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De possibles blocages pour le tram-train de l’Ouest lyonnais

Posted by ardsl sur 24 septembre 2012

Photo : Edmond Luca.

La mise en service commerciale du tram-train entre Lyon et Sain-Bel a eu lundi 24 septembre. Sud-Rail a déposé un préavis de grève.

Le syndicat est en conflit avec la direction régionale SNCF, il déplore la situation des futurs conducteurs de tram-train qui ne bénéficient pas de la même formation que leurs collègues qui conduisent les trains classiques (plus légère avec quatre mois de formation au lieu de dix), ils seront moins bien payés et ils devront en plus s’accommoder de nouvelles taches qui ne font pas partie selon eux de leur métier, comme l’accueil des passagers ou encore la maintenance des trains. Une quarantaine de conducteurs de tram-train est concernée par ces mesures, ils seront entre 50 et 60 d’ici la fin de l’année 2012.

Une réunion entre Sud-Rail et la direction SNCF était programmée vendredi 21 septembre à 14h.

L’inauguration du tram-train a eu lieu samedi 22 septembre dès 9h30 à la gare Saint-Paul en présence de nombreux élus comme Gérard Collomb, le sénateur-maire (PS) de Lyon, le président du Conseil général du Rhône, Michel Mercier (DVD) mais également le préfet du Rhône, Jean-François Carenco.

Pour la journée du lundi 24 septembre, la direction régionale SNCF a décidé de maintenir toutes les circulations ferroviaires dans l’Ouest Lyonnais, sauf entre 9h et 16h où des cars de remplacement ont été mis en place.

Sud-Rail manifeste

Entre 400 militants de Sud-Rail, selon la police, et 700 selon les organisateurs, ont manifesté lundi 24 septembre à Lyon dans le cadre d’un rassemblement national pour dénoncer notamment la « casse » des emplois SNCF et la privatisation des TER.

Le rassemblement avait lieu devant la gare Saint-Paul de Lyon, qui dessert l’ouest lyonnais par un nouveau tram-train inauguré samedi 22 septembre.

« Cette gare est un lieu symbolique, car ici, c’est un laboratoire pour la SNCF« , a expliqué Sébastien Gillet, représentant régional du syndicat, selon lequel « il n’y aura plus de contrôleurs à bord » de ces tram-trains.

« On craint donc une dégradation de la sécurité à bord » autant pour les usagers que pour les conducteurs, qui « seront les seuls représentants de la SNCF » dans les rames, a ajouté Sébastien Gillet.

Sud-Rail redoute aussi « que ce modèle soit repris sur d’autres lignes de la région et même au niveau national« .

Le syndicat manifestait aussi contre « la casse » des emplois et une « déqualification de la filière agents de conduite« . Selon Sébastien Gillet, SNCF a créé un « nouveau grade de conducteur » pour ceux affectés au tram-train, avec un salaire inférieur à celui des autres agents de conduite.

(Avec lyonmag.com et AFP).

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Philippe De Mester devient directeur général des services de la Région Rhône-Alpes

Posted by ardsl sur 12 juillet 2012

Portrait. Inconnu des Lyonnais, Philippe De Mester prendra courant septembre sa nouvelle fonction de directeur général des services de la Région Rhône-Alpes. Il succède à ce poste à Thierry Lataste, nommé préfet de la Région Languedoc-Roussillon. Phillippe De Mester occupe actuellement la tête de l’Opac du Rhône et de ses 43 000 logements dans le département. Énarque après avoir débuté comme assistant social dans son Nord natal, son itinéraire n’a rien de celui d’un enfant gâté. Mais celui d’un homme chaleureux dont la volonté de servir les autres mérite d’être mieux connu.

Il a tout fait. Ou presque. Même l’Éna est passée sur la trajectoire de cet homme avenant mais « bouillonnant voire éruptif » selon l’un de ses amis.

