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L’État décale la nomination du patron de Réseau Ferré de France

Posted by ardsl sur 25 août 2012

Selon latribune.fr, le PDG actuel Hubert du Mesnil, dont le mandat prend fin le 5 septembre prochain, va rester aux manettes «quelques semaines de plus, jusqu’à fin septembre au maximum». Le gouvernement attend de finaliser sa réforme du système ferroviaire, dont les modalités opposent RFF et SNCF. Hubert du Mesnil est candidat à sa succession.

Jamais dans la courte histoire de Réseau Ferré de France (RFF), le gestionnaire de l’infrastructure ferroviaire depuis 1997, la nomination de son patron n’aura été aussi compliquée et suscité autant d’agitation en coulisses. À tel point que le PDG actuel Hubert du Mesnil, dont le mandat prend fin le 5 septembre prochain, va rester aux manettes «quelques semaines de plus, jusqu’à fin septembre au maximum», dit-on de source ministérielle. « La décision n’est pas encore prise, elle le sera d’ici à fin septembre maximum« , explique une source informée. « D’ici là, Hubert du Mesnil gèrera les affaires courantes« . Il s’agira peut être, pour lui, d’un passage obligé vers un nouveau mandat, car Hubert du Mesnil, 62 ans, est bel et bien candidat à sa propre succession. D’autres candidatures ont été déposées en ordre dispersé au ministère des transports, des Finances et même à Matignon. Un conseil d’administration de RFF est prévu le 30 août prochain. L’État pourrait ainsi donner ses orientations. Tout dépendra de l’avancée du dossier.

SNCF et RFF, les deux frères ennemis

Un tel scénario est rarissime au sein des entreprises publiques. Il est d’autant plus étonnant que le côté stratégique pour la nation de RFF est loin d’atteindre celui des industriels de l’énergie ou de la défense. Mais, cette année la nomination du patron de RFF prend une importance toute particulière. Elle est en effet cruciale pour la bonne marche de la réforme du système ferroviaire que veut lancer le gouvernement. Aujourd’hui en cours de finalisation, elle est censée mettre en place une nouvelle organisation et une nouvelle définition des compétences entre RFF et SNCF, les deux frères ennemis du rail français. Ces deux entreprises qui ont entretenus des relations tendues sur, notamment, la hausse des péages que doit verser SNCF à RFF, s’opposent sur les modalités d’une réforme. Forcément, chacun veut contrôler la gestion du réseau ferroviaire.

Fin de la gouvernance duale

La fin de la maîtrise totale de l’infrastructure par SNCF en 1997, a laissé place à un système bâtard dans lequel RFF a certes la responsabilité du réseau ferré mais délègue la gestion de l’infrastructure opérationnelle à la SNCF (dans sa branche SNCF Infra). Bref, la séparation des compétences voulue par Bruxelles en 1991 reste incomplète. Et cette gouvernance duale de l’infrastructure se solde par un système déficient et coûteux. « Aujourd’hui, regrouper les compétences de RFF et de SNCF Infra est l’un des enjeux de la réforme », indiquait, en janvier, le rapport final des Assises ferroviaires, lancées par le précédent gouvernement.

RFF veut être le seul gestionnaire de l’infrastructure en accentuant la séparation des rôles avec SNCF qui aurait le même statut que les nouveaux entrants. SNCF cherche à réunir les métiers essentiels de la gestion de l’infrastructure avec ceux de transport de passagers et de marchandises, des garde-fous. Ce système est en vigueur en Allemagne avec la Deutsche Bahn. C’est celui qui fonctionne le mieux en Europe.

Agitation en coulisses

Face à ces enjeux, tous les acteurs s’agitent en coulisses, alors que Frédéric Cuvillier, le ministre des transports, pourrait présenter cette fameuse réforme en septembre. Le président de SNCF Guillaume Pépy dispose d’un grand nombre d’atouts dans sa manche. Ancien directeur de cabinet de Martine Aubry au ministère du travail il jouit d’une énorme cote au sein du gouvernement. Il peut compter sur des sérieux relais dans plusieurs ministères. Ainsi, le directeur de cabinet de la ministre de l’Écologie et du ministre des Transports viennent de SNCF. Son ancien numéro 2, David Azéma, réputé proche du ministre des Finances Pierre Moscovici, vient d’être nommé à la tête de l’agence des participations de l’État (APÉ). Quant à son ancien patron à SNCF, Louis Gallois, il s’est vu attribuer le poste de commissaire général à l’investissement.

En face Hubert du Mesnil et son projet aurait en revanche le soutien de plusieurs conseillers de l’Élysée et de Matignon ainsi que celui d’une grande partie du monde ferroviaire.

