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Un des deux tunnels de contournement de Plan-les-Ouates fermé par le chantier du CEVA

Posted by ardsl sur 16 septembre 2012

Depuis le 5 septembre et pour six mois, seul un des deux tubes du tunnel du Bachet demeure ouvert aux 30000 voitures qui l’emprunte chaque jour. Aux heures de pointe du matin et du soir les deux voies sont mises en sens unique, direction ville le matin, direction autoroute A1 le soir.

Depuis le 5 septembre, seul un tube du tunnel du Bachet-de-Pesay est ouvert à la circulation. Et ce pour six mois. Construction de la future halte Carouge-Bachet du CEVA oblige.

Trait d’union entre l’autoroute de contournement et la route des Jeunes, le tronçon permet à plus de 30000 véhicules par semaine (week-end non compris) d’accéder au centre-ville. Par où peuvent-ils passer entre septembre et février ? Tour d’horizon des mesures prises.

Le matin deux voies vers la ville, le contraire le soir

«La circulation dans le deuxième tube, direction Genève, sera alternée durant la journée avec quatre basculements journaliers», peut-on lire sur le site du CEVA. En bref : on circule sur les deux voies en direction de Genève aux heures de pointe du matin, en direction de Perly aux heures de pointe du soir, et dans les deux sens durant les heures creuses, en bidirectionnel. Simple ? Sûrement pas mais certainement le système le mieux adapté aux flux des véhicules sur ce tronçon. « Les basculements journaliers sont une excellente idée« , relève Guy Zwahlen, président de la section genevoise du Touring Club Suisse. « Mais il faut également une bonne signalétique pour diriger le report de trafic sur un itinéraire de délestage. »

C’est là que le bât blesse. Le réseau cantonal, déjà surchargé, risque de mal supporter l’afflux de véhicules supplémentaires. Les communes concernées sont déjà sur le qui-vive. « Les premiers jours seront déterminants« , relève François Baertschi, maire de Lancy. « C’est très difficile d’anticiper comment les gens vont réagir. Je m’attends un peu à tout. » Son homologue de Plan-les-Ouates n’est pas plus optimiste. « Les automobilistes risquent d’utiliser le réseau de quartier« , craint Thierry Durand. « Beaucoup de gens préfèrent emprunter les petits chemins plutôt que d’être bloqués sur une grande route, même si le gain de temps est quasi nul. » À Carouge, on redoute le report de trafic sur la route de Drize. « Il est déjà trop important sur cet axe, surtout avec la présence de l’école et du cycle« , signale le maire Nicolas Walder. « Il faudra être vigilant. »

Les magistrats des trois communes sont d’accord sur un point : ils manquent d’informations. «On va plus subir qu’autre chose», regrette Thierry Durand.

La conseillère d’État Michèle Künzler a présenté mardi 28 août les détails de l’opération.

Depuis le 5 septembre, seul le tube en direction de Genève est ouvert à la circulation. Et ce pour six mois. Emprunté par plus de 30000 véhicules par jour, le tronçon constitue une artère importante pour entrer dans le centre-ville. L’impact de la fermeture sur le trafic ? «Il y en aura un mais on va essayer de le minimiser autant que possible», rassure la conseillère d’État en charge du Département de l’intérieur, de la mobilité et de l’environnement (DIME).

La solution trouvée consiste en un système de circulation alternée. Entre 6h30 et 9h45, on circuler sur les deux voies du tube en direction de la Jonction ; entre 15h30 et 19h30 en direction de Perly. En dehors de ces heures, le trafic autoroutier sera maintenu en bidirectionnel, soit une voie dans chaque sens. La vitesse sur le tronçon est limitée à 60 km/h au lieu de 80 km/h.

Une importante logistique

Qu’advient-il des automobilistes qui doivent se rendre tôt à Perly ou descendre en ville en fin de journée ? Ils doivent emprunter le réseau cantonal, via des déviations. En d’autres termes : la route de Saint-Julien et la route des Jeunes. «Avec ce système, seul 15% du trafic sera concerné par les déviations», relève Blaise Hochstrasser, directeur de la Direction générale de la mobilité (DGM).

Ces quatre basculements journaliers exigent une importante logistique. Il faut mettre en place des panneaux informatifs à chaque intersection sensible, équiper le tube ouvert à la circulation de signalisations lumineuses, programmer spécifiquement les panneaux autoroutiers ou installer des glissières mobiles. « Il y aura entre deux et cinq minutes de battement entre les différents régimes« , explique Antoine Da Trindade, directeur du CEVA. « À chaque changement de mode, des gens viendront activer les glissières et poser des cônes de séparation. »

Les déviations suffisent-elles à absorber le report de trafic ? « Les trois ou quatre premiers jours seront déterminants« , indique le directeur de la DGM. « En cas de gros problèmes, nous pourrons toujours mettre en place des systèmes de parkings relais avec des bus. » Le dispositif a déjà été envisagé avec les TPG en cas d’accident grave dans le tube.

Les TPG, eux, sont prêts à éviter un engorgement total du réseau en cas d’accident grave dans le tube restant. «Le dispositif d’urgence prévoit que les automobilistes parquent leur véhicule à Archamps et que des navettes les amènent à Plan-les-Ouates ou aux Palettes», explique Philippe Anhorn, responsable de la communication aux TPG.

