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Guillaume Pépy : « il faut sauver les trains Intercités »

Posted by ardsl sur 13 octobre 2012

Les trains de nuits sont menacés de disparition. La liaison Genève – Hendaye pourrait disparaître au service 2013.

Auditionné le 10 octobre 2012 par la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire du Sénat, le président de SNCF a lancé un cri d’alarme sur la pérennité des Trains d’équilibre du territoire (Intercités). Il faudrait mobiliser deux à trois milliards d’euros sur dix ans pour renouveler le matériel roulant. Le service 2013 pourrait être marqué par la suppression des lignes Lyon – Bordeaux, Genève – Hendaye et Marseille – Clermont-Ferrand.

Entre des TGV et les TER qui se sont modernisées ces dix dernières années, il y a les trains d’équilibre du territoire, aussi appelés Intercités – empruntés quotidiennement par 100000 passagers – qui continuent à chercher leur voie.

On pensait qu’ils l’avaient trouvé après la signature en décembre 2010 d’une convention de trois ans entre SNCF et l’État, qui devenait ainsi leur autorité organisatrice. Mais visiblement, de nombreux problèmes restent en suspens pour la quarantaine de lignes Intercités que compte le réseau français.

L’État a décidé de supprimer au service 2013 la liaison Lyon – Bordeaux (qui dessert Roanne). La liaison Marseille – Clermont-Ferrand va être supprimé sur le parcours le plus fréquenté entre Nîmes et Marseille. Le train de nuit Genève – Hendaye (qui dessert Lyon et Valence) est menacé de disparition. La relation Lyon – Tours (qui dessert Roanne) est maintenue, mais les temps de parcours sont revus à la hausse.

Guillaume Pépy, président de SNCF a déclaré aux sénateurs lors de son audition le 10 octobre 2012 : « les trains Intercités sont en fin de vie. C’est un sujet lourd puisque l’on parle de deux à trois milliards d’euros de matériel roulant à renouveler dans les dix ans« .

Une facture qui pourrait varier en fonction de la solution adoptée. Soit l’achat de matériel neuf qui pourrait, comme le suggéraient récemment Bombardier et Alstom, être puisé dans les méga-commandes Regiolis et de Regio 2N, trains régionaux qui moyennant quelques adaptations, pourraient être exploités sur de plus longue distance.

Soit la transformation des rames TGV de première génération. Une idée qui, selon l’AFP, serait sérieusement évoquée au sein de SNCF. Elle aurait l’avantage de doter à moindre coût certaines régions de TGV « Canada dry » comme les avait appelés Guillaume Pépy. Mais pas sûr que cela fasse rire les élus régionaux.

Augmenter la taxation des sociétés d’autoroute

Autre sujet d’inquiétude pour le patron de SNCF, le budget d’exploitation de ces trains Intercités qui est pour l’instant abondé à hauteur de 15%, soit 35 millions d’euros par les péages autoroutiers, et à 85% par une taxe sur les activités ferroviaires de SNCF. « Cette répartition doit pouvoir évoluer parce que la partie autoroutière est très faible, et plafonnée, ce qui veut dire que la partie ferroviaire augmente d’année en année« , a-t-il indiqué, ajoutant, « il me semble que cela mériterait de la part du Parlement un réexamen« .

Une proposition qui ne fait pas rire non plus les sociétés d’autoroute : dans un communiqué, elles ont soulignent qu’une telle mesure reviendrait « à augmenter encore la fiscalité pesant sur les utilisateurs d’autoroutes » et ont rappelé que « 38% des montants acquittés par les automobilistes sont reversés à l’État sous la forme de taxes et d’impôts divers« .

« La proposition du président de la SNCF, si elle était acceptée par le Parlement, viendrait à l’encontre du double objectif affiché par l’État de non augmentation de la charge fiscale pesant sur les Français, et de modération des tarifs des services publics« , ont-elles prévenu.

(Avec mobilicites.com).

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L’abandon de projets de LGV inquiète des élus mais réjouit les opposants

Posted by ardsl sur 13 juillet 2012

La remise en cause par le gouvernement de futures lignes à grande vitesse, pour cause de rigueur budgétaire, inquiète certains élus régionaux mais conforte les anti-LGV qui avancent depuis longtemps des arguments économiques et environnementaux.

« Nous sommes conscients que les finances publiques sont contraintes, mais la 4e ville de France ne peut pas être tenue à l’écart du réseau européen de la grande vitesse« , a déclaré le maire socialiste de Toulouse, Pierre Cohen, réagissant aux propos tenus par le ministre délégué au Budget, Jérôme Cahuzac.

Ce dernier, aussi député du Lot-et-Garonne, a prévenu mercredi 11 juillet que « le gouvernement n’aura pas d’autre choix que d’abandonner certains projets« .

« Il faudra élaguer« , a-t-il averti, s’interrogeant sur l’intérêt de prolonger certaines lignes LGV « pour un gain de temps marginal« , alors qu’il serait peut-être plus urgent de consacrer cet argent à l’entretien des lignes ferroviaires secondaires.

