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Le TGV low-cost circulera dès le premier semestre 2013

Posted by ardsl sur 25 septembre 2012

Un million de billets à moins de 25 euros seront vendus chaque année grâce au «TGV éco».

Trop cher, le train?  Consciente qu’un grand nombre de Français ont renoncé au train, dont le prix est au-dessus de leurs moyens, SNCF s’apprête à multiplier les initiatives pour les convertir. « On va les aider à voyager moins cher !« , s’exclame Guillaume Pépy, le président de SNCF. « L’image du train n’est pas assez associée aux petits prix. »

Dans deux mois, SNCF devrait dévoiler sa première rame de TGV low-cost, rebaptisé «TGV éco», dont le démarrage est prévu pour le premier semestre 2013.

L’objectif de ce TGV à petit prix est d’offrir « chaque année un million de places à moins de 25 euros« , résume Barbara Dalibard, la directrice générale en charge de la branche voyages de  SNCF. « Nous allons abaisser nos coûts pour produire moins cher. Or nos principales charges sont le matériel et les péages versés à RFF. » Les rames du TGV éco embarqueront davantage de passagers qu’une rame classique avec une seule classe et un confort basique. «Nous desservirons des gares bis”où les péages sont moins chers», souligne Barbara Dalibard. L’initiative de SNCF, qui a transporté 102,5 millions de voyages en TGV et iDTGV en 2011, est une première dans le monde. Jusqu’à présent, aucun opérateur n’a encore lancé d’offre à bas coûts 100% TGV.

En parallèle, les rames iDTGV, ces trains à prix réduits dont les places ne sont écoulées que sur Internet, devraient sortir des frontières hexagonales «Nous étudions l’opportunité d’ouvrir quelques destinations internationales», avance Barbara Dalibard.

(Avec Le Figaro).

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Billets SNCF : comment limiter la facture ?

Posted by ardsl sur 28 août 2012

Quand les prix du train flambent, il existe différents moyens de faire baisser la facture SNCF.

Prix des billets jugés trop élevés, tarifs opaques, informations insuffisantes… La dernière enquête de l’association de consommateurs CLCV n’est pas tendre avec la compagnie ferroviaire nationale. Les voyageurs désireux de limiter la facture dispose de plusieurs options.

Réserver à l’avance ou en dernière minute

Selon la période où vous réservez, vous paierez un prix différent pour un même train, une même classe. La SNCF module en effet au jour le jour ses prix en fonction du taux de remplissage de ses trains. Si vous réservez 3 mois à l’avance, vous trouverez des billets Prem’s, en 1ère ou 2ème classe, à partir de 15 euros sur les Intercités et 25 euros sur les TGV. Pour en bénéficier, il faut être parmi les premiers surtout en période de congés scolaires ou les week-ends. Les billets iDTGV exclusivement en vente via Internet (notamment sur le site idtgv.com) offrent aussi des tarifs intéressants. Et pour les voyages de dernière minute, la rubrique « Bons Plans » du site voyages-sncf.com recèle de trajets à prix bradés. Attention toutefois, tous ces billets ne sont généralement ni échangeables, ni remboursables.

Acheter un billet en seconde main

Les billets de train, surtout les non échangeables, non remboursables comme les Prem’s ou les iDTGV, se retrouvent en vente sur des sites Internet : Ebay, Kelbillet, Leboncoin, Priceminister, Trocdetrains, Zepass… Avant d’acheter, vérifiez qu’ils ne sont pas soumis à des conditions particulières (cartes de réduction familles nombreuses, senior…) systématiquement vérifiées par les contrôleurs.

Il ne faut jamais racheter un billet non cessible : un trajet Eurostar nominatif par exemple ou un billet IDTGV déjà imprimé. Ce dernier comporte le nom et la date de naissance de l’acheteur initial. Le contrôleur demande donc un justificatif d’identité au voyageur et verbalise celui qui n’est pas en mesure de le fournir. Ne vous laissez pas tenter par un billet plus cher que le prix indiqué dessus (on parle de sa valeur faciale). Et si vous avez trouvé la bonne affaire, n’oubliez pas d’ajouter au prix du trajet, le coût de l’envoi postal, parfois des frais de traitement.

