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Chambéry : du nouveau sur le réseau STAC

Posted by ardsl sur 11 septembre 2012

Plusieurs changements sont intervenus entre le 1er juillet et le 3 septembre 2012 dans les transports en commun de l’agglomération chambérienne.

Hausse du versement transport

Le taux du versement transport (VT) est passé de 1,6% de la masse salariale des entités de plus de 9 salariés depuis le  1er juillet 2012 à 1,65%. Cela représentera un gain de 565000€ par année pleine de fonctionnement pour Chambéry Métropole.

Ce taux pourrait être progressivement augmenté à 1,8% ou même 2% dans les années à venir.

Les recettes de billetterie ne couvrent que 20% du coût de fonctionnement du réseau STAC.

Mise en place d’une tarification sociale

Chambéry Métropole a étendu la tarification sociale, qui auparavant ne s’appliquait qu’aux abonnements annuels jeunes.

Selon les analyses disponibles, cette tarification a porté ses fruits avec 700 usagers supplémentaires en 2012 et 15% d’augmentation du nombre de déplacements exécutés. Le coût de la mesure a été de 100000€, soit la moitié de ce qui avait été estimé. La part de la tarification solidaire dans le total des recettes issues des usagers a été portée à 30 % environ.

La tarification sociale a été étendue à l’ensemble des usagers, ce qui revient à passer d’une tarification de statut à une tarification au revenu.

Plusieurs titres ont été supprimés (le carnet de 100 tickets Mobilo à 31€ pour les 60 ans et plus, le Solido annuel, …). Une tranche de pour les plus de 75 ans a été créée permettant de limiter la hausse tarifaire pour les publics se déplaçant peu. Les couples de personnes âgées de plus de 60 ans non imposables bénéficient de la tarification sociale (réduction de 50% au moins).

La hausse de la TVA a été répercutée sur les usagers. Ajoutée à l’inflation, les tarifs ont augmenté de 4%.

Les tarifs en vigueur au 1er septembre 2012 :

  • ticket à l’unité : 1,20€
  • carnet de 10 tickets : 9€ (7,50€ actuellement).
  • carnet de 10 tickets tarif réduit : 6€.
  • ticket 24h : 2,40€
  • ticket 7 jours : 9€ (8,20€ actuellement).

Pour faciliter les voyages réguliers à la fois sur le réseau STAC et le réseau Ondéa, le carnet de 10 tickets OndéStac est créé et vient compléter la gamme OndéStac, déjà composée des abonnements annuels et mensuels. Ce carnet est en vente dans les agences commerciales STAC et Ondéa. Il coûte 12€.

Télécharger la grille tarifaire complète

Réorganisation du réseau STAC : le 3 septembre 2012

11 millions de voyages ont été effectués sur le réseau STAC. Chambéry Métropole vise 14,4 millions de voyages en 2017. Pour cela, il faut que chaque habitant du territoire utilise 100 fois dans l’année le réseau STAC (contre 87,8 voyages par habitants en 2011).

Le réseau va être repensé. Le réseau STAC va passer d’un réseau en étoile non hiérarchisé à un réseau maillé et hiérarchisé. Chambéry Métropole entend convaincre de nouveaux usagers de prendre le bus pour se rendre au travail ou dans les centres commerciaux.

Ce travail a déjà été initié en 2011 avec le renforcement de la ligne 3 (La Motte-Servolex Grands Champs – Challes-les-Eaux Médipôle). Cela s’est traduit par une hausse de la fréquentation de 9,6%. 7600 voyages par jour sont désormais enregistrés sur cette ligne.