Philippe De Mester, c’est le Nord, là où il est né et où il a grandi, à Calais en particulier. Avec son flot de valeurs qui caractérise tant cette région : la solidarité, la générosité, l’amitié, la sincérité … Elles sont notamment incarnées par son père, un personnage hors norme à l’origine de l’éducation populaire par le biais du théâtre. Son père, qui avait jusque-là travaillé dans l’incontournable industrie locale de la dentelle, crée la Maison des Jeunes de Calais.

Un havre où se mêlent le social et la culture dans l’effervescence soixante-huitarde et dans laquelle va s’épanouir le jeune Philippe tout étourdi par cet extraordinaire tumulte artistique. Bachelier, il aspire à travailler comme assistant social. Une vocation qui doit l’entraîner à quitter Calais pour Lille. Mais financièrement, ça ne passe pas. Alors Philippe met ses projets entre parenthèses, le temps de mettre de l’argent de côté et de se payer ainsi ses études.

Il trouve une place d’assistant chimiste dans une usine qui fabrique des fibres synthétiques. L’expérience est suffisamment enrichissante pour qu’il n’y reste pas plus longtemps. Lille lui ouvre enfin ses portes et Philippe découvre un nouveau monde sous ses multiples facettes.

Celui des études dans lequel il plonge très motivé par son avenir professionnel en tant qu’assistant social. Dans son amphi, 5 garçons et 90 filles dont celle qui deviendra sa femme. Tous les deux sont recrutés à Lille au service départemental de l’enfance en charge notamment du placement des enfants dans les familles d’accueil.

Philippe De Mester aime son métier mais il veut bouger comme aspiré par une ambition encore mal éclairée. Pourquoi ne pas devenir inspecteur ? Oui mais la carrière de l’assistant social va en fait connaître un coup de booster inattendu. L’un de ses amis lui parle de l’Éna (École nationale d’administration) et de son accès par concours externe. « Pourquoi pas moi ? », s’interroge le jeune Nordiste, père alors d’un premier enfant. Son succès à ce concours redouté va le faire basculer dans un monde « peu habitué à admettre des profils atypiques ». Il se retrouve dans la promo « Denis Diderot » où il rencontre Hervé Gaymard et Augustin de Romanet mais son passage entre 1984 et 1986 dans cet antre du savoir ne l’intimide guère. La préfectorale le passionne.

De la Manche aux Alpes-de-Haute-Provence, les dossiers lourds ne manquent pas. Mais certains restent plus ancrés que d’autres dans sa mémoire d’homme au service de l’État. Comme celui du cyclone Hugo qui dévaste la Guadeloupe alors que Philippe De Mester est directeur de cabinet de la préfecture. Il doit tout gérer dans l’urgence.

En 2001, le voilà nommé pour la première fois préfet. La consécration ! C’est à Mayotte qu’il est appelé pour vivre une expérience inoubliable dans cette île frappée par une pauvreté endémique. Puis après un court passage à la préfecture de Digne, il se fixe à Lyon comme directeur régional de Réseau Ferré de France pour Rhône-Alpes et Auvergne après avoir refusé un autre poste à Paris. Un choix pris en commun avec son épouse et ses deux enfants. Là aussi, les dossiers chargés ne manquent pas comme le grand projet d’infrastructure du Lyon-Turin et celui du nœud ferroviaire lyonnais. Pas de quoi l’impressionner pour autant et sa force de persuasion ne laisse personne indifférent. « Il ne lâche rien et il dispose d’une vision avec de vraies convictions d’humaniste » le décrit Éric Delzant, haut fonctionnaire qui lui a succédé à la préfecture du Tarn.

Les dossiers de RFF le passionnent mais Michel Mercier, président du Conseil général, le repère et lui propose de prendre la direction générale de l’Opac du Rhône (43 000 logements). Encore un autre monde, celui de l’immobilier avec ses codes mais celui du social n’est pas très loin. Souvent sur le terrain, son credo portant sur l’amélioration des relations de son office avec ses clients entraîne toute son équipe sur la même dynamique. Mais derrière ce profil d’homme au service de la collectivité, se cache aussi un homme très attaché à sa famille et à ses passions notamment musicales. D’ailleurs, ne cherchez surtout pas à le joindre le mardi soir : il chante au sein d’un ensemble vocal à Oullins ! Et à 56 ans, Philippe de Mester dispose d’un solide répertoire haut en couleurs et il n’est sans doute pas prêt d’abandonner son pupitre.