L’avenir d’Hubert du Mesnil est donc lié au choix du gouvernement. «Si la SNCF l’emporte, il ne pourra pas rester», assurent plusieurs observateurs. « Il faudra quelqu’un qui accompagne la réforme », expliquent-ils. En gros un serviteur de l’État sans ambition personnelle. « La SNCF ne souhaite pas d’un poids lourd. Pourquoi ne pas choisir Hubert du Mesnil s’il accepte la réforme », estime un expert. Car la réforme du gouvernement ne « ne sera ni blanc, ni noir ».

À l’inverse, si jamais Guillaume Pépy perdait la partie, son avenir à la tête de SNCF pourrait être remis en cause. «C‘est sûr que dans ce scénario, mener une réforme qui ne le convainc pas, risque de pas l’intéresser», estime un autre expert.

Quatrième paquet ferroviaire

La requalification de la dette de RFF (30 milliards d’euros) handicape le projet de SNCF. SNCF n’en veut pas, l’État non plus. La compatibilité du projet avec les règles communautaires suscite aussi des réserves. Sur ce point, on y verra plus clair début septembre avec la décision que prendra la Cour européenne de justice le 6 septembre concernant la plainte déposée par la Commission contre l’Allemagne (et son système Deutsche Bahn) pour transposition incomplète du premier paquet ferroviaire. Pas de souci pour les défenseurs de la cause de SNCF. Ils estiment que le lobbying allemand sera suffisamment important pour peser sur la Commission et écarter ce danger.

Aussi certains observateurs espèrent que la France attende les conclusions du quatrième paquet ferroviaire fin 2012-début 2013 (qui encadrera notamment de manière plus efficace l’ouverture à la concurrence des marchés européens) avant de lancer sa réforme. Et de choisir à ce moment là le patron de RFF.

(Avec latribune.fr).

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Spéculations autour du sort des dirigeants de RFF et de SNCF

Posted by ardsl sur 20 août 2012

Le rail français est agité par des spéculations sur un départ de Guillaume Pépy de SNCF vers ÉDF. Le sort d’Hubert du Mesnil, le patron de RFF, est lui aussi en suspens. Le fait que le gouvernement n’ait pas encore dévoilé ses orientations sur les réformes à venir nourrit les supputations.

D’ordinaire, le monde du ferroviaire ne fait guère parler de lui en période estivale, si ce n’est sur sa capacité à acheminer à bon port les centaines de milliers de voyageurs qui se pressent dans les gares. Mais cet été, le secteur fait également l’objet de rumeurs récurrentes sur un changement possible de patron chez les deux principaux acteurs du secteur, SNCF et RFF, des spéculations en parties nourries par le suspense qu’entretient le gouvernement sur la future réforme du rail français.

Guillaume Pépy est le sujet principal de ces on-dit. Depuis deux mois, le président de SNCF est annoncé dans les cénacles parisiens en partance pour ÉDF en remplacement d’Henri Proglio. Le premier bénéficierait de sa proximité avec le pouvoir socialiste (il a été directeur du cabinet de Martine Aubry lorsque celle-ci était ministre du Travail), le second paierait sa proximité avec Nicolas Sarkozy. Guillaume Pépy avait apporté une réponse indirecte à ces affirmations en indiquant début juillet à la lettre spécialisée Mobilettre qu’il avait « toujours autant envie de construire la SNCF de demain », et qu’il avait en interne lancé la réflexion stratégique à l’horizon 2020. Mais la rumeur a resurgi vendredi 17 août dans la presse, amenant cette fois l’Élysée et Matignon à monter au créneau pour démentir. Le président de SNCF est quant à lui en congé, en train de plancher, selon un proche collaborateur, sur le discours qu’il prononcera lors de la convention qui réunira les 700 principaux cadres de l’entreprise les 9 et 10 septembre.

Un gagnant et un perdant

Le sort de Guillaume Pépy n’est pas le seul à alimenter la chronique. Hubert du Mesnil, le président de Réseau Ferré de France, le propriétaire du réseau, voit son mandat arriver à expiration le 5 septembre. Sera-t-il reconduit ? Là aussi, les supputations vont bon train, pendant que circulent des hypothèses pour le remplacer plus ou moins fantaisistes. Selon un observateur, l’hypothèse la plus vraisemblable reste celle d’une reconduction, quitte à ce que le mandat soit écourté par la suite, car « ne pas reconduire du Mesnil indiquerait la tendance des décisions à venir », ce que le gouvernement ne semble pas prêt à faire d’ici début septembre.

C’est là l’un des principaux aspects du problème. Certes, les périodes d’alternance politique sont favorables aux bruits de couloir sur les dirigeants des entreprises publiques. Mais dans le secteur ferroviaire, ces conjectures sont également alimentées par le fait que le rail est en attente d’une réforme majeure, déjà différée de plusieurs mois. Suite aux Assises du ferroviaire l’année dernière, un consensus s’est dessiné pour réunifier la gestion de l’infrastructure, aujourd’hui séparée entre SNCF et RFF. Mais aussi bien Guillaume Pépy qu’Hubert du Mesnil réclament d’avoir la main sur le nouvel ensemble. Et si le gouvernement a bien annoncé une réforme, il n’a pas encore fait connaître ses positions. D’ici qu’il le fasse, l’incertitude favorise les rumeurs, car l’arbitrage attendu devrait faire un gagnant et un perdant. Et les observateurs ont beau jeu d’imaginer que ce dernier ne souhaitera pas forcément rester à son poste pour accompagner des choix qu’il a combattus.

(Avec Les Échos).

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Guillaume Pépy : « oui, je veux rester à la SNCF »

Posted by ardsl sur 17 août 2012

Alors que la rumeur du remplacement d’Henri Proglio par Guillaume Pépy à la tête d’ÉDF a été relancée vendredi 17 août par Le Parisien, le président de SNCF réaffirme sa volonté de rester à la tête de son entreprise.

Guillaume Pépy président d’ÉDF ? Ce qui n’est qu’une « pure rumeur » pour l’Élysée est, en outre, tout à fait contraire à la volonté du principal intéressé. Interrogé à ce sujet début juillet en marge d’un congrès sur la très grande vitesse ferroviaire, le président de SNCF n’a pas tergiversé : « oui, je veux rester à la SNCF. Ce que je fais m’intéresse. Je suis dans une démarche d’entrepreneur, et je suis bien où je suis« . Sous-entendu : Guillaume Pépy, malgré son diplôme de l’ÉNA, son passage au Conseil d’État ou dans les cabinets ministériels de Michel Charasse, Michel Durafour et de Martine Aubry, se considère beaucoup moins comme un haut fonctionnaire multi-tâches que comme le patron d’une entreprise bien particulière qu’il a choisie et entrepris, en en prenant les rênes il y a 5 ans, de transformer en leader mondial de la mobilité.

Vieille rumeur

Pourtant, si la rumeur court depuis si longtemps, et de façon aussi persistante, c’est que le scénario serait tout à fait plausible : Henri Proglio risque bien d’être remercié pour avoir soutenu un peu trop ouvertement la campagne de Nicolas Sarkozy. Déjà, en février dernier, Manuel Valls avait déclaré sur France Inter : « le patron d’ÉDF qui fait campagne aujourd’hui aux côtés de Nicolas Sarkozy est-il tout à fait dans le respect de ce que doit être l’équilibre d’un haut fonctionnaire ou en tout cas d’un haut responsable nommé à la tête d’une grande entreprise ? Non, son attitude me paraît tout à fait anormale« . Une mise en garde que le président d’ÉDF a fort bien entendue, puisqu’il fait profil bas depuis. Mais la rumeur de son remplacement par Guillaume Pépy a alors commencé à circuler. Pure coïncidence ? Pas du tout. De source proche des deux dirigeants, la rumeur aurait en réalité été lancée par… Henri Proglio lui-même, de façon à accélérer son recrutement ailleurs – par exemple à Thalès, comme le veut la même rumeur.

Fin du mandat de Pépy en février 2013

Par ailleurs, le mandat de Guillaume Pépy se terminera en février prochain. Or, d’ici-là, il aura vraisemblablement réussi à boucler le plus gros dossier de sa présidence : la question de la gouvernance du système ferroviaire. Il s’agira de décider si l’on réunifie ou non la gestion du réseau ferré (aujourd’hui aux mains de RFF, Réseau Ferré de France) avec l’opérateur historique qu’est SNCF. Cette réforme, qu’il réclame depuis deux ans, a été annoncée par Jean-Marc Ayrault en juin, dans son discours de politique générale. Elle sera lancée en septembre, et terminée avant l’hiver. Rien, alors, ne s’opposerait au départ de Guillaume Pépy, patron au passé de gauche mais volontairement apolitique depuis -en 2007, se qualifiait de « sarkozyste de gauche et de segoléniste de droite » -. Rien ? Sauf sa volonté, clairement exprimée, de voir son mandat renouvelé.

(Avec challenges.fr).

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Guillaume Pépy à la tête d’ÉDF ?

Posted by ardsl sur 17 août 2012

De source bien informée, Guillaume Pépy, l’actuel patron de SNCF et ancien directeur de cabinet de Martine Aubry au ministère du Travail, serait pressenti pour prendre la place d’Henri Proglio à la tête d’ÉDF.

Réputé proche de Nicolas Sarkozy, « HP », comme l’appelle familièrement son entourage, est sur la sellette depuis l’arrivée de la gauche au pouvoir.

Ennemi juré des alliés écologistes du PS, le PDG d’ÉDF est visé par la limitation à 450000 € par an de la rémunération des dirigeants d’entreprises publiques instaurée fin juillet. Résultat : avec un salaire annuel de 1,3M€ divisé par trois, il n’aurait même pas de quoi payer ses impôts l’année prochaine. HP pourrait se voir proposer comme lot de consolation la présidence de Thalès, ex-Thomson-CSF, groupe d’électronique spécialisé dans l’aérospatial, la défense et les technologies de l’information.

(Avec Le Parisien).

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