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Et si le TGV ne passait plus par Neuchâtel et Pontarlier à compter du 8 décembre 2013 ?

Posted by ardsl sur 8 octobre 2012

Lyria pourrait décider de basculer l’aller-retour quotidien Paris – Berne par Bâle au service 2014 (qui débutera en le 8 décembre 2013). Avantage de cette solution : le TGV mettrait Berne à 4h03 de Paris, contre jusqu’à 4h49 actuellement par Neuchâtel, Pontarlier, Frasne et Dole. Inconvénient : Neuchâtel et Pontarlier seraient alors rayés de la carte des villes desservies par le TGV. Explications et décryptage du blog ARDSL.

L’aller-retour quotidien TGV Paris – Berne circule depuis toujours via Dijon, Dole, Frasne, Pontarlier et Neuchâtel. C’est l’itinéraire le plus court en kilomètres entre les capitales française et helvétique. Mais ce n’est plus l’itinéraire le plus rapide depuis le 11 décembre 2011 et l’ouverture de la LGV Rhin-Rhône. Le TGV Paris – Berne doit-il rester sur la ligne classique afin de desservir Pontarlier et Neuchâtel ou doit-il emprunter la LGV pour aller plus rapidement de Paris à Berne ?

Le TGV 9284 (Berne 7h29 – Paris 12h18) et 9287 (Paris 17h57 – Berne 22h30) mettent au service 2012 respectivement 4h49 et 4h33 pour relier les deux capitales. Les temps de parcours sont peu performants en raison des ralentissements liés aux travaux sur la ligne classique en Bourgogne.

Au service 2013, le TGV 9284 (Berne 7h29 – Paris 12h11) et 9287 (Paris 17h57 – Berne 22h30) mettront respectivement 4h42 et 4h33 pour relier les deux capitales. Les temps de parcours demeurent peu performants malgré la fin des travaux en Bourgogne, les CFF n’ayant pas modifié les horaires des TGV entre Frasne, Pontarlier et Berne. Conséquence : les arrêts en gare de Pontarlier et de Frasne vont sérieusement s’allonger. La perte de temps, qui en résulte, tourne autour de 10 minutes. Le temps de parcours entre les deux capitales pourraient avoisiner les 4h20 avec un tracé parfait sur France, comme sur Suisse.

Entre le TGV direct mais plus lent et un trajet plus rapide mais par correspondance optimisée (en 5 minutes) à Bâle, il semblerait que les voyageurs bernois privilégient désormais le trajet le plus rapide. Bâle a de plus l’avantage d’avoir 6 allers-retours directs pour Paris.

Berne > Bâle > Paris

  • Quotidien : IC 1060 (Berne 7h34 – Bâle 8h29) + TGV 9206 (Bâle 8h34 – Paris gare de Lyon 11h37)
  • Quotidien : IC 1066 (Berne 9h34 – Bâle 10h29) + TGV 9210 (Bâle 10h34 – Paris gare de Lyon 13h37)
  • Quotidien : IC 1070 (Berne 11h34 – Bâle 12h29) + TGV 9218 (Bâle 12h34 – Paris gare de Lyon 15h37)
  • Quotidien : IC 1074 (Berne 13h34 – Bâle 14h29) + TGV 9222 (Bâle 14h34 – Paris gare de Lyon 17h37)
  • Sauf le samedi : IC 1078 (Berne 15h34 – Bâle 16h29) + TGV 9226 (Bâle 16h34 – Paris 19h37)
  • Quotidien : IC 1082 (Berne 17h34 – Bâle 18h29) + TGV 9230 (Bâle 18h34 – Paris gare de Lyon 21h37).

Paris > Bâle > Berne

  • Sauf le dimanche : TGV 9205 (Paris gare de Lyon 6h15 – Bâle 9h26) + IC 1067 (Bâle 9h31 – Berne 10h27)
  • Quotidien : TGV 9207 (Paris gare de Lyon 8h23 – Bâle 11h26) + IC 1071 (Bâle 11h31 – Berne 12h27)
  • Quotidien : TGV 9211 (Paris gare de Lyon 10h23 – Bâle 13h26) + IC 1075 (Bâle 13h31 – Berne 14h27)
  • Quotidien : TGV 9215 (Paris gare de Lyon 14h23 – Bâle 17h26) + EC 59 (Bâle 17h31 – Berne 18h27)
  • Quotidien : TGV 9219 (Paris gare de Lyon 16h23 – Bâle 19h26) + IC 1087 (Bâle 19h31 – Berne 20h27)
  • Quotidien : TGV 9223 (Paris gare de Lyon 18h23 – Bâle 21h26) + IC 1093 (Bâle 21h31 – Berne 22h27).

Ce comparatif met en évidence des parcours systématiquement plus performant 4h03 à 4h04 par Bâle depuis l’ouverture de la LGV Rhin-Rhône. La fréquentation du TGV direct aurait donc chuté. Lyria va d’ailleurs tenter de trouver une clientèle nouvelle au TGV Paris – Berne en le prolongeant dès le 9 décembre 2012 à Interlaken, haut lieu du tourisme alpin (lire).