 (Avec Le Progrès).

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Rhône-Alpes sur le point de rejoindre le pôle métropolitain constitué par Lyon, Saint-Étienne, Vienne et Bourgoin

Posted by ardsl sur 7 février 2012

Jean-Jack Queyranne

Rhône-Alpes pourrait mutualiser le transport ferroviaire régional, qu’elle gère, dans l’offre multimodale du futur pôle métropolitain. Son concours permettrait d’outrepasser la discontinuité territoriale du pôle en apportant le concours du rail.

Est-ce la fin du jeu de dupes sur la question des transports entre les différentes collectivités locales ? En conférence de presse mardi 7 février, le président de Région Jean-Jack Queyranne a fait part de son souhait de « rassembler tout le monde pour une meilleure coordination des transports en communs. » Bus, tramway, métro, et désormais trains réunis sous une tarification commune ? « Ce projet donnerait une véritable force à Rhône-Alpes« , confesse Queyranne.

Le pôle métropolitain, ce nouveau syndicat mixte fermé, superstructure des établissements publics de collaboration intercommunale (EPCI), n’aura certes pas de fiscalité propre, mais portera des actions dans le domaine de l’économie, de la culture, des transports et de l’aménagement. Sans automaticité de transfert de compétences. Une super auberge espagnole en quelque sorte. Le protocole d’orientation a été signé à la mi-janvier entre les représentants du Grand Lyon, des communautés d’agglomérations de Saint-Étienne métropole, des Portes de l’Isère (CAPI) et du Pays Viennois. La question des transports représente son enjeu central car ces quatre institutions sont discontinues géographiquement. Seul le concours du ferré permettrait de lier ces territoires, donnant une légitimité à l’initiative du pôle métropolitain.

« Cela ne signifie pas pour autant un démembrement de la région« , recadre Queyranne. Évidemment, toutes les compétences régionales ne se retrouverait pas englouties dans la seule entité du pôle métropolitain. La Région déciderait sciemment de garnir l’offre transport avec le ferré qu’elle gère. Un incontournable pour créer une offre de transports multimodale à tarification zonale, sur le même modèle que Paris et sa couronne. C’est là l’objectif. Le Département du Rhône, qui souhaitait se retirer du SYTRAL pour créer son propre syndicat de transport, se retrouverait ainsi bien dépourvu si Rhône-Alpes cède aux sirènes métropolitaines. Il semble que le président du Conseil général Michel Mercier se soit déjà fait à l’idée d’un rétropédalage départemental sur la question. Reste à convaincre François Hollande, qui a promis de faire sauter la réforme territoriale s’il est élu président de la République en mai 2012. Mais Queyranne se dit « confiant » pour l’avenir de ces superstructures. « Aujourd’hui les pôles métropolitains existent, on ne peut plus rien y faire, concède-t-il. En plus, en France on ne supprime pas les structures, on en crée toujours plus. »

(Avec lyonmag.com).

 

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Michel Mercier (président du CG 69) veut sortir du SYTRAL

Posted by ardsl sur 21 décembre 2011

Suivant les recommandations du préfet, le président du Conseil général du Rhône annonce la sortie du Département du Sytral. Il tend la main à la Région pour former un syndicat de transport plus vaste. Veut-il intégrer le pôle métropolitain voulu par Gérard Collomb ou souhaite-t-il le concurrencer ?

