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Changements d’horaires pour les TGV Toulouse – Lille

Posted by ardsl sur 15 octobre 2012

L’aller retour quotidien Toulouse – Lille par TGV est maintenu au service 2013. Le départ de Lille sera avancé de 30 minutes à compter du 9 décembre 2012. Le départ de Toulouse est retardé de 2h30 avec suppression de la desserte de Lyon Part-Dieu et Lille Europe, remplacée par une desserte de Saint-Éxupéry et Lille Flandres !

Les horaires jusqu’au 8 décembre 2012 :

  • 5166/7 Toulouse 7h18 – Narbonne 8h24/27 – Montpellier 9h22/29 – Nîmes 9h52/55 – Valence TGV 10h41/49 – Part-Dieu 11h24/30 – Marne-la-Vallée TGV 13h18/22 – CDG TGV 13h31/35 – TGV Haute-Picardie 14h02/04 – Lille Europe 14h30.
  • 5118/9 Lille Europe 15h26 – TGV Haute-Picardie 15h53/58 – CDG TGV 16h23/28 – Marne-la-Vallée TGV 16h37/41 – Part-Dieu 18h30/36 – Valence TGV 19h12/19 – Nîmes 20h02/05 – Montpellier 20h30/36 – Narbonne 21h31/34 – Toulouse 22h42.

Les horaires à partir du 9 décembre 2012 :

  • 5166/7 Toulouse 9h48 – Narbonne 10h55/58 – Montpellier 11h52/59 – Nîmes 12h22/25 – Valence TGV 13h13/16 – Saint-Éxupéry 13h39/53 – Marne-la-Vallée TGV 15h37/42 – CDG TGV 15h52/16h04 – TGV Haute Picardie 16h32/37 – Lille Flandres 17h07.
  • 5118/9 Lille Europe 14h53 – TGV Haute-Picardie 15h20/26 – CDG TGV 15h53/58 – Marne-la-Vallée TGV 16h07/11 – Part-Dieu 18h00/06 – Valence TGV 18h42/45 – Nîmes 19h31/34 – Montpellier 20h00/06 – Narbonne 21h03/06 – Toulouse 22h14.
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Du changement dans la desserte TGV Genève – Paris à partir du 9 décembre

Posted by ardsl sur 15 octobre 2012

La desserte TGV Paris – Genève va connaître plusieurs modifications à partir du 9 décembre 2012, date d’entrée en vigueur du service 2013. Tour d’horizon des évolutions.

Le service 2013 entre Paris et Genève se différencie du service 2012 par des réductions de fréquence du lundi au jeudi, des dessertes supplémentaires le week-end, des modifications d’horaires et des arrêts supplémentaires à Bourg-en-Bresse.

Lyria va réduire le nombre de fréquences au départ de Genève du lundi au jeudi

Du lundi au jeudi, il n’y aura plus que 9 allers et 8 retours, soit un départ de Genève en moins (au lieu de 9 allers-retours). Le vendredi, il y aura toujours 10 allers et 9 retours.

Du lundi au vendredi, le TGV de 12h29 au départ de Genève est supprimé. Les voyageurs au départ de Genève, devront se reporter sur le TGV de 9h42 ou celui de 14h29 (sauf le vendredi où il y aura désormais un départ à 11h42).

Lyria augmente le nombre de fréquences le week-end

Le week-end, il y aura désormais 7 allers-retours entre Paris et la cité de Calvin. Lyria renforce son offre du samedi matin au départ de Genève en ajoutant un départ supplémentaire à 7h42. Lyria renforce son offre le dimanche après-midi au départ de Paris avec un départ supplémentaire à 16h11

Des horaires modifiés

Lyria a décidé de modifier les horaires du premier train au départ de la cité de Calvin le dimanche et fêtes. Le premier départ de Genève est repoussé à 8h29 (au lieu de 6h12).

L’offre de fin d’après-midi est modifiée au départ de Genève avec la création d’un départ  à 17h42 tous les jours, la suppression du TGV de 15h42 (circulant en 2012 du dimanche au vendredi). La nouvelle offre comprend donc un départ toutes les heures : 16h29, 17h42, 18h29 et 19h42. À noter que le TGV de 18h29 ne circulera plus les samedis.

Des arrêts supplémentaires à Bourg-en-Bresse

Les TGV partant de Genève à 7h42 et de Paris à 12h11 desserviront désormais Bourg-en-Bresse. Ces arrêts supplémentaires compensent le détournement d’un aller-retour Annecy – Paris par Chambéry (lire).

