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iDBUS débarque en Rhône-Alpes

Posted by ardsl sur 24 septembre 2012

Les cars Starshipper (ici à Chambéry) qui relient Lyon à Turin depuis le 6 juillet 2012 devraient bientôt être concurrencés par des cars iDBUS. Photo : Alain Caraco.

SNCF annonce le lancement d’une nouvelle plateforme d’autocars low-cost IDBUS à Lyon. Les premiers autocars iDBUS pourraient circuler en Rhône-Alpes dès novembre 2012. Sur quelles destinations ? Mystère pour l’instant. Décryptage de cette annonce par l’ARDSL.

iDBUS fonctionne depuis le 23 juillet 2013 en reliant Londres, Bruxelles ou Amsterdam à Paris et à Lille.

« En deux mois de fonctionnement, nous avons vendu 27000 billets, c’est à dire touché 16000 voyageurs« , annonce Barbara Dalibard, la directrice générale de la branche SNCF Voyages. La plupart des clients ont donc effectuer un trajet aller et retour. Le taux de remplissage s’élève en moyenne à 79%. « C’est une surprise de constater que plus de 50% des clients n’utilisaient jusqu’alors pas les transports collectifs« , commente Barbara Dalibard. Autrement dit, un client d’iDBUS sur deux n’était jamais monté dans un autocar, ni à bord d’un train.

Dans la foulée de ce démarrage encourageant, SNCF qui se découvre des talents d’autocariste confirme la poursuite de la montée en cadence d’iDBUS, avec à partir du 15 octobre, une augmentation du nombre de liaisons vers les capitales d’Europe du Nord (Londres, Amsterdam et Bruxelles), soit 19 rotations quotidiennes, contre 9 actuellement.

Cap sur l’Italie

« Fin 2012, nous ouvrirons un deuxième hub à Lyon« , indique Barbara Dalibard. Mais concurrence oblige, motus et bouche cousue sur les destinations envisagées. La Suisse, l’Italie, l’Espagne ? Réponse sans doute dans le courant de l’automne.

Des destinations en Suisse, cette hypothèse parait pour le moins farfelue. Cela reviendrait en concurrencer directement la relation TER Lyon – Genève, largement subventionnée par la Région Rhône-Alpes.

Des destinations en Italie, cette hypothèse parait quasi certaine. La Région Piémont s’est désengagée du financement des cars TER Lyon – Chambéry – Turin. La Région Rhône-Alpes pourrait en faire de même. Ainsi la desserte TER Lyon – Chambéry – Turin assurée par autocars pourrait disparaître à compter du 9 décembre 2012. L’exploitant de cette relation, Les Courriers Rhodaniens (membre de Réunir et donc concurrent direct de Keolis), n’a même pas attendu cette date pour lancer des relations Lyon – Chambéry – Turin à ses risques à périls. Il s’agit des cars Starshipper, qui roulent depuis le 6 juillet 2012 (lire). Cette relation connaît un démarrage délicat, selon nos informations (lire).

Visiblement, le groupe SNCF n’entend pas laisser la route libre à Starshipper. Elle devrait donc lancer ses iDBUS entre Lyon, Chambéry et Turin.

Cette offre iDBUS ne concurrencerait pas directement l’offre ferroviaire de SNCF. En effet :

  • il n’existe aucune offre ferroviaire directe entre Lyon Part-Dieu et Turin. Les voyageurs lyonnais voulant se rendre en train à Turin doivent emprunter un TER jusqu’à Chambéry, puis un TGV.
  • les TGV Paris – Milan ne desserviront pas Saint-Éxupéry pendant plusieurs mois en 2013 en raison de travaux entre Grenay et Saint-André-le-Gaz (lire). Ils seront détournés par Bourg-en-Bresse, Culoz et Aix-les-Bains.
  • l’offre ferroviaire entre Chambéry et Turin ne comprend que 3 allers-retours quotidiens.

Autrement dit, le lancement d’iDBUS sur la relation Lyon – Turin ne devrait pas entraîner de report modal du rail sur la route, mais une diminution du transport individuel motorisé au profit d’un développement du transport collectif routier. Pour remplir ses iDBUS Lyon – Turin, le groupe SNCF pourra s’appuyer sur la force de vente de voyages-sncf.com, qui ignore les offres concurrentes.