« Ce que le gouvernement a annoncé me paraît raisonnable, réaliste. Il faut prendre tout ces projets, les examiner du point de vue de l’environnement, de l’énergie, de leur utilité, de leur urgence et il y aura à ce moment-là des priorités définies« , a déclaré jeudi 12 juillet le patron de SNCF, Guillaume Pépy.

« Ma conviction, c’est que la priorité de la SNCF, ça doit être les trains de la vie quotidienne, c’est-à-dire les RER en Île-de-France, les TER en province et le réseau existant« , a-t-il assuré.

Or, le Grenelle de l’environnement, qui vise à favoriser le rail sur la route, a prévu la construction de 14 LGV supplémentaires (2000 km), d’ici à 2020. 2500 km sont également à l’étude pour le plus long terme.

Seules quatre nouvelles lignes sont aujourd’hui financées et assurées d’être réalisées :

  • la phase 2 de la  LGV Est entre Metz et Strasbourg
  • Le Mans – Rennes
  • Tours – Bordeaux
  • le contournement Nîmes – Montpellier.

L’incertitude plane notamment sur les deux prolongements au-delà de Bordeaux (vers Toulouse et Hendaye), la ligne Paris – Orléans – Clermont-Ferrand – Lyon (POCL), Marseille – Nice ou Lyon – Turin.

Mettre de l’ordre

Pour le président PS de la Région Aquitaine, Alain Rousset, le prolongement vers l’Espagne « est non seulement une priorité mais c’est aussi une obligation internationale puisque l’Europe ne financera que s’il y a une jonction » avec l’Espagne.

Le socialiste Jean-Jack Queyranne, à la tête de la Région Rhône-Alpes, a lui aussi fait part de son inquiétude, demandant « solennellement » au gouvernement de respecter la parole de la France en faveur du Lyon – Turin (lire le communiqué complet de Jean-Jack Queyranne). Dans les Alpes-Maritimes, le président du Conseil général et député UMP Éric Ciotti a dénoncé « un coup d’arrêt inacceptable« .

Dans son récent rapport sur l’état des finances publiques, la Cour des comptes relève que le volet « Transports » dans le Schéma national des infrastructures de transports (SNIT) « aurait un coût total estimé à 260 milliards d’euros« , dont les deux tiers consacrés au ferroviaire.

L’institution s’interroge notamment sur la création de nouvelles LGV « qui ne sont pas budgétairement soutenables et dont, ni la rentabilité financière, ni la rentabilité socio-économique, ni l’intérêt environnemental ne sont établis« .

Le nouveau ministre délégué aux Transports, Frédéric Cuvillier, a affirmé vouloir « mettre de l’ordre dans le SNIT » (lire). Ce sera la tâche d’une commission chargée de « hiérarchiser les projets, de définir un mode d’emploi ainsi que sa faisabilité financière« .

« Sans avoir les financements, il est aberrant de parler d’un projet de huit milliards entre Toulouse et Bordeaux pour seulement une élite qui se déplace de métropole en métropole« , a déclaré à l’AFP le porte-parole de la coordination anti-LGV dans le Lot-et-Garonne, Charles d’Huyvetter.

 (Avec nouvelobs.com).

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SNCF veut concurrencer la voiture avec ses Intercités low cost

Posted by ardsl sur 13 juin 2012

Misant sur la hausse du prix de l’essence, la compagnie ferroviaire tente une percée sur le marché des vacances avec des billets « 100% éco ». À partir du 30 juin 2012, elle revisite son offre de trains Intercités avec des tarifs à partir de 15 euros. Même les couettes dans les trains de nuit seront plus moelleuses.

Pour les vacances, il y a une vie à côté des TGV. C’est le message que semble vouloir faire passer SNCF avec le toilettage de son offre commerciale sur les trains Intercités, qui sont par ailleurs en train de subir une cure de rénovation.

Chaque jour, ils transportent 100000 voyageurs contre 300000 pour les TGV.

Objectif, « ramener les automobilistes vers le train« , résume Christophe Fanichet, directeur de l’activité Intercités.

Une offre loisir pour tenter de grignoter des parts de marché sur la voiture, sans faire de l’ombre aux autres trains Intercités ou au TGV, en attendant l’arrivée d’autocars longue distance à l’intérieur du territoire français ? « Cette offre ne mange pas notre cœur de marché, les prix d’appel ne sont valables que sur le premier et le dernier train de la journée« , répond Christophe Fanichet.

Tarif Minigroupe

Et pour mieux concurrencer la voiture qui a toutefois le mérite de transporter 2 ou 5 personnes pour le même coût, SNCF lance le tarif Minigroupe, valable toute l’année : si vous voyagez à plus de deux, la troisième personne paie 10 euros supplémentaire (offre valable jusqu’au 5e voyageur). SNCF va tester ce tarif minigroupe sur une soixantaine de destinations, cet été.

Enfin, si vous voyagez en tribu et voulez rester entre vous, la compagnie propose de privatiser ses compartiments normalement prévus pour six personnes (quatre en 1ère classe). À partir du quatrième passager, pour 40€ de plus, le compartiment est à vous ! (+70€ en 1ère pour voyager à 2 au lieu de 4).