Le TGV Interlaken – Berne – Paris détourné par Bâle au service 2014 ?

Lyria envisage de basculer par Bâle à compter du 8 décembre 2013 l’aller-retour Paris – Berne. Le TGV circulerait entre Bâle et Interlaken en lieu et place de l’InterCity Bâle – Interlaken (avec desserte de Thoune et Olten, villes comptant respectivement 42600 et 17200 habitants) et serait couplé à Bâle à un TGV Zürich – Paris. Dans ce scénario, le TGV 9284 quitterait Berne à 7h34 pour arriver à Paris 11h37. Le retour de Paris se ferait à 18h23 pour une arrivée à Berne à 22h27.

Le gain de temps serait alors de près de 30 minutes (par rapport aux horaires 2013 via Frasne) pour les voyageurs de Berne. L’itinéraire le plus rapide entre Berne et Paris est aussi celui qui dispose du potentiel de passagers d’affaires le plus important, à un moment où Lyria déclare la guerre à l’avion (lire). Le canton de Berne compte près de 980000 habitants, dont plus de 124000 dans la seule ville de Berne.

Le détournement du TGV Paris – Berne par Bâle et Olten rayerait de la carte TGV Neuchâtel et Pontarlier, villes qui comptent respectivement 33100 et 19100 habitants. Cela n’a pas échappé aux dirigeants de Lyria, le consortium ferroviaire franco-suisse qui gère ces circulations transfrontalières et dont SNCF est l’actionnaire majoritaire. Aux yeux du consortium, qui se garde bien de l’exprimer ouvertement, l’un des deux itinéraires est superflu et d’évidence, Pontarlier et Neuchâtel ne font plus le poids face à Berne.

La direction régionale SNCF de Franche-Comté a néanmoins averti récemment Marie-Guite Dufay, d’une hypothèse de suppression, en décembre 2013, de la liaison Lyria Berne – Paris via Neuchâtel, Pontarlier, Frasne et Dole.

Dilemme pour Marie-Guite Dufay

L’ennui, c’est que la capitale du canton de Neuchâtel et la sous préfecture du Doubs, qui ont l’habitude de bénéficier de desserte TGV depuis un quart de siècle, ont déjà perdu le bénéfice du second aller-retour Paris – Berne (supprimé au service 2009 par Lyria qui avait invoqué alors une fréquentation insuffisante). La Région Franche-Comté et le canton de Neuchâtel avaient dû pour éviter d’être isolé du réseau à grande vitesse mettre en place une desserte TER  transfrontalière en correspondance à Frasne sur les TGV Paris – Lausanne.

Si le « principe de réalité » économique l’emporte cette fois encore, Neuchâtel et Pontarlier n’auront plus la moindre relation directe avec Paris. Au plan local de l’aménagement du territoire, le coup serait rude.

Ainsi la président de la Région Franche-Comté, Marie-Guite Dufay, se trouve-t-elle face à un dilemme. Soit elle joue la carte rentable du Rhin-Rhône, dont elle s’est érigée en porte-drapeau près de SNCF, de RFF et de l’État, pour justifier notamment les participations financières conséquentes qu’elle sollicite afin de poursuivre le chantier qui réduira encore le temps de parcours entre Paris et Bâle. Soit elle lui préfère le désenclavement par la grande vitesse d’un secteur moins significatif au plan économique et à plus faible population. Espérer cumuler les deux semble relever du rêve improbable. Le Paris – Berne via Neuchâtel et Pontarlier semble donc condamné à disparaître. Si tel est le cas, la Région Franche-Comté et le canton de Neuchâtel devront à nouveau compenser le désengagement de relier par la mise en place de TER transfrontaliers supplémentaires.

La présidente du Conseil régional de Franche-Comté a réagi au travers du communiqué ci-dessous.

« Un premier TGV Lyria avait déjà été supprimé sur cette ligne en 2009, ce qui avait imposé la mise en place d’une liaison TER de substitution entre Neuchâtel et Frasne. Cette perspective, qui contredit toutes les assurances données par Lyria et la SNCF au cours des dernières années, aurait des conséquences très graves sur le secteur de Pontarlier, qui ne disposerait plus de liaison directe avec la Capitale. Marie-Guite Dufay souhaite que cette hypothèse donne impérativement et rapidement lieu à une large concertation avec les élus des territoires concernés. Elle relève qu’un démenti a été donné il y a quelques jours quant au risque de création d’une desserte Lausanne-Paris via Genève, évoquée lors du dernier Conseil d’administration de la SNCF. La Présidente s’était alors adressée au Président de Lyria pour lui demander des explications. Face à cette situation, Marie-Guite Dufay organisera dans les prochains jours une réunion des élus suisses et français concernés, et demandera des précisions au Président de Lyria. Je ne doute pas que la mobilisation des élus et des usagers soit très forte« .