En septembre 2012, des mesures pour améliorer l’attractivité de la ligne 1 (Lycée Armand – Éléphants) ont été mises en œuvre. La ligne 1 a un itinéraire plus direct : Sonnaz parc relais maison brûlée – Chambéry Éléphants. Les arrêts intermédiaires sont : Morraz, Bouchets, Gendarmerie, Rops, Aoste, Bertillet, Mâconnais, Beaujolais, Cévennes, Provence, Hermitage, Domaine des Monts, Lémenc et Reclus. La fréquence est d’un bus de toutes les 6 minutes en heures de pointes (12 minutes en heures creuses). Le temps de parcours est de 18 minutes entre le parc relais (de 150 places) et le centre de Chambéry. Télécharger le plan de la ligne 1 dans Les Hauts de Chambéry

La desserte fine des quartiers est assurée par la ligne 6 Lycée Armand – Jacob Université avec un bus toutes les 10 minutes en heures de pointes (20 minutes en heures creuses). Les arrêts intermédiaires entre Lycée Armans et Éléphants sont : Sartre, Brel, Dardel, Faucigny, Pré de l’âne, Aoste, Bertillet, Mâconnais, Beaujolais, Avenue d’Annecy, Cévennes, Provence, Piochet, Trolles, Bruyères, Saint-Ombre, Chantemerle, Pellerin, Beauvoir, Rotonde, Cassine, Charmilles et Reclus. La ligne 2 ne circule plus entre Avenue d’Annecy et Éléphants. La ligne 23 (Parc relais maison brûlée – Éléphants) a été supprimée.

Toujours en septembre 2012, la desserte de Technolac, du centre commercial Chamnord, de la zone des Lanciers et de l’université à Jacob-Bellecombette a été totalement réorganisée avec 4 lignes :

  • la ligne 2 Le Bourget-du-Lac plage – Technolac – Université Jacob cadencée au quart d’heure du lundi au samedi. Elle remplace l’ancienne ligne 9. La nouvelle ligne 2 n’emprunte pas la VRU, mais dessert le centre commercial Chamnord et la zone des Landiers (qui ne sont plus desservis par la ligne 6), dotée d’un parc relais de 85 places. La commune du Bourget-du-Lac est desservie toutes les 30 minutes. Un bus sur 2 est limité à l’arrêt ESC.
  • la ligne 2D Technolac – Chambéry Éléphants assurée lors des pointes de trafic avec des articulés empruntant la VRU (comme la ligne 9 actuelle). 17 allers-retours du lundi au vendredi. Temps de parcours : 20 minutes.
  • la ligne 6 Lycée Armand – Université Jacob avec un bus toutes les 10 minutes en heures de pointes (20 minutes en heures creuses). Elle reprend le tracé de l’ancienne ligne 6 entre Éléphants et Jacob-Bellecombette Champ Parin et poursuit sa route jusqu’à l’université.
  • la ligne 9 Chambéry Éléphants – Chambéry Salins qui remplace l’ancienne ligne 2. Un bus toutes les 20 minutes. 84 allers-retours.

Télécharger :

Les utilisateurs de l’actuelle ligne 6 du STAC à Voglans devront n’ont plus de ligne directe pour se rendre à Chambéry. Ils doivent emprunter une ligne Ondéa (avec 10 allers-retours) en correspondance avec la nouvelle ligne 2 du STAC. Une tarification commune aux deux réseaux a été mise en place.

Création d’un réseau de soirée

Auparavant, l’offre en soirée était disparate et peu efficace (très peu de services après 21h). Un vrai réseau de soirée a été mis en place début septembre 2012. Il fonctionne du lundi au samedi à partir de 20h.

Le réseau noctambus comprend 5 lignes :

  • la ligne 1 Sonnaz parc relais maison brûlée – Cognin Debussy desservant Les Hauts de Chambéry, Le Biollay et Cognin. Un bus toutes les 40 minutes.
  • la ligne 2 Le Bourget-du-Lac plage – Université Jacob. Un bus toutes les heures.
  • la ligne 3 La Motte-Servolex De Gaulle – Challes-les-Eaux Médipôle via Barberaz et La Ravoire. Un bus toutes les heures.
  • la ligne 4 Chambéry Éléphants – Challes-les-Eaux Casino via Bassens, Saint-Alban Leysse et, Barby. Un bus toutes les 45 minutes.
  • la ligne 5 Chambéry avenue d’Annecy – Saint-Baldoph Champet via Chambéry-le-Vieux et Barberaz. Un bus toutes les heures.