« Je n’ai jamais cassé la baraque, ce n’est pas aujourd’hui que je vais commencer« . Fidèle à sa tempérance et à sa pratique du billard à huit bandes, Michel Mercier a choisi de ne pas passer en force lundi 19 décembre. Vendredi 16 décembre, il avait reçu une lettre du préfet qui enjoignait le Département à quitter le SYTRAL (lire ici). Le Garde des Sceaux l’a transmise à tous les conseillers généraux, presque en temps réel. Tous trépignaient de voir sa réaction. Voilà qui a chamboulé l’ordre du jour en chassant l’autre dossier chaud : les emprunts toxiques.

Mercier veut récupérer des infrastructures du SYTRAL

« On négociera« . Michel Mercier a choisi de ne pas appliquer en urgence la recommandation du préfet. « Il était important que le préfet dise le droit« , a-t-il toutefois lancé lundi 19 décembre. « C’est le droit« , a-t-il repris, ménageant ses effets. C’est à peine s’il s’étonne de la contre-attaque de Bernard Rivalta. La sortie du SYTRAL est une affaire complexe, qui nécessite de se répartir les actifs, la dette, peut-être les charges d’entretien. « Chaque collectivité doit prendre de la dette« , a affirmé Béatrice Vessiller. « Et les infrastructures« , a ajouté Mercier.

Le Garde des Sceaux s’est cependant voulu apaisant, assurant vouloir maintenir une participation financière. « Ils vont désormais conditionner leur aide, et ne la porter qu’aux projets qu’ils soutiennent« , estime un élu. Les élus socialistes sont venus à la rescousse du SYTRAL. Le maire de Givors, Martial Passi (PCF), s’est demandé « pourquoi ce qui existe et fonctionne serait devenue tout à coup illégal et obsolète« . Jérôme Sturla (PS) a jugé « urgent d’attendre« , notamment la future présidentielle pour savoir ce qu’il adviendra de la réforme territoriale. « Il serait dommage de balkaniser« , fait-il valoir. « C’est malheureux d’entendre dans cette assemblée que l’on peut ne pas appliquer la loi« , a réagi le 1er vice-président Michel Forissier. Lui et son président se positionnent comme les défenseurs des petites communes déshéritées menacées par les ensembles urbains. Michel Mercier se définit surtout comme « un facilitateur« , préservant « la liberté absolue des communes« .

« Pas la bonne échelle » pour le pôle métropolitain

Pour défendre le SYTRAL, les élus socialistes font valoir qu’un pôle métropolitain est en passe d’être créé qui inclurait une compétence transport. Or cette instance nouvelle fait grincer des dents, autant au Département qu’à la Région, qui y voient un organe concurrent, susceptible de grignoter leurs compétences. Selon Michel Forissier, le pôle métropolitain « n’est pas bonne échelle« . Michel Mercier aussi raille ce projet porté par Gérard Collomb. « Il y a des trous dans le pôle métropolitain« , observe-t-il. Ils ambitionnent de constituer un syndicat (dit SRU), chapotant le SYTRAL, la STAV (Villefranche-sur-Saône) et toutes les autorités de transport du Rhône. C’était aussi une préconisation du préfet.

Lundi 19 décembre, Michel Mercier a fait une ouverture en direction de la Région qui pourrait rejoindre cette organisation. Il poserait notamment la question d’un billet unique, relevant que celui-ci existe à Grenoble où il est possible de monter dans un TER avec son billet de bus, à condition d’effectuer un trajet court, circonscrit à l’agglomération. S’il incluait le conseil régional, le syndicat promu par Michel Mercier passerait à une échelle plus vaste. Et par comparaison, le pôle métropolitain, étendu seulement à St-Étienne, Vienne et le Nord-Isère, paraît un peu étriqué, laissant de côté Villefranche-sur-Saône, la Plaine de l’Ain ou la communauté de communes de l’Est Lyonnais qui ne veut pas y adhérer. Alors Queyranne et Mercier vont-ils s’allier pour pousser leur syndicat et barrer la route aux ambitions de Collomb ? Ou les trois vont-ils s’entendre pour former une seule et même institution ? Michel Mercier s’en pourlèche déjà, imaginant Queyranne et Collomb s’étriper pour en prendre la présidence.

