour le 11 décembre 2013 associée à l’apparition d’un nouveau pôle multimodal gare d’Oullins où se connecteront trains, métro, bus. Un parc relais sera aussi construit.

La ligne B sera alors connectée à la gare d’Oullins desservie par les TER Perrache – Givors – Saint-Étienne – Firminy. Elle continuera alors de circuler en mode semi-automatique.

Mais le SYTRAL a d’ores et déjà anticipé son automatisation intégrale qui demandera la commande de nouvelles rames. Celle-ci pourrait être passée début 2016 pour une fin de livraison de 22 rames fin 2019. Les actuelles rames de la ligne B viendraient alors étoffer le parc dédié à la ligne A.

L’arrivée du métro à Oullins est une première étape pour le sud-ouest lyonnais. Fortement réclamée localement, une extension jusqu’aux Hôpitaux Sud, aux frontières de Pierre-Bénite et Saint-Genis-Laval, fait l’objet d’études mais la prise de décision ne semble pas proche, d’autant que le président du SYTRAL, Bernard Rivalta, lie l’intérêt de cette extension à une jonction avec le Tronçon Ouest du Périphérique (TOP).

Chiffres clés et calendrier

  • 222M€ de budget
  • 4 ans de travaux
  • 1,8 km de ligne nouvelle
  • 1,4 km de tunnel dont plus de 300 mètres sous le Rhône
  • 1 nouvelle station : Oullins gare avec 20000 voyageurs chaque jour
  • 15 minutes pour relier la station Part-Dieu et la station Gare d’Oullins
  • Lancement de l’opération : décembre 2005
  • Concertation publique : mars 2007
  • Enquête publique en janvier / février 2008
  • Déclaration d’utilité publique : 28 juillet 2008
  • Travaux de déviations de réseaux : décembre 2008 – juillet 2009
  • Début des travaux : juin 2009
  • Creusement du puits d’entrée et descente du tunnelier : été 2009 – été 2010
  • Baptême du tunnelier, début du creusement : 27 septembre 2010
  • Arrivée en Gare d’Oullins : 2 mars 2011
  • Installation de la signalisation, du pilotage automatique et aménagement de la station Gare d’Oullins, aménagements extérieurs : mi 2012 – fin 2013
  •  Mise en service : 11 décembre 2013

Ligne D du métro

La hausse incessante de la fréquentation de la ligne D, exigera aussi l’acquisition de six nouvelles rames à pilotage automatique intégral, livrables d’ici fin 2019.

Des lignes fortes à la périphérie de Lyon

Des axes forts de rocade figurent au Plan des Déplacements Urbains (PDU) de l’agglomération lyonnaise depuis 1997.

Les axes forts A 7 (Gerland – Lyon 8e – Villeurbanne – IUT Feyssine) et A8 (Vaulx-en-Velin – Vénissieux – Saint-Fons) se sont fait griller la politesse par d’autres projets ne figurant pas au PDU comme le tram à Eurexpo et à OL Land à Décines.

Le tram T1 reliera Confluence et Debourg

Les travaux du prolongement à Debourg (où passe le métro B) de la ligne T1 actuellement limitée à Montrochet sont en cours. Ils nécessitent la construction d’un nouveau pont sur le Rhône, le pont Raymond-Barre qui reliera la Confluence au 7e arrondissement. Ils doivent s’achever début 2014.

Chiffres clés et calendrier

  • 4 nouvelles stations : Musée des Confluences, Halle Tony Garnier, ÉNS Lyon et Debourg.
  • 64M€ de budget
  • 4 ans de travaux
  • 2,3km de ligne nouvelle
  • 4900 voyageurs supplémentaires par jour
  • 7 minutes de temps de parcours jusqu’à Debourg
  • 18km/h de vitesse commerciale
  • Lancement de l’opération : 15 octobre 2009
  • Concertation publique : mars-mai 2010
  • Enquête publique : 2 mai / 3 juin 2011
  • Déclaration d’utilité publique : novembre 2011
  • Travaux de déviations de réseaux : automne 2011 / juillet 2012
  • Début des travaux : mars 2012
  • Premiers essais : fin 2013
  • Mise en service : février 2014

Le pont Raymond Barre

  • Pose de la première pierre : novembre 2011
  • Pose de la travée centrale et des arcs : 1er trimestre 2013
  • Livraison : novembre 2013

Le tram à Eurexpo

D’ici fin 2012, la nouvelle branche de la ligne T2 reliera Bron à Eurexpo. L’extension se déconnectera de la ligne T2 au niveau de l’arrêt Alizés à Bron. La desserte d’Eurexpo en mode de transport dit lourd sera ainsi assurée. Le prochain salon Pollutec doit en profiter.