Les derniers départs se font à 22h45. Seule la ligne 1 effectue un ultime départ à 23h20.

Toutes les lignes sont en correspondances entre elles aux Éléphants à 20h45, 21h50 et 22h45.

Télécharger le plan des lignes Noctambus

Desserte du Phare

Un service spécifique sera mis en place pour assurer les retours lors des événements sportifs et culturels se déroulant au Phare.

Autres modifications

  1. Les lignes 3 et 22 empruntent la rue des Belledones à La Ravoire. En raison de travaux de longue durée rue de la Concorde, les lignes 3 et 22 passent par la rue des Belledonnes, où un nouvel arrêt « Centre Ville » est créé pour desservir le cœurde la commune. Plan des lignes 3 et 22 à La Ravoire
  2. Les services scolaires desservant Saint-Jean-d’Arvey sont remplacés par une ligne régulière (la 23) entre Saint-Jean-d’Arvey chef lieu et Saint-Alban-Leysse collège de Maistre. Plan de la ligne 23
  3. L’itinéraire de la ligne 5 (La Motte Servolex De Gaulle – Éléphants) dans La Motte-Servolex a été revu. Les arrêts à l’École Saint-Jean et au Collège Sand ont été supprimés et remplacés par les arrêts Reinach, Parc, Saint-Éxupéry et Roland Garros. Des correspondances quai à quai sont ainsi possibles avec la ligne 3 à l’arrêt « Reinach ». Plan de la ligne 5 à La Motte-Servolex
  4. L’itinéraire de la ligne 4 (Saint-Baldoph Champet – Chambéry Chamoux) dans Barberaz a été revu. Exit les arrêts Barberaz Centre, LP Le Margériaz, Buisson Rond et Monge. Ils sont remplacés par les arrêts ZA Barberaz, Madelaine, Sainte-Thérèse et Garatte. Sa fréquence est d’un bus toutes les 30 minutes.
  5. L’itinéraire de la ligne 40 (Saint-Baldoph Champet – Chambéry Chamoux, 20 allers-retours) dans Barberaz a été revu. Les arrêts Barberaz Centre, LP Le Margériaz, Buisson Rond et Monge sont désormais desservis. Exit les arrêts ZA Barberaz, Madelaine, Sainte-Thérèse et Garatte. La desserte du collège de Vilette se fait uniquement aux heures d’entrée et de sortie de l’établissement. Des services express sont ponctuellement mis en place entre Saint-Baldoph et Chambéry. Son itinéraire plus direct permet de relier plus rapidement Saint-Baldoph et Chambéry (20 minutes de trajet, contre 25 auparavant).

Télécharger :

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Alain Caraco : « la ligne nouvelle du Lyon – Turin est un instrument qui nous permettra de faire de la desserte régionale moyenne distance rapide et attractive »

Posted by ardsl sur 15 juin 2012

Les électeurs de la première circonscription de la Savoie (centrée sur Aix-les-Bains) devaient départager dimanche 17 juin Alain Caraco (EÉLV, soutenu par le PS, candidat de la majorité présidentielle) et Dominique Dord (UMP, sortant). Le député sortant a été réélu avec 59% des voix. Les questions de transports étaient au cœur des enjeux électoraux. Dominique Dord et Alain Caraco sont favorables au projet de ligne nouvelle entre Lyon et Turin.

Le député réélu, l’UMP, Dominique Dord (qui cumule cette fonction avec son poste de maire d’Aix-les-Bains et de président de la Communauté d’agglomération du lac du Bourget) mettait en avant dans ses documents de campagne (où ne figure aucune référence à son appartenance à l’UMP, parti dont il est le trésorier) sa mobilisation sur des « dossiers stratégiques comme le Lyon – Turin marchandises« . Dominique Dord veut donner la priorité aux marchandises pour « enlever un million de camions de nos autoroutes savoyardes« .

