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Posts Tagged ‘Marc Svetchine’

Alpes du Sud : 3 passages à niveau pourraient être supprimés

Posted by ardsl sur 26 août 2012

Ce n’est pas la première fois qu’un accident se produit au passage à niveau 51, sur la commune de Saint-Martin-de-Queyrières (lire). Ce n’est la première fois, non plus, qu’une voiture et un train entrent en collision. On se souvient du “carrefour des miracles” au Bersac, l’avenue du commandant-Dumont, à Gap, quartier du Boutariq, à Veynes, Mison et Manosque, dans les Alpes-de-Haute-Provence.

Pourtant, selon Réseau Ferré de France (RFF), aucun passage à niveau, dans le département des Hautes-Alpes, n’est considéré comme “dangereux”, selon un classement établi suivant une règle définie par le ministère des Transports.

Sur un total de 77 passages à niveau dans le département, 19 ne sont pas équipés de barrière, ni de signal lumineux.

Tous ne disparaîtront pas. « Mais l’idée est d’en regrouper certains qui sont proches, pour en supprimer« , précise Marc Svetchine, le directeur régional de Réseau Ferré de France en Provence-Alpes-Côte-d’Azur.

Dans les Hautes-Alpes, trois passages à niveau pourraient être supprimés : Montmaur (passage n°7), La Roche-des-Arnauds (n°10) et Laragne (n°58). À Mison, RFF travaille à améliorer le carrefour, en attendant sa suppression, qui sera coûteuse. À Manosque, des études sont en cours.

“Sécuriser les carrefours où la route est parallèle et proche de la voie ferrée”

Concernant les carrefours avec barrière, « à Gap, par exemple, le passage se situe en ville, on ne peut rien faire. Je ne vois pas comment on pourrait supprimer ça« , estime Marc Svetchine. « Il n’y a pas de danger considérable. Le train arrive ou sort de la gare. »

Quant au passage à niveau où s’est produit l’accident, mercredi 22 août, à Saint-Martin-de-Queyrières, « il y a du relief, la fin de la route n’est pas goudronnée« , constate le directeur régional de RFF. « La partie sur la voie ferrée est une dalle en béton, bien aménagée. Il ne dessert que deux maisons et ne présente pas un grand danger, pas plus qu’un carrefour entre deux routes, avec un “stop”. Les habitants ont l’habitude. Il faudrait investir des millions pour le supprimer, alors que ce n’est pas une priorité« .

Cependant, RFF tente d’améliorer régulièrement la sécurité des passages à niveau. Le maire de Saint-Martin-de-Queyrières, Pierre Denis, souhaiterait sécuriser ce passage. « Le locataire de la maison s’apprête à l’acheter. Pour rentrer chez lui, il faut qu’il traverse la voie ferrée. Nous devons trouver une solution, voir les possibilités de financement. Pourquoi ne pas installer un flash clignotant ? »

Du côté de RFF, « nous devons en discuter. Mais pourquoi pas, si la commune le souhaite. La difficulté, dans les Hautes-Alpes, c’est de sécuriser les carrefours où la route est parallèle et proche de la voie ferrée« , poursuit Marc Svetchine. « On voit parfois des configurations où une voiture attend sur les rails que le passage se libère, ou un chargement de véhicule arrêté qui déborde sur les rails. Il y en a quelques-uns dans le Buëch et entre Veynes et La Freissinouse. On travaille avec le conseil général pour les améliorer et créer des aménagements routiers plus vastes. »

(Avec Le Dauphiné Libéré).

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Hautes-Alpes : RFF et SNCF tentent de se justifier

Posted by ardsl sur 29 novembre 2011

La bataille du rail a repris cours dans les Hautes-Alpes. Les élus et les opérateurs touristiques sont vent debout contre RFF et SNCF, accusées de multiplier les tergiversations quand elles ne se renvoient pas la balle l’une contre l’autre comme ce fut le cas vendredi 25 novembre lors d’un débat à Briançon.

Il faut dire que l’on se trouve au cœur d’un assez invraisemblable nœud ferroviaire dans lequel se croisent plusieurs problématiques.

85 % des horaires des lignes ferroviaires en France sont destinés à changer

Tout d’abord, les Hautes-Alpes vivent une période de travaux de plus de deux mois au cours de laquelle aucun train ne circule entre Briançon et Veynes. Si ces travaux sont indispensables pour sauvegarder la ligne des Alpes, ce n’est pas l’idéal pour promouvoir le transport ferroviaire. Mais là ne serait qu’un souci embryonnaire s’il n’y avait pas d’autres difficultés se surajoutant.

Car 85 % des horaires des lignes ferroviaires en France sont destinés à changer au 11 décembre. Et dans les Hautes-Alpes, les perspectives présentées par la SNCF hérissent les poils des défenseurs du rail et des voyageurs. Car ceux-ci ont constaté des correspondances mal assurées ou plus assurées du tout dans cette nouvelle grille horaire pour les voyageurs haut-alpins ou les visiteurs qui viennent dans le département en vacances.

La réservation sur Internet des trains Paris-Briançon est ouverte

En plus, le système de réservations est si mal au point qu’il a fallu attendre ces dernières heures pour que soit ouverte la réservation sur Internet des Paris-Briançon et Briançon-Paris, les trains de nuit qui amènent chaque année des milliers et des milliers de touristes dans les Hautes-Alpes.

C’est ce qui explique la fureur des élus et des stations, lesquelles estiment déjà qu’elles ont un manque à gagner considérable pour les vacances de Noël.

Enfin, cerise sur le gâteau, on a appris que le Valence-Briançon, autre train majeur pour l’économie du département serait fortement perturbé en raison de travaux entre Valence et Crest.