Genève > Paris (à compter du 9 décembre)

  • Sauf le dimanche et fêtes : TGV 9760 (Genève 6h12 – Bellegarde 6h40/43 – Nurieux 7h06/08 – Bourg-en-Bresse 7h33/36 – Paris 9h27). Soit 3h15.
  • Sauf le dimanche et fêtes : TGV 9764 (Genève 7h42 – Bellegarde 8h07/09 – Bourg-en-Bresse 8h55/58 – Paris 10h49). Soit 3h07.
  • Le dimanche et fêtes (sauf du 13 au 27 janvier) : TGV 9766 (Genève 8h29 – Bellegarde 8h56/9h00 – Nurieux 9h23/25 – Bourg-en-Bresse 9h54/57 – Paris 11h49). Soit 3h20.
  • Quotidien : TGV 9768 (Genève 9h42 – Bellegarde 10h07/10 – Paris 12h49). Soit 3h07.
  • Le vendredi :  TGV 9770 (Genève 11h42 – Bellegarde 12h08/10 – Paris 14h49). Soit 3h07.
  • Le week-end et fêtes : TGV 9772 (Genève 13h42 – Bellegarde 14h07/10 – Paris 16h49). Soit 3h07.
  • Sauf le week-end et fêtes : TGV 9774 (Genève 14h29 – Bellegarde 14h58/15h01 – Bourg-en-Bresse 15h54/57 – Paris 17h49). Soit 3h20.
  • Quotidien : TGV 9778 (Genève 16h29 – Bellegarde 16h56/17h00 – Bourg-en-Bresse 17h54/57 – Paris 19h49). Soit 3h20.
  • Quotidien : TGV 9776 (Genève 17h42 – Bellegarde 18h07/10 – Paris 20h49). Soit 3h07.
  • Sauf le samedi : TGV 9780 (Genève 18h29 – Bellegarde 18h58/19h10 – Paris 21h49). Soit 3h20.
  • Quotidien : TGV 9784 (Genève 19h42 – Bellegarde 20h07/10 – Paris 22h49). Soit 3h07.

Paris > Genève (à compter du 9 décembre)

  • Sauf le week-end et fêtes : TGV 9761 (Paris 7h11 – Bellegarde 9h47/50 – Genève 10h16). Soit 3h05.
  • Quotidien : TGV 9763 (Paris 8h11 – Bourg-en-Bresse 10h01/04 – Bellegarde 10h58/11h01 – Genève 11h27). Soit 3h16.
  • Sauf le dimanche et fêtes : TGV 9765 (Paris 9h11 – Bellegarde 11h47/50 – Genève 12h16). Soit 3h05.
  • Quotidien : TGV 9769 (Paris 11h11 – Bellegarde 13h48/51 – Genève 14h16). Soit 3h05.
  • Quotidien : TGV 9773 (Paris 12h11 – Bourg-en-Bresse 14h02/04 – Bellegarde 14h58/15h01 – Genève 15h27). Soit 3h16.
  • Quotidien : TGV 9775 (Paris 15h11 – Bellegarde 17h48/51 – Genève 18h16). Soit 3h05.
  • Sauf le samedi : TGV 9777 (Paris 16h11 – Bourg-en-Bresse 18h02/05 – Bellegarde 18h58/19h01 – Genève 19h27). Soit 3h16.
  • Quotidien : TGV 9781 (Paris 18h11 – Nurieux 20h31/34 – Bellegarde 20h58/21h01 – Genève 21h27). Soit 3h16.
  • Quotidien : TGV 9785 (Paris 19h11 – Bourg-en-Bresse 21h02/04 – Bellegarde 21h50/53 – Genève 22h19). Soit 3h08.
  • Le vendredi : TGV 9789 (Paris 20h11 – Bourg-en-Bresse 22h02/04 – Bellegarde 22h58/23h01 – Genève 23h27). Soit 3h16.

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Les horaires 2013 des TGV Lille – Saint-Gervais

Posted by ardsl sur 12 octobre 2012

Un TGV en gare de Saint-Gervais-les-Bains.

SNCF reconduit pour l’hiver 2012-2013 la desserte TGV directe entre Lille et Saint-Gervais durant les vacances de Noël et d’hiver (de la zone B à laquelle est rattachée l’académie de Lille.

Ce TGV dessert également TGV Haute-Picardie, Roissy, Marne-la-Vallée TGV, Annemasse, Cluses et Sallanches. Voici les jours de circulation et les horaires détaillés des TGV Lille – Saint-Gervais.

Le TGV 5108/9 (Lille Europe 8h24 – TGV Haute-Picardie 9h00 – CDG TGV 9h34 – Marne-la-Vallée TGV 9h48 – Annemasse 13h08 – Cluses 14h07 – Sallanches 14h34 –  Saint-Gervais 14h42) circule les samedis 22 et 29 décembre, 16 et 23 février via la ligne du Haut-Bugey.

Le TGV 5178/9 (Saint-Gervais 15h32 – Sallanches 15h49 – Cluses 16h08 – Annemasse 16h58 – Marne-la-Vallée TGV 20h15 – CDG TGV 20h33 – TGV Haute-Picardie 21h08 – Lille Europe 21h38) circule le 2 mars via Culoz.

Le TGV 5178/9 (Saint-Gervais 15h40 – Sallanches 15h49 – Cluses 16h08 – Annemasse 16h58 – Marne-la-Vallée TGV 20h15 – CDG TGV 20h33 – TGV Haute-Picardie 21h04 – Lille Europe 21h34) circule  les 29 décembre et 5 janvier via Culoz.