Il s’oppose aux aménagements prévus pour les trains de voyageurs. « La ligne nouvelle pour les voyageurs peut et doit attendre. Une dizaine de minutes gagnées par les voyageurs entre Lyon et Chambéry ne justifie pas la dépense extravagante« , avance le député sortant. Il poursuit en estimant que « les trains de marchandises doivent disparaître au plus vite de la ligne historique qui passa au bord du lac du Bourget« .

Dominique Dord propose un réaménagement « à moindre frais la ligne Lyon – Saint-André-le-Gaz – Chambéry pour gagner quelques minutes« . Le candidat UMP est opposé au contournement autoroutier de La Motte-Servolex et Chambéry.

Son adversaire, Alain Caraco défendait le Lyon – Turin dans sa composante fret, mais aussi dans sa composante voyageurs. Il a livré sa vision des transports dans une interview à La Voix des Allobroges. Extraits.

N’est-ce pas antinomique de défendre un projet de société écologiste en faisant cause commune avec un PS productiviste pour qui la croissance économique est la seule solution pour sortir de la crise ?

Alain Caraco : « Si les écologistes et les socialistes étaient absolument d’accords sur tout, il n’y aurait qu’un parti. Reste que les écologistes sans les socialistes resteront marginaux encore assez longtemps, et que les socialistes sans les écologistes ne feront jamais de majorité. On a besoin de s’entendre et, fort heureusement, ce qui nous rapproche est bien plus important que ce qui nous sépare. La croissance du stress, des déchets, je n’en veux pas. Par contre, la croissance de la production des énergies renouvelables, du réseau de transport en commun, d’un service public qui assure l’éducation et la sécurité, je suis pour tout en étant écologiste. Cela ne me pose aucun problème. »

La croissance voulue par le PS fait plutôt référence à la relance d’une politique industrielle…

« Il faut une politique industrielle. On a besoin d’un appareil productif pour les énergies renouvelables. Par exemple, il n’y a quasiment pas de vélo à assistance électrique produit en France, alors qu’il y aurait un marché extraordinaire. Donc il y a beaucoup de choses à concilier. Quand une région veut acheter des nouvelles rames de TER, le temps d’attente est de trois ans entre la commande et la livraison, parce que l’appareil productif est sous dimensionné en France. Parallèlement, l’industrie de l’automobile est surdimensionnée et en surproduction. Il y a une reconversion à faire qui profitera à tout le monde. »

Si vous êtes élu, quel serait votre premier geste de député ?

« C’est le transport du quotidien : il nous faut une communauté de transport, c’est-à-dire une offre unifiée en matière d’itinéraire, de tarifs et d’informations. »

Et au niveau du projet TGV Lyon – Turin, quelle est votre position ?

« Aujourd’hui, on a un vrai problème de transport de voyageurs et de marchandises entre la région lyonnaise et les Alpes du Nord. Les infrastructures ferroviaires existantes sont insuffisantes pour gérer l’ensemble du trafic, donc on ne fera pas l’économie d’une infrastructure nouvelle. C’est la nécessité du projet. »

Pourtant, dans l’avant-pays savoyard, la contestation du projet prend de l’ampleur depuis quelques semaines…

« Il faut écouter les habitants concernés et aller plus loin dans les études d’impacts pour trouver des solutions aux pollutions. Ensuite, il y aura forcément des expropriations, et elles doivent se faire de façon humaine. Enfin, ce projet ne doit pas rester isolé du reste du réseau ferré : il doit permettre d’augmenter la cadence des trains TER entre Lyon et Chambéry et permettre aux gens de ne plus prendre leur voiture. »

Donc pour vous, il n’est toujours pas question de remettre en cause le Lyon – Turin ?