Alors, les deux directeurs régionaux de RFF et de SNCF ont pris leur bâton de pèlerin pour venir rencontre les acteurs économiques et politiques des Hautes-Alpes. Ils étaient vendredi 25 novembre  à Briançon pour une réunion publique lors de laquelle ils se sont fait houspiller. Ils étaient lundi 28 novembre à l’assemblée générale de la Chambre de commerce et d’Industrie des Hautes-Alpes, avant de tenir une conférence de presse à Gap.

Les travaux prendront fin « le 10 décembre »

Lors de cette dernière, Marc Svetchine, directeur régional de Réseau Ferré de France (RFF), Philippe Bru, directeur régional SNCF et Michel Assenat, directeur départemental  SNCF, ont argué, pour leur défense , « le travail d’orfèvre » que représente le changement, au niveau national de « 85% des sillons (horaires). Si on ne modifiait pas nos horaires de trains, on n’aurait plus de train, notamment sur le Briançon-Paris », a assuré Philippe Bru.

Concernant les travaux sur les voies ferrées entre Gap et Veynes, ils ont expliqué que ces derniers prendraient fin « le 10 décembre», et que « aujourd’hui, tous les trains Paris Briançon sont en réservation ouverte jusqu’au 3 janvier. On peut désormais réserver pour les réservations d’hiver ».

Et Michel Philippe Bru d’ajouter sur ce point, en direction de RFF : « Les trains ont été commandés en tant et en heure, ils sont pérennes. RFF doit nous donner les sillons. » Bref, rien n’est encore fait.

(Avec Le Dauphiné Libéré).

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Avis de tempête sur le train de nuit Paris – Briançon

Posted by ardsl sur 26 novembre 2011

Une réunion houleuse s’est déroulée vendredi 25 novembre à Briançon.Les élus et les représentants du monde touristique s’en sont pris vertement aux directeurs régionaux de SNCF et de Réseau ferré de France. Leur colère est liée aux carences autour des réservations du train de nuit Briançon-Paris. Les directeurs régionaux de RFF et de SNCF ont été la cible des critiques en provenance des élus et des professionnels du tourisme du grand Briançonnais concernant le train de nuit.

Le langage technocratique des cadres de la SNCF et de RFF, ils en ont assez ! Élus et professionnels du tourisme du grand Briançonnais ont laissé éclater leur colère. Ils ont aussi et surtout réclamé des propositions concrètes concernant la circulation et la réservation du train de nuit Briançon-Paris.

Pourtant, Marc Svetchine, directeur régional Provence-Alpes-Côte d’Azur de RFF croyait calmer les esprits courroucés en début de réunion.

Sourire aux lèvres, il annonçait fièrement que les créneaux horaires des sillons (et donc des trains) allaient très prochainement être calés pour la saison d’hiver, à l’exception faite des dimanches de janvier. « Mais vous vous rendez compte de ce que vous dites ? C’est catastrophique ! Tous les jours, nous sommes inondés de messages de vacanciers qui refusent de venir chez nous cet hiver parce qu’ils ne peuvent toujours pas réserver leurs billets de train et parce qu’ils ne savent même pas s’il y aura un train tout simplement. Vous pouvez faire ce que vous voulez à présent : c’est trop tard » s’est emporté François Badjily, le directeur de l’office de tourisme de Serre Chevalier Vallée, présent dans l’assistance.

Et même si Marc Svetchine a tenté de faire bonne figure en annonçant que RFF allait faire « son maximum », il est clair que personne dans la salle n’a semblé convaincu par ce discours, trop convenu. À commencer par le maire de Briançon, Gérard Fromm, passablement agacé par la récurrence des problèmes ayant trait à ce train : « Ça fait un an que RFF a signé un contrat qu’il ne respecte pas. Ça suffit maintenant. On veut du concret, vite. Pour cet hiver mais aussi pour l’été prochain. On veut également des certitudes pour les deux années de contrat restantes ».

Face à la fronde collective, Marc Svetchine s’est avancé à communiquer dans les plus brefs délais les sillons horaires disponibles pour que SNCF ouvre les réservations sur toute la période hivernale le 9 décembre au plus tard.

Une bonne nouvelle pour Philippe Bru, directeur régional Provence-Alpes-Côte d’Azur SNCF, qui a eu le courage de reconnaître « d’énormes difficultés sur le train de nuit Paris-Briançon »… À cause de RFF. « Je n’ai pas envie de me défausser mais il n’est pas possible d’ouvrir un train à la réservation si RFF ne nous a pas communiqué les horaires des sillons. »

Pour sa défense, Marc Svetchine a argué du fait que « 1 000 chantiers étaient en cours en ce moment en France sur les voies ferrées. Dans le même temps, nous avons modifié 85 % de nos grilles horaires. Il faut se rendre compte du travail que ça représente. »

Le sénateur des Hautes-Alpes Pierre Bernard-Reymond a rencontré récemment le PDG de SNCF, Guillaume Pépy. « Je lui ai fait part d’un certain nombre de dysfonctionnements graves du service ferroviaire et j’ai décidé de créer un comité de ligne Paris-Briançon-Paris » annonce le sénateur qui tiendra sa réunion constitutive le 5 décembre à Briançon.

Dans un courrier adressé au président du conseil général des Hautes-Alpes Jean-Yves Dusserre, le directeur régional de SNCF a confirmé « la pérennité du train de nuit Paris-Briançon »… Pendant encore deux ans. Mais qu’en sera-t-il en 2013 quand la convention des trains d’équilibre du territoire sera caduque ?

(Source : Le Dauphiné Libéré).

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