(Source : lyoncapitale.fr).

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Le préfet de Région demande au Conseil général du Rhône de quitter le SYTRAL

Posted by ardsl sur 18 décembre 2011

Le président du Conseil général du Rhône a reçu vendredi 16 décembre une lettre de Jean-François Carenco. Elle lui demande de se conformer aux recommandations de la chambre régionale des comptes et de quitter le syndicat de transport lyonnais (SYTRAL). Michel Mercier pourrait mettre la question à l’ordre du jour de la séance départementale prévue lundi 19 décembre.

La teneur du courrier est connue : le préfet enjoint le Conseil général de quitter le SYTRAL. Michel Mercier pourrait dès lors faire passer en urgence une délibération, mettant en application ces recommandations.

Le préfet enjoint le SYTRAL de grossir

Évoquant le SYTRAL, Jean-François Carenco affirme qu’il « est nécessaire que son périmètre de transports urbains soit élargi à de nouvelles communes ou à des groupements compétents en matière de transports urbains et que le Département s’en retire« . Le préfet reprend l’argumentaire développé par la chambre régionale des comptes, dans son rapport du 23 mai dernier. Les magistrats s’interrogeaient sur la présence du Département dans le SYTRAL alors que « les limites du périmètre de transport urbain lyonnais se confondent avec celles de la Courly« . En clair le Département doit quitter le SYTRAL.

Mais ce n’est pas tout : « pour des raisons d’intérêt financier, de cohérence, d’égalité devant l’impôt (tant pour les entreprises que pour les contribuables) et de qualité de service rendu à l’usager, il serait nécessaire que le Sytral s’élargisse s’il doit perdurer« . C’est cette injonction qui est à l’origine des tentatives de Bernard Rivalta d’intégrer des communes hors Grand Lyon, et notamment la communauté de communes de l’Est lyonnais comprenant Genas. Sans cet élargissement, le SYTRAL devrait disparaître et devenir le service transport de la communauté urbaine, au même titre que le service propreté. Le préfet ne dit pas autre chose.

Michel Mercier est bien décidé à mettre en application cette recommandation. Le fera-t-il dès lundi 19 décembre ? Connaissant l’existence de cette lettre, Bernard Rivalta a abordé le sujet, lors du comité syndical du SYTRAL jeudi 15 décembre. « Ce n’est pas la première fois » que pareille injonction est faite, a-t-il relativisé. Maniant le chaud et le froid, il a semblé accepter la sortie du Conseil général : « On ne retient pas les gens contre leur bonne volonté« , a-t-il lancé. « Si le département sort, on fera un syndicat mixte fermé avec certaines communes« , imagine-t-il. Certaines collectivités sont prêtes à le rejoindre, comme Brindas.

Rivalta menace de tout mettre sur la table

Le président du SYTRAL assortit cette apparente sérénité d’un ton violemment comminatoire. Il ne se contentera pas de la participation financière du Département. Comme pour tout divorce, il mettrait tout sur la table. La dette du SYTRAL, qu’il entend dès lors partager – Thierry Philip, président du groupe socialiste au conseil général, chiffre la part départementale à 400 millions d’euros. Le patrimoine ensuite qu’il ne semble pas du tout vouloir fractionner mais tout récupérer. Les dépenses d’entretien de ce patrimoine aussi, comme les tunnels du métro lyonnais. Dans ce grand déballage, il aussi parlé des transports scolaires, gérés par le Département mais dont la partie urbaine est prise en charge par le SYTRAL.