Le TGV 5178/9 (Saint-Gervais 15h40 – Sallanches 15h49 – Cluses 16h08 – Annemasse 16h58 – Marne-la-Vallée TGV 20h15 – CDG TGV 20h33 – TGV Haute-Picardie 21h08 – Lille Europe 21h38) circule le 23 février via Culoz.

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Le car en passe de concurrencer le train ?

Posted by ardsl sur 8 octobre 2012

Un car Starshipper à Chambéry. Photo : Alain Caraco. Sur la relation Lyon Part-Dieu – Turin, le car a déjà remplacé le train. L’offre routière du TER est complétée par une offre privée depuis juillet 2012.

Dépassé l’autocar ? La législation qui autorise le cabotage sur les liaisons internationales pour les transporteurs devrait lui donner une seconde vie. Eurolines et Mégabus se sont déjà lancés sur le créneau. Mais aussi SNCF qui, avec ses iDBUS, vient concurrencer ses propres trains. Sans compter les considérations budgétaires qui vont œuvrer à la réhabilitation du car dans les transports en région. Explications.

La France ouvre la voie à la libéralisation des bus longue distance

Pendant longtemps, le transport intérieur par autocar sur des liaisons régulières de longue distance était interdit en France. Du coup, il était impossible de prendre un car à Rennes pour se rendre à Paris. Et le client d’un autocar reliant Paris à l’Allemagne n’était pas autorisé à descendre en chemin à Strasbourg. Depuis 2009, la législation a changé et le cabotage sur les liaisons internationales est autorisé pour les transporteurs, à condition toutefois qu’il représente moins de 50% de leur trafic et de leur chiffre d’affaires. L’idée d’une libéralisation totale des dessertes nationales, souhaitée de longue date par les professionnels, avait en revanche à l’époque été retoquée, le gouvernement trouvant le développement du car peu compatible avec le Grenelle de l’environnement. Mais elle pourrait bien ressortir des cartons. Fin 2011, le gouvernement Fillon avait même annoncé le préparation d’un projet de loi en ce sens qui n’a finalement pas été présenté. Cette nouvelle donne crée une concurrence pour les trains SNCF… Et offre une nouvelle jeunesse au car, moins rapide, mais plus économique et susceptible notamment de séduire une clientèle jeune. Un mode de transport jusqu’à présent un peu laissé de côté dans l’Hexagone.

Les transporteurs s’organisent

Acteur de longue date du transport par autocar en Europe, Eurolines, filiale de Veolia Transdev, a été le premier à se lancer sur ce nouveau créneau du cabotage, à l’été 2011, en proposant une desserte française sur ses grands trajets internationaux. Au menu dans un premier temps, des Caen – Paris, Rouen – Paris, Rennes – Paris, Rennes – Rouen, Nantes – Paris et Angers – Paris, dans le cadre de voyages du Grand-Ouest vers l’Europe de l’Est. Eurolines a ensuite multiplié les lancements de lignes (il a demandé 500 liaisons à l’Etat et en a obtenu 230, soit 115 destinations aller-retour). Il prévoit de franchir la barre des 50000 passagers transportés à fin 2012. En avril 2012, Mégabus, filiale du groupe britannique Stagecoach, a lancé à son tour une offensive choc, en proposant des Londres – Paris à partir de 1€, à bord d’une flotte d’autocars flambant neuve. Avec dans l’idée, à terme, de faire de l’ombre à Eurostar, filiale de SNCF à 55%.

SNCF lance sa contre-attaque

De son côté, SNCF n’entend pas rester sans réagir. Pour couper la route à Eurolines et Mégabus, mais aussi pour prendre des parts de marché à la voiture, la compagnie ferroviaire annonce, en avril 2012, qu’elle lancera l’été suivant un service de desserte longue distance par autocar. Quitte à concurrencer ses propres trains… « Nous espérons être prêts pour les Jeux Olympiques de Londres », note Barbara Dalibard, directrice générale de SNCF Voyages. « Nous travaillons au lancement d’une offre de qualité, confortable et populaire, sur les trajets internationaux« , explique-t-elle. « Le projet est d’ouvrir un hub à Lille, à partir duquel nous desservirons les grandes capitales européennes : Paris, Londres, Bruxelles et Amsterdam dans un premier temps« . Le 23 juillet, SNCF lance ses iDBUS, une flotte de 46 autocars dotés de places spacieuses, de sièges inclinables et équipés d’une prise électrique, et même d’un réseau WiFi. Les tarifs sont économiques -ils s’échelonnent par exemple de 49€ à 65€FN pour un Paris – Londres. Inquiet de l’arrivée de SNCF sur son territoire et de sa puissance de feu, en terme de publicité et de marketing notamment, Eurolines entend résister grâce à une politique de prix encore plus attractive.