Jongler avec les cartes SNCF

Pour profiter d’au moins 25% de rabais même au dernier moment, voire 40%, 50% ou 60% de réduction en programmant son voyage un peu en avance, les cartes 12-25 ans (50 euros), Senior (57 euros), Enfant+ (71 euros) ou Escapades (76 euros) peuvent être intéressantes. Comme elles sont payantes et ne durent qu’une année, faites vos calculs pour être certain de les rentabiliser. La carte Enfant+, par exemple, peut être amortie au bout d’un voyage, car elle permet des réductions aux accompagnateurs.

Dégainer la carte Famille nombreuse ou Enfant famille

Dès qu’une famille est composée au minimum de 3 enfants de moins de 18 ans, la carte Famille nombreuse permet de réduire tous les trajets de 30% quand on a 3 enfants, 40% avec 4 enfants, 50% avec 5 enfants ou 75% à partir de 6 enfants. Avantage : vous n’êtes pas pas obligé de voyager tous ensemble pour en bénéficier. Pour l’obtenir, il suffit de remplir le formulaire délivré, de fournir les justificatifs demandés dans les points de vente SNCF et de s’acquitter de 19 euros pour les frais de dossier.

Quant aux familles modestes avec 1 ou 2 enfants de moins de 18 ans (ressources inférieures à 23200 euros avec un enfant et 28554 euros avec deux enfants), elles peuvent demander la carte Enfant famille au prix de 15 euros. Elle garantit des réductions de 25%, voire 50% sur certains trains. Les enfants peuvent profiter des réductions s’ils voyagent, seuls ou accompagnés, sans condition. Par contre, les parents ne peuvent bénéficier des tarifs réduits qu’accompagnés de leur(s) enfant(s).

Ne pas oublier le billet congé annuel

Les salariés, retraités, chômeurs et pensionnés ont droit une fois par an au billet congé annuel en 2ème ou 1ère classe. Même en s’y prenant à la dernière minute, ils profiteront de 25% de réduction sur un aller/retour d’au moins 200 km au total, 50% s’ils paient grâce à des chèques-vacances. La réduction est calculée sur le tarif « normal » (hors éventuels suppléments) de la 2ème classe. Elle est valable pour le conjoint, les enfants de moins de 21 ans, les parents (pour les célibataires domiciliés chez eux), à condition que tout le monde voyage ensemble.

(Avec capital.fr).

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SNCF réduit peu à peu la proportion de cheminots dans ses effectifs

Posted by ardsl sur 21 juin 2012

Le bilan social 2011 témoigne d’un recul régulier du nombre de salariés bénéficiant du statut spécifique à l’entreprise publique. Dans le même temps, les effectifs des filiales de droit privé augmentent, certaines d’entre elles se positionnant sur les marchés de leurs maisons mères.

Les cheminots bénéficiant du statut SNCF seront-ils assimilables, dans quelques années, à « une réserve d’Indiens » ? Si l’expression de ce syndicaliste est sans doute excessive, elle témoigne d’une tendance indéniable : au sein du groupe ferroviaire public, le nombre de salariés couverts par ce statut privilégié ne cesse de diminuer depuis quelques années, ce que confirment les chiffres du bilan social 2011 de SNCF, auquel « Les Échos » ont pu avoir accès.

La direction n’en fait pas mystère : dans le cadre de l’ouverture prochaine à la concurrence, les contingences liées au statut sont un poids pour la compétitivité de l’entreprise. Le précédent gouvernement semblait prêt à prendre le problème de front, en prônant la mise en place d’un « cadre social harmonisé » s’appliquant à tout le secteur, ce qui aurait supposé des concessions plus ou moins fortes des cheminots. « Mais, aujourd’hui, on imagine mal un gouvernement de gauche se lancer dans une telle voie », explique un observateur. Et les syndicats en ont fait un casus belli.

Stratégie de contournement

Cela pourrait pousser SNCF à poursuivre la stratégie de contournement déjà à l’œuvre depuis quelques années et qui consiste à « vider le statut à la petite cuillère », pour reprendre l’expression d’un cadre : plutôt que de s’y attaquer frontalement, l’entreprise diminue peu à peu le nombre de ses bénéficiaires. Le bilan social 2011 en témoigne : si le groupe SNCF compte près de 250000 salariés, ceux sous statut dans l’EPIC, l’établissement public, diminuent régulièrement, descendant à 144803 fin 2011 (- 6000 en trois ans). Ces réductions d’effectif se font en douceur, par le biais des départs en retraite. À contrario, le nombre de salariés de droit privé dans l’EPIC, embauchés sous le statut de contractuel, continue à augmenter, même s’il reste très faible au regard des effectifs totaux. On en comptait ainsi seulement 9119 fin 2011, soit tout de même près de 3000 de plus en trois ans. « 30 % des recrutements dans l’EPIC se font hors statut », avance la CGT, qui accuse également l’entreprise d’augmenter pour les mêmes raisons les embauches de jeunes en alternance et d’intérimaires. Un chiffre et des affirmations que récuse la direction. L’UNSA pointe de son côté un recours accru à la sous-traitance.