Collomb imagine le retour des diligences

Bernard Rivalta brandit une menace : l’accès au territoire de l’agglomération par les lignes du Département. « Il faut l’accord du propriétaire de la voirie, c’est-à-dire du Grand Lyon« , avance-t-il. Or certains sites, « comme Part-Dieu ou Vaise » sont déjà surchargés. D’où l’hypothèse de les exclure de ces pôles d’échange. Gérard Collomb lui a emboité le pas, illustrant son propos. Il imagine déjà les usagers de T3, « faire 500 mètres à pied » pour prendre leur car. « Il vaudra mieux remettre des diligences pour faire le lien entre les territoires« , a-t-il ensuite plaisanté. Bernard Rivalta met enfin sur la table les « accords historiques » de tarification pour éviter aux voyageurs de s’acquitter d’un double ticket, l’un pour les cars départementaux, l’autre pour les bus du SYTRAL.

Un syndicat départemental qui prend le SYTRAL en tenaille

La sortie du Département du SYTRAL n’est pas le seul sujet de la missive du préfet. Il pousse aussi « la création d’un syndicat de transport (dit syndicat SRU) composé du Département, du Sytral élargi en sa qualité de principale autorité organisatrice de transports urbains mais aussi, si elles le souhaitent, de la communauté d’agglomération de Villefranche-sur-Saône » et des communautés de communes ayant établi un périmètre de transports urbains. Cette superstructure viserait notamment à « une coordination des services (…) permettant la délivrance de transports uniques ou unifiés« .

Le préfet s’emploie ainsi à faire la synthèse entre Gérard Collomb qui veut surtout voir le SYTRAL perdurer et Michel Mercier qui entend créer une organisation concurrente au SYTRAL, formant un anneau autour de l’agglomération lyonnaise. Dans se proposition, Jean-François Carenco rassemble les deux. Toutefois, cette instance nouvelle non seulement coordonnerait les différents systèmes de transport, mais elle organiserait les déplacements pour les zones (rurales) où aucune autorité organisatrice existe. Une vision critiquée par Gérard Collomb qui estime que « plus on multiplie les autorités de transports, moins le système est satisfaisant pour l’usager« .

Enfin, Jean-François Carenco plaide pour « la mise en place d’un syndicat mixte associant la région, préfiguration de ce que devrait être l’organisation des transports à l’échelle métropolitaine, à l’instar de qui existe en région parisienne« . Son expression est ambiguë, et il semble difficile de dire si sa vision correspond à celle de Gérard Collomb qui veut mettre sur pied un syndicat métropolitain des transports.

(Avec lyoncapitale.fr).

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A 45 : Pas d’accord entre les collectivités locales

Posted by ardsl sur 14 novembre 2011

Ce n’est pas une surprise. Aucun consensus n’est ressorti de la réunion qui a lieu, lundi 14 novembre, à la Préfecture du Rhône, entre les responsables des collectivités locales concernés par le projet de seconde liaison autoroutière entre Saint-Étienne et Lyon. Seule la Loire veut clairement s’engager financièrement.

Comme on pouvait le parier, aucun accord n’a été trouvé entre Gérard Collomb, Michel Mercier, Bernard Bonne, Maurice Vincent et Jean-Jack Queyranne. Seuls les élus de la Loire sont pour le moment d’accord pour participer financièrement au projet de l’A45. 350 millions d’euros restent à la charge des collectivités locales sur 1,2 milliard du projet global. La vérité, c’est qu’aucun élu du Rhône ne veut mettre un euro sur une infrastructure autoroutière qui arrive trop près de Lyon.

De l’autre côté, Saint-Etienne Métropole et le Conseil Général de la Loire veulent que le dossier avance. Ils n’hésitent pas et ont l’intention de s’engager financièrement pour permettre de lancer un appel d’offres aux futurs concessionnaires de l’autoroute.

Face à la position des élus locaux qui mettent en avant la question de l’arrivée sur l’agglomération lyonnaise de la future autoroute, le préfet, Jean-François Carenco, a indiqué qu’il présenterait une contre-proposition susceptible de remplir les mêmes fonctionnalités, d’un coût identique, plus consensuel et donc pouvant être partagé. Il ne le ferait qu’en substitution au projet de l’A45 tel que fixé dans l’arrêté portant la DUP (déclaration d’utilité publique).