En région aussi, le retour en grâce de l’autocar est programmé

L’autocar est aussi appelé à revenir sur le devant de la scène pour des raisons économiques. Les régions, étranglées budgétairement, vont sans doute être obligées de délaisser les liaisons ferroviaires les moins fréquentées au profit des cars. C’est ce que redoute la Fédération nationale des associations des usagers des transports (FNAUT) qui estime que le train peut et doit rester la référence en matière de transport express régional (TER) de voyageurs. SNCF se prépare à ce scénario. Ce sont aussi des raisons budgétaires qui poussent Vinci et Veolia Transdev à proposer la mise en place de lignes d’autocars express circulant sur les autoroutes. Elles permettraient d’améliorer, à coûts réduits, la desserte des zones les plus éloignées des grandes agglomérations, particulièrement en Île-de-France.

Le nouveau ministre délégué aux Transports est-il favorable au développement de l’autocar comme alternative au train ? Interrogé début octobre 2012, Frédéric Cuvillier déclare : « je n’y suis pas hostile, sous réserve que le critère soit la qualité de service rendue aux usagers. L’objectif est d’irriguer tout le territoire. On ne peut mettre des trains partout si les infrastructures et les conditions économiques ne sont pas satisfaisantes. Le sujet est le même pour les liaisons interrégionales : tout le monde n’a pas besoin du même mode de transport. L’important, c’est de répondre aux besoins de chacun ».

(Avec lesechos.fr).

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Ces investissements que l’État repousse faute de crédits

Posted by ardsl sur 8 octobre 2012

François Hollande a eu beau se montrer rassurant lors des états généraux de la démocratie territoriale, les 4 et 5 octobre, promettant aux territoires « pacte de confiance » pour les cinq années à venir, les élus locaux ne dissimulent plus leurs inquiétudes.

De la Somme aux Alpes-Maritimes, les grands projets d’infrastructures sont sur la sellette faute de financements. Le projet de loi de finances 2013 prévoit ainsi que « des projets non prioritaires ou dont le financement n’a jamais été établi sont décalés ou arrêtés« . Le gouvernement a annoncé une réduction de sa dotation de financement des collectivités de 1,5 milliard en2014 et 2015.

La peau de chagrin budgétaire pourrait aussi concerner les collectivités locales : selon un sondage TNS Sofres réalisé en septembre auprès d’un échantillon de 300 maires, 54% d’entre eux envisagent de différer des projets d’équipement alors même que l’investissement local représente 70% de l’investissement public.

Une commission pour revoir le plan transport

En juillet, Frédéric Cuvillier, ministre des transports, avait annoncé la création d’une commission chargée d’opérer un sérieux élagage du schéma d’infrastructure des transports (SNIT), censé fixer l’orientation de l’État en matière d’infrastructures pour les vingt à trente prochaines années. Une facture alors évaluée à 245 milliards d’euros mais critiquée, par les experts, pour la non hiérarchisation des projets et l’absence de financements précis.

La commission chargée de faire le tri devrait rendre ses arbitrages à la fin du premier trimestre 2013 en tenant compte « des priorités du gouvernement« , notamment l’amélioration des transports du quotidien, la modernisation du réseau ferroviaire et l’effort budgétaire accru sur les trains Intercités.

Les projets de lignes à grande vitesse (LGV) menacés

La poursuite des projets les plus difficiles à financer ne fait plus partie des urgences. Les différentes branches de la LGV Rhin – Rhône, qui demandent un investissement de près de 7 milliards d’euros, devraient ainsi être repoussées sine die.

De même, le lancement de la LGV Paris – Normandie est fortement compromis. Il devrait être à la fois requalifié en ligne classique et réalisés en deux étapes. Une nouvelle ligne Paris – Mantes pourrait ainsi précéder la modernisation du Paris – Le Havre.

La LGV menant à Amiens, en doublant la ligne Paris – Lille, est aussi peu probable que la LGV de Provence Côte-d’Azur. Les oppositions locales sont tellement fortes vis-à-vis des différents tracés que leur avenir est compromis. « Pourtant, cette ligne est considérée comme potentiellement la plus rentable d’Europe« , défend Éric Ciotti, président du Conseil général des Alpes-Maritimes (UMP), qui s’exaspère du manque de volontarisme de l’État. « Même si Michel Vauzelle, Jean-Noël Guérini et Jean-Claude Gaudin ont affiché très peu de motivation à la réalisation du projet, c’est à l’État de dépasser les problèmes de rivalités locales pour considérer l’intérêt général« , tonne-t-il.

Ceux qui devraient être sauvés

Quatre projets importants verront toutefois le jour. Le plus avancé, la prolongation de la ligne à grande vitesse Est vers Strasbourg, sera mené à terme. De même que les trois partenariats public-privé signés avec les sociétés Vinci (Tours – Bordeaux), Eiffage (Bretagne-Pays de la Loire) et Bouygues (Nîmes – Montpellier).

La construction de la ligne nouvelle Lyon – Turin, qui coûtera de 11 à 13 milliards d’euros à la France, ne devrait pas, non plus, être remise en cause, car elle a fait l’objet d’un traité international avec l’Italie.

Le gouvernement aura aussi du mal à s’opposer au prolongement de la LGV de Bordeaux vers Toulouse, un projet de 4,3 milliards d’euros. La Région Midi-Pyrénées détient en effet une carte maîtresse : elle ne participera au financement du tronçon Tours – Bordeaux que si la seconde phase est maintenue, avertit Martin Malvy, président PS du conseil régional de Midi-Pyrénées.