La ligne sera exploitée de Grange Blanche à Eurexpo sous le nom de T5 dès novembre 2012, puis prolongée jusqu’au rond point René Cassin à Chassieu (2014).

Triple objectif de desserte :

  1. de nombreux équipements du centre ville de Bron pourront bénéficier du tramway qui concernera directement plus de 7 000 habitants, 1 400 lycéens et 4 500 employés.
  2. des secteurs à forte activité économique comme le Parc d’activités du Chêne et la place Curial.
  3. Eurexpo. Avec 1 million de visiteurs chaque année, Eurexpo est un centre de congrès (60 événements/an) et un parc d’expositions (50 salons/an) à vocation internationale. Le tramway propose une alternative à un accès routier au site. Il permettra de désengorger le secteur et de réduire les nuisances liées au trafic.

Essais du tramway T5

  • Nuits des 6 et 7 août : à Grange Blanche de 1h30 à 4h.
  • Nuits du 16 août : d’Alizés à Eurexpo de 2h à 8h.
  • Nuits des 21 et 22 août : d’Alizés à Eurexpo de 2h à 4h.
  • À partir du 24 août : chaque semaine jusqu’à la mise en service, des essais auront lieu de 9h à 16h d’Alizés et Eurexpo.

Chiffres clés et calendrier

  • 4 nouvelles stations : De Tassigny – Curial, Lycée Jean-Paul Sartre, Parc du Chêne et Eurexpo.
  • 60M€ de budget
  • 20 mois de travaux
  • 3,8km de ligne nouvelle
  • 5000 voyageurs
  • 18 minutes de temps de parcours entre Grange Blanche et Eurexpo
  • 23km/h de vitesse commerciale
  • Fréquence : 10 minutes en heure de pointe.
  • Lancement de l’opération : janvier 2009
  • Concertation publique : octobre / novembre 2009
  • Enquête publique : juin / juillet 2010
  • Déclaration d’utilité publique : décembre 2010
  • Démarrage des travaux préparatoires : mars 2011
  • Travaux de plateforme : printemps 2011
  • Pose et soudure des premiers rails : été 2011
  • Fin des travaux : août 2012
  • Mise en service : novembre 2012.

Le tram T5 à Chassieu, puis à OL Land

La ligne T5 sera aussi prolongée jusqu’au rond-point René-Cassin à Chassieu.

Chiffres clés et calendrier

  • Budget de l’opération : 25,7 M€ HT
  • Longueur de l’extension : 1,7 km en double voie
  • Fréquence : 10 minutes en moyenne en heure de pointe
  • Concertation publique : décembre 2011
  • Enquête publique : fin 2012
  • Début des travaux : printemps 2013
  • Mise en service : premier semestre 2014

Ultérieurement, la ligne pourrait aussi être prolongée jusqu’au Grand Stade à Décines, qui sera à son ouverture desservi uniquement par une branche de la ligne T3.

Ligne ferroviaire Lyon – Trévoux

C’est un serpent de mer. Le projet consiste à relancer l’activité ferroviaire voyageurs entre Trévoux et la gare de Sathonay pour désenclaver le Val de Saône et la Côtière. La Région Rhône-Alpes soutient le dossier mais l’État ne l’a pas retenu en parmi ceux bénéficiant d’un financement dans le cadre du « Grenelle de l’Environnement ». La Région portait l’idée d’un tram train entre Trévoux et la gare de Sathonay.

Gare de la Part-Dieu

Malgré l’ouverture d’un onzième quai (le quai K) le 11 décembre 2011, la gare est saturée par un intense trafic TER et TGV. On envisage de construire des voies supplémentaires. Le sénateur maire de Lyon, Gérard Collomb, pense que la solution réside dans la construction d’une gare souterraine à la Part-Dieu.

Le T4 reliera Vénissieux à la Doua dès novembre 2013

Les travaux de la phase 2 de la ligne T4 de Jet d’eau (8e) à Part-Dieu Villette sont en cours. La nouvelle ligne sera connecté à la ligne T1 à la station Thiers qu’elle empruntera également jusqu’à la Doua.