« Cela fait 20 ans que ce projet est dans les cartons. Cela fait 20 ans qu’on dit que c’est pour dans 20 ans. On a laissé passer plein d’occasions. Alors est-ce que le projet actuel est parfait ? Sûrement pas. Mais si on le laisse encore passer, est-ce qu’on aura une chance faire un meilleur projet dans un délai raisonnable ou plutôt le risque élevé de faire circuler des voitures ? Avec ensuite le besoin d’aller chercher les gaz de schistes parce qu’il faudra bien les alimenter, et de faire le contournement autoroutier de Chambéry parce qu’il faudra bien les faire passer quelque part… À mon avis, le risque de ne pas le faire est plus important que de le faire le Lyon – Turin. »

Ce n’est pas l’avis du groupe EÉLV à la Région qui ne soutient plus ce projet depuis quelques semaines…

« Le projet est desservi par son nom. Il n’y aura pas beaucoup de trajets voyageurs entre Lyon et Turin. En revanche, il sera indispensable pour améliorer les liaisons inter-cités régionales, on n’a pas le choix. Elles sont bien plus importantes pour l’avenir de notre région que le bout en bout Lyon – Turin ou Paris – Milan. C’est pour cela que je défends le projet. »

Justement, pourquoi ne pas se concentrer tout de suite sur le développement de la desserte régionale ferroviaire ?

« La ligne nouvelle du Lyon-Turin est un instrument qui nous permettra de faire de la desserte régionale moyenne distance rapide et attractive. Elle libérera les lignes classiques pour faire de la desserte régionale courte distance. »

Alain Caraco est notamment soutenu par la maire socialiste de Chambéry. Bernadette Laclais, par ailleurs première vice-présidente de la Région Rhône-Alpes, a déclaré dans un entretien à La Voix des Allobroges : « je soutiens donc Alain Caraco […] car il défend le Lyon – Turin, ce qui n’est plus le cas d’un grand nombre de militants et surtout du groupe d’élus qui siège à la région Rhône-Alpes. C’est un sujet un peu complexe, car j’ai constaté que, chez Europe Écologie, ceux qui connaissent le réseau ferroviaire en Savoie sont favorables au Lyon – Turin, y compris à son volet voyageur. C’est qu’on a un grand problème avec 43 km de voie unique entre Saint-André-le-Gaz et Chambéry. Alain Caraco partage cette analyse, mais les élus écologistes de Savoie ont une vision qui n’est pas celles de ceux qui connaissent les difficultés du réseau ferroviaire. »

France Bleu Pays de Savoie avait organisé un débat avant le premier tour. Dominique Dord avait décliné l’invitation de la radio publique. Alain Caraco avait défendu la mise en place d’une autorité organisatrice de la mobilité durable pour gérer les questions de transport sur le secteur de Chambéry et Aix-les-Bains. Cet idée figure dans le programme de François Hollande pour les transports en septième position (lire). Il avait indirectement critiqué Dominique Dord en pointant du doigt la politique transports de la CALB. Pour Alain Caraco : « le mauvais élève c’est CALB, avec un versement transport trop fois plus faible qu’à Chambéry« . Et le candidat écologiste n’a pas manqué de citer un exemple très significatif : la desserte de l’université et de Technolac sur la commune du Bourget-du-Lac, avec un bus toutes les 10 minutes vers Chambéry (réseau STAC) et seulement toutes les 40 minutes vers Aix-les-Bains (réseau Ondéa).

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Lyon – Turin : la priorité au fret au centre du débat

Posted by ardsl sur 27 janvier 2012

Le ministre des Transports Thierry Mariani a répondu mardi 24 janvier au Sénat à Jean-Pierre Vial. Le parlementaire savoyard (UMP) s’inquiétait que certains éléments de l’enquête publique en cours semblent moins favorables au fret que par le passé.

Le ministre a assuré que « cette liaison est emblématique du report modal que nous voulons opérer au profit du fret ferroviaire ». Il confirme aussi que les ouvrages d’accès (dont les tunnels sous Belledonne, Chartreuse et Glandon) « figurent bien dans la section internationale au titre du nouvel accord franco-italien [qu’il signera] la semaine prochaine ».