Une telle stratégie du groupe SNCF en dit long sur l’absence d’ambitions ferroviaires de SNCF sur les relations Lyon – Chambéry – Turin. Ce qui n’est pas une surprise pour l’ARDSL qui s’est heurté aux refus de Guillaume Pépy (président de SNCF) et Josiane Beaud (directrice SNCF en Rhône-Alpes) en la matière.

Il s’agit aussi pour le groupe SNCF de prendre une longueur d’avance sur Veolia Transdev et Trenitalia qui annoncent leur volonté de mettre en place de 2 à 3 allers quotidiens entre Lyon, Aix-les-Bains, Chambéry, Modane, Bardonecchia, Oulx et Turin depuis plusieurs années. Des annonces qui jusqu’à présent sont restées sans lendemain !

Et l’Espagne ?

Les seules relations ferroviaires directes entre Rhône-Alpes et l’Espagne sont actuellement assurées par l’intermédiaire des TGV Paris – Figueras desservant Valence TGV. Autrement dit, bien peu de Rhônalpins prennent le train pour se rendre en Espagne. La route et les compagnies aériennes sont ultra-dominantes sur ce marché.

Le lancement d’une desserte iDBUS Lyon – Barcelone serait avant tout pour l’instant au moyen pour le groupe SNCF de concurrencer Eurolines.

Mais l’ouverture de la LGV Figueras – Barcelone courant 2013 devrait changer la donne. SNCF et RENFE ont constitué une filiale commune, Gala, chargée d’exploiter les nouvelles dessertes transfrontalières. Deux allers-retours en AVE sont prévus entre Lyon et Barcelone. Un aller-retour sera même proposé entre Genève et Madrid. Valence TGV disposera de plusieurs relations quotidiennes avec Barcelone et Madrid. (Lire à ce sujet notre article complet sur la future desserte Genève – Lyon – Valence TGV – Barcelone). Cette LGV mettra Lyon à moins de 4h30 de Barcelone, rendant le train plus concurrentiel face à l’avion ou à la route.

iDBUS pourrait éventuellement proposer des dessertes Milan – Barcelone et Genève – Barcelone alors que les trains hôtels Élipsos (opérés par SNCF et RENFE) vont disparaître (lire).

Des cars construits par Irisbus

Le constructeur Irisbus, l’un des fournisseurs d’iDBUS, doit d’ailleurs dévoiler dans les prochains jours à Annonay (Ardèche) les autocars qu’il livrera à SNCF pour accompagner la croissance de son client.

(Avec AFP, mobilicites.com et rhone-alpes.france3.fr).

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Avis favorable au Lyon – Turin ferroviaire

Posted by ardsl sur 1 août 2012

Les 13 commissaires enquêteurs ont rendu un avis favorable à la réalisation de la partie française des accès au tunnel de base du projet de Lyon – Turin ferroviaire. Cet avis favorable est assorti de nombreuses réserves.  L’enquête publique portait sur la liaison entre Grenay (Rhône) et l’entrée du tunnel de base en Maurienne (Savoie).

Après avoir recueilli les avis des habitants, la commission d’enquête publique a publié son rapport avec des réserves.

Entre janvier et mars 2012, les habitants des 71 communes, traversées par la future ligne Lyon-Turin, pouvaient donner leur avis en mairie ou ailleurs. Cette première phase de consultation terminée, une commission d’enquête publique a compilé les commentaires afin de présenter un rapport et de donner, à son tour, son avis.

Bilan, dans son rapport publié sur le site internet de la préfecture de la Savoie, la commission donne son feu vert mais avec quelques réserves.

Sur les 5700 observations faites par des habitants du Rhône, de l’Isère et de la Savoie,- issus des communes qui s’alignent en direction du tunnel franco-italien-, plus de 3700 sont parvenues aux enquêteurs via des pétitions.