Chiffres clés et calendrier

  • 78M€ de budget
  • 3 ans de travaux
  • 2,3km de ligne nouvelle
  • 3 nouvelles stations : Félix Faure, Manufacture Montluc et Lycée Colbert.
  • 6000 voyageurs quotidiens supplémentaires
  • 20 minutes de temps de parcours entre Gare de Vénissieux et Part-Dieu
  • 3 rames de tramway supplémentaires
  • Lancement de l’opération : juillet 2007
  • Concertation publique : novembre 2007
  • Enquête publique en janvier et février 2009
  • Déclaration d’utilité publique : 8 septembre 2009
  • Travaux de déviations de réseaux : novembre 2009
  • Premiers travaux d’ouvrages d’art : septembre 2010
  • Premiers travaux de voie : juin 2011
  • Soudure des premiers rails : octobre 2011
  • Fin des travaux de génie civil et des ouvrages d’art : avril 2012
  • Équipements et essais : janvier à novembre 2013
  • Mise en service : novembre 2013

Les travaux imposent l’interruption du T1 entre Liberté et Charpennes du 23 au 29 juillet 2012.

T3

Deux projets sont en cours sur la ligne de tramway T3. L’un concerne les aménagements pour faciliter l’exploitation commune de T3 et Rhônexpress. L’autre concerne la desserte du Grand Stade.

Aménagement de la ligne T3 pour faciliter l’exploitation commune avec Rhônexpress

La ligne de tramway T3, qui emprunte l’ancienne ligne de Chemin de Fer de l’Est lyonnais et relie Part-Dieu à Meyzieu ZI depuis 2006, compte en moyenne 31 000 voyages/jour. La réhabilitation d’une voie ferrée désaffectée pour réaliser un tramway périurbain est une première en France. Depuis 2010, T3 accueille Rhônexpress (liaison rapide entre l’aéroport Lyon Saint-Exupéry à la Part-Dieu) sur son infrastructure.

Des aménagements sont nécessaires et répondent à 4 raisons principales :

  1. La création de nouveaux équipements pour faire face à l’accroissement du trafic, notamment la saturation du parc relais de Meyzieu ZI et la surfréquentation de la ligne aux heures de pointe.
  2. La fiabilisation de l’exploitation commune, avec l’utilisation de Part-Dieu Sud (îlot Millon) : en cas d’incident d’exploitation, comme terminus pour les services de T3 et de Rhônexpress ; comme point de régulation de T3 et Rhônexpress après la mise en service du prolongement de la ligne T4 prévue pour fin 2013 ; la nécessité d‘améliorer la garantie du service autour du pôle multimodal de la Part-Dieu – pôle le plus important de l’agglomération lyonnaise, en forte croissance – où arrivent simultanément T3, T4 et Rhônexpress.
  3. Le redressement du tracé de T3 pour accueillir le prolongement de T4.
  4. L’amélioration de la desserte des grands équipements de l’Est de Lyon, pour accompagner le dynamisme de développement de cette partie de l’agglomération.

Le plus gros chantier est celui de Part-Dieu Sud, où l’on « redresse » le tracé de T3 (qui contournait l’ancien ilot Millon) et aménage une nouvelle plate-forme en créant une zone de manœuvre, une aire d’attente et un quai. Ces travaux nécessitent l’arrêt du T3 et de Rhônexpress entre le 13 octobre et le 11 novembre 2012. Ce chantier a débuté en mai 2012 et doit s’achever au printemps 2013.

Le chantier de Vaulx-en-Velin La Soie consiste en la création de 2 nouveaux quais. Les travaux ont lieu de mai à décembre 2012.

Le chantier de Meyzieu ZI consiste à prolonger la ligne sur 400 mètres et à créer un nouveau quai. Les travaux commenceront en juillet 2012 et dureront un an.

Le budget pour ce programme est de 19,9M€.

Desserte d’OL Land

Il s’agit de créer un débranchement de la ligne T3 sur 600 mètres environ pour desservir le grand stade. Les 4 voies partent en direction su Sud pour s’arrêter face à l’entrée principale du Grand Stade. Des services spéciaux seront organisés depuis Part-Dieu (en 20 minutes), La Soie (en 10 minutes) et Meyzieu ZI (en 10 minutes) pour acheminer environ 10000 spectateurs sur un créneau de 2 heures pour l’aller et environ une heure pour le retour. Le projet comporte la construction d’un ouvrage d’art qui permettra le passage, en trémie, de l’avenue Jean Jaurès (2×2 voies) à Décines sur une largeur de 130 mètres environ. Ainsi la circulation automobile passera sous la plateforme du tramway.

Les travaux débuteront à l’été 2012 pour une durée de 14 mois. La mise en service est annoncé pour le printemps 2014.

Le budget pour ce programme est de 33,7M€.

Télécharger le dossier de presse du SYTRAL

(Avec Le Progrès et lyoncapitale.fr).

