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Posts Tagged ‘Grand Paris Express’

Frédéric Cuvillier présentera sa feuille de route en conseil des ministres le 3 octobre

Posted by ardsl sur 28 septembre 2012

En visite le 27 septembre 2012 dans des ateliers de maintenance du RER A, le ministre délégué aux Transports a confirmé qu’il communiquerait au prochain conseil des ministres sa feuille de route pour les cinq ans à venir. Parmi les grands chantiers, la réforme ferroviaire dont le projet de loi serait présenté courant octobre pour être discuté au Parlement en 2013.

Accueilli par une délégation CGT de la ligne du RER B bardés d’autocollants demandant : « le changement, c’est pour quand ? », Frédéric Cuvillier s’est vu remettre un « Livre noir du RER« . Le ministre délégué aux Transports était venu visiter le nouveau bâtiment de maintenance de Sucy-en-Brie construit pour entretenir les nouvelles rames à deux niveaux qui circulent depuis un an sur la ligne du RER A, et monter à bord de l’une d’entre elles.

Ces fameuses rames MI09 inaugurées en décembre 2011 par Nicolas Sarkozy censées mettre fin au calvaire du million de voyageurs quotidiens du RER A qui relie la banlieue parisienne d’est en ouest, via la capitale. Deux nouvelles rames sont injectées en moyenne tous les mois, et ce jusqu’en 2017, pour remplacer les plus anciennes.

« Pas une bonne idée de s’attaquer à la dette des autres »

Juste avant son arrivée, les syndicalistes avait déjà interpellé Pierre Mongin, le patron de la RATP, sur les mêmes sujets : la présence de poussière d’amiante dans l’atelier de maintenance du RER B à Massy, la suppression de 2800 emplois depuis 2008 à la Régie, l’insuffisance de trains sur cette ligne, la nécessité d’un deuxième atelier de maintenance du RER B et le problème d’engorgement du tronçon commun du RER A et D.

« Je vais donner une nouvelle lettre de mission à Monsieur Mongin dans quelques semaines et nous ferons le point sur ce qui a été engagé et sur la stratégie à venir« , a répondu le ministre, avant d’entamer sa visite.

Car pour l’heure, ce qui le préoccupe, c’est moins la situation à la RATP et des transports en Île-de-France (c’est d’ailleurs le ministère de Cécile Duflot qui porte le projet du Grand Paris), que la nécessaire réforme su système ferroviaire dont son cabinet est en train d’élaborer les contours en vue du projet de loi qui devrait normalement être présenté en conseil des ministres, dans les prochaines semaines.

Commentant la récente proposition de Guillaume Pépy de partager les 30 milliards de dette ferroviaire entre SNCF, les usagers du TER et les contribuables, le ministre a ironisé : « ce n’est pas forcément une bonne idée de s’attaquer à la dette des autres« . Autrement dit à la dette de Réseau ferré de France (RFF)… Le président de SNCF souhaite voir rayer RFF de la carte dans un scénario qui verrait la holding SNCF intégrer à la fois la gestion des infrastructures et l’exploitation des trains.

En attendant de trancher sur cet épineux dossier, Frédéric Cuvillier devrait communiquer le 3 octobre, en conseil des ministres, la feuille de route de son ministère pour les cinq prochaines années. Il n’a pas souhaité en donner le détail avant cette date.

(Avec mobilicites.com).

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Les élus locaux défendent le projet de LGV Paris – Orléans – Clermont-Ferrand – Lyon

Posted by ardsl sur 19 septembre 2012

L’association TGV Grand Centre Auvergne a tenu son assemblée générale, vendredi 14 septembre à Vierzon.

Le projet va se faire. C’est ce qu’assure Rémy Pointereau, sénateur UMP du Cher et président de l’association TGV Grand Centre Auvergne. Au cours de l’assemblée générale de l’association, vendredi 14 septembre, à Vierzon, il l’a redit et le directeur du projet à Réseau Ferré de France (RFF), Thomas Allary, ne l’a pas démenti.

« Touche pas à mon POCL »

L’association qui compte 700 membres et qui réunit des élus de droite et de gauche, y croit ferme . « Le débat public a été le plus important après celui sur le Grand Paris et il a débouché sur un consensus fort, ce qui est rare », a insisté Rémy Pointereau. Le maire socialiste de Nevers a ajouté que « ce projet ne peut que contribuer à la croissance ». Et Thomas Allary a souligné que « malgré le contexte économique, RFF – en concertation avec l’État – a décidé de poursuivre les études ». Certes, c’était l’ancien gouvernement, et puisque le « nouveau a décidé de hiérarchiser les projets, et c’est à nous d’agir pour que le projet POCL soit retenu », a ajouté Rémy Pointereau.