La commission s’en est inspirée pour retenir 3 réserves ou plutôt pour donner 3 conseils essentiels :

  1. La nécessité de travailler en concertation avec le monde agricole et les acteurs locaux.
  2. La nécessité de réétudier la question des sites de dépôts des déblais impropres.
  3. La nécessité de mettre en place des commissions territoriales de concertation et de suivi

Avant cette conclusion, la commission rappelle les bienfaits de cet axe ferroviaire mais aussi les inconvénients.

En premier lieu, c’est l’impact sur l’agriculture qui est pointé du doigt. 680 hectares vont être pris sur les terres agricoles pour mener à bien ce projet. C’est beaucoup, juge les commissaires-enquêteurs qui estiment qu’une bonne étude pourrait permettre de ramener cette surface à 480 hectares.

Autre inconvénient, la traversée des zones urbanisées qui va créer des nuisances supplémentaires aux habitants, comme le bruit ou les vibrations, tant pendant le chantier qu’après. Des nuisances qui ne seront pas sans dévaloriser les biens immobiliers des riverains. Enfin, toujours au rang des méfaits, les expropriations d’habitants ou d’entreprises sont notées dans la colonne des « moins ».

La balle est à présent dans le camp de Réseau Ferré de France.

(Avec alpes.france3.fr).

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“Le Lyon-Turin ne passera pas chez moi !”

Posted by ardsl sur 19 mars 2012

Entre Isère et Savoie, la grogne grandit de jour en jour le long du tracé. Après l’Italie, la colère des “No-TAV” a traversé la frontière. Les uns revendiquent la non-violence tandis que d’autres signent d’un coup de peinture leurs actes de sabotage à défaut de les revendiquer. L’enquête d’utilité publique, qui se termine lundi 19 mars, a ravivé les tensions.

Avressieux, son château, ses bosquets, ses marais bordant les champs de maïs, sa tranquillité à peine troublée par le grondement des tracteurs.

“C’est le genre de coin dans lequel tout le monde rêverait d’habiter. Et vous voulez voir passer des trains à plus de 200 à l’heure ?”

Christian Lovet n’est pas un excité. Mais son sang n’a fait qu’un tour quand il a découvert le tracé de la future ligne Lyon-Turin. L’image du village savoyard bucolique a viré au cauchemar le soir de la réunion publique des opposants au projet. C’était il y a deux semaines. Depuis, il ne décolère pas. Tout comme Richard Mangeolle, qui a pris la tête de la révolte depuis l’ancien café devenu le QG du collectif de défense.

L’immobilier aurait déjà baissé de 30%

Sur leur site internet, c’est aussi beau qu’un train électrique sous un sapin de Noël”, ironise-t-il avant de décrire le spectacle d’apocalypse qui attendrait les habitants : allers-retours incessants de camions dans des nuages de poussière, maisons rasées, terrains agricoles rayés de la carte…

En moins d’un mois, la révolte s’est propagée tout le long du tracé : La Tour-du-Pin, Chimilin, Romagnieu, Avressieux, Belmont-Tramonet… C’est le front commun des agriculteurs et des néoruraux venus goûter la verdure et le calme à des prix abordables. Ils risquent de l’être encore plus, prévient Olivier Cabanel, président de la coordination Ain, Dauphiné, Savoie si le train pointe le bout de sa locomotive : “la seule annonce du projet a déjà fait baisser le prix de l’immobilier de 30 % dans les communes concernées.” À vérifier, mais l’argument fait mouche. Tout comme celui de l’exploitant agricole Christian Provent : “on nous demande de produire plus propre tout en répondant aux besoins des habitants. Et on vient supprimer des dizaines d’hectares de terre cultivable.

Un projet inutile, ruineux et dépassé. Leur verdict est sans appel. Contre-enquête à l’appui. Ils disent qu’une modernisation de la ligne historique suffisait largement à répondre aux besoins des voyageurs comme des transporteurs. C’est le fameux plan B qui circule de mains en mains dans les associations d’opposants.

