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Le nouveau patron d’Irisbus-Iveco en appelle au patriotisme des transporteurs français

Posted by ardsl sur 15 octobre 2012

2 bus de la Sibra à Annecy.

Pierre Lahutte a pris en juillet 2012 le volant d’Iveco-Irisbus, filiale de Fiat Industrial et deuxième acteur européen du bus et du car. Volontairement alarmiste, il exhorte les transporteurs français à acheter français pour protéger près de 3000 emplois sur l’Hexagone et « soutenir une industrie nationale en péril« .

À la veille du salon Autocar Expo le 18 octobre à Bordeaux, vous interpellez les autocaristes et exploitants de réseau de bus urbains sur leur manque de patriotisme. Ils n’achètent pas assez français ?

« Nos marques françaises, Irisbus et Heuliez Bus, ne représentent plus aujourd’hui que 45% des immatriculations en France (60% de parts de marché dans l’urbain), et 4 à 5% seulement en Allemagne. À l’inverse, les Allemands (Mercedes, Setra, Man) pèsent pour 40% de parts de marché en France et 80% en Allemagne. Ce grignotage est régulier depuis dix ans et même de grands groupes français de transport public achètent massivement des véhicules étrangers. »

Entre 2004 et 2011, le marché français du bus et du car a progressé passant de 4200 à plus de 6000 immatriculations, mais cela n’a pas profité à Irisbus qui a juste maintenu ses positions autour de 2800 unités. Le grand gagnant c’est Evobus (Mercedes-Setra) : comment l’expliquez-vous ?

« L’Allemagne a su mieux protéger la compétitivité de ses entreprises en soulageant les charges pesant sur le travail et assurant une vraie flexibilité. Par ailleurs, les constructeurs allemands ont massivement délocalisé en Pologne ou en Turquie. Enfin, ils peuvent s’appuyer sur un marché national extrêmement fermé, qu’ils dominent à 80%, un socle dur qui leur assure une pérennité inébranlable en cas de crise comme celle que nous vivons aujourd’hui. Par exemple, pour fabriquer notre autocar Magelys, il faut 1200 à 1500 heures de travail, à 30 euros de l’heure. À l’Est ou en Turquie, on peut trouver une main d’œuvre très flexible pour 10 euros de l’heure : le différentiel coût est de l’ordre de 24 à 30000 euros par véhicule. »

Un car Lisha, le réseau de transports interurbains du Conseil général de la Haute-Savoie

Depuis le rachat de Renault véhicules industriels (RVI) par l’Italien Iveco en 1999 et la création d’Irisbus, la marque est-elle encore perçue comme une marque française ?

« C’est vrai, Irisbus est parfois perçu comme un Italien, pas comme un Français. Pourtant avec la fermeture de deux usines en Espagne et Italie, Fiat Industrial a bien décidé de concentrer la production de bus et de cars sur trois sites européens, dont deux en France (1) où ont été rapatriés les produits jusque-là fabriqués en Europe du sud. Au total, en France, Fiat Industrial emploie 6000 personnes dont 4000 sur des emplois industriels directs. Nous sommes un acteur économique majeur en France, mais un autocar allemand, polonais ou turc coûte 20 à 25000 euros de charges sociales en moins que celui produit sur l’Hexagone. Les concurrents allemands, polonais ou turcs n’ont pas ce problème. Ils ont les moyens de nous attaquer sur les prix, les transporteurs y sont sensibles, mais il est essentiel de soutenir l’industrie nationale du bus et du car. Je suis épaté du peu de patriotisme de nos transporteurs routiers, contrairement à ce qui se passe dans le ferroviaire pour Alstom ou Bombardier. Toutes les grandes puissances industrielles, États-Unis, Chine, Allemagne, Brésil savent s’appuyer sur ce patriotisme économique pour soutenir leurs acteurs publics nationaux. J’attends un signe fort de la profession. Dans le passé, nous n’avons peut-être pas toujours été à la hauteur de ses attentes, mais aujourd’hui il est temps de nous donner une chance de démontrer que nos produits n’ont rien à envier aux marques étrangères : sur les bus à haut niveau de service ou les hybrides, nous avons été les pionniers en Europe, et nos cars Magelys Pro ou Crossway sont une référence pour nos concurrents. Sans sursaut national, le risque c’est la disparition d’un secteur industriel français historique. »

Iribus a aussi développé une offre de bus hybrides, mais peine à en vendre. C’est vraiment trop cher ?