L’association va lancer une pétition intitulée Touche pas à mon POCL pour maintenir la mobilisation. Elle va aussi poursuivre son lobbying auprès des nouveaux ministres, « notamment sur les thèmes de l’égalité des chances et des territoires, puisqu’il existe maintenant un ministère pour cela », et auprès de l’Union Européenne « où l’on pourrait bénéficier de 3 milliards d’euros ».

Courant octobre, le nouveau préfet coordinateur va réunir le nouveau comité de pilotage, dans lequel l’association souhaite entrer. Les études complémentaires dureront un an (pour un montant de 3M€ payé par les Régions, l’État et RFF) pendant lequel sera organisée une concertation. « L’été prochain, on connaîtra le résultat des études et, après 2013, on peut envisager l’enquête publique », espérait Rémy Pointereau.

Vendredi 14 septembre, le sénateur-maire de Châteauroux, Jean-François Mayet, s’est demandé « pourquoi on intègre le scénario médian dans ces études alors que le consensus portait sur le seul scénario Ouest ?», tandis que le président de l’agglomération de Bourges a souhaité que « l’avenir du Poitiers – Limoges, d’une part, et l’apport voyageurs du POLT soient enfin intégrés dans l’étude économique du POCL ».

Il faudra attendre les arbitrages gouvernementaux pour parier plus sûrement sur l’avenir du projet.

(Avec La Nouvelle République).

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La RATP ne connaît pas la crise

Posted by ardsl sur 3 septembre 2012

Malgré un contexte économique déprécié et les chiffres du chômage qui s’envolent, entraînant forcément une baisse de la mobilité en partie compensée par la hausse des prix du carburant, la RATP qui exploite les transports publics parisiens, une partie du réseau francilien et de nombreux réseaux en province et à l’étranger tire son épingle du jeu. Les filiales réalisent 14% du chiffre d’affaires du groupe.

« Les résultats semestriels 2012 se maintiennent à un niveau historiquement élevé, en ligne avec les objectifs. Ces bons résultats concernent aussi bien l’ÉPIC que les filiales », se félicite le patron de la RATP Pierre Mongin.

Les filiales, dont le chiffre d’affaires atteint 365 millions d’euros, contribuent à 14% du chiffre d’affaires du groupe, contre 12% au 30 juin 2011 à périmètre constant.

Au premier semestre 2012, sa principale filiale, RATP Dev qui réalise 64% de son chiffre d’affaires à l’international, a remporté plusieurs marchés au Maghreb (tram d’Alger, d’Oran et de Constantine en Algérie, tram de Casablanca au Maroc) et aux États-Unis avec le réseau de bus d’Austin au Texas et le tram de Washington.

En Grande-Bretagne, RATP Dev a racheté le transporteur britannique HR Richmond, et le marché britannique constitue aujourd’hui la première zone d’activité de la filiale à égalité avec la France. Grâce à la force de la livre sterling par rapport à l’euro et depuis l’héritage des actifs nés de la fusion Veolia Transdev.

CA « impacté » et légère baisse de trafic

Au 30 juin 2012, semestre au cours duquel les activités de gestionnaire d’infrastructure et d’opérateur de transport ont été séparées dans les comptes de l’entreprise publique, le chiffre d’affaire consolidé du groupe s’élevait à un peu plus de 2,5 milliard d’euros, en progression de 0,2% à périmètre constant, mais impacté négativement par la déconsolidation de Systra et l’application de la nouvelle norme comptable IFRIC 12 au matériel roulant dans le cadre du nouveau contrat signé avec le Syndicat des transports d’Île-de-France (STIF), précise le communiqué. « À méthode constante, la progression du chiffre d’affaires consolidé aurait été de 4,5%« , a insisté Pierre Mongin lors de sa présentation devant la presse, le 3 septembre en fin de matinée.

Le résultat d’exploitation se maintient à 265 millions grâce notamment à la performance des filiales et en dépit d’un contrat plus exigeant avec le STIF qui s’est traduit part la remise à zéro des incitations financières de la RATP. Le contrat signé en mars est implacable sur la ponctualité et la régularité des métros, RER et bus. Malus à l’appui.

Le résultat net du groupe baisse à 149 millions d’euros, contre 155 millions en juin 2011 (en partie à cause de ce système de bonus-malus plus drastique), et la contribution des filiales à ce résultat net augmente de 3 millions d’euros.