« Étude de forme »

 Au Conseil régional, certains soupçonnent cette « concertation » avec les élus frontaliers de n’être qu’un simple « cache-sexe » diplomatique, destiné à faire avaler la pilule d’un changement d’itinéraire qui aurait été secrètement prescrit par l’état-major de Lyria. Le directeur régional SNCF en Franche-Comté, Dominique Devin, chargé d’accompagner la phase d’échanges, s’en défend. L’homme jure que « rien n’est acté », qu’il ne s’agit que de « l’étude de forme » d’une « hypothèse ». Il ajoute cependant que « la nouvelle situation nécessite un réexamen de l’existant » et glisse, l’air de rien, « qu’il serait beaucoup plus lourd s’il impactait Dole… »

(Avec macommune.info et L’Est Républicain).

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LGV Rhin-Rhône : il reste 50 kilomètres à réaliser

Posted by ardsl sur 28 juillet 2012

Jean-Pierre Chevènement, sénateur du Territoire de Belfort (MRC) a rencontré mercredi 25 juillet Frédéric Cuvillier, ministre délégué au Transport, pour évoquer notamment le financement des 50 kilomètres aux deux extrémités de la ligne à grande vitesse Rhin-Rhône, qui restent à réaliser.

Concernant l’achèvement de la branche Est de la LGV Rhin-Rhône, soit trente-cinq kilomètres de Belfort à Mulhouse et quinze kilomètres de Villers-les-Pots (Côte-d’Or) à Dijon, le financement de ces travaux est prévu par le protocole d’intentions signé en janvier dernier avec l’État.

Un gain de 25 minutes

« Madame Bacot, membre du Conseil général du Développement durable, a été particulièrement chargée de mettre au point le plan de financement définitif« , commente Jean-Pierre Chevènement. « J’ai demandé au ministre qu’elle prenne contact rapidement avec les collectivités locales, et notamment avec les trois régions de France-Comté, Bourgogne et Alsace afin de finaliser avec elle le bouclage du plan de financement. J’ai suggéré au ministre d’utiliser soit la procédure dite « investissements d’avenir », comme l’avait suggéré, en 2010, le président Sarkozy, soit les crédits inscrits au plan de croissance de 120 milliards d’euros adopté, sous l’impulsion de François Hollande, par le Conseil européen du 29 juin. L’achèvement de la branche Est représenterait un gain de temps de vingt-cinq minutes sur les parcours nord-sud et améliorerait substantiellement les temps de parcours sur l’axe Zurich – Paris. Après un échange de vue général sur l’état des projets TGV en France, j’ai souhaité que le dossier des branches Sud et Ouest du TGV Rhin-Rhône soit rapidement mis sur la table« , précise le sénateur du Territoire de Belfort.

« Le TGV Rhin-Rhône ne se limite pas à la seule branche Est : ses deux fonctionnalités nord-sud et est-ouest, qui en font un projet européen, doivent être respectées. S’il existe dans les cartons du ministère un projet de raccordement court entre Dijon et Saulieu, comme j’ai l’ai entendu dire, il faut qu’il soit rapidement porté à la connaissance des élus. Je rappelle que le projet Rhin-Rhône dans son intégralité a été inscrit dans la loi dite « Grenelle de l’environnement »« , rappelle Jean-Pierre Chevènement.

« Plus généralement« , conclut Jean-Pierre Chevènement, « la réalisation du TGV Rhin-Rhône amène nos voisins à vouloir s’en rapprocher (tunnel de Rastatt entre Strasbourg et Karlsruhe, modernisation, voire électrification du contournement ouest des Vosges). Je me tiens en liaison étroite avec l’ensemble des élus de la région, en particulier la présidente de la Région, Marie-Guite Dufay, afin que chacun se mobilise autant que possible pour faire avancer les principaux dossiers de désenclavement de la Franche-Comté« .

Belfort – Delle : démarrage rapide des travaux

Sur le dossier de la liaison Belfort – Delle, Jean-Pierre Chevènement explique que la Région de Franche-Comté a récemment accepté de pré-financer le surcoût incombant à l’État pour permettre un démarrage rapide des travaux. « J’ai demandé à Frédéric Cuvillier de veiller à ce que les engagements de l’État, en vue du contrat de plan 2016-2020, soient d’ores et déjà réservés à hauteur d’une trentaine de millions d’euros ».

(Avec Le Pays).

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Les dessertes TER seraient en voie d’amélioration, selon la Région Franche-Comté

Posted by ardsl sur 23 mai 2012

Franche-Comté. Les paiements, de la Région à SNCF, avaient été suspendus en raison des dysfonctionnements.

La présidente PS du Conseil régional de Franche-Comté, Marie-Guite Dufay, s’est dite satisfaite de voir des améliorations autour du trafic TER, après avoir procédé à la suspension de ses paiements à SNCF, durant un mois, en mars dernier (soit 6 millions d’euros sur un montant de 72 millions d’euros annuels). Cette décision faisait suite aux retards et suppressions de trains à répétition.

Aujourd’hui, selon ses dires, la situation semble être revenue à la normale.