« Non, ce n’est pas trop cher. Il y a un surcoût, comme pour toute nouvelle technologie, mais il est largement compensé dans le temps par les économies de carburant et d’émissions nocives notamment en NOX : de 25 à 40 tonnes de CO2 en moins par an. Nous dominons la technologie du bus hybride, notamment face à nos concurrents allemands, mais la France traîne les pieds. Seule Dijon s’est véritablement engagée et nous en a acheté 102 exemplaires. À Paris, la RATP teste deux de nos véhicules depuis quelques mois. Je rappelle que la Chine vient de lancer un programme massif de subventions pour 4000 bus hybrides et qu’à Londres, une nouvelle commande de 600 bus hybrides vient d’être passées suite à leur succès pendant les JO de l’été 2012. »

La fermeture de l’usine de Valle Ufita fin 2011 en Italie a relancé les rumeurs de vente d’Irisbus à un constructeur chinois, c’est un scénario envisageable ?

« Je ne prête jamais la moindre attention aux rumeurs. Le seul risque auquel nous sommes confrontés, c’est la disparition de cette filière bus et car du paysage industriel français déjà bien en souffrance. »

(1) Iveco-Irisbus est présent en France avec deux implantations : Irisbus à Annonay (Ardèche) : 1000 emplois et Heuliez Bus à Rorthais (Deux-Sèvres) : 450 emplois. Fiat Industrial, c’est aussi l’usine de Bourbon Lancy (Saône et Loire) qui fabrique les moteurs lourds équipant notamment les bus et les cars : 1400 salariés. Le groupe possède une troisième usine de bus et de cars en République tchèque : 1600 emplois.

Comment RVI est devenu Irisbus-Iveco ?

Irisbus est né en 1999 du regroupement des activités autobus-autocar de deux constructeurs, le Français Renault VI et l’Italien Iveco. À l’époque, l’idée était d’augmenter les volumes de production et de mutualiser les dépenses de R&D. Les marques Renault, Iveco et Heuliez Bus (à l’époque filiale de Renault VI) sont conservées.

Mais début 2001, le groupe automobile Renault qui vient de prendre une participation de 21% dans Volvo Automobiles est sommé par la Commission européenne de revendre tout son pôle véhicules industriels. Iveco reprend alors 100% du capital d’Irisbus. Un logo en forme de dauphin remplace le losange sur les calandres. Seul Heuliez Bus garde son identité.

L’effondrement des marchés espagnols et italiens en 2011 a provoqué la fermeture de l’usine italienne de Valle Ufita. Désormais la production d’Irisbus est concentrée dans les trois usines européennes restantes : celle de Vysoké Mýto en République tchèque (3 000 véhicules/an), d’Annonay (Ardèche) et de Rorthais (Deux-Sèvres) d’où sortent respectivement 1 400 et 480 cars et bus par an. Jusqu’à quand ?

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Nîmes inaugure sa ligne de BHNS : un tango à deux temps

Posted by ardsl sur 3 octobre 2012

Après bien des péripéties Nîmes a inauguré, le 29 septembre 2012, une ligne de bus à haut niveau de service (BHNS) baptisée Tango +. Longue de 6 kilomètres et orientée Nord – Sud, elle relie la sortie de l’autoroute A54 aux Arènes. Le tour de l’Écusson, voie circulaire qui enserre le centre historique, prévu à l’origine, ne se fera que dans une seconde phase. Un réseau qui devrait être complété à l’horizon 2018 par une ligne de tramway Est – Ouest.

« Une épine dorsale qui va irriguer tout le territoire« . C’est ainsi que Jean-Paul Fournier, président de la communauté d’agglomération nîmoise et maire de Nîmes, a qualifié cette première ligne structurante du réseau gardois. Une « épine dorsale » qui a aussi été longtemps une épine dans le pied des élus de l’agglomération.

À l’origine, cette ligne de BHNS intégralement en site protégé, aurait dû relier la sortie de l’autoroute A54 où est implanté un parking relais de 262 places, au cœur de la ville, en effectuant une boucle autour du centre historique « l’Écusson ». Mais au printemps 2011, une décision du tribunal administratif, saisi par des opposants au projet qui contestaient l’abattage de platanes centenaires, a obligé l’agglomération à stopper les travaux au niveau des Arènes et à relancer une procédure. Résultat c’est une ligne longue de 6 kilomètres au lieu des 8 prévus à l’origine qui a été inaugurée ce 29 septembre.