Alors que le nombre total de salariés de l’EPIC est à la baisse ou stagne (comme en 2011), les effectifs des filiales de droit privé sont, eux, orientés à la hausse. On en compte aujourd’hui près de 100000, travaillant dans près d’un millier de filiales. C’est dans ces dernières que la SNCF a pris l’habitude d’installer ses nouvelles activités, que ce soit voyages-sncf.com par le passé ou, plus récemment, le projet d’autocar low cost « Speed », qui doit être lancé cet été.

Mais les syndicats sont surtout inquiets du fait que certaines de ces filiales exercent la même activité que les cheminots de l’ÉPIC. Le grand public connaît bien iDTGV, qui fait circuler des trains à très grande vitesse comme les cheminots de la branche voyages. Pour le transport de marchandises, VFLI grandit peu à peu dans l’ombre de Fret SNCF. Et Sferis, créé en février, se positionne sur les marchés d’entretien du réseau comme SNCF Infra.

Certes, les ordres de grandeur en termes de chiffre d’affaires ne sont pas les mêmes. Mais, dans plusieurs de ses métiers, SNCF dispose désormais de deux options : une offre avec des agents sous statut, et une autre de droit privé. « Face à l’arrivée future de la concurrence, l’objectif de la direction est de réduire l’écart de compétitivité, par la négociation, à un niveau supportable« , explique un observateur averti. « Mais si cet objectif n’était pas atteint, ces filiales seront là pour lutter avec le privé à armes égales. » Au passage, elles sont aussi un message envoyé aux syndicats : s’ils refusent toute évolution, notamment au niveau de l’organisation du travail, l’entreprise publique dispose de solutions de rechange qui ne passent pas par eux.

Un enjeu fort pour le personnel

Le « statut des relations collectives entre SNCF et son personnel » recouvre les règles qui s’appliquent dans l’établissement public en matière -entre autres -de rémunérations, de déroulement de carrière et de retraite anticipée. Il induit la garantie de l’emploi, car il ne prévoit pas le licenciement économique collectif. Il faut entrer à SNCF avant l’âge de 30 ans pour pouvoir en bénéficier. Les salariés qui sont hors statut sont soumis au droit du travail et aux CDI de droit commun.

(Avec Les Échos).

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Barbara Dalibard : « le TGV low-cost sera 25% moins cher »

Posted by ardsl sur 19 juin 2012

SNCF va lancer en 2013 des voyages en TGV à bas coût entre Marne-la-Vallée TGV, Saint-Éxupéry, Marseille et Montpellier. Une petite révolution. Les explications de Barbara Dalibard, la patronne de SNCF Voyages.

Nom de code Aspartam. Sur le modèle des compagnies aériennes (Easy Jet, Ryanair ou Transavia…), SNCF lancera début 2013 la version « édulcorée » de son train à grande vitesse. Quatre rames Duplex transportant toujours plus de voyageurs, sur des sièges moins confortables que ceux du couturier Christian Lacroix, sans voiture-bar, avec une vente de billets — non remboursables — uniquement sur Internet et un seul bagage gratuit.

En échange, SNCF annonce des prix de billets 25% moins chers. Pour la première fois, la patronne de SNCF Voyages, Barbara Dalibard, détaille ce projet. Mais, à six mois de son lancement, le pari paraît bien risqué.

Avec iDTGV, SNCF a déjà une offre à bas prix. Que va changer le TGV low-cost ?

Barbara Dalibard : « Jusqu’ici, la SNCF ne propose qu’une offre à bas prix ou une offre confortable mais plus chère. Et le TGV reste un modèle généraliste qui ne répond pas à toutes les demandes. Or mon credo c’est : « Un train pour tous, un train pour chacun. » D’où l’importance de lancer une offre à grande vitesse entièrement à bas prix. iDTGV n’était qu’un premier pas. Notre nouvelle offre, qui a nécessité un investissement de 10M€, permettra de répondre à une demande massive de tout petit prix sans transiger sur la qualité ni sur la sécurité. »

On a évoqué un billet à 25€. Vous confirmez ?