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6 communes ne seront plus desservies par les TCL

Posted by ardsl sur 29 mai 2012

En avril, le SYTRAL a accueilli quatre communes : Brindas (5600 habitants), Chaponost (8300 habitants), Messimy (3300 habitants) et Thurins (2900 habitants). En mai, il en a exclu six autres qui, sans être membres du syndicat, avaient des conventions avec lui : Chasselay (2700 habitants), Grézieu-la-Varenne (5100 habitants), Pollionnay (2000 habitants), Sainte-Consorce (1900 habitants), Vaugneray (5000 habitants) et Genas (12200 habitants).

La délibération votée jeudi 10 mai s’appuie sur les recommandations de la chambre régionale des comptes qui pointait « un manque à gagner » pour le SYTRAL « de plusieurs millions d’euros par an« , compte tenu du fait que ces communes ne sont pas assujetties au versement transport, payé par les entreprises.

« On ne va pas desservir gratis« 

Certes, ces collectivités versent une contribution au SYTRAL pour le fonctionnement de leurs lignes TCL, mais cette contribution ne compense pas le coût du service. La dénonciation des conventions met un terme au fonctionnement de ces bus au 1er mars 2013, excepté pour les scolaires qui pourront circuler jusqu’à l’été. « On ne va pas desservir gratis à 100 km à la ronde« , a lancé Gérard Collomb jeudi 10 mai.

Daniel Valero, maire UMP de Genas, voit dans cette décision « un sursis, le temps de trouver une formule« . Les discussions sont bien engagées avec le Département du Rhône qui propose une offre concurrente au SYTRAL. Reste la question du financement. Un versement transport, qui contribuerait à payer les lignes départementales, ne pourrait être prélevé avant juin 2013. Du coup, le maire de Genas n’exclut pas de remettre à plat le dossier et de négocier avec le SYTRAL avec qui les discussions étaient pourtant orageuses.

(Avec lyoncapitale.fr).

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Navette fluviale : les Lyonnais sont au rendez-vous, pas les bateaux

Posted by ardsl sur 14 avril 2012

Le vaporetto qui rallie le centre commercial de la Confluence est déjà victime de son succès. Ce qui relance le débat sur le transport fluvial à Lyon.

Des années que certains en rêvaient. Le groupe Unibail, propriétaire du nouveau pôle de commerces Confluence, l’a fait. Se déplacer à Lyon sur la voie d’eau est désormais possible, à condition de trouver une place dans la navette créée pour l’occasion.

Gérard Collomb, sénateur maire PS de Lyon, et Jean-Marie Tritant, directeur général des centres commerciaux France d’Unibail-Rodamco (centres commerciaux Confluence et Part-Dieu), ont inauguré, vendredi 23 mars, la nouvelle navette fluviale qui relie le quartier Confluent aux Terreaux, via Bellecour. Il s’agit du vaporetto, clin d’oeil aux bateaux vénitiens, sorte de yacht des années 1950 de 19,5 mètres de long sur 5,20 mètres de large qui peut accueillir 70 voyageurs et 10 vélos.

Un trajet de trente minutes

Équipé d’un moteur hybride (électrique et diesel), le vaporetto relie, depuis le 5 avril, le quartier Saint-Paul/Hôtel de Ville (rive droite de la Saône) au Confluent, en s’arrêtant place Bellecour, en face du n°6 quai Tilsitt (rive gauche). Le trajet se fait en moins de trente minutes, avec un départ chaque heure. Le vaporetto circule de 10h à 21h30, tous les jours sans interruption. La traversée coûte1,50€ (gratuit pour les moins de 4 ans). Le vaporetto ne prend être emprunté avec un ticket ou un abonnement TCL.

L’exploitation du vaporetto est assurée par le groupe Unibail-Rodmaco, gérant du pôle de commerces et de loisirs de Confluence et du centre commercial de la Part-Dieu. À bord, un équipage de sept personnes avec hôtesses.

Lyon renoue avec la tradition des bateaux-mouches

Lyon renoue donc avec une vieille tradition, puisque les fameux « bateaux-mouches » que le monde entier croit 100% parisien ont été fabriqués… à Lyon, dans les Ateliers de la Mouche, à Gerland, à travers la Société des mouches, créée en 1862. Il s’agissait d’abord d’une sorte de service omnibus entre Vaise et la Mulatière. En 1872, la société devint la Compagnie des guêpes assurait la liaison entre Lyon et Collonges-au-Mont-d’Or. Les « guêpes » mutèrent enfin en « abeilles » quelques années plus tard quand, de Lyon, les passagers embarquaient jusqu’à Chalon-sur-Saône. Au plus fort de son essor, les « abeilles » drainèrent jusqu’ à 4 millions de passagers par an.