Suite aux concertations avec SNCF et la venue de Claude Solard, directeur général SNCF Régions, le 18 avril, la présidente a constaté « une amélioration nette des choses. »

« Les retards quasi systématiques ne dépassent plus les 8 à 10%, contre 25 voire 40% en février », a-t-elle expliqué. Les suppressions de trains auraient également évolué dans le bon sens, selon l’élue. Seuls 84 trains ont été supprimés en mars contre 266 en février. Autre source de satisfaction : l’augmentation du nombre de voyageurs et de la recette, en hausse de 16% par rapport à 2011. Les paiements ont donc été repris, « tout en maintenant une pression. »

Des rencontres avec SNCF se tiendront dorénavant tous les deux mois et il y aura un renforcement de l’observation du fonctionnement du trafic.

Restent bien sûr quelques points noirs : la liaison Belfort – Lure et la ligne du Revermont se trouvent notamment surchargées le week-end.

« La SNCF devra trouver des solutions en attendant le renouvellement du matériel que nous financerons à partir de 2015», a déclaré Marie Guite-Dufay.

Enfin, pour les travaux menés par Réseau Ferré de France (RFF) qui affecteront aussi la ligne du Revermont, la correspondance entre Lons et Bourg-en-Bresse et la desserte de Mouchard notamment, la présidente rappelle que la Région n’a pas la main. Il s’agit plutôt d’« une joyeuse partie de ping-pong entre la SNCF et RFF », mais une nouvelle réunion de suivi aura lieu en juin. « J’espère que nous y serons entendus », a affirmé la présidente.

(Avec Le Progrès).

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La Région Franche-Comté dénonce des « dysfonctionnements graves du service des TER »

Posted by ardsl sur 21 février 2012

Marie-Guite Dufay, présidente du conseil régional de Franche-Comté, reproche à SNCF des « dysfonctionnements graves » des TER.

La présidente de la région de Franche-Comté interpelle une seconde fois dans un courrier Guillaume Pépy, le président de SNCF. Cette fois-ci, l’élue socialiste écrit pour dénoncer les « dysfonctionnements graves du service des TER en Franche-Comté, les annulations de trains, un taux de retard élevé, un matériel inadapté« .

Marie-Guite Dufay reconnaît que SNCF a pris des dispositions pour améliorer le fonctionnement mais demande « un traitement national spécifique afin que la Franche-Comté bénéficie d’un plan d’action et de moyens à la hauteur des dérèglements constatés sur le terrain » et de préciser à Guillaume Pépy que « la négociation de la nouvelle convention entre la région et la SNCF ne s’engage pas sous les meilleurs auspices« . Dans son courrier de janvier dernier, Marie-Guite Dufay reprochait à SNCF de ne pas proposer un service correct de navettes entre Besançon Viotte et Besançon Franche-Comté.

Il faut dire que la ponctualité n’est pas au rendez-vous sur la ligne Besançon – Belfort. Ces retards se répercutent jusqu’à Dijon, Lons-le-Saunier, Bourg-en-Bresse et Lyon.

Cette situation est liée à une limitation de vitesse à hauteur de Baume-les-Dames, en raison du risque lié à la chute possible d’un rocher instable sur la voie. La vitesse de tous les trains est ralentie à 10 km/h à la hauteur de Baume les Dames, suite à la découverte lors d’un débroussaillage des bordures des voies ferrées, d’un rocher instable, de plus d’une tonne, qui risque de tomber. Cette réduction de vitesse entraîne des retards de circulation entre 10 et 20 minutes.

À cela s’ajoute un temps de crochet (arrivée d’un train avant sa réutilisation en sens inverse) de seulement 12 minutes à Belfort.

Des trains ont été supprimés en raison du grand froid et de grèves régionales (certains syndicats se sont opposés à la mise en place de trains sans contrôleurs entre Besançon Viotte et Besançon Franche-comté TGV).

Des travaux à Dole conduisent à des retards sur les TER Dijon – Besançon (ainsi que sur les TGV Lausanne – Paris).

Ainsi la ponctualité de l’axe Dijon – Belfort a été de :

  • 79,1% entre le 13 et le 19 février.
  • 70,5% entre le 6 et le 12 février.
  • 72,2% entre le 30 janvier et le 5 février.
  • 86,0% entre le 23 et le 29 janvier.
  • 81,4% entre le 16 et le 22 janvier.
  • 68,7% entre le 9 et le 15 janvier.
  • 79,9% entre le 2 et le 8 janvier.
  • 90,7% entre le 26 décembre et le 1er janvier.
  • 86,4% entre le 19 et le 25 décembre.
  • 75,4% entre le 12 et le 18 décembre.

(Avec france-comte.france3.fr).

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Le Jura et le Haut-Doubs inquiets pour le devenir de leurs dessertes TGV

Posted by ardsl sur 25 janvier 2012

Les gares de Lons-le-Saunier, Dole, Frasne, Pontarlier et Mouchard sont encore desservies par le TGV, malgré la mise en service de la LGV Rhin-Rhône qui ne passe ni par le Jura (271 700 habitants), ni par le Haut-Doubs (107 000 habitants). Mais le projet de Lyria de d’exploiter la desserte Lausanne – Paris via Genève suscite de vives inquiétudes.