L’enquête préalable à la déclaration d’utilité publique se termine aujourd’hui dans les 71 communes du Rhône, de l’Isère et de la Savoie concernées par le tracé. Mais elle ne changera rien à la volonté des associations de faire capoter le projet. “Nous resterons non violents, mais nous ne lâcherons pas,” prévient Olivier Cabanel, assurant que ses troupes n’ont aucun lien avec les actions récentes. Le 1er mars à Lyon, un groupe interrompait le trafic (lire). Le 10 mars, un commando sabotait la voie ferrée en Savoie avant de signer “No TAV” comme les opposants italiens (lire). Le 12 mars, deux camions étaient incendiés à Saint-Martin-d’Hères pour dénoncer “les collabos du TAV” (lire).

La colère des Italiens du Val de Suze est maintenant bien partagée de ce côté des Alpes.

Ils redoutent un “saccage paysager catastrophique

De Grenay à Chimilin, le tracé de la future ligne nouvelle Lyon-Turin traverse l’ensemble du Nord-Isère, en épousant celui de l’autoroute A 43 quand cela est possible. Ce qui n’empêchera pas la construction de grands ouvrages d’art (ponts et viaducs) et de tunnels pour franchir l’autoroute, les rivières ou les buttes balisant l’itinéraire. Et ce grand chantier qui va bouleverser la vie des riverains est loin de faire l’unanimité.

La commune de Villefontaine, la communauté d’agglomération Porte de l’Isère et la Ville de Bourgoin-Jallieu ont émis un avis favorable au projet, tandis que celui du conseil général de l’Isère n’est que partiellement favorable, sous la condition express que la mise en service de la ligne grande vitesse soit précédée de celle du contournement ferroviaire de Lyon et de réserves concernant l’insertion dans l’environnement.

Mais l’ouverture de l’enquête d’utilité publique n’a fait qu’amplifier la grogne sur toute la ligne. L’association Frontonas Vigilance TGV, créée en 1992, demande notamment la réalisation de protections phoniques.

Un viaduc de 20 mètres de hauteur et de 900 mètres de longueur

Les habitants du Bourg, à L’Isle-d’Abeau, et ceux de Saint-Marcel-Bel-Accueil redoutent la construction d’un ouvrage hydraulique et routier sur les deux communes, qui impacterait 3 000 à 3 500 habitants dans un périmètre de 300 à 1 500 mètres. Des inquiétudes partagées par l’association Saint-Savin Vigilance qui dénonce un projet flou.

À Chimilin, le maire n’hésite pas à parler d’un “saccage paysager catastrophique” avec “la pose d’énormes merlons et surtout la création d’un viaduc de 20 mètres de hauteur et de 900 mètres de longueur” qui, depuis Saint-Didier-de-la-Tour et La Bâtie-Montgascon, va déboucher dans le village.

(Avec Le Dauphiné Libéré).

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Lyon-Turin : l’enquête débute lundi 16 janvier

Posted by ardsl sur 15 janvier 2012

L’enquête publique qui s’ouvre lundi 16 janvier ne concerne que les deux premières phases de réalisation des accès français, à savoir la ligne mixte entre Grenay et La Motte-Servolex, puis l’itinéraire fret jusqu’à Saint-Jean-de-Maurienne par les tunnels de Chartreuse, Belledonne et Glandon.

Source : RFF

L’enquête publique qui démarre lundi 16 janvier porte sur un projet de plus de 7,5 milliards d’euros. Les “accès français” de la liaison ferroviaire à grande vitesse entre Lyon et Turin, soit 140 kilomètres, sont donc d’un coût comparable aux 8,2 milliards de la section internationale. Celle-ci ne fait “que” 85 kilomètres entre Saint-Jean-de-Maurienne et l’entrée de la plaine de Turin, mais elle est presqu’entièrement en tunnel bitube.

Trois longs tunnels entre Avressieux et Saint-Jean-de-Maurienne

Les accès français comportent, dans un premier temps, deux éléments : une ligne mixte (voyageurs et marchandises) entre le contournement ferroviaire de Lyon (CFAL) et le nord de Chambéry, et une ligne dédiée au fret qui s’embrancherait sur la ligne mixte au niveau d’Avressieux, pour rejoindre à Saint-Jean-de-Maurienne la section internationale après avoir emprunté trois longs tunnels : Chartreuse, Belledonne, Glandon. Ces ouvrages seront à un seul tube. Dans une phase ultérieure, il est envisagé de les doubler, mais cela ne permettra pas d’y faire passer des voyageurs : le tunnel sous Chartreuse mesurant plus de 20 km, il faudrait y créer une gare souterraine, ce qui n’est pour l’heure pas prévu.