Un brin d’amertume

Il n’empêche la première ligne forte du réseau nîmois est là et bien là et les élus comptent sur son efficacité (20 km/h de vitesse commerciale) pour convaincre les plus réticents que son prolongement est une nécessité. Lors du conseil communautaire de juillet 2012, l’agglomération nîmoise a acté le lancement d’une nouvelle concertation pour terminer le tour de l’Écusson et, mieux encore, pour prolonger la ligne vers le Nord jusqu’à l’université Hoch-Sernam qui sera inaugurée en 2013, soit environ 2 kilomètres supplémentaires.

La ligne de Tango + (Tango est le nom du réseau nîmois) est exploitée avec des bus de 24 mètres Créalis Neo fournis par Irisbus, dont la face avant a été spécialement dessinée pour Nîmes. Ils sont guidés aux arrêts grâce au système développé par Siemens France ce qui permet une accessibilité parfaite à des stations qui n’ont rien à envier à celles d’un tramway. Un second parc relais de 90 places est implanté à la station Parnasse qui constitue un pôle intermodal ou se croisent plusieurs lignes du réseau urbain et départemental. Les bus circulent 7 jours sur 7 de 5h15 à 1h. La fréquence de passage varie entre 20 minutes aux heures les plus creuses et 5 à 8 minutes aux heures de pointe.

En attendant le tramway

Si l’attention des élus nîmois est encore concentrée sur le prolongement de cette ligne ils n’en oublient pas le projet de tramway, orienté Est – Ouest, qui devrait compléter l’armature du réseau nîmois et donner une vraie cohérence à cette agglomération encore jeune. Présenté lors du second appel à projets du Grenelle, fin 2010, ce projet de ligne n’avait pas été retenu pour bénéficier d’une subvention de l’État, parce que les études n’étaient pas assez avancées. Mais le conseil communautaire de juillet 2012 a donné son feu vert. Elle pourrait voir le jour à l’horizon 2018.

(Avec mobilicites.com).

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SNCF acquiert des bus de luxe « made in Ardèche »

Posted by ardsl sur 28 septembre 2012

À SNCF, un train peut aussi cacher un car. L’entreprise de transport ferroviaire vient de lancer les iDBUS, des autocars longue distance et de haute qualité de services, qui relient les grandes agglomérations européennes entre elles.

Pour y parvenir, SNCF s’est constitué une flotte de 46 autocars. 26 d’entre eux ont été produits par l’Allemand Setra, 20 autres seront livrés d’ici le mois de novembre par l’usine Iveco-Irisbus d’Annonay. Jeudi 27 septembre avait lieu, à l’usine nord-ardéchoise, la livraison officielle du premier iDBUS “made in Ardèche”.

« C’est l’aboutissement d’une année de recherche pour construire et offrir le meilleur service à nos voyageurs », indiquait Maria Harti, directrice générale d’iDBUS. Et d’expliquer le principe des iDBUS : « nous voulions répondre aux attentes des automobilistes d’Europe. Nos cibles ? Les familles, vivant en zones périurbaines des agglomérations européennes, extrêmement dépendantes de leur voiture mais qui ont de vrais problèmes quand le prix de l’essence augmente. Mais aussi les jeunes, qui se déplacent de plus en plus, de plus en plus loin, et souvent en groupe ».

Une alternative à la voiture

Alternative à la voiture, mais aussi moins chers que le train, les iDBUS partent donc à la conquête de la route. « En étant collectif, le voyage devient plus convivial, plus économique et plus écologique », précisait Maria Harti, rappelant « qu’en France, une voiture transporte 1,82 passager en moyenne, soit un taux d’occupation de 40% tandis que la SNCF vise un taux de remplissage de 75% sur des autocars comptant 48 places ».

Autre argument pour SNCF, la qualité et le confort des autocars, notamment dans les 20 Magelys Speed d’Iveco-Irisbus, qui ont été spécialement conçus pour ce type de trajets. « Les iDBUS sont équipés de WiFi, de prises électriques, d’un éclairage particulier, de sièges inclinables, de repose-tête spéciaux », indiquait la directrice générale.