Lons-le-Saunier : un aller-retour Strasbourg – Marseille, une mauvaise desserte pour Paris 

La préfecture du Jura, Lons-le-Saunier (18 800 habitants), ne dispose d’aucune relation directe pour Paris

La Région Franche-Comté refuse de mettre en place des trains régionaux reliant Lons-le-Saunier à Bourg-en-Bresse pour assurer les correspondances avec les TGV Bourg-en-Bresse – Paris. Pourtant RFF a logiquement positionné les sillons TER Lons-le-Saunier – Bourg-en-Bresse pour qu’ils assurent des correspondances à Bourg en 18 minutes avec les TGV Genève – Paris et en 30 minutes avec les TGV Annecy – Paris. Cela aurait permis des relations Lons – Paris en moins de 2h50. Seuls les TGV partant de Paris à 8h11, 16h11 et 20h11 ont des correspondances optimisées à Bourg pour la direction de Lons-le-Saunier.

Ce choix stupide est parfaitement assumé par Marie-Guite Dufay, la présidente de la Région Franche-Comté. Elle estime que si les usagers de Lons passaient par Bourg pour se rendre à Paris, cela affaiblirait la desserte ferroviaire de la Franche-Comté.

En conséquence, pour se rendre à Paris depuis Lons, les voyageurs sont contraints d’emprunter les autocars du Conseil général du Jura qui relient Lons-le-Saunier à Dole. Le trajet total avec donc l’emprunt d’un car Lons – Dole puis d’un TGV Dole – Paris prend presque 3h30.

Télécharger la fiche horaire Lons-le-Saunier – Paris

Avec l’ouverture de la LGV Rhin-Rhône, les trains Corail reliant Lyon à Strasbourg via Lons-le-Saunier ont été supprimés. Néanmoins, l’aller-retour TGV quotidien Marseille – Strasbourg via Lons-le-Saunier a été maintenu. Il emprunte partiellement la nouvelle LGV. Voici l’horaire de deux TGV desservant Lons-le-Saunier :

  • 5430/1 : Marseille 10h42 – Avignon TGV 11h11/14 – Valence TGV 11h46/49 – Part-Dieu 12h24/34 – Bourg 13h14/16 – Lons 13h51/59 – Besançon Viotte 14h55/58 – Belfort TGV 15h28/31 – Mulhouse 15h53/56 – Colmar 16h21/23 – Strasbourg 16h49.
  • 5404/5 : Strasbourg 11h10 – Colmar 11h36/38 – Mulhouse 11h57/12h07 – Belfort TGV 12h30/33 – Besançon Viotte 13h01/04 – Lons 13h58/14h01 – Bourg 14h41/43 – Part-Dieu 15h26/36 – Valence TGV 16h10/13 – Avignon TGV 16h45/48 – Marseille 17h18.

Avec la suppression des Corail Lyon – Strasbourg et le refus de l’État d’assurer une desserte de substitution, la Région Franche-Comté a renforcé la desserte TER sur la ligne du Revermont avec des trains Lyon – Besançon et Lyon – Belfort. Aucune liaison directe n’a été mise en place entre Lons-le-Saunier et la nouvelle gare de Besançon-Franche Comté TGV.

Les dessertes de Dole, Mouchard et Frasne

Dole (26 000 habitants) a conservé 5 allers-retours avec Paris, malgré la mise en service de la LGV Rhin-Rhône, qui permet de réduire le temps de parcours entre Besançon et Paris en shuntant Dole. Seuls 2 TGV Besançon – Paris font désormais le détour par Dole. Il s’agit le matin d’un train arrivant à 8h07 à Paris gare de Lyon et le soir d’un train partant de Paris à 18h53. Pour compenser la perte des arrêts sur les relations Besançon – Paris, SNCF a décidé d’arrêter à Dole tous les TGV Paris – Lausanne. Ce choix ouvre aussi l’accès à la Suisse depuis Dole, qui bénéficié désormais de 4 allers-retours quotidiens pour Lausanne.

Mouchard (1 400 habitants) a conservé un aller-retour quotidien pour Paris. Mais pour combien de temps ? Mouchard pourrait subir prochainement le même sort que Culoz, qui a été rayé de la carte du TGV au service 2010. Sa très faible population n’assure pas la pérennité d’une desserte TGV quotidienne.

Frasne (1 900 habitants) bénéficie toujours de 4 allers-retours avec Paris. Cette situation est liée à la proximité de Pontarlier. Des correspondances à Frasne sont organisées sur les TGV Paris – Lausanne pour desservir Pontarlier.