L’arrivée du train stoppa net cette dynamique fluviale. En 1901 les Nouveaux tramways lyonnais (TNL) ont racheté la Compagnie des bateaux-mouches.

Il a donc fallu attendre plus d’un siècle pour voir le retour des bateaux de « transport collectif de détente » sur la Saône.

Affluence sur les quais

Plus de 500 personnes se retrouvent chaque jour le bec dans l’eau, estime Christian Desbois capitaine du vaporetto. Davantage le week-end. Et si la pierre n’est surtout pas à jeter au groupe, qui offre à la ville de Lyon son premier vaporetto, il faudra trouver rapidement des solutions, sous peine de décevoir.

« Ce week-end, des hôtesses seront chargées, à chaque point d’accostage, de compter les passagers susceptibles d’embarquer, afin d’éviter une attente inutile aux autres », explique Stéphane Psomiadis, directeur du pôle de commerces et de loisirs Confluence.

D’autre part, demande a été faite aux Yachts de Lyon, déjà impliqués dans l’aventure en tant que gestionnaires du vaporetto, d’envisager la mise à disposition d’un de leurs bateaux : le « Confluence », d’une capacité de 80 places.

Cette solution aurait le mérite de répondre rapidement au problème de capacité posé, tout en se donnant du temps. « Il faut laisser passer un cycle de quelques semaines. Là, on est au plus haut de l’attractivité du pôle Confluence, il faut voir ce qu’il en sera dans quelque temps », souligne Stéphane Psomiadis.

Reste que la position attentiste peut aussi fausser la donne. Combien de temps y aura-t-il des candidats à la traversée entre Saint-Paul, Bellecour et le Confluent, si le service n’est pas à la hauteur ? Soit Lyon se mouille enfin et fait le pari du transport fluvial des passagers, soit elle contribue à véhiculer l’idée que le nouveau vaporetto n’est qu’un gadget.

Ce que n’a jamais pensé Roland Bernard, vice-président délégué aux fleuves, aujourd’hui conforté par le succès rencontré et bien décidé à l’accompagner. Une étude est d’ores et déjà lancée pour évaluer la part des migrations pendulaires dans l’utilisation du vaporetto, celle des touristes et les trajets liés au centre commercial. Mais il reste à vaincre des réticences, dont celles de Bernard Rivalta, président du SYTRAL, qui considère toujours que « c’est un mode de transport marginal » et qui a d’ailleurs mis du temps à délivrer à Unibail l’autorisation de transport public nécessaire.

Le maire de Lyon Gérard Collomb, prudent jusqu’alors, a pourtant clairement dit que si les usagers étaient au rendez-vous, le SYTRAL s’impliquerait. Aujourd’hui, tout est possible. Le groupe Unibail misera-t-il sur un second vaporetto ? Il se dit que la Compagnie nationale du Rhône, qui avait eu le projet de mettre en service un bateau, y repense plus que jamais …

À quand des vaporettos sur le Rhône ?

Gérard Collomb se plaît même à imaginer une liaison fluviale, côté Rhône, entre la Cité internationale et l’Hôtel-Dieu qui « pourrait permettre aux congressistes de venir dormir en plein centre via le bateau« .

Depuis 2010, le Grand Lyon investit 600 000€ par an pour la création de 22 haltes fluviales. Unibail-Rodamco a investi 1,5 million d’euros dans le projet de navette fluviale (120 000€ pour le Grand Lyon correspondant à la création d’un ponton au Confluent et de menus travaux d’accostage et de sécurisation des trois haltes). Unibail-Rodamco espère attirer entre 60 000 et 70 0000 voyageurs par an.

(Avec lyoncapitale.fr et Le Progrès).

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La préfet Carenco très impliqué dans les dossiers routiers et ferrés

Posted by ardsl sur 20 mars 2012

Lors d’un point-presse lundi 19 mars, Jean-François Carenco s’est montré particulièrement intransigeant sur l’utilité de l’A45 et sur le « mythe » du contournement ouest de Lyon.