Le dossier avance vite

Le dossier avance vite, à la satisfaction de beaucoup, dont l’Association anti-contournement autoroutier de Chambéry. Celle-ci, dans un courrier que reprend, notamment, le conseiller général de Modane, Xavier Lett, sur son blog, reproche à l’association environnementaliste FRAPNA d’avoir demandé un report de l’enquête publique : « le but réel de cette demande de report n’est-il pas de perdre les financements européens afin de permettre d’enterrer définitivement la création de cette ligne ferroviaire moderne ? La conséquence directe d’un tel objectif est de ne laisser aucune alternative à la transformation de la Savoie en couloir à camions ».

Par ailleurs, derrière le sénateur Jean-Pierre Vial et le député Dominique Dord (UMP), plusieurs élus ont signé une motion s’opposant au passage des marchandises par Chambéry. «Un débat qui va bien au-dela du clivage UMP-PS » explique Dominique Dord.

Les signataires de la motion s’opposant au passage des marchandises par Chambéry

Parmi les signataires, on trouve Gaston Arthaud-Berthet (conseiller général, Saint-Genix), Renaud Beretti (adjoint, Aix-les-Bains), Luc Berthoud (maire, La Motte-Servolex), Christiane Brunet (conseillère générale, Saint-Pierre-d’Albigny), Jean-Claude Carle (vice-président UMP du Sénat, conseiller régional UDC), Robert Clerc (conseiller général, Aix-les-Bains Nord), Sylvie Cochet (conseillère régionale), Jean-Claude Croze (maire, Brison-Saint-Innocent), David Dubonnet (maire, Barberaz), Xavier Dullin (conseiller régional UDC), Michel Dyen (maire, Saint-Alban Leysse), André Girard (maire, Francin), Claude Giroud (vice-président du Conseil général), Gilbert Guigue (conseiller général, Pont-de-Beauvoisin), Denis Guillermard (maire, Novalaise), Pierre Hérisson (sénateur UMP, Haute-Savoie, conseiller municipal d’opposition à Annecy), Jean-Claude Loiseau (conseiller général, Aix centre), Yves Mercier (maire, Voglans), Patrick Mignola (maire, La Ravoire), Raymond Perrouse (maire, Avressieux), Michel Ravier (maire, Chignin), Serge Simondin (président, communauté de communes Chautagne), Nicolas Verguet (maire, Belmont-Tramonet), Michel Arnaud (adjoint, Challes-les-Eaux), Ludovic Bouvier (adjoint, Sonnaz), Julien Donzel (conseiller munical, Challes-les-Eaux), Louis Caille (adjoint, Saint-Sulpice), Gilles Hammer (conseiller municipal, Cognin), Cédric Vial (maire, Les Échelles)…

(Source : Le Dauphiné Libéré).

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Lyon-Turin : l’enquête débute lundi 16 janvier

Posted by ardsl sur 15 janvier 2012

L’enquête publique qui s’ouvre lundi 16 janvier ne concerne que les deux premières phases de réalisation des accès français, à savoir la ligne mixte entre Grenay et La Motte-Servolex, puis l’itinéraire fret jusqu’à Saint-Jean-de-Maurienne par les tunnels de Chartreuse, Belledonne et Glandon.

Source : RFF

L’enquête publique qui démarre lundi 16 janvier porte sur un projet de plus de 7,5 milliards d’euros. Les “accès français” de la liaison ferroviaire à grande vitesse entre Lyon et Turin, soit 140 kilomètres, sont donc d’un coût comparable aux 8,2 milliards de la section internationale. Celle-ci ne fait “que” 85 kilomètres entre Saint-Jean-de-Maurienne et l’entrée de la plaine de Turin, mais elle est presqu’entièrement en tunnel bitube.