Depuis le mois de juillet, 21 allers-retours quotidiens sont organisés au départ de Paris-Bercy et 12 au départ de Lille-Europe, à destination de Londres, Amsterdam et Bruxelles. Dans les mois à venir, ce service devrait monter en puissance et s’étendre au départ de Lyon (lire).

À terme, SNCF souhaite s’implanter dans d’autres grandes villes européennes. Une aubaine pour les voyageurs mais aussi pour Irisbus, qui pourrait voir son partenariat avec SNCF se développer.

(Avec Le Dauphiné Libéré).

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iDBUS débarque en Rhône-Alpes

Posted by ardsl sur 24 septembre 2012

Les cars Starshipper (ici à Chambéry) qui relient Lyon à Turin depuis le 6 juillet 2012 devraient bientôt être concurrencés par des cars iDBUS. Photo : Alain Caraco.

SNCF annonce le lancement d’une nouvelle plateforme d’autocars low-cost IDBUS à Lyon. Les premiers autocars iDBUS pourraient circuler en Rhône-Alpes dès novembre 2012. Sur quelles destinations ? Mystère pour l’instant. Décryptage de cette annonce par l’ARDSL.

iDBUS fonctionne depuis le 23 juillet 2013 en reliant Londres, Bruxelles ou Amsterdam à Paris et à Lille.

« En deux mois de fonctionnement, nous avons vendu 27000 billets, c’est à dire touché 16000 voyageurs« , annonce Barbara Dalibard, la directrice générale de la branche SNCF Voyages. La plupart des clients ont donc effectuer un trajet aller et retour. Le taux de remplissage s’élève en moyenne à 79%. « C’est une surprise de constater que plus de 50% des clients n’utilisaient jusqu’alors pas les transports collectifs« , commente Barbara Dalibard. Autrement dit, un client d’iDBUS sur deux n’était jamais monté dans un autocar, ni à bord d’un train.

Dans la foulée de ce démarrage encourageant, SNCF qui se découvre des talents d’autocariste confirme la poursuite de la montée en cadence d’iDBUS, avec à partir du 15 octobre, une augmentation du nombre de liaisons vers les capitales d’Europe du Nord (Londres, Amsterdam et Bruxelles), soit 19 rotations quotidiennes, contre 9 actuellement.

Cap sur l’Italie

« Fin 2012, nous ouvrirons un deuxième hub à Lyon« , indique Barbara Dalibard. Mais concurrence oblige, motus et bouche cousue sur les destinations envisagées. La Suisse, l’Italie, l’Espagne ? Réponse sans doute dans le courant de l’automne.

Des destinations en Suisse, cette hypothèse parait pour le moins farfelue. Cela reviendrait en concurrencer directement la relation TER Lyon – Genève, largement subventionnée par la Région Rhône-Alpes.

Des destinations en Italie, cette hypothèse parait quasi certaine. La Région Piémont s’est désengagée du financement des cars TER Lyon – Chambéry – Turin. La Région Rhône-Alpes pourrait en faire de même. Ainsi la desserte TER Lyon – Chambéry – Turin assurée par autocars pourrait disparaître à compter du 9 décembre 2012. L’exploitant de cette relation, Les Courriers Rhodaniens (membre de Réunir et donc concurrent direct de Keolis), n’a même pas attendu cette date pour lancer des relations Lyon – Chambéry – Turin à ses risques à périls. Il s’agit des cars Starshipper, qui roulent depuis le 6 juillet 2012 (lire). Cette relation connaît un démarrage délicat, selon nos informations (lire).

Visiblement, le groupe SNCF n’entend pas laisser la route libre à Starshipper. Elle devrait donc lancer ses iDBUS entre Lyon, Chambéry et Turin.

Cette offre iDBUS ne concurrencerait pas directement l’offre ferroviaire de SNCF. En effet :

  • il n’existe aucune offre ferroviaire directe entre Lyon Part-Dieu et Turin. Les voyageurs lyonnais voulant se rendre en train à Turin doivent emprunter un TER jusqu’à Chambéry, puis un TGV.
  • les TGV Paris – Milan ne desserviront pas Saint-Éxupéry pendant plusieurs mois en 2013 en raison de travaux entre Grenay et Saint-André-le-Gaz (lire). Ils seront détournés par Bourg-en-Bresse, Culoz et Aix-les-Bains.
  • l’offre ferroviaire entre Chambéry et Turin ne comprend que 3 allers-retours quotidiens.