La ligne Poitiers – Limoges (1,6 milliard d’euros) a elle-aussi quelques chances d’aboutir. « N’est-ce pas le plus court chemin pour rallier Tulle ? » interroge, en réclamant l’anonymat, un expert ferroviaire, se référant au fief électoral du président de la République. « Si ce projet est mené, un tracé plus central de la ligne Paris – Orléans – Clermont – Lyon n’aurait plus guère de sens… »

Le 3 octobre, le préfet de la région Auvergne a annoncé des études complémentaires cette dernière ligne.

Incertitudes sur le canal Seine – Nord

Concernant le principal investissement fluvial, le canal Seine – Nord, Frédéric Cuvillier assure ne pas l’avoir complètement enterré. Ce projet pharaonique évalué à 4,2 milliards d’euros minimum, ne verra le jour que si l’Europe, qui a promis d’en financer 6,4% accepte de monter jusqu’à 25%.

En cas d’échec, un territoire déjà sinistré subira le choc dû à « la perte de 10000 créations d’emplois directs et indirects« , estime Alain Gest, député UMP de la Somme et président de Voie navigable de France.

C’est aussi un immense gâchis poursuit-il : « 200 millions d’études et de travaux réalisés pour rien. Des expropriations, l’aménagement d’infrastructures coûteuses comme le surbaissement de l’autoroute A29, déjà réalisé, qui a coûté à lui seul 10 millions d’euros. »

Les critiques des élus

Quelles que soient leurs couleurs politiques, les élus locaux réclament une politique d’investissement plus ambitieuse de l’État. « Les économies doivent être faites sur le fonctionnement, pas sur les investissements productifs« , martèle le centriste Jean-Marie Bockel, président du Grand Mulhouse.

Sa ville devra attendre avant de pouvoir espérer être raccordée à une LGV. « Le gouvernement ne cesse de dire que l’emploi est la priorité des priorités. Il devrait favoriser la création d’emplois et non pas seulement la défense de l’existant« , insiste Michel Destot, député-maire socialiste de Grenoble. « Il faut stimuler l’attractivité des territoires, c’est en développant nos infrastructures que nous attirons des entreprises étrangères. »

Position partagée par le socialiste Martin Malvy. « Une liaison TGV a des incidences lourdes sur les territoires, elle est le préalable d’implantations d’entreprises, de nouvelles ressource liées au tourisme, d’emplois« , note le président de la Région Midi-Pyrénées.

« Le gouvernement fait le choix d’embaucher 4000 enseignants, une charge qui pèsera pendant quarante ans. On brûle le présent en hypothéquant le futur« , se scandalise Éric Ciotti.

Les autres secteurs particulièrement touchés par la disette budgétaire sont la justice (avec moins de nouvelles prisons) et le culture (abandon de certains projets culturels).

(Avec Le Monde).

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Lyria met le cap au Sud et lorgne sur Roissy

Posted by ardsl sur 1 octobre 2012

Lyria a des velléités d’expansion. Associant SNCF et les CFF, la compagnie ferroviaire va exploiter les dessertes Genève – Marseille et Genève – Nice à compter du 9 décembre 2012.

Les relations Genève – Marseille et Genève – Nice restent exploitées par la seule SNCF jusqu’au 8 décembre.

À compter, du 9 décembre 2012, Lyria va mettre le cap au sud en exploitant ces 2 dessertes. « C’est une demande des CFF et cela donnerait un vrai dynamisme commercial à cet axe », confiait Franck Bernard, le président de Lyria dès décembre 2011. Les voyageurs au départ ou à destination de Genève bénéficiera des services supplémentaires de TGV Lyria, avec notamment la restauration à la place.

Lyria a d’ailleurs obtenu un repositionnement du TGV Marseille – Genève, dont l’arrivée à Genève à 23h16 au service 2012 est jugée trop tardive. Il sera avancé de 4 heures pour arriver dans la cité de Calvin à 19h16. Il desservira désormais Valence TGV (au lieu d’Aix-en-Provence TGV).

À noter que le TGV Nice – Genève circulera à nouveau le samedi matin au départ de Nice. (Au service 2012, il part de Toulon le samedi midi).

Sens Genève > Sud de la France (à compter du 9 décembre)

