ARDSL Association Rail Dauphiné Savoie Léman

Le blog des usagers

Posts Tagged ‘Louis Nègre’

Le gouvernement promet de lancer « assez rapidement » un 3e appel à projets de transport en site propre

Posted by ardsl sur 10 septembre 2012

Ce sera fin 2012 ou début 2013, a promis Frédéric Cuvillier aux élus du Groupement des autorités responsables de transport (Gart) menés par le maire de Strasbourg Roland Ries, venus rencontrer le ministre des Transports le 6 septembre. Entre 400 et 450 millions d’euros seraient dégagés pour aider une quarantaine de projets de transport en site propre, dont des téléphériques urbains. De son côté, Jean-Marc Ayrault annonce un plan d’urgence pour Marseille avec des aides pour les transports.

Roland Ries, chef de file du Groupement des autorités responsables de transport (Gart), est sorti plutôt confiant de son entretien le 6 septembre au soir avec Frédéric Cuvillier, le ministre délégué aux Transports. Le sénateur-maire PS de Strasbourg, conseiller transport de François Hollande pendant la campagne électorale, était accompagné des plusieurs autres élus du Gart pour obtenir des réponses du gouvernement sur plusieurs dossiers en suspens.

Notamment sur la suite des subventions inscrites au Grenelle de l’environnement pour des projets de transports collectifs en site propre (TCSP). Mais aussi sur l’élargissement des compétences des autorités organisatrices de transport à l’ensemble des mobilités, y compris le stationnement.

Le président du Gart qui revendique depuis 2011 un troisième appel à projets TCSP retoqué par l’ancien gouvernement, a trouvé l’oreille plus conciliante du nouveau locataire de l’Hôtel de Roquelaure : l’enveloppe serait de « entre 400 et 450 millions d’euros pour subventionner la quarantaine de projets recensés par le Gart« , confie Roland Ries. C’était l’une des promesses électorales de François Hollande.

En juin 2012 déjà, l’éphémère ministre de l’Écologie, Nicole Bricq, avait donné le feu vert d’un 3e appel à projets lors de sa visite au Salon européen de la mobilité, porte de Versailles à Paris.

Juste avant sa visite à Marseille lundi 10 septembre, le premier ministre a par ailleurs annoncé des actions en faveur des transports dans le cadre un plan de l’État.

Téléphériques urbains

Pour rappel, les deux premiers ont déjà permis de subventionner plus d’une centaine de métros, tramways, bus à haut niveau de service, navettes martimes ou pôles d’echange multimodaux dans presque autant de villes françaises. Soit 1,4 milliard d’euros de subventions dégagées par le précédent gouvernement.

Au total, le Grenelle prévoit 2,5 milliards d’euros à l’horizon 2020 pour financer des systèmes de TCSP dans le but de favoriser le report modal, c’est-à-dire le transfert de l’usage de la voiture vers les transports collectifs. Mais avec les restrictions budgétaires, une certaine incertitude régnait sur ce nouvel engagement de part de l’État. Frédéric Cuvillier a visiblement levé les doutes, et les projets de transport par câbles feront partie du lot. Une dizaine de villes ont des projets de téléphériques dans les cartons.

Autre sujet évoqué lors de cette rencontre, la décentralisation et la dépénalisation du stationnement payant de surface. Le sujet agace beaucoup Bercy qui voit d’un mauvais œil la « fuite » des recettes des amendes de stationnement vers les caisses des collectivités locales. Revendiquant le statut d’autorités organisatrices de la mobilité durable (AOMD), elles auraient alors la compétence du stationnement considéré comme un maillon de la chaîne des déplacements. Ces AOMD fixeraient le niveau des amendes et utiliseraient les recettes du stationnement pour développer leurs transports publics.

Ça fait 15 ans que le sujet est bloqué, Dominique Bussereau (secrétaire d’État aux Transports de 2007 à 2010) a commandé un rapport au sénateur-maire UMP de Cagnes-sur-Mer, Louis Nègre. Remis fin 2011, il a été enterré avant la présidentielle .

« Frédéric Cuvillier a reconnu la grande opacité de ce dossier et nous a promis de tenter de faire la lumière sur l’origine des blocages« , rapporte Roland Ries. Le dossier sera étudié dans le cadre du projet de loi de Marylise Lebranchu sur la décentralisation, acte 3.