Les communes concernées par l’enquête publique sont 73, dans le Rhône, l’Isère et la Savoie. Pour certaines, l’impact est nul car le tracé de la ligne est entièrement souterrain sur leur territoire. Mais leurs habitants ont tout de même voix au chapitre et pourront donner leur avis sur les registres d’enquête, et rencontrer les commissaires enquêteurs aux cours des permanences qu’ils tiendront dans les mairies.

En revanche, certaines communes non concernées par le tracé, mais qui le seront par l’augmentation du trafic, ne figurent pas dans l’enquête, notamment au sud de Chambéry, ce qui a le don d’irriter certains élus comme David Dubonnet, le maire de Barberaz.

Le financement n’est pas acquis

Pour le reste, le projet fait l’objet d’un consensus, si l’on excepte le cas de La Motte-Servolex. L’enquête publique ouvre la voie à une déclaration d’utilité publique. Une fois celle-ci accordée, les travaux peuvent commencer. Les premiers pourraient intervenir en 2014, sous la forme d’une galerie de reconnaissance du tunnel de Dullin-L’Épine. On n’en sait pas plus pour l’instant, d’autant que rien n’est encore réglé sur le plan du financement. Il y aura, c’est sûr, du financement européen, mais il n’est pas acté pour l’heure que l’UE mette la main à la poche aussi généreusement que pour la section internationale (on dit plutôt, aujourd’hui, “transfrontalière”) à laquelle elle apporte 40 %.

Cette section transfrontalière est déjà, en France, d’utilité publique. Sur le tracé, à Saint-Jean-de-Maurienne, l’État a racheté quelques bâtiments, et en a détruit certains. Les premiers travaux préparatoires (déplacements de voiries, etc.) devraient intervenir en 2013, et le début du percement du tunnel de base entre Saint-Jean-de-Maurienne et Susa, en 2015. Si le calendrier est respecté, la LGV Lyon-Turin pourrait être une réalité en 2025. Les premières études en avaient été effectuées par SNCF en 1989…

À terme, 140 trains par jour

La liaison, prioritairement dédiée au fret, est un maillon du corridor européen entre Lisbonne et Kiev. Mais elle irriguera aussi la région. Outre à ses extrémités de Grenay et Saint-Jean-de-Maurienne, la LGV sera raccordée au réseau existant en quatre endroits : la LGV Paris-Marseille à l’aéroport Saint-Exupéry, à La Tour-du-Pin sur la ligne Lyon-Chambéry, à Chambéry-Nord sur la ligne Chambéry-Annecy, et à Laissaud sur la ligne Grenoble-Chambéry. Les lignes actuelles seront décongestionnées, et le trafic TER y gagnera en fréquence et en rapidité.

Les prévisions de trafic de Réseau Ferré de France font état, en 2020, de 50 trains de voyageurs et par jour et 24 trains de fret (plus la circulation sur la ligne existante), et en 2025, une fois le tunnel de base ouvert, de 60 trains de voyageurs et 80 de fret, dont 70 par le tunnel sous Chartreuse et une dizaine par Dullin-L’Épine.

Coûts

Phase 1 (de Grenay à Chambéry via le tunnel de Dullin-L’Épine) : 4 479 M€.

Phase 2 (itinéraire fret d’Avressieux à Saint-Jean-de-Maurienne) : 3 248 M€.

Calendrier

Phase administrative : enquête publique du 16 janvier au 5 mars. Déclaration d’utilité publique sans doute à la mi-2013.

Travaux : objectifs de mise en service 2020-2021 pour la ligne mixte Lyon-Chambéry, 2025 pour la liaison fret entre Avressieux et Saint-Jean-de-Maurienne (le tunnel de base franco-italien entre Saint-Jean-de-Maurienne et Susa devrait être terminé à cet horizon). Cet itinéraire sous Chartreuse et Belledonne pourrait ensuite être doublé à l’horizon 2030, comme la ligne mixte entre Lyon et Avressieux aux alentours de 2035.