Dans de beaux draps

Pour enrayer le déclin du trafic sur les trains de nuit (lié au manque de possibilité de réserver son billet longtemps à l’avance à cause du manque de visibilité de SNCF sur les sillons que Réseau Ferré de France va lui libérer, selon Christophe Fanichet), SNCF déploie des trésors d’imagination.

Si vous êtes une femme par exemple, vous pouvez réserver en ligne un compartiment couchettes « dame seule » sur les trains de nuit. Ça, c’est gratuit.

« Non seulement on maintient nos trains de nuit, mais en plus, on va redynamiser notre offre« , explique le patron d’Intercités qui brandit la nouvelle couette douillette que SNCF a acheté en Chine pour dorloter ses passagers du Paris-Toulouse de nuit. « Elles plaisent beaucoup, peut-être même trop, elles sont souvent volées« , témoigne Béatrice Chavanel, responsable du marketing chez Intercités.

Bientôt une petite note au dessus des couchettes proposant d’acheter la couette de SNCF en gare, plutôt que de la dérober, comme pour les peignoirs dans les hôtels ? « On réfléchit à un bip antivol« , confie la représentante de SNCF. À 15 euros le coût de revient de la couette, difficile de rentabiliser le tarif low cost des Intercités de l’été…

Intercités en chiffres

Les trains Intercités font partie de la branche Proximités de SNCF qui regroupe aussi les TER et Transilien, et est depuis début juin 2012 « animée » par Joël Lebreton (ancien président de Transdev avant la fusion avec Veolia en 2011).

  • 100000 voyageurs par jour soit (contre 300000 voyageurs à bord des TGV).
  • 36 millions de voyageurs en 2011, en hausse de 2,5% par rapport à 2010.
  • 38 lignes dont les trains de nuit Paris – Briançon, Paris – Bourg-Saint-Maurice, Paris – Saint-Gervais-les-Bains, Genève – Hendaye et les lignes de jour Lyon – Bordeaux, Lyon – Tours et Lyon – Nantes.
  • 367 villes desservies dans 21 régions (dont Genève, Valence ville, Crest, Die, Luc-en-Diois, Veynes, Gap, Chorges, Embrun, Mont-Dauphin, L’Argentière, Briançon Roanne, Lyon Part-Dieu, Lyon Perrache, Chambéry, Aix-les-Bains, Rumilly, Annecy, La Roche-sur-Foron, Cluses, Sallanches, Saint-Gervais-les-Bains, Albertville, Moûtiers, Aime, Landry et Bourg-Saint-Maurice).
  • 1 milliard d’euros de chiffre d’affaires en 2011.
  • Taux de remplissage : 65% sur les trains de jour, taux non communiqué sur les trains de nuit.

(Avec mobilicites.com).

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Les voyageurs victimes de la crise des sillons

Posted by ardsl sur 3 mai 2012

Voyager en train de nuit devient de plus en plus compliqué, en raison des ouvertes tardives des réservations et des suppressions des circulations certains jours en raison des travaux.

Fin avril, SNCF a officialisé la suppression de certains trains en raison de la crise des sillons. L’État approuve cette décision. Explications.

La direction nationale SNCF a validé fin avril une nouvelle stratégie concernant les retours de sillon par RFF sur les trains impactés par les travaux : « si les demandes de sillons horaires faites par SNCF n’obtiennent pas l’accord de Réseau Ferré de France à J – 21 pour les trains de nuit et à J – 14 pour les trains de jour les trains seront supprimés« .

Parmi les premières conséquence de cette décision la suppression des circulations envisagées en mai du train de nuit Genève – Hendaye (lire). Il serait même dans une situation « délicate » pour les mois de juillet et août, période où il doit en théorie circuler toutes les nuits.

Certains trains de nuit seront replacés par des autocars sur certains trajets.

La problématique de l’impact des travaux sur la circulation ferroviaire n’est pas nouvelle. Mais elle s’intensifie en 2012 avec la multiplication des chantiers. Le ministère des Transports, la direction de SNCF et la direction de RFF tiennent régulièrement des réunions tripartites sur la « crise horaire ». La FNAUT est intervenue fin avril pour dénoncer les multiples suppressions ou ouvertures tardives des réservations pour les trains de nuit (lire). L’État pousse la logique de suppression anticipée (les jours où la circulation ne pourra être confirmé).

La stratégie précédente de SNCF comprenait des ouvertures à la vente extrêmement tardives, voire des places vendues dans des trains qui n’ont finalement pas pu circuler.

SNCF a adoptée cette nouvelle stratégie faute de mieux. Mais cela laisse espérer que peu d’améliorations à court terme pour les voyageurs, victimes de la crise des sillons.

Pour changer cette situation détestable, il faudrait que les pouvoirs publics prennent conscience de la médiocrité du fonctionnement actuel entre RFF et SNCF (qui ne se limite pas à la crise des sillons, mais porte aussi sur l’organisation et la conduite de la maintenance et des travaux sur le réseau ferroviaire national). Sinon, le chemin de fer français ne pourra continuer sa descente aux enfers.

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