Un nouveau rendez-vous entre le Gart et le ministre est fixé pour aborder le sujet le plus épineux, la réforme du système ferroviaire et le statut des cheminots. « Ce sera pour fin octobre, quand le gouvernement aura avancer sur le dossier en vue du projet de loi« , confime Roland Ries qui se dit favorable au modèle à l’allemande selon lequel le gestionnaire des infrastructures et l’exploitant commercial des trains sont intégrés au sein d’une holding. Une position qui ne fait pas forcément l’unanimité parmi les élus du Gart.

Jean-Marc Ayrault au chevet de Marseille

Le premier ministre a annoncé l’aide de l’État pour améliorer les transports collectifs de la ville :

  • extension de la ligne 2 du tramway entre la Canebière et la Castellane en 2014.
  • création de trois lignes de bus à haut niveau de service (BHNS) pour desservir l’université de Luminy (2014), Capitaine Sèze-Saint-Antoine dans les quartiers nord (2014), et Château-Gombert-Saint Jérôme.
  • d’autres projets pourront être étudiés dans le cadre du futur appel à projets TCSP.

Parmi les projets candidats à ce 3e appel à projets, Marseille a un programme d’amélioration pour 11 lignes de BHNS.

D’autres aides pour réaliser la rocade reliant l’autoroute A7 au nord à l’A50 à l’est pour contourner la ville et soulager la circulation sur les boulevards sont aussi annoncés, ainsi que des investissements pour le port (réouverture du chantier de réparation navale, construction d’un terminal de transports combinés à Marseille-Mourepiane et meillure desserte routière de Fos).

(Avec mobilicites.com).

Publicités

Posted in Autoroutes, Politique, Provence | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Philippe Duron prend la tête de l’AFITF

Posted by ardsl sur 25 juillet 2012

Proposé par Matignon, le député-maire socialiste de Caen devient président du conseil d’administration de l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF).

Philippe Duron – également co-président, avec Louis Nègre, de l’association TDIE – succède au poste de président de l’AFITF à l’ancien député UMP et ex-ministre des Transports Dominique Perben.

Cette agence est chargée de coordonner le financement de grands projets d’infrastructures de transport routières, ferroviaires, fluviales ou portuaires. Ses statuts stipulent que la présidence de son conseil d’administration doit obligatoirement revenir à un parlementaire.

Par ailleurs, Gilles Savary, député de la Gironde, a été nommé par décret du 23 juillet membre du conseil d’administration de l’AFITF.

(Source : mobilicites.com).

Posted in Politique | Tagué: , , , , , , , | Leave a Comment »

Patrick Kron, patron d’Alstom, va présider Fer de France

Posted by ardsl sur 7 mai 2012

Fer de France, l’organisme qui doit fédérer l’industrie ferroviaire française et dont la création a été décidée à l’issue des Assises du ferroviaire en décembre 2011, semble enfin sur les rails. Son président sera Patrick Kron, PDG d’Alstom, et son vice-président Guillaume Pépy, patron de SNCF.

La décision a été entérinée le 25 avril 2012 lors d’une réunion au sommet qui s’est déroulée au siège de SNCF, rue du Commandant Mouchotte à Paris, suivie d’un dîner à l’Opportun, un restaurant du quartier de Montparnasse.

Elle rassemblait plusieurs autres numéros 1 des grandes entreprises du secteur ferroviaire comme Pierre Mongin (RATP), Hubert du Mesnil (RFF), Jacques Gounon (Eurotunnel). Également présents, Louis Nègre pour la FIF (Fédération des industries ferroviaires) et pour le Groupement des autorités de transport (Gart), ainsi que Francis Grass au nom de l’Union des transports publics et ferroviaires (UTP).

Ces trois organisations ont vocation à être intégrées à Fer de France qui n’a pour l’heure pas encore d’existence effective. Ses contours et ses missions ont fait l’objet ces dernières semaines d’une mission confiée à un préfigurateur du Conseil général de l’environnement et du développement durable au ministère du Développement durable.

Une figure incontestable

Le gouvernement et l’Élysée souhaitaient que le président soit désigné avant l’élection présidentielle. Mais ce choix a été difficile. À l’origine, Nathalie Kosciusko-Morizet, l’ex-ministre de l’Écologie aurait voulu pouvoir être en mesure d’annoncer dès la séance finale des Assises du ferroviaire, fin décembre 2011, le nom de celui qui incarnerait Fer de France.