  • TGV Lyria 9752/3 : Genève 6h42 – Bellegarde 7h08/11 – Part-Dieu 8h30/36 – Avignon TGV 9h38/41 – Aix TGV 10h01/04 – Marseille 10h16.
  • TGV Lyria 9756/7 : Genève 12h42 – Bellegarde 13h08/11 – Part-Dieu 14h26/36 – Valence TGV 15h10/13 – Avignon TGV 15h45/48 – Marseille 16h18/31 – Toulon 17h14/17 – Saint-Raphaël 18h07/10 – Cannes 18h32/35 – Antibes 18h43/46 – Nice 19h05.
  • TGV 9744/5 : Genève 14h42 – Bellegarde 15h08/11 – Part-Dieu 16h26/36 – Nîmes 18h02/05 – Montpellier 18h30.
Sens Sud de la France > Genève (à compter du 9 décembre)
  • TGV Lyria 9750/1 (du lundi au jeudi) : Nice 10h57 – Antibes 11h13/16 – Cannes 11h24/27 – Saint-Raphaël 11h49/52 – Toulon 12h43/46 – Marseille 13h29/44 – Aix TGV 13h56/59 – Avignon TGV 14h18/21 – Part-Dieu 15h24/34 – Bellegarde 16h46/50 – Genève 17h16.
  • TGV Lyria 9750/1 (du vendredi au dimanche) : Nice 10h57 – Antibes 11h13/16 – Cannes 11h24/27 – Saint-Raphaël 11h49/52 – Toulon 12h43/46 – Marseille 13h29/44 – Avignon TGV 14h22/25 – Part-Dieu 15h24/34 – Bellegarde 16h46/50 – Genève 17h16.
  • TGV Lyria 9748/9 : Marseille 15h44 – Avignon TGV 16h11/14 – Valence TGV 16h46/49 – Part-Dieu 17h24/34 – Bellegarde 18h46/50 – Genève 19h16.
  • TGV 9746/7 : Montpellier 17h28 – Nîmes 17h53/56 – Valence TGV 18h43/51 – Part-Dieu 19h24/34 – Bellegarde 20h46/50 – Genève 21h16.

Lyria lorgne sur Roissy et Lille

Lyria envisage de desservir la gare TGV de l’aéroport de Roissy-CDG au travers de liaisons épisodiques. « Nous allons faire des tests en 2012, CDG représentant l’un des hubs ferroviaires européens de demain », considère Franck Bernard, président de Lyria.

« Il serait même possible d’y connecter des Eurostar avec des TGV-Lyria pour la saison de ski 2012-2013″, affirmait Franck Bernard en décembre 2011.Ce sera chose faite dès l’hiver 2012-2013. Non pas à Roissy, mais à Lille Europe. Selon nos informations, Lyria devrait mettre en place une desserte Lille – Brigue, en correspondance une desserte Eurostar Londres – Lille les samedis durant l’hiver 2012-2013 (lire).

Le second objectif de cette liaison serait de récupérer une partie de la clientèle aérienne long-courrier arrivant à Roissy-CDG mais également sur les plateformes de Zurich, Bâle et Genève, que Lyria aimerait aussi desservir à terme.

(Avec pro-du-tourisme.com).

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Lyria lance une desserte hivernale entre Lille et les stations helvétiques

Posted by ardsl sur 1 octobre 2012

Lyria innove en lançant une desserte Lille Europe – Brigue tous les samedis de l’hiver 2012-2013, en correspondance avec un Eurostar Londres – Lille. Après les Parisiens, les Londoniens et les Lillois pourront se rendre en TGV dans les stations vaudoises et valaisannes.

On connaissait déjà le TGV Lyria des neiges entre Paris et Brigue, qui offrait 2 allers-retours hebdomadaires entre Paris et Brigue (avec arrêts à Dijon, Dole, Frasne, Lausanne, Montreux, Aigle, Martigny, Sion, Sierre, Loèche-les-Bains et Viège) et un aller-retour dominical entre Paris et Aigle.

Par le passé, Lyria avait expérimenté une desserte entre Paris et Coire pour desservir les stations grisonnes. Cette desserte n’a pas rencontré le succès commercial escompté : la clientèle parisienne n’étant pas vraiment adepte des stations de ski de Suisse alémanique.

Malgré cet échec, Lyria ne manque pas d’idée pour attirer en Suisse par l’intermédiaire du TGV de nouveaux touristes. Pour l’hiver 2012-2013, Lyria (filiale commune à SNCF et aux CFF) lance une desserte Londres – Lille – Brigue, en partenariat avec Eurostar. En effet les Britanniques pourront se rendre en TGV de Londres aux stations vaudoises ou valaisannes avec un seul changement en gare de Lille Europe. En partant de Londres à 6h57, vous arriverez selon votre choix à Aigle à 15h47, à Martigny à 16h13, à Viège à 16h57 ou à Brigue à 17h08.

Horaires Londres > Lille > Brigue

  • Eurostar (les samedis du 15 décembre 2012 au 23 mars 2013) : Londres 6h57 – Lille Europe 9h26.
  • TGV 9796/7 les samedis du 22 décembre au 23 mars : Lille Europe 10h02 – Genève 14h16/41 – Aigle 15h47/55 – Martigny 16h13/16 – Viège 16h57/17h00 – Brigue 17h08.
  • TGV 9796/7 (samedi 30 mars) : Lille Europe 9h57 – Genève 14h16/41 – Aigle 15h47/55 – Martigny 16h13/16 – Viège 16h57/17h00 – Brigue 17h08.

À noter que le trajet Lille – Brigue s’effectue via la ligne du Haut-Bugey.