On savait le représentant de l’État très impliqué dans les dossiers routiers ou ferrés, mais peut-être pas à ce point-là. Lundi 19 mars, devant une dizaine de journalistes de presse locale, Jean-François Carenco s’est fermement opposé à la réalisation d’un COL, un contournement ouest de Lyon. « J’y suis défavorable« , commente le préfet du Rhône, « c’est un mythe, ça ne se fera jamais. Ce n’est ni faisable, ni réalisable, ni finançable. » Le COL, qui est notamment demandé par Gérard Collomb et le Grand Lyon, permettrait selon ses défenseurs de délester l’A7 et de la requalifier en boulevard urbain. Pas pour le préfet Carenco, pour qui le projet « implique des études couteuses, le percement de tunnels notamment sous le mont Pilat et des milliards d’euros d’investissements que l’État n’a pas. » Et Jean-François Carenco a réaffirmé sa volonté de réaliser un contournement mais à l’est de l’agglomération. L’A432, qui relie déjà Les Échets à Saint-Laurent-de-Mure, serait alors une amorce à ce projet, qui passerait par le Nord Isère et qui pourrait déboucher autour de Vienne, là aussi pour délester l’A7 et l’agglomération lyonnaise du trafic important de poids lourds.

Sur le bureau de Jean-François Carenco se trouvent aussi de nombreuses décisions de transports, qui doivent améliorer à plus ou moins long terme la circulation à Lyon. Concernant l’A45, le préfet a confirmé que l’appel d’offres devrait être lancé par l’État avant la fin de l’année 2012. « Je fais ce qu’on me demande« , affirme-t-il, et confirmant aussi « une actualisation du budget de 10%« , soit une enveloppe nécessaire de 770 millions d’euros pour cette nouvelle autoroute reliant Lyon à Saint-Étienne, au lieu des 700 millions prévus au départ. Sur le plan de travail préfectoral se trouve également les autorisations pour la mise en service de l’A89, entre La Tour-de-Salvagny et Balbigny, d’ici la fin de l’année, et la signature pour l’automne prochain de la déclaration d’utilité publique de la partie nord du Contournement ferroviaire de l’agglomération lyonnaise (le CFAL). Une signature qui interviendra en même temps que le choix définitif du tracé sud, qui doit déboucher au sud du Rhône.

Enfin le dernier dossier suspendu jusqu’à signature, c’est la création du Pôle métropolitain. Cette association de quatre communautés urbaines ou d’agglomération (Lyon, Saint-Étienne, Bourgoin-Jallieu et Vienne) doit à terme chapeauter sur certaines compétences des devoirs de ces agglos. « L’arrêté de création est sur mon bureau« , concède encore une fois Jean-François Carenco, « et je le signerai au tout début avril. » Cette approbation devrait ensuite permettre d’avancer sur la réflexion d’un grand syndicat de transport à échelle régionale et qui regrouperait les quatre agglomérations, mais aussi l’Ain, l’Isère, la Loire, le Rhône et la région Rhône-Alpes. « Un système de type SRU« , explique le préfet, qui affirme que le SYTRAL, le syndicat des transports lyonnais, ne disparaîtra pas. « Il est normalement prévu que le périmètre du SYTRAL s’élargisse aux communes volontaires, dès que le département du Rhône en sera sorti« , détaille ensuite le personnage d’État. Celui-ci donne d’ailleurs une dernière précision sur ce nouveau syndicat : sur les 64 membres qui le constitueront, 21 membres représenteront le Grand Lyon.

(Source : lyonmag.com).

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Pôle métropolitain : Collomb rassure Queyranne

Posted by ardsl sur 14 février 2012

La région urbaine de Lyon est bientôt morte, vive le pôle métropolitain ! Lundi 13 février, les élus communautaires du Grand Lyon ont reconduit la subvention accordée à la région urbaine de Lyon (RUL) de 127 125 euros. Cette structure intercommunale ne devrait cependant pas passer l’année, et cette somme sera proratisée en fonction de la date de disparition de la RUL. Car en avril, le préfet devrait signer l’arrêté instaurant le pôle métropolitain.

Alors que plusieurs élus ont souligné les réserves exprimées par la Région (lire), le président de l’agglomération Gérard Collomb s’est voulu rassurant. « Les régions exercent pleinement leur rôle« , a-t-il affirmé, ajoutant à propos du syndicat de transport adossé au pôle que « nous sommes prêts à ce que le patron de la Région ait un rôle central dans le syndicat« . Il a indiqué que Roanne et Bourg-en-Bresse étaient intéressées pour se rapprocher du pôle. Max Vincent (centristes et démocrates) a plaidé pour l’instauration d’une tarification unique entre les TER et le SYTRAL à l’intérieur du périmètre du pôle.

(Source : lyoncapitale.fr).

 

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Le pôle métropolitain de Lyon n’emballe pas la Région Rhône-Alpes

Posted by ardsl sur 11 février 2012

L’Assemblée plénière de la Région Rhône-Alpes a planché vendredi 10 février sur le projet de création d’un syndicat mixte pour les transports, à l’initiative du pôle métropolitain créé par le Grand Lyon avec Saint-Étienne Métropole, la CAPI et le Pays Viennois. Mais la discussion autour du syndicat de transports, a évolué en débat plutôt critique sur un pôle métropolitain qui remet en cause l’action régionale.