Sens Jura > Paris

  • 6750 (du lundi au vendredi, du 4 au 11 mai sauf le 8 mai) : Besançon Viotte 5h22 – Dole 5h45/47 – Dijon 6h22/25 – Montbard 6h59/7h01 – Paris 8h07
  • 6750 (du lundi au vendredi, sauf du 4 au 11 mai) Besançon Viotte 5h27 – Dole 5h50/52 – Dijon 6h22/25 – Montbard 6h59/7h01 – Paris 8h07
  • 9260 (quotidien) : Lausanne 6h22 – Vallorbe 6h55/7h01 – Frasne 7h15/17Mouchard 7h44/46Dole 8h02/04 – Dijon 8h34/37 – Paris 10h11
  • 9264 (quotidien) : Lausanne 8h22 – Vallorbe 8h55/9h01 – Frasne 9h16/23Dole 10h05/07 – Dijon 10h37/40 – Paris 12h18
  • 9268 (quotidien) : Lausanne 12h22 – Vallorbe 12h55/13h01 – Frasne 13h15/17Dole 13h58/14h00 – Dijon 14h35/38 – Paris 16h17
  • 9270 (les vendredis, dimanches et fêtes) Lausanne 16h25 – Vallorbe 16h58/17h01 – Frasne 17h16/18Dole 17h59/18h01 – Dijon 18h30/34 – Paris 20h21
  • 9272 (quotidien) : Lausanne 18h30 – Vallorbe 19h10 – Frasne 19h24/26Dole 20h07/09 – Dijon 20h40/44 – Paris 22h21.

Sens Paris > Jura

  • 9261 (quotidien) : Paris 7h57 – Dijon 9h34/37 – Dole 10h06/08Frasne 10h51/53 – Vallorbe 11h06 – Lausanne 11h44
  • 9269 (quotidien) : Paris 11h57 – Dijon 13h34/37 – Dole 14h06/08Frasne 14h51/53 – Vallorbe 15h06 – Lausanne 15h44
  • 9271 (le dimanche et les 1er, 8 et 28 mai) : Paris 13h57 – Dijon 15h34/37 – Dole 16h06/08Frasne 16h50/52 – Vallorbe 17h12 – Lausanne 17h48
  • 9273 (quotidien) : Paris 15h57 – Dijon 17h34/37 – Dole 18h06/08Mouchard 18h24/26Frasne 18h54/56 – Vallorbe 19h09 – Lausanne 19h47
  • 9277 (quotidien) : Paris 17h57 – Dijon 19h34/37 – Dole 20h07/09Frasne 20h52/55 – Vallorbe 21h09 – Lausanne 21h47
  • 6757 (sauf le samedi) : Paris 18h53 – Montbard 19h57/59 – Dijon 20h34/37 – Dole 21h04/07 – Besançon Viotte 21h34

La desserte de Pontarlier

Pontarlier (19 100 habitants) conserve un aller-retour quotidien direct pour Paris grâce au maintien de l’unique aller-retour Berne – Paris. Cette desserte aurait pu disparaître avec la mise en service de la LGV Rhin-Rhône. En effet, il est désormais plus rapide d’effectuer le trajet entre Paris et Berne par correspondance à Bâle que par le TGV direct. Mais Lyria n’a laissé filtrer aucune information sur la pérennité du TGV Berne – Paris.

En dehors du TGV Berne – Paris, Pontarlier bénéficie de navettes pour Frasne en correspondance avec les TGV Lausanne – Paris.

Sens Pontarlier > Paris

  • TER 96436 (quotidien) Neuchâtel 6h07 – Travers 6h26/27 – Pontarlier 6h51/53Frasne 7h04 + TGV 9260 (quotidien) Frasne 7h17 – Mouchard 7h44/46 – Dole 8h02/04 – Dijon 8h34/37 – Paris 10h11
  • TGV 9284 (quotidien) Berne 7h29 – Neuchâtel 8h06/10Pontarlier 8h52/55Frasne 9h07/23 – Dole 10h05/07 – Dijon 10h37/40 – Paris 12h18
  • TER 895716 (quotidien) Pontarlier 12h42 Frasne 12h58 + TGV 9268 (quotidien) Frasne 13h17 – Dole 13h58/14h00 – Dijon 14h35/38 – Paris 16h17
  • car TER 33780 (le dimanche et fêtes) Pontarlier 16h42Frasne 17h02 + TGV 9270 (le dimanche et fêtes) Frasne 17h18 – Dole 17h59/18h01 – Dijon 18h30/34 – Paris 20h21
  • car TER 33780 (du lundi au vendredi) Pontarlier 16h47Frasne 17h07 + TGV 9270 (le vendredi) Frasne 17h18 – Dole 17h59/18h01 – Dijon 18h30/34 – Paris 20h21
  • TER 96454 (quotidien) Berne 17h23 – Neuchâtel 18h00/04 – Travers 18h21/22 – Pontarlier 18h46/49Frasne 19h00 + TGV 9272 (quotidien) Frasne 19h26 – Dole 20h07/09 – Dijon 20h40/44 – Paris 22h21.