Quant aux recettes voyageurs, elles affichent une hausse de 3,2% à 1,126 milliard d’euros, malgré une baisse du trafic de 0,8% depuis janvier 2012, uniquement sur le réseau d’autobus et de tramways. Recul que Pierre Mongin attribue eassentiellement aux travaux de construction ou de prolongement des lignes de tramways. La bonne tenue des recettes malgré le recul du trafic s’explique par la hausse des prix des tickets et l’augmentation du nombre des abonnements vendus.

Signe d’un report de la voiture vers les transports collectifs à cause de l’envolée du prix des carburants ? Pierre Mongin en a l’intuition, « même si nous ne disposons d’aucune étude pour l’étayer« , a t-il confié.

6,5 milliards d’investissements d’ici à 2016

Au premier semestre, le groupe a investi 580 millions d’euros dont 564 millions en Île-de-France (+7,2%) avec notamment les nouvelles rames du RER A et les rames rénovées sur le RER B. En ligne de mire pour le second semestre 2012, l’automatisation intégrale de la ligne 1 du métro (et les prolongements de la ligne 12 du métro et des lignes de tramway T1, T2 et T3, soit 25 kilomètres de lignes de tram.

Et sur les quatre prochaines années, le budget d’investissement inscrit dans le contrat avec le STIF est de 6,5 milliards d’euros pour moderniser les transports franciliens.

La capacité d’autofinancement du groupe représente 430 millions d’euros, « mais un besoin en fonds de roulement conjoncturel a nécessité un endettement supplémentaire sur la période« , indique la RATP dont la dette historique représente plus de 5 milliards d’euros.

Les perspectives pour fin 2012

Le transporteur public compte bien jouer un rôle de choix dans le projet du Grand Paris Express en se positionnant sur les marchés de maîtrise d’œuvre, « en particulier celui des systèmes« , a indiqué Pierre Mongin.

En province, où RATP Dev a remporté les bus de Charleville-Mézières et a été renouvelée pour exploiter ceux de Moulins et de Bourges, la filiale est candidate à l’exploitation de plusieurs autres réseaux comme à Boulogne-sur-Mer, Sens, Châtellerault, Pays des Olonnes. À l’international enfin, l’entreprise attend des résultats d’appels d’offres en Asie et « sur la route de l’Asie« .

Restent certains actifs de Veolia qui cherche à se désinvestir de sa filiale transport Veolia Transdev et qui semblent intéresser la RATP, comme SNCF : « nous nous sommes mis d’accord avec Guillaume Pépy, mais la décision revient d’abord à l’État« . Et à l’autorité de la concurrence … C’est vers l’Asie, où RATP Dev a une joint venture avec Veolia que le duo Mongin – Janaillac lorgne tout particulièrement.

(Avec mobilicites.com).

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SNCF : Jean-Pierre Farandou nommé directeur général

Posted by ardsl sur 1 juin 2012

Jean-Pierre Farandou quitte ses fonctions de directeur de la branche Proximités pour devenir directeur général délégué de SNCF. Il sera notamment chargé de piloter la restructuration du groupe avec en point de mire, la réforme du système ferroviaire français et son ouverture à la concurrence. Rachel Picard a été nommée directrice générale de Gares & Connexions et Joël Lebreton « animera » la branche Proximités.

Ces nominations, proposées par Guillaume Pépy, ont été approuvées par le conseil d’administration de SNCF du 31 mai 2012. Si celle de Rachel Picard était déjà connue (lire), celle de Jean-Pierre Farandou est plus inattendue. L’ex directeur général de la branche Proximités de SNCF, qui regroupe toutes les activités conventionnées du groupe (Keolis/Effia, Intercités, TER, Transilien) aura la lourde tâche « de piloter les adaptations du fonctionnement de l’établissement public SNCF, au moment où devrait se discuter une réforme du système ferroviaire français« , explique un communiqué du groupe.

Réduire les frais de structure

Il sera chargé « d’impulser la réduction des frais de structure dans toute l’entreprise, de conduire les évolutions managériales, de régionaliser SNCF en Île de France et aura la responsabilité de porter des projets de développements majeurs pour le groupe SNCF tel le projet du Grand Paris. »

Ce poste de directeur délégué de SNCF est nouveau dans l’organigramme de SNCF. Jean-Pierre Farandou sera directement rattaché à Guillaume Pépy.

Autre nomination, celle de Joël Lebreton, conseiller du président, qui « animera » la branche SNCF Proximités. Le communiqué précise que « les dirigeants de TER, Intercités, Transilien et Keolis rendront compte de leurs activités au président de SNCF« .