Trois longs tunnels entre Avressieux et Saint-Jean-de-Maurienne

Les accès français comportent, dans un premier temps, deux éléments : une ligne mixte (voyageurs et marchandises) entre le contournement ferroviaire de Lyon (CFAL) et le nord de Chambéry, et une ligne dédiée au fret qui s’embrancherait sur la ligne mixte au niveau d’Avressieux, pour rejoindre à Saint-Jean-de-Maurienne la section internationale après avoir emprunté trois longs tunnels : Chartreuse, Belledonne, Glandon. Ces ouvrages seront à un seul tube. Dans une phase ultérieure, il est envisagé de les doubler, mais cela ne permettra pas d’y faire passer des voyageurs : le tunnel sous Chartreuse mesurant plus de 20 km, il faudrait y créer une gare souterraine, ce qui n’est pour l’heure pas prévu.

Les communes concernées par l’enquête publique sont 73, dans le Rhône, l’Isère et la Savoie. Pour certaines, l’impact est nul car le tracé de la ligne est entièrement souterrain sur leur territoire. Mais leurs habitants ont tout de même voix au chapitre et pourront donner leur avis sur les registres d’enquête, et rencontrer les commissaires enquêteurs aux cours des permanences qu’ils tiendront dans les mairies.

En revanche, certaines communes non concernées par le tracé, mais qui le seront par l’augmentation du trafic, ne figurent pas dans l’enquête, notamment au sud de Chambéry, ce qui a le don d’irriter certains élus comme David Dubonnet, le maire de Barberaz.

Le financement n’est pas acquis

Pour le reste, le projet fait l’objet d’un consensus, si l’on excepte le cas de La Motte-Servolex. L’enquête publique ouvre la voie à une déclaration d’utilité publique. Une fois celle-ci accordée, les travaux peuvent commencer. Les premiers pourraient intervenir en 2014, sous la forme d’une galerie de reconnaissance du tunnel de Dullin-L’Épine. On n’en sait pas plus pour l’instant, d’autant que rien n’est encore réglé sur le plan du financement. Il y aura, c’est sûr, du financement européen, mais il n’est pas acté pour l’heure que l’UE mette la main à la poche aussi généreusement que pour la section internationale (on dit plutôt, aujourd’hui, “transfrontalière”) à laquelle elle apporte 40 %.

Cette section transfrontalière est déjà, en France, d’utilité publique. Sur le tracé, à Saint-Jean-de-Maurienne, l’État a racheté quelques bâtiments, et en a détruit certains. Les premiers travaux préparatoires (déplacements de voiries, etc.) devraient intervenir en 2013, et le début du percement du tunnel de base entre Saint-Jean-de-Maurienne et Susa, en 2015. Si le calendrier est respecté, la LGV Lyon-Turin pourrait être une réalité en 2025. Les premières études en avaient été effectuées par SNCF en 1989…

À terme, 140 trains par jour

La liaison, prioritairement dédiée au fret, est un maillon du corridor européen entre Lisbonne et Kiev. Mais elle irriguera aussi la région. Outre à ses extrémités de Grenay et Saint-Jean-de-Maurienne, la LGV sera raccordée au réseau existant en quatre endroits : la LGV Paris-Marseille à l’aéroport Saint-Exupéry, à La Tour-du-Pin sur la ligne Lyon-Chambéry, à Chambéry-Nord sur la ligne Chambéry-Annecy, et à Laissaud sur la ligne Grenoble-Chambéry. Les lignes actuelles seront décongestionnées, et le trafic TER y gagnera en fréquence et en rapidité.

Les prévisions de trafic de Réseau Ferré de France font état, en 2020, de 50 trains de voyageurs et par jour et 24 trains de fret (plus la circulation sur la ligne existante), et en 2025, une fois le tunnel de base ouvert, de 60 trains de voyageurs et 80 de fret, dont 70 par le tunnel sous Chartreuse et une dizaine par Dullin-L’Épine.

Coûts

Phase 1 (de Grenay à Chambéry via le tunnel de Dullin-L’Épine) : 4 479 M€.

Phase 2 (itinéraire fret d’Avressieux à Saint-Jean-de-Maurienne) : 3 248 M€.