Une large campagne d’information a été mise en place. Au programme : des encarts dans la presse, des flyers distribués aux douanes, dans les entreprises proches du périmètre et aux riverains.

Le tunnel du Bachet n’est pas le seul touché. La route de La-Chapelle est également fermée pour huit mois depuis le 3 septembre.

Les travaux dans le deuxième tube du tunnel commenceront seulement en juillet 2013 afin, notamment, de limiter l’impact sur le trafic. « Ce sont des moments pénibles« , reconnaît la conseillère d’État. « Mais nous devons nous rappeler pourquoi nous faisons ce chantier. Le CEVA améliorera la circulation à Genève. »

(Avec La Tribune de Genève).

Article publié par Le Dauphiné Libéré

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Trains à Genève : les riverains du rail seront bientôt protégés du bruit

Posted by ardsl sur 8 juin 2012

Quatre communes sont encore exposées à un bruit dépassant les limites. Des mesures de protection se préparent.

Les trains genevois seront bientôt plus silencieux. Suite aux premiers travaux menés il y a dix et vingt ans, de nouvelles mesures antibruit sont en préparation dans les quatre dernières communes du canton dépassant les valeurs limites : Genève, Vernier, Céligny et Lancy. Murs ou fenêtres de protection permettront de mieux préserver les riverains.

Selon la loi, l’assainissement sonore des voies de chemin de fer doit prendre fin en 2015 au plus tard. Ce vaste projet, piloté par l’Office fédéral des transports (OFT), vise à agir sur les bâtiments par la pose de fenêtres antibruit, le long des voies, grâce à des constructions de murs et sur les véhicules eux-mêmes. Jusqu’en 2011, 178 kilomètres d’écrans antibruit ont ainsi vu le jour le long des rails helvétiques. Si rien n’était entrepris, 265000 personnes subiraient des nuisances dépassant les limites en vigueur, selon l’OFT. À Genève, des travaux d’insonorisation ont déjà abouti sur le tronçon entre Cornavin et l’aéroport, il y a une vingtaine d’années. La ligne Genève – Coppet a elle aussi été assainie, il y a environ dix ans.

Murs et fenêtres antibruit

Pour l’heure, quatre projets sont en cours d’approbation par l’OFT. À Vernier, on s’apprête à poser des fenêtres antibruit près des voies, pour un coût de 2 000 francs. «La procédure devrait prendre fin d’ici à quelques mois», explique Florence Pictet, porte-parole de l’office. Le même type de travaux devrait être mené à Céligny, pour environ 30000 CHF.

Deux autres projets sont dans le pipeline côté CEVA, mais ils prendront plus de temps étant donné les procédures juridiques, désormais levées. À Lancy, des fenêtres antibruit apparaîtront le long des rails. «Et à Genève, il ne manque plus qu’un complément d’une centaine de mètres de parois antibruit juste avant la tranchée couverte de Saint-Jean», précise Frédéric Revaz, porte-parole des CFF.

Que prévoit-on pour limiter les nuisances du futur CEVA ? La liaison, en majeure partie souterraine, pourra provoquer des sons dits «solidiens», bruit dû aux vibrations se propageant dans les bâtiments. « Nous allons d’abord effectuer des tests in situ à l’aide d’un camion vibreur« , explique Caroline Monod, chargée de communication du projet CEVA. « Puis nous mettrons en place les mesures nécessaires, comme des dalles flottantes ou des chaussons sous les rails. Ces dispositifs vont au-delà de ce que prévoit la législation. »

Deux tronçons extérieurs

Hormis le secteur de Lancy cité plus haut, le CEVA n’a que deux tronçons extérieurs. L’un, le pont du Val l’Arve, sera vitré. L’autre, le pont enjambant la Seymaz, accueillera des murs antibruit.

Un train de voyageurs génère environ 80 décibels, alors qu’un train de fret en produit 10 de plus. Pour réduire les nuisances subies par les riverains, les murs sont parfois mieux adaptés que les fenêtres antibruit. En général, ces parois sont en béton, « car c’est le matériau le plus résistant« , poursuit Frédéric Revaz. « Le bois peut également être utilisé, mais il se détériore plus facilement. Dans certains cas particuliers, on peut aussi se servir d’aluminium, par exemple sur les ponts. » Autre solution, le verre. Mais celui-ci ne peut être utilisé que dans les gares «si des raisons de sécurité l’exigent, par exemple pour des questions de visibilité», précise le porte-parole des CFF.

Des trains plus silencieux

Tous les trains CFF qui circulent à Genève – de voyageurs ou de marchandises – sont assainis.

Depuis le début des années 2000, l’entreprise a rénové plus de 1000 voitures de voyageurs et 5800 wagons de marchandises. « Les anciens véhicules étaient équipés de freins dits à sabots, ce qui provoquait une importante usure des roues et qui entraînait une augmentation du bruit au moment du freinage« , explique Patricia Claivaz, porte-parole aux CFF. « Nous les avons donc équipés de freins antibruit. Le bruit de roulement a été réduit de 15 décibels, ce qui correspond à une baisse de plus de la moitié du bruit ressenti. » Il reste encore 500 wagons de fret à assainir.

(Source : La Tribune de Genève).

 

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