L’objectif du groupe de travail présidé par Bruno Angles était d’attirer une figure incontestable de l’industrie si possible extérieure à la filiale ferroviaire. Toutefois, Louis Gallois, Denis Ranque (ex Thales et Technicolor) ou Jean François Dehecq (Sanofi–Aventis) n’ont pas souhaité s’engager pour diverses raisons, alors que Guillaume Pépy proposait ses services.

Dialogue équilibré

Finalement, la direction de Fer de France va échoir aux deux principaux acteurs de la filière ferroviaire française, ce qui n’était pas forcément le but recherché initialement. Plusieurs acteurs soulignaient ces derniers mois la nécessité d’un dialogue et de rapports plus équilibrés entre les entreprises de différentes tailles du secteur.

Rappelons que le comité de filière a publié mi-avril 2012 ses recommandations pour la branche et qu’un fonds de modernisation des entreprises ferroviaires, doté de 40 millions d’euros, vient d’être créé (lire).

(Source : mobilicites.com).

Posted in Matériel | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Ouverture à la concurrence ferroviaire : priorité à la compétitivité ou à l’équité ?

Posted by ardsl sur 26 avril 2012

Ci-dessous l’article publié par La Gazette, dans son édition du 2 avril.

Posted in Politique | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Quel rail après 2012 ?

Posted by ardsl sur 19 mars 2012

Louis Nègre (UMP) et Bernard Soulage (PS) viennent de publier l’ouvrage « Quel rail après 2012 ? Le temps du politique est venu« .

À l’occasion de l’élection présidentielle, Louis Nègre, sénateur maire UMP de Cagnes-sur-Mer, co-président de TDIE (Transport Développement Intermodalité Environnement) et Bernard Soulage, conseiller régional PS de Rhône-Alpes, président des Villes et Régions de la Grande Vitesse, portent un regard croisé sur la question ferroviaire française.

« Comment sauver un système en voie d’implosion sous nos yeux ? Face à un monde qui bouge considérablement et rapidement, comment ne pas rater à nouveau ce rendez-vous de l’histoire ? » interroge Louis Nègre.

Avenir des TER et de la très grande vitesse, échec du fret, enjeux de l’intermodalité, conditions d’une ouverture à la concurrence réussie, maintien de la sécurité, choix d’organisation et approche managériale, priorités d’action et compétitivité …

« Parler vrai », éclairer les éléments du système, inciter aux choix, telle est l’ambition sans concession de ce débat, en forme d’interpellation, conduit par Gilles Rabin.

Cet ouvrage préfacé par Louis Gallois est en vente en librairie depuis le 15 mars 2012.

Posted in Politique | Tagué: , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Fer de France : une cathédrale difficile à bâtir

Posted by ardsl sur 22 février 2012

Le ministère de l’Écologie a nommé un préfigurateur pour tenter de faire « accoucher » Fer de France, un projet né des Assises du ferroviaire mais qui ne fait pas l’unanimité. L’industrie du rail attend finalement plus des propositions du comité stratégique de la filière ferroviaire. Elles sont attendues pour mars 2012.

Pari non tenu. À l’issue de Assises du Ferroviaire, fin 2011, la ministre de l’Écologie et des Transports Nathalie Kosciusko-Morizet avait promis que Fer de France serait porté sur les fonts baptismaux à la mi-février. Mais aucune avancée n’a émergé lors des Rencontres parlementaires sur le transport ferroviaire, le 15 février à Paris et qui étaient pourtant consacrée à l’industrie ferroviaire.

Car pour l’instant, le projet de super organisme de promotion de cette filière inspirée du Gifas, groupement des industries françaises de l’aéronautique n’a pas réussi à susciter de vocation. Aucun des candidats identifiés – des capitaines d’industrie respectés et en fin de carrière – par le gouvernement lors des Assises pour assurer la présidence de Fer de France n’a répondu à l’appel.

Louis Gallois, Denis Ranque ont décliné l’offre, tous deux ayant choisi de s’investir dans la Fabrique, un think tank consacré à l’industrie. Et le gouvernement n’a trouvé personne qui fasse l’affaire.

L’industrie du chacun pour soi

Plus largement, Fer de France, cet édifice institutionnel imaginée par le groupe 4 des Assises, animé par Bruno Angles, ne suscite en réalité pas non plus l’enthousiasme des principaux acteurs de l’industrie ferroviaire qui redoutent un organisme peu efficace.