Le représentant de l’Etat doit fixer une nouvelle réunion avant la fin de l’année.

(Avec leprogres.fr).

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Le SYTRAL va-t-il vraiment couper les lignes TCL de l’Est et de l’Ouest lyonnais ?

Posted by ardsl sur 5 novembre 2011

Le SYTRAL menace de ne plus desservir 7 communes extérieures à son périmètre, dont Genas, Vaugneray et Grézieu. Un arrêt qui pourrait être effectif d’ici à septembre 2012. En cause : le coût élevé de ces lignes, au regard de la participation financière de ces territoires. Le Département du Rhône – qui devrait quitter le SYTRAL d’ici à la fin de l’année – en profite pour leur faire une offre concurrente, qui passe par un syndicat périurbain. Mais les usagers devraient y perdre au change.

C’est un courrier, venu rompre la trêve estivale. Le 30 août dernier, le SYTAL écrivait à Genas, ainsi qu’à Brindas, Chasselay, Grézieu-la-Varenne, Pollionay, Sainte-Consorce et Vaugneray. De façon lapidaire, la missive dénonçait la convention tarifaire qui liait ces collectivités au syndicat de transport. Celles-ci sont desservies par des bus TCL, bien que non adhérentes au SYTRAL. Leurs entreprises ne sont donc pas soumises au versement transport (1,75% de la masse salariale), comme le sont celles qui appartiennent au périmètre du SYTRAL, même si elles s’acquittent d’une « tarification spécifique, dite suburbaine« . En rompant cette convention tarifaire, Bernard Rivalta, président PS du SYTRAL agite le spectre de l’arrêt de ces lignes de bus qui pourrait intervenir en septembre 2012.

Perte pour le SYTRAL : 9 millions par an

La situation particulière de ces 7 communes avait été abordée par le rapport de la chambre régionale des comptes du 23 mai dernier. Il soulignait notamment le manque à gagner pour le Sytral : « la contribution des communes ne compense pas le surcoût lié à leur desserte (…) Le non assujettissement des entreprises implantées dans ces communes conduit à l’absence de perception d’environ 9 millions d’euros par an, alors que les conventions passées avec ces communes ne procurent au Sytral qu’une recette d’environ 75 000 euros« . Evoquant le bus n°68, Jean-Pierre Jourdain, président de la communauté de communes de l’Est lyonnais (CCEL), parle d’une « ligne déficitaire financée par le Grand Lyon« . « On ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre« , renchérit Michèle Vullien, numéro deux du SYTRAL, favorable au changement. Pour se défendre, le maire de Vaugneray fait notamment valoir que le Département, qui dispose de la compétence transports interurbains, contribue au financement de ces lignes spécifiques via sa participation au SYTRAL.

Pour survivre, le SYTRAL devra s’étendre

Le sujet n’est pas seulement financier, il est aussi politique. La chambre régionale des comptes estime que « pour des raisons d’intérêt financier, de cohérence, d’égalité devant l’impôt (tant pour les entreprises que pour les contribuables) et de qualité de service rendu à l’usager, il serait nécessaire que le SYTRAL s’élargisse s’il doit perdurer« . La recommandation est impérative : « La dévolution, par la communauté urbaine, de la compétence transport au profit d’un syndicat dont l’aire de plein exercice continue à recouvrir très exactement la sienne n’apparaît guère justifiée« . En clair, pour survivre, le SYTRAL devra s’étendre à des territoires n’appartenant au Grand Lyon. Voilà qui explique aussi sa volonté d’intégrer ces 7 communes.

Les conditions posées à l’Est lyonnais

Les discussions avec Genas avaient pourtant bien commencé. En octobre 2010, un schéma de desserte est même adopté par la communauté de communes de l’Est lyonnais (comprenant Genas). Mais selon le président de la CCEL, les discussions ont capoté quand Bernard Rivalta et Gérard Collomb « ont posé un ultimatum et conditionné leur proposition à l’adhésion préalable au pôle métropolitain« , actuellement en gestation et qui comprendrait le Nord Isère, la plaine de l’Ain et St-Etienne. Condition exprimée lors d’un déjeuner houleux en juin et qui n’a pas été posée aux communes de l’Ouest.