Horaires Brigue > Lille > Londres

  • TGV 9278/9 (les samedis du 29 décembre au 9 mars, sauf le 2 février) : Brigue 12h51 – Viège 12h59/13h02 – Martigny 13h38/41 – Aigle 13h58/14h01 – Lille Europe 18h55.
  • TGV 9278/9 (les samedis du 16 au 30 mars) : Brigue 12h51 – Viège 12h59/13h02 – Martigny 13h41 – Aigle 13h58/14h01 – Lille Europe 19h04.
  • Eurostar (les samedis du 15 décembre 2012 au 23 mars 2013) : Lille Europe 20h30 – Londres 21h06.

À noter que le trajet Brigue – Lille s’effectue via Dijon.

Horaires Paris > Brigue

  • TGV 9273 (les vendredis du 28 décembre au 29 mars) : Paris 15h58 – Dijon 17h34/37 – Dole 17h59/18h01 – Frasne 18h44/46 – Vallorbe 18h59/19h04 – Lausanne 19h37/56 – Montreux 20h13/17 – Aigle 20h26/31 – Martigny 20h50/54 – Sion 21h14/18 – Sierre 21h28/39 – Loèche-les-Bains 21h46/48 – Viège 21h59/22h03 – Brigue 22h10.
  • TGV 9763 (les samedis du 15 décembre au 30 mars) : Paris 8h11 – Bourg-en-Bresse 10h01/04 – Bellegarde 10h58/11h01 – Genève 11h27/42 – Aigle 12h47/56 – Martigny 13h13/16 – Sion 13h31/33 – Sierre 13h42/46 – Loèche-les-Bains 13h53/55 – Viège 14h05/08 – Brigue 14h15.

À noter que le TGV Paris – Brigue du samedi matin est désormais un TGV Paris – Genève prolongé à Brigue et non plus un TGV Paris – Lausanne.

Horaires Brigue > Paris

  • TGV 9268 (les samedis du 15 décembre au 30 mars) : Brigue – Viège – Loèche-les-Bains – Sierre – Sion – Martigny – Aigle – Lausanne 12h24 – Vallorbe 12h57/13h01 – Frasne 13h14/16 – Dole 13h58/14h00 – Dijon 14h22/25 – Paris 16h02. (Horaire non communiqué entre Brigue et Lausanne).
  • TGV 9272 (les samedis du 15 décembre au 30 mars) : Brigue 15h51 – Viège 15h59/16h02 – Sierre 16h18/32 – Sion 16h42/44 – Martigny 17h01/08 – Aigle 17h26/37 – Lausanne 18h05/24 – Vallorbe 18h57/19h01 – Frasne 19h14/16 – Dole 19h58/20h00 – Dijon 20h22/25 – Paris 22h02.

L’aller-retour dominical Paris – Aigle serait supprimé.

Si Lyria améliore la desserte hivernale des stations vaudoises et valaisannes, il n’en sera pas de même pour la desserte estivale. En effet, en raison d’une clientèle jugée insuffisante les dessertes estivales Paris – Brigue et Paris – Aigle ne sont pas reconduites.

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SNCF acquiert des bus de luxe « made in Ardèche »

Posted by ardsl sur 28 septembre 2012

À SNCF, un train peut aussi cacher un car. L’entreprise de transport ferroviaire vient de lancer les iDBUS, des autocars longue distance et de haute qualité de services, qui relient les grandes agglomérations européennes entre elles.

Pour y parvenir, SNCF s’est constitué une flotte de 46 autocars. 26 d’entre eux ont été produits par l’Allemand Setra, 20 autres seront livrés d’ici le mois de novembre par l’usine Iveco-Irisbus d’Annonay. Jeudi 27 septembre avait lieu, à l’usine nord-ardéchoise, la livraison officielle du premier iDBUS “made in Ardèche”.

« C’est l’aboutissement d’une année de recherche pour construire et offrir le meilleur service à nos voyageurs », indiquait Maria Harti, directrice générale d’iDBUS. Et d’expliquer le principe des iDBUS : « nous voulions répondre aux attentes des automobilistes d’Europe. Nos cibles ? Les familles, vivant en zones périurbaines des agglomérations européennes, extrêmement dépendantes de leur voiture mais qui ont de vrais problèmes quand le prix de l’essence augmente. Mais aussi les jeunes, qui se déplacent de plus en plus, de plus en plus loin, et souvent en groupe ».

Une alternative à la voiture

Alternative à la voiture, mais aussi moins chers que le train, les iDBUS partent donc à la conquête de la route. « En étant collectif, le voyage devient plus convivial, plus économique et plus écologique », précisait Maria Harti, rappelant « qu’en France, une voiture transporte 1,82 passager en moyenne, soit un taux d’occupation de 40% tandis que la SNCF vise un taux de remplissage de 75% sur des autocars comptant 48 places ».

Autre argument pour SNCF, la qualité et le confort des autocars, notamment dans les 20 Magelys Speed d’Iveco-Irisbus, qui ont été spécialement conçus pour ce type de trajets. « Les iDBUS sont équipés de WiFi, de prises électriques, d’un éclairage particulier, de sièges inclinables, de repose-tête spéciaux », indiquait la directrice générale.