Le parcours de Jean-Pierre Farandou

Avant de rentrer chez SNCF en 1981, Jean-Pierre Farandou, 54 ans, ingénieur des Mines de Paris, a travaillé pour une compagnie minière américaine AMAX à Denver (Colorado).

Il a ensuite consacré une grande partie de sa carrière dans le groupe SNCF au transport des voyageurs.

Après avoir occupé différents postes de responsable production et marketing, il a été nommé chef de projet pour le lancement du TGV Paris-Lille en 1993.

Il a ensuite créé à Bruxelles la structure juridique de Thalys International dont il a assuré la direction générale de 1993 à 1998. Il a été successivement Directeur des Cadres RH de 1998 à 2000 et Directeur Adjoint Grandes Lignes de 2000 à 2002.

Il a dirigé jusqu’en janvier 2005, la région SNCF Rhône Alpes dont le réseau TER est le plus important de France.

Par la suite, il a pris le poste de Directeur Général de Keolis Lyon (4200 salariés) opérateur des bus, métros et tramways lyonnais.

Il est nommé en octobre 2006 Directeur de la Branche SNCF Proximités, regroupant Transilien, TER, Intercités, Keolis et Effia.

La branche SNCF Proximités est devenue sous sa direction la première branche de SNCF avec plus de 12 milliards d’euros de chiffres d’affaires en 2011, ce qui en fait le leader mondial du transport public devant DB-Arriva, Veolia-Transdev et RATP.

Télécharger le communiqué de presse et le nouvel organigramme de SNCF

(Avec mobilicites.com).

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Systra veut conquérir les trams et les trains du monde entier

Posted by ardsl sur 28 mai 2012

Après des années de concurrence entre les deux groupes publics et leurs équipes, toutes les entités dédiées à l’ingénierie ferroviaire seront effectivement fusionnées le 1er juillet prochain.

Un nouveau logo, bientôt un nouveau siège à deux pas de celui de Microsoft à Issy-les-Moulineaux… Systra, le leader français de l’ingénierie ferroviaire, détenu à part égale par la RATP et SNCF, est en ordre de marche pour accélérer sa croissance en France et à l’étranger, où il réalise la moitié de son chiffre d’affaires.

Après des années de concurrence entre les deux groupes publics et leurs équipes, toutes les entités dédiées à l’ingénierie ferroviaire seront effectivement fusionnées le 1er juillet prochain. L’État avait finalement décidé, il y a un an et demi, de couper court aux ambitions de prise de pouvoir de la RATP et de SNCF sur Systra.

Gestion paritaire entre SNCF et la RATP

Il a préféré donner naissance à un champion tricolore de l’expertise ferroviaire en répartissant son capital à parts égales entre les deux groupes et en organisant sa gouvernance avec un directoire et un conseil de surveillance présidé tour à tour par le président de SNCF et celui de la RATP. En France, Systra peut s’enorgueillir d’avoir réalisé l’ingénierie de toutes les lignes à grande vitesse françaises et de 21 des 28 lignes de tramway en service dans l’Hexagone.

Grâce à l’absorption d’Inexia et de Xelis, les filiales de SNCF et de la RATP, Systra devient le numéro deux mondial de l’ingénierie ferroviaire et leader dans le domaine de la grande vitesse, compte doubler son chiffre d’affaires (416 millions d’euros en 2011) d’ici à 2016. «Nous avons l’intention d’y arriver grâce à notre croissance organique», affirme Pierre Verzat, le nouveau président du directoire. Pour y parvenir, Systra mise sur le Grand Paris Express dont il espère décrocher des appels d’offres mais surtout sur l’international.

« La population ne cesse de croître dans les villes« , rappelle Pierre Verzat. « À l’heure actuelle, plus de 25000 d’entre elles comptent plus de 10 millions d’habitants. Et la circulation deviendra ingérable si le transport individuel s’impose. »

Mais les dirigeants de Systra reconnaissent avoir saisi les opportunités les unes après les autres. «Nous avons été très présents en Amérique du Sud que nous avons un peu abandonnée pour l’Asie et ensuite le Moyen-Orient.» Dorénavant, les équipes de Systra devront rester en veille dans les zones à fort potentiel. Outre le Moyen-Orient, où Systra a réalisé la conception et la mise en œuvre du métro automatique de Dubaï, l’Asie – avec notamment la ligne à grande vitesse coréenne – et l’Amérique latine, de nouveaux projets de trains ou de tramways devraient émerger en Europe du Nord et de l’Est, en Russie notamment. Quant à l’Amérique du Nord, Systra réfléchit à un éventuel partenariat avec un acteur local pour décrocher, entre autres un projet de tramways à Los Angeles.

(Avec lefigaro.fr).

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