Sens Paris > Pontarlier

  • TGV 9261 (quotidien) Paris 7h57 – Dijon 9h34/37 – Dole 10h06/08 – Frasne 10h51 + TER 96439 (quotidien) Frasne 10h58Pontarlier 11h09/11Neuchâtel 11h52/58 – Berne 12h36
  • TGV 9269 (quotidien) Paris 11h57 – Dijon 13h34/37 – Dole 14h06/08 – Frasne 14h51 + TER 895723 (quotidien) Frasne 15h02 Pontarlier 15h17
  • TGV 9271 (le dimanche et les 1er, 8 et 28 mai) Paris 13h57 – Dijon 15h34/37 – Dole 16h06/08 – Frasne 16h50 + car TER 33779 (le dimanche et fêtes) Frasne 17h03Pontarlier 17h23
  • TGV 9273 (quotidien) Paris 15h57 – Dijon 17h34/37 – Dole 18h06/08 – Mouchard 18h24/26 – Frasne 18h54 + TER 96455 (quotidien) Frasne 19h05Pontarlier 19h16/27 – Travers 19h49/50 – Neuchâtel 20h11.
  • TGV 9287 (quotidien) : Paris 17h57 – Dijon 19h34/37 – Dole 20h07/09 – Frasne 20h52/58Pontarlier 21h09/11Neuchâtel 21h52/58 – Berne 22h30.

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Les dessertes de Neuchâtel, Pontarlier, Frasne, Mouchard et Dole menacées par le projet de Lyria de détourner les TGV Lausanne – Paris par Genève

Lyria, la société commune CFF/SNCF, qui exploite les dessertes entre la Suisse et Paris envisage de détourner les TGV Lausanne – Paris par Genève au service 2014.

Actuellement, Lyria propose 13 allers-retours (pour un jour ordinaire) entre le bassin lémanique et Paris (4 allers-retours Lausanne – Paris et 9 allers-retours Genève – Paris). Ce projet aboutirait à une augmentation du nombre d’allers-retours entre Paris – Genève. On pourrait alors atteindre 11 ou 12 allers-retours sur cette relation. Certains TGV circuleraient en unité multiple entre Paris et Genève, puis une unité simple serait prolongée à Lausanne.

Cette nouvelle organisation permettrait à Lyria de diminuer les frais de péage puisque la desserte entre le bassin lémanique passerait de 13 à 11 allers-retours.

Mais le détournement des TGV Paris – Lausanne par Genève aurait les inconvénients suivants :

  1. SNCF devrait compenser la suppression des arrêts des TGV Paris – Lausanne à Dijon. Vu le volume de trafic entre Dijon et Paris, il faudrait sans douter intégralement remplacer les 4 allers-retours Lausanne – Dijon – Paris par 4 allers-retours Dijon – Paris.
  2. Un allongement du temps de parcours entre Paris et Lausanne. Le meilleur temps de parcours actuel par Dijon est de 3h47. Il devrait être réduit d’une dizaine de minutes au service 2013, avec la fin des travaux entre Dijon et Dole. Le trajet entre Paris et Genève prend de 3h05 à 3h20. Le trajet Genève – Lausanne prend au minimum 33 minutes. Avec un arrêt d’une dizaine de minutes à Cornavin (pour permettre l’accouplement ou la séparation de deux rames TGV), il faudrait au total entre 3h48 et 4h03 pour effectuer un TGV Lausanne – Paris via Genève. Le passage par Genève induit donc un allongement de 13 à 28 minutes par rapport au temps de trajet possible par Dijon (en dehors des périodes de travaux).
  3. Une augmentation très probable des retards. Les TGV Paris – Genève ont une ponctualité inférieure à celle des TGV Paris – Lausanne. Cela s’explique notamment par une ponctualité mauvaise entre Genève et Bourg-en-Bresse. Les TGV Genève – Paris ne partent pas toujours à l’heure exacte de Cornavin. À Bellegarde, ils doivent parfois attendre les TER venant d’Évian et Saint-Gervais pour assurer les correspondances. La ligne du Haut-Bugey, qui relie Bellegarde à Bourg-en-Bresse via Nantua et Nurieux, est à voie unique. L’augmentation du nombre d’allers-retours entre Genève et Paris entraînerait une augmentation du nombre de croisement à Nurieux. Or, les croisements posent d’importants problèmes en cas de retard sur cette ligne à voie unique. Par ailleurs, la capacité de la ligne Bellegarde – Genève est très limitée. Autrement dit, un TGV Paris – Genève désheuré au départ de Bellegarde prendra encore du retard supplémentaire, puisqu’il risque alors de circuler derrière un RER omnibus La Plaine – Cornavin.
  4. L’emprunt de la ligne Genève – Lausanne totalement saturée. Les TGV Lausanne – Paris, détournés par Genève devraient alors emprunter la ligne Genève – Lausanne. Or cette ligne est saturée par le trafic intérieur suisse avec des dizaines de milliers de pendulaires qui chaque jour voyagent entre Genève et Lausanne. Il paraît pour le moins complexe d’insérer des TGV sur cette ligne entre les trains régionaux, les trains intercités et les trains eurocités.
  5. L’impossibilité de coordonner les sillons Paris – Genève et les sillons Genève – Lausanne directs. La desserte Paris – Genève ne peut pas être cadencée à l’heure à l’arrivée et au départ de Genève, en raison de la voie unique entre Bourg-en-Bresse et Bellegarde qui implique un arrêt pour croisement à Nurieux (ce qui se traduit par un allongement du temps de parcours de 11 à 13 minutes. Les minutes des départs et des arrivées à Cornavin des TGV Paris – Genève ne permettent pas un prolongement sur Lausanne en utilisant un sillon direct Genève – Lausanne. Un tel TGV pourrait être amené à stationner jusqu’à 29 minutes à Cornavin. Le temps de parcours entre Lausanne et Paris grimperait alors à près de 4h20 (soit 45 minutes de plus que le trajet naturel par Dijon).
  6. La suppression de toute desserte directe entre Dijon, le Jura et le bassin lémanique. Il serait alors quasi impossible de faire des trajets en train entre Dijon et Lausanne puisque les TGV Paris – Lausanne sont les seuls trains à relier Dijon à Lausanne. Dijon n’a déjà aucune desserte directe pour Genève.
  7. Un gaspillage d’argent public. La Confédération helvétique a financé la modernisation de la ligne Lausanne – Vallorbe – FrasneMouchardDole au titre du raccordement de la Suisse au réseau ferroviaire à grande vitesse. Si la desserte Lausanne – Paris était détournée par Genève, cet argent aurait été dépensé en pure perte.
  8. Un enclavement du Jura et du Haut-Doubs. Le possible détournement des TGV Lausanne – Paris par Genève est un dossier politiquement explosif pour le duo SNCF/CFF. Les élus locaux de Neuchâtel, de Franche-Comté, de Bourgogne, de la Côte-d’Or, du Jura, du Doubs, de Dole, de Mouchard, de Frasne, de Pontarlier et Vallorbe ne manqueraient de protester de toutes leurs forces contre une éventuelle mise en oeuvre d’un tel projet. Les gares de Vallorbe, Pontarlier, Frasne et Mouchard ne seraient alors plus desservies par le TGV. La Région Franche-Comté serait alors contrainte de mettre en place des TER supplémentaires entre Pontarlier et Dijon pour compenser la suppression des dessertes TGV et éviter un déménagement du territoire. Avec un tel scénario, la desserte de Dole passerait de 5 à 1 seul aller retour TGV pour Paris.
  9. Neuchâtel s’éloignerait de Paris. Les Neuchâtelois bénéficient aujourd’hui de 3 allers-retours quotidiens pour Paris (1 avec le TGV Berne – Paris et 2 par correspondance à Frasne). Ces trajets s’effectuent avec un temps de parcours autour de 4h. Si la desserte Berne – Paris venait à être supprimée et si les dessertes Lausanne – Paris venaient à être détournés par Genève, les Neuchâtelois devraient transiter par Lausanne, Delle ou Bâle, avec la clé parfois jusqu’à 3 correspondances et un temps de parcours autour de 5h pour se rendre à Paris.