Calendrier

Phase administrative : enquête publique du 16 janvier au 5 mars. Déclaration d’utilité publique sans doute à la mi-2013.

Travaux : objectifs de mise en service 2020-2021 pour la ligne mixte Lyon-Chambéry, 2025 pour la liaison fret entre Avressieux et Saint-Jean-de-Maurienne (le tunnel de base franco-italien entre Saint-Jean-de-Maurienne et Susa devrait être terminé à cet horizon). Cet itinéraire sous Chartreuse et Belledonne pourrait ensuite être doublé à l’horizon 2030, comme la ligne mixte entre Lyon et Avressieux aux alentours de 2035.

(Source : Le Dauphiné Libéré).

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Lyon-Turin : ils veulent un tunnel sous la Chartreuse, sinon rien !

Posted by ardsl sur 24 décembre 2011

Pierre Hérisson, Jean-Pierre Vial, Luc Berthoud, Dominique Dord et Michel Dantin : tous font assaut d’arguments pour que le tunnel sous Chartreuse soit pris en compte dans la section internationale, et que tout trafic de fret supplémentaire soit évité d’Aix-les-Bains à Chambéry.

Voir passer sous l’Épine des trains de fret, ça les fait bouillir. « Qu’on fasse plutôt l’économie de ce tunnel », clamait même, hier matin, Luc Berthoud, maire de La Motte-Servolex, au risque d’écorner le consensus politique savoyard sur la future ligne ferroviaire à grande vitesse Lyon-Turin.

Dominique Dord va plus loin. Pour le député-maire de la cité thermale, si le fret doit « continuer durablement à passer par Aix et Chambéry, je préfère qu’on abandonne le Lyon-Turin et qu’on couvre la ligne historique ». Ce que veulent en fait les élus, ce sont des garanties.

Le Lyon-Turin, on s’en souvient, est double. À Avressieux, un tunnel doit franchir Dullin et L’Épine, ressortir à La Motte-Servolex et desservir, pour les voyageurs, l’ensemble du sillon alpin et, au-delà de Chambéry, Turin. Mais ce n’est pas l’essentiel. « Pour l’Europe, ce corridor est avant tout pour le fret », insiste Michel Dantin. Il faut donc le second tunnel, sous Chartreuse, qui ressort vers Les Marches et replonge sous Belledonne. Pour le député européen, « si on ne réalise pas ces accès, on n’est pas à l’abri d’une remise en cause des financements européens ». Or, l’Union est déjà prête à assurer 40 % du coût de la liaison entre Saint-Jean-de-Maurienne et le débouché du tunnel de l’Orsiera, en Italie. D’après Michel Dantin, elle ne serait pas hostile à faire de même pour les autres grands ouvrages en territoire français, pour autant qu’ils soient clairement programmés.

D’où la demande au président de la République, solennellement formulée le 12 décembre, « que l’avenant au traité de 2001 intègre bien à la section internationale les trois tunnels sous Chartreuse, Belledonne et Glandon ». Ledit avenant devant être signé avant la fin de l’année, n’est-ce pas trop tard ? « En 2001, Pierre Dumas avait conduit une délégation à l’Élysée trois jours avant la signature du traité de Turin », rappelle le sénateur Jean-Pierre Vial, comme pour souligner que les dernières lignes droites sont souvent essentielles dans ce genre de négociations.

Cette polémique n’aurait pas existé si Réseau Ferré de France, dont les élus se méfient, n’avait pas annoncé début 2010 que le tunnel de Dullin-L’Épine pouvait être creusé très vite (pour les feus JO d’Annecy 2018 !) et qu’il pourrait, étant bitube, accueillir du fret. Qui continuerait ensuite par la ligne classique jusqu’à Saint-Jean-de-Maurienne. « Ce serait la victoire d’une certaine technocratie », estime Michel Dantin, « on amène tout jusqu’à Chambéry, et après advienne que pourra ».

(Source : Le Dauphiné Libéré).

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