Autrement dit, le lancement d’iDBUS sur la relation Lyon – Turin ne devrait pas entraîner de report modal du rail sur la route, mais une diminution du transport individuel motorisé au profit d’un développement du transport collectif routier. Pour remplir ses iDBUS Lyon – Turin, le groupe SNCF pourra s’appuyer sur la force de vente de voyages-sncf.com, qui ignore les offres concurrentes.

Une telle stratégie du groupe SNCF en dit long sur l’absence d’ambitions ferroviaires de SNCF sur les relations Lyon – Chambéry – Turin. Ce qui n’est pas une surprise pour l’ARDSL qui s’est heurté aux refus de Guillaume Pépy (président de SNCF) et Josiane Beaud (directrice SNCF en Rhône-Alpes) en la matière.

Il s’agit aussi pour le groupe SNCF de prendre une longueur d’avance sur Veolia Transdev et Trenitalia qui annoncent leur volonté de mettre en place de 2 à 3 allers quotidiens entre Lyon, Aix-les-Bains, Chambéry, Modane, Bardonecchia, Oulx et Turin depuis plusieurs années. Des annonces qui jusqu’à présent sont restées sans lendemain !

Et l’Espagne ?

Les seules relations ferroviaires directes entre Rhône-Alpes et l’Espagne sont actuellement assurées par l’intermédiaire des TGV Paris – Figueras desservant Valence TGV. Autrement dit, bien peu de Rhônalpins prennent le train pour se rendre en Espagne. La route et les compagnies aériennes sont ultra-dominantes sur ce marché.

Le lancement d’une desserte iDBUS Lyon – Barcelone serait avant tout pour l’instant au moyen pour le groupe SNCF de concurrencer Eurolines.

Mais l’ouverture de la LGV Figueras – Barcelone courant 2013 devrait changer la donne. SNCF et RENFE ont constitué une filiale commune, Gala, chargée d’exploiter les nouvelles dessertes transfrontalières. Deux allers-retours en AVE sont prévus entre Lyon et Barcelone. Un aller-retour sera même proposé entre Genève et Madrid. Valence TGV disposera de plusieurs relations quotidiennes avec Barcelone et Madrid. (Lire à ce sujet notre article complet sur la future desserte Genève – Lyon – Valence TGV – Barcelone). Cette LGV mettra Lyon à moins de 4h30 de Barcelone, rendant le train plus concurrentiel face à l’avion ou à la route.

iDBUS pourrait éventuellement proposer des dessertes Milan – Barcelone et Genève – Barcelone alors que les trains hôtels Élipsos (opérés par SNCF et RENFE) vont disparaître (lire).

Des cars construits par Irisbus

Le constructeur Irisbus, l’un des fournisseurs d’iDBUS, doit d’ailleurs dévoiler dans les prochains jours à Annonay (Ardèche) les autocars qu’il livrera à SNCF pour accompagner la croissance de son client.

(Avec AFP, mobilicites.com et rhone-alpes.france3.fr).

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Annecy inaugure ses bus hybrides

Posted by ardsl sur 17 septembre 2012

Vendredi 14 septembre à Annecy, deux bus hybrides acquis par la Communauté d’agglomération d’Annecy ont été inaugurés.

Le Dauphiné Libéré, 13 septembre

Le Dauphiné Libéré, 13 septembre

Le Dauphiné Libéré, 15 septembre

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Annecy : 6 nouveaux bus sur le réseau Sibra

Posted by ardsl sur 7 août 2012

Mercredi 18 juillet 2012, les 6 nouveaux bus acquis par la Communauté d’agglomération d’Annecy (C2A) ont été présentés à la presse.

Ci-dessous l’article publié par Le Dauphiné Libéré dans son édition du 20 juillet.

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Irisbus-Iveco produit ses bus hybrides en Ardèche

Posted by ardsl sur 8 mai 2012

Le constructeur franco-italien présentait sur son site ardèchois d’Annonay sa nouvelle gamme de bus à motorisation hybride, les Citelis, Crealis, Magelys et Evadys. Il annonce des gains de carburant de plus de 30%.

Irisbus-Iveco a dévoilé à la presse le 3 mai 2012 sa chaîne de production de bus et cars hybrides d’Annonay, en Ardèche. Une motorisation fondée sur la technologie américaine BAE qui associe un moteur de traction thermique (le moteur Tector de 220 kW ), un générateur et des batteries lithium-ion d’une puissance de 11 kW.