Les élus locaux commencent à prendre conscience du risque qui pèse sur le devenir des dessertes TGV du Jura, du Haut-Doubs et de Neuchâtel. Ainsi, Le Progrès rapporte que jeudi 19 janvier 2012, la communauté de communes Arbois Vignes et Village, dont est membre la commune de Mouchard, a voté une motion pour le maintien de la desserte TGV. À l’initiative de son président Albert Higounenc, le Conseil communautaire d’Arbois a souhaité ainsi lancer un appel solennel à tous les élus du Jura.

L’Association des maires du Jura a lancé une pétition pour l’amélioration des dessertes ferroviaires. Les élus du canton d’Arbois regrettent « une prise de conscience tardive » mais surtout estiment que « le pire est devant nous ». La motion présentée dévoile en effet que, « selon des informations encore non officielles, la desserte TGV Paris Lausanne serait détournée dès 2014 par Bourg et Genève, supprimant l’arrêt en gares de Dole, Mouchard et Frasne et privant l’ensemble du département de toute desserte TGV« . La communauté de communes d’Arbois dénonce en conséquence un « handicap considérable pour le développement et le désenclavement du Jura » et appelle tous les élus jurassiens à « prendre toute initiative susceptible d’éviter une telle extrémité ». Si elle venait à être confirmée, cette menace de la disparition des arrêts du TGV dans le Jura serait « un extraordinaire retour en arrière pour notre département », s’inquiètent les élus qui ont voté cette motion à l’unanimité.

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Marie Guite Dufay écrit à Guillaume Pépy

Posted by ardsl sur 23 décembre 2011

La présidente de la Région de Franche Comté, Marie Guite Dufay, vient d’envoyer un courrier à Guillaume Pépy, président de SNCF à propos des navettes entre les gares de Besançon Viotte et Besançon Franche-Comté TGV. Madame Dufay constate de nombreux incidents depuis la mise en service de ces navettes le 11 décembre dernier. « Ces navettes faisant rater des correspondances sur le TGV » explique Madame Dufay.

Et de rajouter « Vous êtes surement conscient que tout dysfonctionnement sur la navette va conduire inéluctablement les francs comtois à préférer un autre mode d’acheminement vers la gare nouvelle aboutissant à une désaffection pour ce TER alors qu’il enregistre de très bons résultats de fréquentation depuis sa création. La région qui investit substantiellement dans ce service refuse de l’envisager ».

(Source : pleinair.net).

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