« La gamme tarifaire n’est pas complètement bouclée mais ce sera sans doute inférieur. En tout cas, il n’y aura pas de tarif unique. Le billet en TGV low-cost sera 25% moins cher que le prix moyen d’une place de TGV classique. Cette offre devrait être rentable à horizon 2017. »

Quelles seront les destinations ?

« Quatre rames double duplex effectueront 8 ou 9 trajets par jour entre Marne-la-Vallée – Lyon – Montpellier ou Marseille. Chaque rame pourra transporter 1200 passagers en classe unique, contre 1000 aujourd’hui entre la seconde et la première classe. Ces trains, en cours de réaménagement, arboreront une nouvelle livrée. À l’intérieur, plus de voiture-bar, des sièges spécifiques aussi larges qu’actuellement mais qui permettront de loger son bagage en dessous. »

Y aura-t-il des services payants ?

« Oui, le deuxième bagage sera payant. En revanche, lors de la réservation, seulement sur Internet, pas question de prélever des frais de dossier ou de carte bancaire, les prix seront TTC. »

Pour tenir ces prix bas, sur quoi allez-vous faire des économies ?

« Le fait d’embarquer les passagers à partir de gares périphériques comme celle de Marne-la-Vallée (Seine-et-Marne) ou de Lyon-Saint-Exupéry (Rhône) nous permet de réaliser une économie de 30% sur l’utilisation de la voie car chaque TGV sera immédiatement sur la ligne à grande vitesse et cela lui fera gagner du temps. Les rames rouleront environ douze heures par jour, contre huit heures pour les TGV classiques. La maintenance sera assurée de nuit sur notre site de Lyon. Enfin, les clients devront se présenter en gare quarante-cinq minutes avant le départ du train car le contrôle des billets se fera en amont par un contrôleur sur le quai pour limiter la fraude à bord. »

Où en êtes-vous des négociations avec les organisations syndicales ?

« La concertation a lieu actuellement. Le recrutement se fera sur la base du volontariat et le personnel conservera son statut de cheminot. En revanche, l’organisation du travail sera différente. »

 (Avec Le Parisien).

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Des TGV low cost entre la Méditerranée, Saint-Éxupéry et Marne-la-Vallée dès 2013 ?

Posted by ardsl sur 6 juin 2012

SNCF va proposer à partir de l’année prochaine un tarif de billet unique et bon marché sur un TGV low cost, à moins de 25 euros, en contrepartie toutefois de « conditions de voyage moins agréables« , a affirmé la radio RTL lundi 4 juin 2012.

« Des prix très bas, moins de 25 euros c’est-à-dire encore moins cher que le meilleur des tarifs en Prem’s et a priori le même prix pour tout le monde que vous soyez le premier ou le dernier à réserver« , selon RTL.

Les destinations choisies sont ciblées « loisirs ». Les trains, à destination de Montpellier et Marseille, partiront de la gare Marne-la-Vallée-TGV en passant par Lyon-Saint-Éxupéry et accueilleront « un maximum de passagers » à bord de quatre rames Duplex utilisées à cet effet, ne disposant pas de la première classe et du wagon restaurant, développe RTL. Ces rames devraient pouvoir embarquer 630 passagers. Le plan de circulation est basé sur 62 circulations hebdomadaires avec 2 allers-retours quotidiens entre Marne-la-Vallée TGV et Marseille et un aller-retour quotidien entre Marne-la-Vallée TGV et Montpellier une fois par jour.

Les billets, non remboursables, ne pourront être achetés que sur internet et les voyageurs ne pourront emporter qu’un seul bagage, le deuxième pouvant devenir payant, à l’image de ce que proposent les compagnies aériennes à bas coûts, avance la radio.

SNCF n’a pas souhaité commenter ces informations.

Selon le site internet du magazine Challenges, qui cite un document confidentiel, « l’investissement initial prévu pour ce TGV est estimé à moins de 10 millions d’euros. SNCF espère faire des bénéfices d’ici 2017, en transportant 1,6 million de voyageurs dès 2013, et jusqu’à 2,5 millions en 2020« . Ce projet est baptisé « Aspartam ».

Challenges souligne que cette nouvelle offre SNCF devrait modifier « la façon de travailler des cheminots« . Ainsi, dans ces trains, « la suppression de la voiture-bar permettra de transformer cet espace en salle de repos, qui permettra aux cheminots de faire des coupures et de poursuivre ensuite leur journée de travail« .