Jean-Jack Queyranne (ci-dessus). Didier Jouve (à droite).

Jean-Jack Queyranne, président de la Région Rhône-Alpes a rappelé l’importance du fait régional.

Le président de la Région concluait les échanges autour du projet de délibération sur la création d’un syndicat mixte des transports, à l’initiative du pôle métropolitain lyonnais, lancé par le Grand Lyon, sous l’impulsion de Gérard Collomb, président de la Communauté Urbaine de Lyon. Le débat a montré les très grandes réserves autour du projet de pôle métropolitain. Pour de nombreux intervenants, le pôle métropolitain est une couche supplémentaire dans le mille feuilles administratif actuel déjà peu lisible (et parfois peu efficace).

Le pôle métropolitain lancé par Lyon n’est pas une métropole, mais un syndicat mixte fermé, auquel la Région ne peut adhérer. Pour le moment le pôle ne compte comme intercommunalités que le Grand Lyon, Saint-Étienne Métropôle, le Pays Viennois et la CAPI.Didier Jouve

Le conseil régional a adopté un avis très critique sur le pôle métropolitain. Il a cependant voté pour la création d’un syndicat mixte de transports à l’échelle de ce nouvel échelon territorial, à condition que la Région en prenne la tête. Cet avis a été adopté à la majorité par les groupes PS, PRG, EÉLV et FdG. Le groupe d’opposition, l’UDC, s’est abstenu. Le FN a voté contre.

Hervé Saulignac, vice-président à l’Aménagement du territoire reproche au pôle métropolitain d’être « un nouvel ajout au millefeuille institutionnel français« . Il a rappellé que ses membres seront désignés au troisième degré , « ce qui nous éloigne d’une représentation directe qui a du sens pour nos concitoyens ».

La Région voit un risque d’exclusion d’un partie des territoires ruraux avec la métropolisation. Le risque est de créer à côté du pôle, des espaces interstitiels, des zones rurales qui risqueraient fort d’être délaissées.

Le projet de pôle a été soutenu par Thierry Kovacs (UDC, adjoint au maire de Vienne) très critique vis à vis de l’action de la Région en matière de transport. « Si le pôle métropolitain était un oiseau, avec toutes les flèches que vous lui lancez, il ne serait pas prêt de décoller », s’est-il amusé.

Il apparaît évident pour beaucoup d’élus régionaux que les créations d’un pôle et d’un nouveau syndicat mixte de transports fragiliseraient la construction régionale. Ce serait mettre en cause un réseau des villes, au delà des frontières des métropoles.

Plusieurs amendements ont mis en avant l’importance de l’action régionale, au niveau de l’efficacité, comme au niveau de la solidarité. Didier Jouve (EÉLV, président du comité de ligne Valence – Veynes) a même estimé que le vote de la Région pourrait être un jour considéré comme le jour où le Conseil régional a abandonné la Région.

Jean-Charles Kohlhaas (EÉLV, président du comité de ligne de l’Ouest Lyonnais et de la commission transports du conseil régional) aurait aimé aller plus loin et voter contre le Pôle métropolitain. Il a même rappellé que celui-ci n’était pas « dans le projet de départ du gouvernement de réforme des collectivités territoriales, c’est Gérard Collomb au Sénat, en tant que président de l’Association des communautés urbaines de France (ACUF) qui l’a fait adopter ! ».

Critiquable …. mais incontournable

Pour autant, l’enjeu est énorme pour la Région. En effet, le Pôle métropolitain a vocation à se décliner en syndicat métropolitain des transports (SMT) d’ici à l’automne 2012. Le Grand Lyon, la CAPI, Saint-Étienne Métropole et le Pays Viennois, regroupent près de 2 millions d’habitants, soit près du tiers de la population de Rhône-Alpes.

Le futur syndicat va percevoir un complément du prélèvement transport. C’est pourquoi, même si l’avis rendu par la Région est très critique envers le pôle métropolitain, la Région a « pris acte » de sa création. Elle ne peut pas passer à côté de son émanation, le syndicat métropolitain des transports qui a vocation à réunir toutes les autorités de transports à l’échelle du territoire. Elle propose donc, à la fin de son avis adopté, « la création d’un syndicat mixte de transport avec les autorités de transports du pôle métropolitain dont la Région a vocation à être le chef de file ».