Cette technologie bien éprouvée est aujourd’hui utilisée sur plus de 3 800 véhicules aux États-Unis (plus de 2 300 dont le tiers à New-York), au Canada (867 véhicules dont 690 à Toronto) et en Grande-Bretagne (400 véhicules). Tous parcs confondus, elle aurait permis, d’économiser 80 000 litres de fioul et 250 000 tonnes de CO2.

Plus de 30% d’économie de carburant

Deux bus hybrides Citelis de 12 et 18 mètres ont été testés (essais de conduite et mesures de consommation de carburant) dans 35 villes européennes (en Allemagne, Autriche, Benelux, Espagne, Italie, France et Suisse). Avec des résultats jugés concluants puisqu’à Lyon, par exemple, la version standard de 12 mètres testée sur trois lignes du réseau TCL aux profils et aux tracés différents – une ligne urbaine « plate », une autre « vallonnée » et une dernière associant parcours urbain et périurbain – affiche des économies de carburant de 29 % à 39 % par rapport aux véhicules thermiques équivalents.

Les économies atteignent même 30% avec la version de 18 mètres. Les mêmes tests réalisés à Bruxelles sur trois lignes du réseau STIB où le relief est plat, mettent en avant des économies de 31 à 36 %.

À Paris aussi

Depuis le 28 janvier 2012, trois autobus hybrides roulent en service commercial sur les lignes de la RATP : en alternance sur deux lignes de Paris intramuros, la 21 (Gare Saint Lazare – Porte de Gentilly) et la 91 (Montparnasse – Bastille) mais aussi, en banlieue, la ligne 147 qui relie Église de Pantin à Sevran.

Il s’agit du Lion’s City de 12 mètres du constructeur allemand Man, du Citelis 12 mètres d’Irisbus Iveco, et du GX427 articulé 18 mètres d’Heuliez (groupe Iveco). La Régie se donne six mois pour tester cette technologie, après quoi, elle pourrait lancer un appel d’offres pour acheter une quarantaine d’autres véhicules hybrides.

Quelles autres commandes peut-on envisager et pour quelles utilisations ? Au total, Irisbus Iveco table sur 200 commandes de véhicules hybrides à court et moyen termes, principalement dans la version bus à haut niveau de service (BHNS) Crealis ou Crealis Neo, modèles déjà vendus à 526 exemplaires en version thermique et proposés en 12,3 mètres et 3 portes à Maubeuge et Sénart-Corbeil. On peut envisager des bus de 18,3 mètres articulées comme pour d’autres lignes T- Zen prévues en Île-de-France et pour la future ligne BHNS de Nîmes. Toutefois les décisions de commandes de la RATP n’interviendraient pas avant fin 2012.

 (Avec mobilicites.com).

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SNCF : Speed avance vite, mais dans l’ombre

Posted by ardsl sur 2 février 2012

SNCF aurait passé commande d’une cinquantaine d’autocars auprès de deux constructeurs pour son projet Speed, lignes longue distance en autocars. La cellule dédiée de SNCF Voyages, dirigée par Maria Harti, se refuse toujours à tout commentaire sur un projet qui viendrait concurrencer Eurolines.

Speed avance dans l’ombre, mais avance vite semble-t-il. Ce projet de lignes longues distances par autocar, porté par SNCF, avait été révélé en novembre (lire). Il s’agit pour la société nationale de concurrencer Eurolines et de se préparer à la libéralisation attendue des lignes nationales.

Selon le magazine professionnel Bus et Car, qui a publié l’information ce 2 février, SNCF aurait passé commande de 46 autocars de tourisme auprès de deux constructeurs : Irisbus et Setra. C’est Setra qui remporterait la plus grosse part avec 26 autocars, Irisbus se contentant d’une vingtaine. Selon le magazine ces véhicules sont à livrer au premier semestre 2012.

La petite équipe de spécialistes du marketing, chargée du projet et réunie autour de Maria Harti, ancienne directrice d’Idtgv et, depuis novembre 2011, directrice innovation « voyages et mobilités européennes », se refuse toujours à tout commentaire. « Nous communiquerons en temps et en heure » indique le service de presse SNCF.

Communication ou teasing ?

(Avec mobilicites.com).

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