Il sera aussi « ponctuellement demandé aux cheminots d’aider les sociétés de nettoyage des rames, malgré la présence systématique à bord d’un nettoyeur en circulation« .

« Leur rémunération sera située entre celle d’un cheminot travaillant dans un TER et celle d’un cheminot conduisant un TGV« , selon le site.

Dans un entretien aux Échos en avril 2012, la directrice générale de SNCF Voyages Barbara Dalibard avait indiqué que SNCF travaillait à l’élaboration d’un TGV low cost dans le cadre d’une « meilleure segmentation de l’offre, en examinant attentivement les besoins exprimés par les différents clients« . « Certaines personnes souhaitent encore plus de confort et de services, ce à quoi nous répondons entre autres avec l’offre Pro 1ère. D’autres demandent qu’on leur propose une activité durant le trajet, c’est le cas par exemple avec IDzap sur IDTGV« , avait-t-elle souligné. « D’autres encore sont très sensibles au prix, et le font primer sur un certain nombre d’autres aspects« , avait-elle poursuivi. « Pour répondre à cette dernière clientèle, nous travaillons effectivement sur une offre TGV low cost« , avait reconnu Barbara Dalibard, sans autre précision.

(Avec AFP).

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SNCF dévoile ses nouvelles cartes de fidélité

Posted by ardsl sur 24 mai 2012

L’entreprise lance le 31 mai un système similaire à celui proposé par les compagnies aériennes.

«Voyageur», tout simplement ! SNCF n’a pas eu besoin de longues séances de brainstorming pour trouver un nom au programme de fidélité qu’elle lancera le 31 mai. Dorénavant, tous les clients SNCF auront la possibilité de devenir gratuitement des membres du programme de fidélité et des titulaires d’une carte Voyageur qui servira aussi de titre de transport sur les trains Intercités et TGV. Le programme fonctionnera aussi sur des trajets internationaux, avec Eurostar, Thalys, Lyria…, les filiales de SNCF. En revanche, les voyages en iDTGV ne seront pas pris en compte.

«Ce qui intéresse les clients, c’est de pouvoir convertir leurs points de fidélité dans des voyages ou des services liés au train», résume Barbara Dalibard, directrice générale de SNCF Voyages. Un critère que ne remplissait pas le programme multimarque S’Miles, partagé avec Les Galeries Lafayette et Monoprix notamment, et que SNCF a décidé de quitter en janvier dernier. Sur les 21 millions d’adhérents, seulement 2,3 millions avaient en effet profité des services offerts par l’opérateur ferroviaire. « Le programme S’Miles était complexe et difficile à utiliser pour les clients de la SNCF« , remarque Bertrand Le Moigne, consultant chez SIA Conseil. « Il n’était pas possible d’obtenir un billet gratuit aux périodes de pointe, et, souvent, les clients ne parvenaient pas à accumuler assez de points. » Cette fois, une palette de «récompenses», pour l’essentiel liées au train, sera proposée aux voyageurs. Les plus fréquents se verront offrir des services spécifiques – salons d’attentes, files réservées, réductions en partenariat avec Avis ou Accor… – qui leur rappelleront ceux que proposent les compagnies aériennes.

Mieux connaître les clients

Ce nouveau programme illustre un vrai changement dans la stratégie commerciale de la SNCF. «L’évolution du métier de cheminot, c’est d’apporter encore plus de valeur ajoutée aux clients à bord et de prendre en compte le fait que certains sont de grands voyageurs et des clients ­fidèles», explique Barbara Dalibard, qui rappelle que 30000 personnes ont été formées en interne à l’utilisation des nouvelles cartes Voyageur.

Outre les services offerts aux plus fidèles, ce programme va permettre à SNCF de mieux connaître ses clients et de personnaliser ses offres. Jusqu’à présent, l’opérateur ferroviaire jonglait avec différentes cartes payantes : Grand voyageur, Senior, 12-25, Enfant +… À présent, tous ces programmes et toutes les données seront fondus dans une seule plate-forme informatique qui réunira l’ensemble des informations sur les clients de la SNCF. «Ce nouveau programme de fidélité s’ajoute à la garantie Voyage que nous avons lancée il y a un mois et demi, explique la directrice de la branche Voyage. Ces deux engagements vont permettre de renforcer les relations entre la SNCF et ses clients.» Prochaine étape : faire entrer les «voyageurs du quotidien» dans la danse.