Queyranne se dit « confiant »

La Région dit donc oui au pôle métropolitain, mais c’est surtout pour pouvoir dire oui à son émanation, le syndicat métropolitain des transports. Un projet qui ressemble au protocole adopté en 2009 à la Région dans le cadre de REAL et qui visait déjà à réunir toutes les autorités de transports à l’échelle du territoire. Elle dit oui, mais seulement si elle se retrouve à la tête de ce super-syndicat. « J’ai confiance », termine Jean-Jack Queyranne, « parce que je pense que les discussions plutôt rudes que nous avons eu avec les promoteurs du pôle montrent qu’ils sont plutôt acquis à cette idée-là. Non pas pour faire un zinzin de plus, mais pour prélever le prélèvement transports et aller vers plus d’intermodalité. Il y aura peut-être des évolutions législatives et des évolutions politiques. Mais de ce point de vue là, je suis plutôt confiant car il y a une tradition rhônalpine d’essayer de travailler tous ensemble ».

Télécharger la délibération de la région Rhône-Alpes

(Avec enviscope.com et lyoncapitale.fr).

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Lyon – Saint-Étienne : l’autoroute ou le train ?

Posted by ardsl sur 23 janvier 2012

C’est un vieux serpent de mer des transports en région lyonnaise. L’autoroute A47 reliant Saint-Étienne à l’autoroute A7 Lyon – Marseille est ancienne, très empruntée et relativement dangereuse : le profil sévère, les courbes serrées, les voies d’insertion courtes en font un axe délicat. Cependant, l’infrastructure n’est pas intrinsèquement dangereuse, ce sont les comportements des automobilistes et des camions qui ne sont pas adaptés.

Néanmoins, depuis des lustres, on entend parler d’une seconde autoroute entre Lyon et Saint-Étienne, pour aller plus vite et avec plus de sécurité.

Mais voila, le sujet fait débat : les Stéphanois sont des promoteurs déterminés du projet qui, pour eux, est le symbole du désenclavement et de l’arrivée d’emplois nombreux. Les Lyonnais soutiennent aussi le projet, mais sont plus vigilants car les conditions d’arrivée de l’autoroute nouvelle pourraient avoir des impacts sur la circulation dans l’agglomération, en particulier sur l’A7 à hauteur de Pierre-Bénite.

Depuis quelques semaines, c’est l’ébullition : le Préfet a refusé de lancer l’appel d’offres et affirmé clairement son opposition au projet pour les raisons de congestion provoquées par les piteuses conditions d’accès à Lyon : bref, faire une autoroute nouvelle pour aller plus vite sur un bouchon… à quoi bon ? (lire ici).

Désavoué par l’Élysée qui a officiellement demandé le lancement des appels d’offres pour la construction de cette autoroute, le Préfet a cependant obtenu l’autorisation d’entamer des études sur les scénarios alternatifs qu’il préconisait, et qui figureront dans le projet de schéma régional des infrastructures de transport, présenté le 15 février prochain. Grise mine du côté du maire de Lyon, mais qui n’en fait pas pour autant un opposant aux infrastructures routières inutiles, puisqu’il relance parallèlement le projet de contournement routier ouest de Lyon.

Bref, hormis le goudron, point de salut ?

Parallèlement, les usagers de la ligne Lyon – Saint-Étienne en viennent à bloquer les voies pendant trois heures (lire ici), provoquant l’arrivée en catastrophe de la directrice régionale SNCF. Grève larvée aux limites de la légalité, retards récurrents, capacité des trains non conforme aux prévisions, information plus que défaillante des voyageurs…

Mais personne semble-t-il ne fait le lien entre le besoin de développer l’offre de transport entre Lyon et Saint-Étienne et le choix modal sur lequel porteraient les investissements.

Certes, la ligne Lyon – Saint-Étienne, parmi les plus anciennes de France, n’est pas un modèle de performance, car entre les courbes serrées et la rampe de 18 pour mille de la vallée du Gier, les vitesses plafonnent entre 105 et 110 km/h entre Givors et Saint-Chamond, et à 120 km/h à l’approche de Saint-Étienne. 46 minutes pour relier les deux villes, avec des arrêts intermédiaires à Givors, Rive-de-Gier et Saint-Chamond : c’est 4 minutes de plus qu’en 1973, malgré les TER2N bien plus performantes que l’X2800 et sa remorque Decauville qui obtenaient ce chrono. Merci le KVB et la saturation du noeud lyonnais…

Alors plutôt que de ne regarder l’avenir qu’au travers d’un ruban de goudron de plus, si on s’interrogeait sur ce qui pourrait être fait pour le rail ?

(Source : Office pour le Renouveau des Transports Ferroviaires).

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