Depuis le mois de juillet, 21 allers-retours quotidiens sont organisés au départ de Paris-Bercy et 12 au départ de Lille-Europe, à destination de Londres, Amsterdam et Bruxelles. Dans les mois à venir, ce service devrait monter en puissance et s’étendre au départ de Lyon (lire).

À terme, SNCF souhaite s’implanter dans d’autres grandes villes européennes. Une aubaine pour les voyageurs mais aussi pour Irisbus, qui pourrait voir son partenariat avec SNCF se développer.

(Avec Le Dauphiné Libéré).

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Suppression du dernier TGV Lyon – Marseille jusqu’au 11 octobre

Posted by ardsl sur 25 septembre 2012

Le TGV 5124/5 (Lille Europe 18h26 – Marseille 23h16) est limité à Lyon Part-Dieu du lundi 24 au jeudi 28 septembre et du lundi 1er au  jeudi 11 octobre, en raison de travaux.

Ce TGV est le dernier TGV quittant Lyon Part-Dieu à 21h36 pour Marseille. Les voyageurs à destination de Valence TGV, Avignon TGV et Marseille doivent donc emprunter les TGV précédents.

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SNCF se fixe l’objectif de baisser ses prix en réduisant ses coûts

Posted by ardsl sur 25 septembre 2012

Dans un contexte de crise, SNCF affiche l’ambition de baisser ses tarifs à l’horizon 2020 en diminuant ses coûts, notamment énergétiques, en renouvelant sa gamme de réductions et en élargissant, parallèlement au rail, son offre routière.

« On doit aujourd’hui produire le service public moins cher. Nous devons être capables de baisser nos prix et pour baisser nos prix, il faut baisser nos coûts« , a souligné le président de SNCF Guillaume Pépy en clôturant un séminaire de presse organisé à Berlin.

« C’est un chantier essentiel dans les années de crise qui sont devant nous« , a-t-il résumé.

Depuis dix ans, les dépenses de consommation des ménages en transports ont progressé de 31%, et de 60% pour les services de transports collectifs, souligne l’entreprise publique.

« Cette forte demande de mobilité survient à un moment où les pouvoirs publics ont moins d’argent pour financer les politiques de transports et où les individus ont un budget de plus en plus contraint« , analyse Sophie Boissard, directrice générale déléguée de SNCF.

Pour la dirigeante, SNCF doit donc « produire de la mobilité à un meilleur prix sous peine d’avoir à réduire son offre« . Pour y parvenir, elle prévoit de refondre sa gamme d’offres avec notamment le lancement de produits Éco.

Ce travail a déjà commencé avec la branche SNCF Voyages et le programme grande vitesse Éco qui donnera accès, chaque année, à un million de places à moins de 25€ sur TGV. « Nous l’avions fait avec le Corail, nous allons le faire sur le TGV et nous le ferons sur les TER si les régions le souhaitent« , a annoncé Guillaume Pépy.

SNCF va aussi engager une réflexion sur la bonne combinaison, « le bon mix« , entre les différents modes de transports : trains, bus ou transport à la demande, a expliqué Sophie Boissard.

Pas d’impact sur l’emploi

Le groupe a lancé cet été des lignes d’autocars low cost iDBUS vers Londres et le nord de l’Europe, via son hub situé à Lille (un second hub doit être mis en service à Lyon en novembre).

Une première étape qui pourrait le conduire à transférer vers la route des liaisons ferroviaires nationales ou régionales peu rentables.

La politique de réduction des coûts ne devrait pas affecter l’emploi. Le groupe SNCF (250000 salariés) a prévu d’embaucher en 2012 10000 personnes, dont plus de la moitié (5300) pour l’établissement public (ÉPIC), l’entreprise historique SNCF (156000 cheminots).

Quelque 500 jeunes seront aussi recrutés, dans le cadre des emplois d’avenir mis en place par le gouvernement.

« Les effectifs sont désormais stables« , a assuré le directeur des ressources humaines François Nogué, ajoutant que « dans l’avenir, le levier de productivité ne passera pas par des suppressions de postes« .

Le groupe, qui veut porter son chiffre d’affaires de 34 à 40 milliards d’euros en 2017, entend tirer ses économies du déménagement en 2013 du siège de Paris-Montparnasse vers Saint-Denis, censé épargner 10 millions d’euros de loyer par an, ainsi que d’une politique d' »optimisation des achats« .

SNCF prévoit aussi d’être moins gourmande en énergie, alors qu’elle anticipe une hausse de 7% par an du prix de l’électricité, et veut « doubler la part des énergies renouvelables (…) de 12 à 24% » dans sa consommation énergétique, largement dominée actuellement par le nucléaire (65%).

Guillaume Pépy a aussi réaffirmé les priorités du groupe depuis cinq ans : le réseau existant et la remise à niveau des trains de la vie quotidienne, « qui répond à la question que 100% des clients nous posent : pourquoi tout n’est pas comme le TGV ?« .

« Nous sommes des militants du réseau existant par rapport à l’extension des nouvelles lignes, que cela soit en Île-de-France ou à grande vitesse« , a insisté Guillaume Pépy.

(Avec AFP).

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