Sur le papier, une véritable cathédrale a en effet été dessinée. Elle réunirait quatre collèges – industriels et Fédération des industries ferroviaires (FIF) ; autorité organisatrices ; opérateurs ; gestionnaires d’infrastructures – et six différentes commissions, le tout coiffé par un conseil d’administration composé de plus hauts responsables de certains des acteurs et censé se réunir chaque mois. C’est dans cette structure que serait discutée tous les problèmes d’une industrie dont les acteurs sont réputés pour un certain « chacun pour soi » : rapport entre grands groupes, entreprises de taille intermédiaires et PME-TPE, compétitivité, stratégie à l’étranger etc.

Jean Panhaleux, préfigurateur

Pour tenter de relancer ce dessein, le ministère de l’Écologie a désigné mi-février un préfigurateur. Il s’agit de Jean Panhaleux, ingénieur général des Ponts et membre du Conseil général du développement durable. Il sera chargé de retailler le projet Fer de France et de réfléchir à un organisme peut-être plus modeste.

Parallèlement, la recherche d’un président se poursuit. Il se murmurait qu’un politique pourrait assumer ce rôle. Lors des Rencontres parlementaires du 15 février, le sénateur UMP Louis Nègre, actuel président de la FIF, a plaider pour que l’on « mette un pilote dans l’avion« , ce que certains ont interprété comme une auto-candidature implicite pour le poste.

Les vraies avancées devraient déboucher d’une autre démarche, parallèle à celle des Assises. Initié après les États généraux de l’Industrie et piloté en lien avec la FIF, le comité stratégique de la filière ferroviaire doit en effet divulguer en mars 2012 une série de propositions concrètes, pour mieux structurer cette industrie.

(Source : mobilicites.com).

Posted in Politique | Tagué: , , , , , , , , | 1 Comment »

TER : faut-il prendre le train de la concurrence ?

Posted by ardsl sur 9 février 2012

La libéralisation du marché européen du rail était au centre des débats, mercredi 8 février à Tours, à l’occasion des Rencontres nationales du transport régional.

En 2019, SNCF perdra son dernier monopole. Après le fret et les grandes lignes internationales, le marché intérieur du transport voyageurs sera ouvert à la concurrence. Les régions pourront soumettre leurs réseaux TER à des appels d’offres. Pour l’heure, il n’est pas question d’obligation. Mais le gouvernement français veut accélérer le mouvement. Il milite pour une libéralisation des transports ferroviaires dès 2014. Mercredi 8 février, à Tours, le sénateur UMP Louis Nègre est venu justifier cet empressement. Là encore, l’Allemagne serait le modèle à suivre. Outre-Rhin, la productivité des réseaux régionaux serait 30 % supérieure à celle des TER.

Entre deux trains express, le président de SNCF lui a fait écho : « aujourd’hui, nous sommes au milieu du gué. Il faut aller au bout de la décentralisation pour plus d’efficacité et plus de transparence », convient Guillaume Pépy en plaidant pour une « concurrence régulée » évitant le démantèlement de son entreprise. D’ores et déjà, la Bretagne et le Limousin seraient partants pour cette libéralisation totale des transports ferroviaires régionaux. Mais ce volontarisme est loin d’être partagé. « La régionalisation est une bonne chose. Elle a permis de tripler la fréquentation des TER, mais il faut garder un opérateur unique pour préserver un service public cohérent et de qualité. Nous ne voulons pas d’un scénario sur le modèle d’ÉDF, de France Telecom ou de La Poste », prévient Jean-Michel Bodin, le vice président de la région Centre. C’est aussi le scénario redouté par la fédération des cheminots CGT : « partout où il y a eu ouverture à la concurrence, il y a eu baisse de la qualité des services, hausse des tarifs pour les usagers et dégradation des conditions de travail. Le régionalisme, c’est la casse du service public », résume le secrétaire général Gilbert Garrel, debout sur les freins. Plutôt que l’ouverture à la concurrence, bon nombre de régions réclament aujourd’hui à l’État plus de moyens pour leurs TER. « Depuis dix ans, notre dotation est inchangée alors que notre offre de transports a doublé » s’insurge Jean-Michel Bodin.

(Source : La Nouvelle République).

Posted in Politique | Tagué: , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :