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Posts Tagged ‘Michel Bleitrach’

Axa se retire de Keolis

Posted by ardsl sur 8 juin 2012

AXA Private Equity, filiale du groupe d’assurances Axa, a annoncé lundi 4 juin avoir vendu à SNCF la part de 21% qu’elle détenait dans l’opérateur de transport public Keolis.

Cette participation, acquise en 2007, était détenue dans un consortium réunissant Pragma Capital et la Caisse de dépôt et placement du Québec, a précisé AXA Private Equity dans un communiqué.

À la suite de cette transaction, dont le montant n’a pas été précisé, la part de SNCF dans Keolis représente 70% et celle de la Caisse de dépôt et placement du Québec 30%.

David Azéma, actuel directeur général délégué du groupe SNCF, succédera à Michel Bleitrach en tant que président du directoire de Keolis (lire).

(Avec Reuters).

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Financement des transports publics : faut-il augmenter le prix des tickets ou le versement transport ?

Posted by ardsl sur 7 juin 2012

Le modèle économique du transport public est à bout de souffle. Affecter au transport public les plus-values foncières liées à la création d’un axe de transport structurant, créer une taxe sur le CO2, augmenter le taux du versement transport et la part payée par les usagers ? Autant de solutions envisagées par les élus et les opérateurs pour dégager de nouvelles sources de financement. Un enjeu de taille abordé pendant le salon européen de la Mobilité, le 6 juin 2012.

Le transports publics sont fauchés. En dix ans, l’offre de métro, tramway et bus a augmenté de 25%, la fréquentation de 30%, mais dans le même temps, les prix payés par les usagers ont baissé en moyenne de 9%, en euros constants.

Autre chiffre révélateur, la faiblesse du taux de couverture (20%), c’est-à-dire le ratio entre les recettes commerciales et les dépenses d’exploitation. « 80% du coût du transport est financé par le versement transport et les contributions publiques« , rappelle Michel Bleitrach, président de l’Union des transports publics (UTP). Une situation qui ne peut perdurer, crise des finances publiques et enjeu de développement durable oblige.

Élus des transport et opérateurs s’accordent : il faut trouver de nouvelles sources de financement pour continuer à développer l’offre de transport public et inciter les gens à abandonner le volant de leur voiture, ce qu’on appelle le report modal.

Des tickets plus chers ou le TER à 1 euro ?

Première solution, augmenter la part payée par les usagers. « Il faut que les tarifs suivent à minima l’inflation« , juge le président de l’UTP. Même sentiment pour Bernard Rivalta, président du SYTRAL, le syndicat mixte des transports pour l’agglomération lyonnaise. « Il n’y a pas de mystère, il faut régulièrement augmenter les prix pour maintenir les niveaux d’investissement« , selon l’élu lyonnais. Et maintenir ainsi la qualité de service.

Dans ce registre, la Région Languedoc-Roussillon est à contre courant. En juillet 2011, cette collectivité locale a lancé le TER à 1 euro. « Nous avons joué la carte de l’offre en investissant 1 milliard d’euros entre 2007 et 2011 dans les infrastructures et le matériel. Parallèlement, nous avons baissé les prix pour attirer une nouvelle clientèle vers le train« , explique Jean-Claude Gayssot, vice-président de la Région.

Résultat : une fréquentation qui a bondi de 70 à 100% sur les trois lignes TER où cette tarification a été instaurée. « Financièrement, c’est soutenable« , affirme l’ancien ministre des Transports. « Le système est viable, même s’il représente une dépense conséquente pour la collectivité« , reconnaît-il.

Taxer les plus-values foncières ou augmenter le versement transport ?

Autre piste évoquée pour renflouer les caisses du transport public, la hausse du taux du versement transport (VT). Une solution à manipuler avec « précaution« , selon Bernard Rivalta et Charles-Éric Lemaignen, président de la communauté d’agglomération d’Orléans.

« Soyons prudents, car 40% du VT sont issus des établissements publics. Si nous augmentons le taux, il y aura des répercussions sur les impôts locaux« , prévient l’élu.

Pour sa part, Jean-Claude Gayssot milite en faveur d’un VT interstitiel dédié aux régions. « Nous pourrions de manière raisonnable leur consacrer 0,2 ou 0,3% du VT« .

Enfin, deux autres solutions sont à creuser : la taxation des émissions de CO2 et l’attribution des plus-values foncières liées à la création d’une infrastructure de transport public. « Cela permettrait de financer les investissements lourds que nous ne pouvons plus réaliser car nous sommes fauchés« , affirme Yves Krattinger, président du Conseil général de Haute-Saône. Dans le même esprit, Charles-Éric Lemaignen propose de « taxer la propriété de voitures« , et de dépénaliser le stationnement.

(Avec mobilicites.com).

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Les entreprises ferroviaires veulent être impliquées dans la future gouvernance du rail

Posted by ardsl sur 27 mai 2012

Au lendemain de la présidentielle et avant que le nouveau gouvernement ne remette en chantier le dossier du ferroviaire, l’Union des transports publics urbains et ferroviaires (UTP) publie une position sur l’organisation de la gouvernance du secteur. Le syndicat patronal qui représente l’ensemble des entreprises ferroviaires opérant en France, demande qu’elles soient davantage impliquées dans le fonctionnement global du système ferroviaire.

C’est Michel Bleitrach, président de l’UTP, qui a fait cette annonce lors d’une rencontre avec la presse le 24 mai 2012.

L’UTP avait déjà pris position en novembre dernier, juste avant les assises du ferroviaire, pour un rapprochement entre RFF et SNCF aboutissant à la création d’un gestionnaire unique du réseau (lire). Une solution partagée désormais par tous les acteurs du système même si on n’en connait pas encore les contours.

Avec cette nouvelle position votée à l’unanimité par les membres du conseil administration (SNCF comprise), l’UTP veut attirer l’attention sur le fait que tous les acteurs, notamment les entreprises ferroviaires privées, mais aussi les autorités organisatrices et les chargeurs doivent être associés « aux choix stratégiques relatifs à l’accès et à l’utilisation du réseau ferroviaire, dans des structures décisionnelles de coopération pour une meilleure transparence et efficacité du système ferroviaire« .

Deux instances de contrôle

Concrètement, l’UTP recommande que l’État distingue deux instances dans lesquelles toutes les entreprises ferroviaires seraient représentées. La première « correspondant au conseil d’administration du gestionnaire du réseau » serait en charge des aspects stratégiques de moyen et long terme : grands investissements d’intérêt général, investissements liés à la régénération du système ferroviaire, grands enjeux économiques…

L’autre instance, serait en charge de la « supervision, le pilotage, le monitoring du réseau (…) RFF doit traiter ses clients comme des clients et pas comme de simples usagers. Ils ne doivent pas être seulement consultés une ou deux fois par an à l’occasion du DRR (Document de référence du réseau) ou de la conférence des sillons« , soutient Bruno Gazeau, délégué général de l’UTP.

Le DRR fixe pour une année les conditions d’attribution des sillons, les redevances de circulation et les redevances d’accès que devront payer les opérateurs ferroviaires.

Cette instance, qui se réunirait tous les mois, pourrait prendre la forme d’un conseil de surveillance qui suivrait, à la fois, les sujets relatifs à l’optimisation de l’utilisation du réseau (planification des capacités et des suivis de chantier, examen des régularités, gestion des défaillances…) et les sujets relatifs à l’accès du réseau (suivi du code d’accès au réseau et les compensations, rationalisation des systèmes d’information…).

Un État fort

Par ailleurs, face à un gestionnaire du réseau réunifié, l’UTP veut un État fort, qui joue son rôle de pilote et de stratège tout en restant garant de la sécurité. « Pour être fort l’État a deux outils, le réseau dont il est actionnaire et les trains d’équilibres du territoire dont il est devenu autorité organisatrice. Il est garant de l’organisation du système ferroviaire, responsable de son financement et des grands choix d’investissements… » Pour l’aider dans sa tâche et baliser le cadre de son action, l’UTP fait une suggestion importante, l’élaboration d’un « code du réseau« , à l’image du « network code » britannique.

« Il s’agit de créer en amont du Document de Référence du Réseau annuel, un code qui fixe plus précisément le cadre contractuel qui lie le gestionnaire du réseau et les entreprises ferroviaires« . Dans le même esprit, l’UTP plaide pour un gendarme du rail, l’ARAF, renforcé et « aux compétences élargies« .

Les autres propositions de l’UTP

La gouvernance du ferroviaire n’est pas la seule préoccupation de l’UTP. Lors de cette rencontre avec la presse, Michel Bleitrach, qui était entouré de ses deux vice-présidents, Jean-Marc Janaillac, PDG de RATP Dev et Marc Delayer, directeur général des transports publics de Cholet, a abordé les autres dossiers de la profession.

Ainsi à propos du transport urbain, le syndicat professionnel, qui rejoint sur ce point le Gart, milite pour que les autorités organisatrices des transports urbains deviennent des « autorités organisatrices de la mobilité durable » dotées de compétences élargies à la voirie, au stationnement, « voire à l’habitat« . L’UTP, réfléchit depuis quelques mois avec les élus du Gart sur la définition d’un nouveau modèle économique des transports publics (lire).

Les deux partenaires ont déjà identifié des leviers permettant de résoudre l’équation du financement du transport urbain français tout en faisant face l’augmentation de la fréquentation des réseaux (+ 4,5% en 2011). Ces réflexions vont être présentées et discutées avec les collectivités et opérateurs du secteur de province dans une sorte de « Road-Show » qui va débuter dans quelques mois.

L’UTP estime « nécessaire une augmentation de la contribution des voyageurs au coût de leur voyage. » Elle plaide également, pour un fléchage des ressources liées au stationnement vers l’amélioration du transport public. Il y a de la marge en la matière puisque « les spécialistes estiment que le taux de fraude dans le stationnement atteint 80%« , souligne Michel Bleitrach.

Un VT pérenne mais pas étendu

Concernant le versement transport (VT), taxe acquittée par les entreprises de plus de 9 salariés, l’UTP qui rappelle que son produit atteint 6 milliards d’euros par an, ce qui en fait le levier économique essentiel du secteur, considère qu’elle doit être pérennisée mais pas étendue avec, par exemple, la création d’un VT additionnel, comme le suggère certains élus. Seule concession de l’UTP « un VT interstitiel peut être envisagé au motif de l’équité des employeurs vis à vis des transports sur l’ensemble du territoire. »

« Nous ne voulons pas alourdir un peu plus les charges des entreprises« , a indiqué Michel Bleitrach qui recevra, le 6 juin, au salon européen de la mobilité, la visite de la présidente du Medef Laurence Parisot « accompagnée de patrons de grands groupes industriels« .

Autre dossier important sur lequel l’UTP travaille depuis plusieurs mois, la recherche de nouveaux modes de financement du transport public. Avec une piste privilégiée, la prise en compte des « externalités » du transport (pollution, accident, congestion), provoquées par la voiture mais payées par l’ensemble de la collectivité.

Consultez les positions de l’UTP sur :

(Avec mobilicites.com).

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Michel Bleitrach quitte Keolis pour la présidence de la Saur

Posted by ardsl sur 24 mai 2012

Michel Bleitrach, président du directoire de Keolis, quitte le groupe de transport pour prendre la présidence du groupe Saur à compter du 27 mai 2012. Il reste président de l’Union des transports publics et ferroviaires (UTP).

« Michel Bleitrach a été nommé ce jour en tant que nouveau président de la société Hime, tête de groupe de la Saur » indique un communiqué de la Saur daté du 22 mai. Il remplacera à la tête de la Saur Joël Séché qui était en conflit avec les actionnaires. Selon ce communiqué, Michel Bleitrach a été choisi pour « sa grande expérience dans les services aux collectivités territoriales. »

Cette annonce intervient quelques jours à peine avant le départ officiel de Michel Bleitrach de la présidence du directoire de Keolis qui était prévue en juin (lire).

S’il quitte avec un peu d’avance Keolis, Michel Bleitrach restera, comme prévu, administrateur de deux filiales de Keolis, Effia SA et Keolis SA, ce qui lui permet de se maintenir à la présidence de l’UTP. Il gardera également une mission de conseil auprès de Guillaume Pépy sur les questions énergétiques.

(Source : mobilicites.com).

 

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Guillaume Pépy : « la régularité des TER sur les quatre premiers mois a été de 91,8% »

Posted by ardsl sur 4 mai 2012

Dans une interview aux « Échos », le président de SNCF détaille le contenu du contrat signé avec le STIF, le Syndicat des transports d’Ile-de-France. Et revient sur les changements survenus dans la filiale Keolis.

Pourquoi la signature du contrat avec le STIF s’est-elle faite attendre ?

« La négociation a été longue et difficile, mais les exigences des équipes de Jean-Paul Huchon étaient légitimes. Le constat de départ était partagé : en Île-de-France, le réseau est vieillissant et saturé, les incivilités nombreuses. Cela explique largement l’insatisfaction des usagers. Le nouveau contrat apporte plusieurs réponses : sur le réseau tout d’abord, les sommes consacrées à l’entretien et à la modernisation des voies seront doublées sur la période 2012-2016, alors qu’elles avaient déjà doublé dans le cadre du contrat précédent. Pour améliorer la qualité de service et l’information, SNCF investira 1 milliard d’euros dans les gares et le matériel, soit 27% de plus que par le passé. Sur les trois prochaines années, tous les trains en Île-de-France seront neufs ou rénovés. »

Serez-vous en mesure de respecter vos nouveaux engagements ?

« Ce contrat nous oblige effectivement plus que le précédent. L’enjeu financier des bonus-malus et des pénalités est porté à 39 millions d’euros par an, un montant supérieur au résultat annuel de SNCF Transilien. Ce dernier, qui était de 15 millions d’euros en 2011, aurait été négatif de 4 millions si l’on avait appliqué les nouveaux critères. Ceux-ci reposent pour 55% sur la régularité et pour 18% sur l’information apportée aux voyageurs. Nous avons également accepté des critères reposant sur la perception des usagers. Ils représenteront 10% du bonus. La barre est haute. Nous sommes sûrs de ne pas atteindre à tout instant tous les objectifs fixés. Mais c’est un aiguillon qui va nous aider à améliorer le service client. »

Ce contrat pourrait donner des idées aux autres régions, qui sont de plus en plus nombreuses à se plaindre de la SNCF…

« Être un monopole, c’est davantage de devoirs envers les clients. Les trains régionaux sont sous l’étroite surveillance des élus, parce que le train est devenu vital pour nos concitoyens. Mais cette pression est positive et nous pousse à améliorer le service. La régularité des TER sur les quatre premiers mois a été de 91,8%, très proche des 92% atteints en 2011. Et ce, malgré le froid de début février, en dépit des importants travaux menés sur le réseau et alors que, dans le même temps, la fréquentation a augmenté de 7% ! »

Votre filiale Keolis, dédiée au transport public, se portera-t-elle candidate lorsque le marché des TER sera ouvert à la concurrence ?

« Les transports de la vie quotidienne sont notre premier métier et notre priorité absolue. Lorsque SNCF perdra son monopole sur ce marché, nous ferons appel aux compétences de Keolis, en matière d’appel d’offres par exemple. Mais Keolis ne formulera pas d’offre venant directement concurrencer SNCF en France. »

Pourquoi avez-vous nommé votre numéro deux, David Azéma, à la tête de Keolis ?

« Michel Bleitrach a dirigé Keolis pendant huit ans : il a tout réussi. Il convenait aujourd’hui d’organiser sa relève, conformément à sa demande. David Azéma a l’expérience de la délégation de service public. Il a prouvé à mes côtés ses capacités de gestionnaire comme de stratège. Il va contribuer à dessiner le Keolis de demain, et accélérer le développement international de l’entreprise, qui est déjà leader mondial à égalité avec Deutsche Bahn-Arriva. »

Allez-vous procéder pour cela à une augmentation de capital ?

« Oui, sans doute dans les prochains mois. Une décision en ce sens devra être prise avec notre partenaire de long terme dans Keolis, la Caisse de dépôt et placement du Québec. »

Vous venez de reprendre une autre de vos anciennes filiales par le passé, Sernam. Mais pour les syndicats, les engagements ne sont pas tenus…

« La mobilisation de tous va permettre le reclassement de la quasi-totalité du personnel. La reprise partielle de Sernam par SNCF Geodis a permis le transfert chez nous de 820 salariés. Et dans le cadre d’un groupement d’employeurs constitué sous l’égide des ministères du Travail et des Transports, 550 offres fermes de postes sont proposées aux autres salariés, dont 250 à SNCF. Avec cet effort, SNCF a fait sa large part du travail.« 

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SNCF : de nouvelles fonctions pour David Azéma et Sophie Boissard

Posted by ardsl sur 21 avril 2012

La SNCF augmente sa participation à 70% dans sa filiale de transport public Keolis qui sera dirigée à partir de juin 2012 par David Azéma, l’actuel numéro deux de la compagnie ferroviaire. Il remplacera alors Michel Bleitrach, aux commandes du groupe depuis 2004.

Michel Bleitrach pensait rester à la tête du directoire de Keolis pendant encore un an, vers la fin de son mandat à la présidence de l’Union des transports publics et ferroviaires (UTP), mais le pacte d’actionnaires a décidé de précipiter la recomposition du capital du groupe de transport qu’il dirige depuis huit ans.

Il est actuellement détenu à 56,5% par SNCF, et à 40,7% par une holding composée de la Caisse des dépôts et placement du Québec (CDPQ), d’Axa Private Equity et du fonds Pragma et à 2,8% par ses dirigeants et salariés.

Actionnaire de moyen terme, Axa a décidé de se retirer du capital de Keolis au bout de cinq ans.

SNCF à 70%

La recomposition du capital de Keolis « se traduira par le rachat par la SNCF des parts détenues par les autres actionnaires actuels, suivi d’un investissement au capital à hauteur de 30% par un investisseur de long terme« , explique un communiqué SNCF en date du 18 avril. Le montant de la transaction n’est pas précisé.

Selon mobilicites.com, il s’agit de CDPQ qui va augmenter sa participation à 30% et s’engager sur dix ans. SNCF monte au capital à hauteur de 70%.

Michel Bleitrach va donc céder la place en juin 2012 à David Azéma, actuellement directeur général délégué de la SNCF et membre du conseil de surveillance de Keolis, précise SNCF dans son communiqué. Le conseil de surveillance de Keolis sera également réorganisé avec à sa tête, Joël Lebreton, conseiller du président de SNCF Guillaume Pépy (et ancien patron du groupe Transdev avant la fusion avec Veolia en 2011).

Michel Bleitrach reste toutefois président de l’UTP et prend deux mandats dans des filiales de Keolis, Effia SA et Keolis SA, précise une porte parole du groupe. Ancien de Suez, il va également conseiller Guillaume Pépy sur les questions énergétiques.

Paré pour contrer la concurrence

En 2011, Keolis a dégagé un bénéfice net de 37 millions d’euros pour un chiffre d’affaires de 4,4 milliards.

SNCF et ce nouveau partenaire « accompagneront une nouvelle phase de croissance de l’entreprise, en particulier en accélérant le développement à l’international dans le respect d’une stratégie ciblée et maîtrisée, et en profitant des opportunités de marché« .

Dans le viseur, le développement à l’international où Keolis réalise déjà 47% de son chiffre d’affaires, la bataille avec les nouveaux entrants en cas d’ouverture à la concurrence des lignes TER et des trains d’équilibre du territoire (TET) en France. Et un positionnement offensif par rapport à Veolia Transdev en pleine restructuration et actuellement en négociation avec un nouvel actionnaire pour remplacer Veolia qui cherche à céder son activité transport (lire).

Sophie Boissard remplace David Azéma

A la prise de fonction de David Azéma, prévue dans la première quinzaine de juin 2012, Sophie Boissard, la directrice générale de Gares & Connexions lui succèdera au poste de directrice générale déléguée stratégie et développement du groupe SNCF.

(Avec mobilicites.com).

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Keolis, l’arme de SNCF dans la future bataille du rail

Posted by ardsl sur 16 mars 2012

À Melbourne, il se cache derrière Yarra Trams. Au Canada, il opère sous le nom de groupe Orléans Express. En Angleterre, c’est le partenaire de First TransPennine Express et de Govia. En France, où il gère les transports urbains de Bordeaux, Lyon (réseau TCL), Rennes ou Lille, son nom n’apparaît pas plus. Pourtant Keolis, la filiale à 56,5% de transport collectif de SNCF, est l’un des trois poids lourds du transport collectif français, derrière VeoliaTransdev et la RATP. Il est en pleine forme et il devrait gagner assez rapidement en notoriété.

Avec un chiffre d’affaires, en 2011, de 4,44 milliards d’euros, en hausse de 8%, Keolis talonne désormais la RATP (4,57 milliards d’euros), mais est toujours largement distancé par VeoliaTransdev (8 milliards d’euros). Mais, s’il est plus petit, Keolis est l’un des plus rentables du secteur. Son résultat opérationnel s’établit à 273 millions d’euros, en augmentation de 11,3%. Le résultat net s’affiche pour sa part à 37,1 millions d’euros.

POISSON-PILOTE ET AIGUILLON

Pour SNCF, cette filiale détenue également à 4% par son management, n’est pas seulement un centre de profit intéressant, c’est aussi un véritable poisson-pilote et un aiguillon pour sa propre organisation dans la perspective de la généralisation de la libéralisation du rail.

Avec l’ouverture de la concurrence des trains d’équilibre du territoire (TET) et des trains express régionaux (TER), à partir de 2014, Keolis devrait sortir de l’anonymat. Son PDG, Michel Bleitrach, a confirmé, mercredi 15 mars, que son groupe serait candidat pour gérer certaines de ces lignes nationales jugées déficitaires par … SNCF, ainsi que des réseaux TER.

Keolis est à l’aise en situation de concurrence et sait gagner des appels d’offres, comme il l’a déjà démontré en Allemagne ou en Angleterre, où il gère des lignes de train. Keolis pourra offrir également son savoir-faire en matière de lignes de bus et d’autocar, moins chers à déployer que le train.

En mettant en avant sa filiale, SNCF souhaite barrer la route aux autres groupes qui chercheraient à venir la concurrencer, comme VeoliaTransdev ou des groupes étrangers, et ainsi conserver ses parts de marché.

Mais pas seulement. SNCF souhaite aussi que la culture Keolis la « contamine« , comme l’assure un cadre. « Pour nous, cette entreprise marie le meilleur des deux mondes« , explique-t-on à la direction de SNCF. « C’est une entreprise privée tout à fait normale, qui bénéficie du soutien d’un grand groupe public. » En un sens, elle dispose des avantages de SNCF, sans avoir ses lourdeurs.

À terme, si SNCF veut bien monter au capital de sa filiale, elle exclut d’en prendre 100%.

Avant les grandes manoeuvres françaises de 2014, Keolis a les yeux tournés vers le Royaume-Uni, où l’État doit lancer des appels d’offre pour gérer trois franchises ferroviaires, dont la très importante West Coast Main Line, gérée actuellement par Virgin.

(Avec lemonde.fr).

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Hervé Mariton prône la séparation totale entre SNCF et RFF

Posted by ardsl sur 3 février 2012

Au moment où les protagonistes du rail planchent sur l’architecture du système ferroviaire français, à la demande du gouvernement, le rapport présenté le 1er février par le député-maire UMP de Crest, Hervé Mariton, plaide pour une « séparation totale » entre les opérateurs ferroviaires et le gestionnaire des infrastructures (RFF). Il juge le système « à bout de souffle« 

Le rapport présenté par le député UMP Hervé Mariton qui préside la commission des finances à l’Assemblée nationale, rappelle « que la France doit agir pour que le principe de la séparation totale entre gestionnaire d’infrastructures (Réseau Ferré de France, RFF) et opérateurs (sous-entendu l’opérateur historique SNCF) soit clairement inscrite dans le 4e paquet ferroviaire, afin que « la concurrence puisse opérer dans des conditions saines« .

La commission et le parlement européen doivent présenter, courant 2012, ce 4e paquet ferroviaire qui organisera l’ouverture à la concurrence des lignes régionales de voyageurs. Il « pourrait également comporter des dispositions rendant obligatoire la séparation juridique entre l’infrastructure et les services de transports« , souligne le rapport Mariton.

Qui fait quoi ?

Ce qui aurait le mérite de clarifier les choses car le système ferroviaire français souffre d’un partage compliqué des rôles et des compétences entre SNCF et le propriétaire du réseau ferré (RFF). Une loi de 1997 a séparé la gestion des infrastructures, attribuée à RFF, de l’exploitation du réseau qui revient aux entreprises ferroviaires (SNCF, et les nouveaux entrants).

Le problème est que SNCF abrite toujours et gère pour le compte de RFF la Direction de la circulation ferroviaire (DCF) ainsi que SNCF Infra qui assure la maintenance et l’entretien des voies. Et SNCF, ainsi que les autres opérateurs ferroviaires, paient une redevance (péage) à RFF pour l’utilisation des voies et les services ferroviaires en gares.

« À bout de souffle »

Le rapport Mariton juge que ce système est « à bout de souffle » et pointe plusieurs de ses effets pervers comme « une inefficacité opérationnelle croissante » ou « une perte de repères pour les personnels« . « Le statu quo ne peut plus durer : l’ensemble des acteurs s’accorde sur ce point« , relève-t-il.

En clôture des Assises du ferroviaire, mi-décembre 2011 (lire), Nathalie Kosciusko-Morizet avait annoncé la décision d’unifier le gestionnaire d’infrastructures du réseau ferré en rassemblant RFF, la DCF et SNCF Infra.

La ministre de l’Écologie et des Transports a aussi demandé aux services de l’État, à SNCF et à RFF de remettre, au printemps 2012, un calendrier et des propositions.

De son côté, l’Union des transports publics et ferroviaires (UTP) qui compte Fret SNCF et d’autres entreprises ferroviaires (Colas Rail, EuRailCo, Euro Cargo Rail, Europorte France, VFLI, Thello) parmi ses membres, préconise une direction unique : « aujourd’hui, le gestionnaire des infrastructures ferroviaires, RFF, délègue une partie de ses missions à SNCF (SNCF Infra et la Direction des circulations ferroviaires) qui assure à la fois une activité de transporteur et de gestionnaire des infrastructures. Ce système ne nous paraît pas pérenne, il nuit à la transparence et aux exigences de confidentialité du marché« , commentait Michel Bleitrach, président de l’UTP (et dirigeant de Keolis, filiale de la SNCF) dans une interview, mi-novembre 2011 (lire).

Comme le rappelle le rapport parlementaire, les Assises « n’ont pas tranché » sur la question de la gouvernance entre « une séparation complète entre le gestionnaire d’infrastructure et les opérateurs ferroviaires » (option souhaitée par RFF) et un retour « à un système intégrant opérateur ferroviaire et gestionnaire d’infrastructure » (choix privilégié par SNCF).

Holding à l’allemande ou système de franchises ferroviaires sur le modèle britannique, ou encore un autre système à inventer comme l’a suggéré NKM en clôture des Assises ? Les avis sont partagés.

Télécharger le rapport parlementaire d’Hervé Mariton

Que dit l’Autorité de régulation ferroviaire ?

« La réforme de la gouvernance ferroviaire est nécessaire et doit être accompagnée de gains de productivité. Elle doit être progressive, en procédant par étapes pour que l’infrastructure soit totalement indépendante de l’exploitation des sillons dans un contexte d’ouverture à la concurrence« , a commenté Pierre Cardo, président de l’ARAF en marge d’une conférence de presse consacrée au Document de référence du réseau 2013.

(Source : mobilicites.com).

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L’Union des Transports Publics souhaite une gestion unique des circulations ferroviaires

Posted by ardsl sur 16 novembre 2011

Michel Bleitrach, dirigeant de Keolis, préside l’Union des transports publics et ferroviaires (UTP) ainsi que l’Apam (Association pour la promotion des acteurs de la mobilité). Auditionné dans le cadre des Assises du ferroviaire, sollicité sur le projet de loi concernant la libéralisation des lignes nationales en autocar, tenu par l’échéance 2015 imposée par la loi Handicap, le président de l’Union des transports publics et ferroviaires répond aux questions de Mobilicités.

Mobilicités : Sollicitée dans le cadre des Assises du ferroviaire, l’UTP vient de publier sa position officielle sur la gouvernance ferroviaire. Pouvez-vous la commenter ? 

Michel Bleitrach : C’est simple, nous préconisons une direction unique et donc un interlocuteur unique, pour le bon fonctionnement des circulations ferroviaires. Aujourd’hui, le gestionnaire des infrastructures ferroviaires, RFF, délègue une partie de ses missions à la SNCF (SNCF Infra et la Direction des circulations ferroviaires) qui assure à la fois une activité de transporteur et de gestionnaire des infrastructures. Ce système ne nous paraît pas pérenne, il nuit à la transparence et aux exigences de confidentialité du marché.
Concernant Gares & Connexions, nous demandons à l’Agence de régulation des activités ferroviaires de définir clairement les services et prestations en gares, les coûts ce ces prestations qui doivent être transparents, leur facturation, l’organisation des ventes de billets etc. Nous espérons que le décret gares en cours d’adoption prendra en compte ce besoin d’autonomie.
Enfin, sur l’architecture du futur système ferroviaire français, l’UTP ne souhaite pas se prononcer. Holding à l’allemande ou système de franchises ferroviaires sur le modèle britannique ? Les avis sont partagés au sein de notre organisation.
En revanche, nous interviendrons sur le sujet social, j’ai vu la ministre Nathalie Kosciusko-Morizet à ce sujet ; en négociant depuis cinq ans la convention collective du fret privé qui devrait bientôt aboutir, l’UTP a démontré sa capacité à mener une négociation constructive avec les partenaires sociaux.

L’UTP vient aussi de transmettre son avis au gouvernement sur le projet de loi de libéralisation des liaisons d’autocar nationales, soumis mi-octobre par Thierry Mariani. Quelles en sont les grandes lignes ?

En termes d’image, c’est une belle avancée, l’autocar devient visible. Avec la récente ouverture à la concurrence des lignes interrégionales dans le cadre du cabotage international et aujourd’hui, avec le projet de libéralisation des lignes nationales, l’autocar refait parler de lui et s’impose dans le transport interurbain. Malgré la culture ferroviaire dominante en France. Les transports par autocar offrent un bon complément ou une alternative dans la chaîne de mobilité, il ne s’agit pas de cannibaliser les liaisons ferroviaires subventionnées existantes, les Trains d’équilibre du territoire. Dans certains cas, il est même possible d’imaginer que l’autocar trouve une place sur le marché des liaisons TER, avec une bonne qualité de service et si l’équilibre économique des différents modes de transport est préservé.

L’organisation professionnelle que vous présidez considère que les autorisations de lignes nationales prévues par le ministère s’apparente à de l’open access et s’en inquiète. Qu’entendez-vous par « open access » et quels sont les risques ?

Le projet de loi souligne que les nouveaux services par autocar ne doivent pas « compromettre l’équilibre économique d’un contrat existant de transport terrestre« . Qu’entend le gouvernement par cette expression ? Il ne précise pas les critères pour apprécier si un service compromet ou non cet équilibre économique. Or, c’est essentiel pour bien organiser les différents modes de transport et préserver ceux qui sont déjà en place. L’UTP préconise de reprendre les termes du règlement européen OSP de 2009 qui dit clairement que les nouveaux services « ne doivent pas affecter sérieusement, sur les tronçons directs concernés, la viabilité d’un service comparable couvert par un ou plusieurs contrats de service public« .
Il reste de nombreuses interrogations : quelle sera la portée des avis des autorités concernées (État, régions, départements), et que se passe t-il si l’avis n’est pas suivi ? Quid d’une tarification harmonisée entre les différents modes de transport public ? Il est prévu par ailleurs que l’État donne son avis pour la création de liaisons autocar entre deux régions limitrophes, pourquoi ne pas suivre le rapport Labbia qui préconise d’expérimenter des lignes routières sur plus de trois régions limitrophes ?

Quelles sont les perspectives de ce nouveau marché ? Va t-on voir débouler des transporteurs low cost ? Comment la SNCF, via sa filiale Keolis que vous dirigez, compte-t-elle l’aborder ?

Le marché sera compliqué et il faudra l’aborder avec prudence. La SNCF s’y intéresse, Jean-Pierre Farandou qui dirige la Branche Proximités ne s’en cache pas. Mais pour l’instant, ce n’est pas un sujet Keolis. Il y aura de la concurrence, des compagnies low lost s’y intéresseront sans doute, mais le ticket d’entrée est élevé parce qu’il va falloir développer des infrastructures coûteuses notamment des gares routières de qualité. On ne pourra pas se contenter d’un service comme celui de la gare internationale de la porte de Porte de Bagnolet, à Paris… Les transporteurs vont devoir prendre des risques industriels car les délais d’autorisation de lignes seront longs et en attendant, il faudra investir dans le matériel roulant. Enfin, pour que les services soient rentables, il faudra de bons taux d’occupation des autocars. Avec des systèmes de réservation et de yield management. Sur ce terrain, la SNCF a un avantage de taille, contrairement aux autres opérateurs qui ne sont pas des gestionnaires de réservations.

Vous êtes aussi président de l’Apam, dans le transport interurbain, l’un des principaux enjeux des quatre ans à venir est la mise en accessibilité des réseaux aux handicapés. Les autocars interurbains seront-ils entièrement accessibles d’ici à 2015, date butoir fixée par la loi Handicap ?

Nous pensons que la question ne doit pas être formulée comme cela, mais de façon plus globale sachant que la première difficulté pour respecter l’objectif 2015 sera, avant tout, la mise à niveau des infrastructures, les stations et des arrêts d’autocars. Parallèlement, le travail pour équiper l’ensemble du matériel roulant d’ici à 2015 reste considérable. Le sujet dépend du cadre législatif et de son éventuelle adaptation, je pense qu’il sera difficile de l’évoquer avant l’échéance électorale du printemps 2012

Peut-on imaginer que la profession demande des dérogations ?

Je n’en sais rien. Pour l’instant, on ne peut pas demander de dérogation puisqu’il y une loi et une échéance. Il y a eu une dérogation pour le métro parce qu’il aurait fallu fermer trop de stations si on avait appliqué la loi sur l’accessibilité à la lettre, mais le sujet n’est pas d’actualité pour les réseaux de bus et d’autocars.

(Source : mobilicites.com).

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