Questions à Barbara Dalibard, directrice générale de SNCF Voyages

Pourquoi avoir quitté S’miles ?

« S’miles permettait de bénéficier de produits et de services sans rapport avec le train. Nous avons voulu construire un nouveau pilier de notre relation client avec une carte gratuite qui servira aussi de billet de train. »

À quels services cette carte donnera-t-elle accès ?

« D’abord elle permettra de bénéficier de réductions et de billets gratuits. Les voyageurs qui ont effectué 10 trajets bénéficieront de 10% de réduction sur leur prochain parcours et 20% pour 20 trajets. Pour les plus fréquents, ils cumuleront des points donnant droit notamment à des allers-retours. Des guichets leur seront dédiés dans les grandes gares, et l’accès aux salons leur sera ouvert. Les points de fidélité pourront aussi être convertis en services en boisson au bar ou en jeux et en musique téléchargeables. »

Comment passez-vous d’un système à l’autre ?

« Les 2,3 millions de clients SNCF bénéficiaient du programme S’miles. Les 750000 voyageurs les plus fréquents recevront automatiquement leur nouvelle carte, au plus tard le 6 juin, créditée des points acquis. Pour ceux qui voyageaient occasionnellement, nous les avons tenus informés au cours des derniers mois qu’ils devaient convertir leurs points avant le 25 mai. »

Réactions à la nouvelle offre SNCF

Un effort louable de remise à plat, mais une offre encore complexe et pas assez grand public : les associations de voyageurs ont réservé un accueil mitigé au nouveau programme de fidélité présenté jeudi 24 mai par SNCF.

« C’est une remise à plat de l’offre fidélité, on ne peut que l’apprécier« , juge Fabrice Michel, porte-parole de la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (FNAUT). « Mais la SNCF a tendance à vouloir trop concurrencer l’avion et moins l’automobile. C’est regrettable« , ajoute-t-il.

Les bénéficiaires de ce nouveau programme devront choisir parmi quatre statuts, chacun disposant d’une carte, selon la fréquence de leurs déplacements : Voyageur (occasionnels), Grand Voyageur et Grand Voyageur Plus (fréquents) et Grand Voyageur Le Club (très fréquents).

« Il faut y réfléchir à deux fois pour savoir dans quelle case rentrer« , estime Thierry Saniez, délégué général de l’association Consommation, logement, cadre de vie (CLCV). « On ne voit pas concrètement de quoi on va pouvoir profiter. Cette offre fidélité est à l’image de la tarification complexe proposée par la SNCF« , ajoute-t-il.

Pour tous les porteurs d’une carte, des réductions de 10% sont prévues après dix trajets (soit cinq allers-retours) et de 20% après vingt trajets, à valoir sur un trajet de leur choix.

« Plus les clients voyagent, plus ils accèdent rapidement aux statuts supérieurs et peuvent bénéficier de services SNCF et d’avantages supplémentaires« : accès à un catalogue cadeaux, bons d’achat à valoir sur certains services (bagages à domicile, restauration à bord…), a indiqué SNCF dans un communiqué.

« Pour les clients les plus fréquents, des services pour améliorer le confort tel que l’accès aux salons SNCF Grand Voyageur » sont prévus.

« Voyageur repose sur une double logique de récompense pour tous les voyageurs et de reconnaissance pour les clients les plus fréquents« , fait valoir l’entreprise publique.

Les associations de voyageurs regrettent cependant l’exclusion des TER, Transilien et iDTGV du programme. « Comme d’habitude, cette offre est réservée aux grandes lignes. Le TER est un peu le parent pauvre de ces annonces« , a souligné Fabrice Michel.

L’incorporation dans les cartes de fidélité des billets électroniques (e-billet) du voyageur, qui n’aura plus besoin d’imprimer ou de composter, est en revanche accueillie favorablement par Fabrice Michel, qui a salué cette « simplification » et a réclamé une « généralisation du e-billet« .

Thierry Saniez note pour sa part que cette offre est « très orientée vers les internautes« . « La moitié de la population, voire plus, n’est ni mobile, ni internaute et la majorité va encore en gare« , souligne-t-il

« Attention à ce que les avantages donnés à certains ne se fassent pas au détriment du prix du billet pour tous« , a-t-il prévenu.

(Avec Le Figaro et lamontagne.fr).

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