(Source : Le Dauphiné Libéré).

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L’avis de l’autorité environnementale sur l’itinéraire d’accès au tunnel de base du Lyon – Turin

Posted by ardsl sur 10 décembre 2011

Lors de sa séance du 7 décembre, l’autorité environnementale a rendu son avis  sur l’itinéraire d’accès au tnnel de base de Lyon.

Le projet vise à relier le contournement ferroviaire de Lyon à l’entrée du tunnel de base franco-italien à Saint-Jean de Maurienne, dans le cadre du programme de liaison ferroviaire Lyon-Turin. Il comporte deux étapes, décalées dans le temps, mais couvertes par la même demande de DUP :

  1. la réalisation d’une ligne mixte fret-voyageurs de Lyon à Avressieux (73), puis d’Avressieux à Chambéry par un tunnel mixte bi-tube sous les massifs de Dullin et de l’Epine, avec un raccordement à la ligne existante au nord de Chambéry, et des aménagements sur les lignes existantes à Montmélian pour assurer le raccordement à la ligne actuelle de Maurienne.
  2. la réalisation d’un nouvel itinéraire fret au grand gabarit entre Avressieux et Saint-Jean-de- Maurienne, par un 1er tube des tunnels sous Chartreuse, sous Belledonne et sous le Glandon. Le raccordement à la ligne existante Grenoble-Montmélian est assuré entre Chartreuse et Belledonne au noeud de Laissaud, et la connexion à la partie internationale à Saint-Jean de Maurienne.

Ce projet, d’un montant évalué à plus de 7 milliards d’euros a connu de nombreuses évolutions dans sa conception et son tracé depuis 20 ans. Sa forme actuelle n’est arrêtée dans son détail et son phasage que depuis une décision ministérielle du 10 novembre 2011. Cela peut expliquer le caractère parfois inabouti du dossier, et son degré de cohérence interne et de précision souvent inférieur à ce qu’on est en droit d’attendre d’une étude d’impact, surtout pour un projet d’une telle ampleur. L’Autorité environnementale recommande d’y remédier avant la mise à l’enquête publique du projet. Il lui semble en particulier indispensable de présenter en appui à l’étude d’impact une évaluation socioéconomique stabilisée, justifiée, et cohérente avec l’étude d’impact, quant au calendrier de réalisation du projet, aux prévisions de trafic avant et après les différentes phases du projet et à leurs conséquences.

Télécharger l’avis complet de l’autorité environnementale

Ce projet sera soumis à enquête publique à partir de la mi-janvier 2012.

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Une gare souterraine à la Part-Dieu dans 20 ans ?

Posted by ardsl sur 26 octobre 2011

Avec ses quatre lignes de métro et ses deux funiculaires, ses multiples tunnels, l’agglomération lyonnaise a appris à vivre aussi avec son sous-sol. C’est probablement loin d’être fini. Depuis plusieurs années, l’idée de construire une seconde gare, souterraine celle-ci, à la Part-Dieu a fait son chemin. L’actuelle gare est déjà saturée et c’est l’une des solutions préconisées pour éviter sa totale asphyxie. Gérard Collomb, le président du Grand Lyon, est un grand partisan de cet ambitieux projet qui devra associer de multiples partenaires.

Marie-Line Meaux, inspectrice générale de l’administration et du développement durable doit remettre au ministre des transports d’ici la fin du mois d’octobre son rapport sur la saturation du nœud ferroviaire lyonnais au ministre des Transport. Les scénarios envisagés intègrent une gare souterraine avec deux choix : l’affecter au TGV ou au TER.

Le Grand Lyon a rejeté la perspective d’une extension « à niveau » de la Part-Dieu empiétant notamment sur le boulevard Stalingrad. Selon des sources proches du dossier, cette réalisation demandera une vingtaine d’années.

D’ici là, il sera sans doute nécessaire de rééquilibrer le trafic TER entre la Part-Dieu et Perrache mais aussi de créer une troisième voie entre Saint-Fons et Grenay.

(Source : Le Progrès).

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