L’enjeu pour le président de l’agglomération qui guigne la tête de cette future organisation est d’absorber l’Est lyonnais pour mieux contrôler l’aéroport St-Exupéry. Or le maire de Genas ne veut pas entendre parler du pôle métropolitain. « Je ne peux pas engager mes 12 000 habitants dans un système que je ne connais pas« , plaide Daniel Valero. Des réserves qui exaspèrent Michèle Vullien, numéro deux du SYTRAL. « Le pôle métropolitain, ce n’est pas un service à la carte : l’un pioche les transports, l’autre la culture, un autre les sports. On ne peut vouloir être dedans et dehors« .

Contraintes supérieures pour l’usager

Certaines collectivités, à l’instar de Brindas, sont inclines à rejoindre le SYTRAL. « Pour l’instant, c’est ce que je préférerais« , confie Christiane Agarrat, maire UMP. Et tant pis si ses entreprises devront mettre au pot ? « Il faut que les entreprises pensent aux usagers et à leurs salariés qui prennent souvent les transports en commun. Certaines se plaignent de ne pouvoir recruter faute de lignes de bus« , justifie l’élue. D’autres municipalités hésitent. C’est pour les assister dans leur choix que le préfet pilote des groupes de travail.

La communauté de communes de l’Est Lyonnais a déjà tranché. Le 19 juillet, au cours d’un vote de principe, ils ont adhéré au nouveau syndicat porté par le Département, qui verrait le jour en 2012 et qui regrouperait les communes hors SYTRAL. Un choix que les élus présentent comme rétrospectivement naturel. « Excepté Genas, ce sont des communes qui n’ont pas des modes de vie d’agglomération. Or le SYTRAL sait surtout proposer un service urbain dense« , estime Michel Forissier, 1er vice-président du Département.

Cette décision ne sera cependant pas sans conséquence pour l’usager. A l’heure actuelle, un utilisateur des lignes départementales qui voyage aussi sur le réseau TCL peut s’acquitter chèrement d’un abonnement unique de 71,90 euros (qui comprend les 49,10 euros mensuels des TCL et les 25 euros mensuels des lignes départementales) ou d’un ticket unique de 3,10 euros (1,60 euro pour les TCL et 2 euros pour le Département).

Vers une disparition du SYTRAL ?

Le maire de Genas est prêt à une prise en charge supérieure de la collectivité. Mais les passagers ne pourront pas – sauf accord avec le SYTRAL – bénéficier de plusieurs arrêts de bus. La question se pose sur leur trajet retour : ils n’auront d’autre choix que d’embarquer au point de départ de la ligne pour rentrer chez eux. Pour le président de la CCEL, l’intérêt est surtout d’atteindre Grange Blanche, avec une connexion au métro D.

Le paradoxe, dans cette affaire, est que ni le SYTRAL, ni le Département ne sont sûrs de gérer les transports à horizon 2015. S’il ne s’étend pas, le premier est condamné à « rendre » la compétence transport au Grand Lyon. Le second pourrait faire les frais de la réforme territoriale et ne plus soutenir financièrement les transports, que ce soit au SYTRAL ou au futur syndicat de transport qu’il appelle de ses vœux.

Atoubus : Genas a-t-elle été punie ?

En attendant un blocus des bus du SYTRAL, Genas a déjà été punie. Sa desserte a empiré depuis la mise en œuvre d’Atoubus, censée améliorer le service de transport. La municipalité déplore notamment des durées de trajet plus longues sur la ligne principale n°68 du fait de la suppression des lignes directes. « C’est un tortillard. On met 20 minutes de plus pour rejoindre Lyon« , affirme une collaboratrice. Il est désormais plus fréquent qu’un passager mette plus d’une heure pour rallier son point d’arrivée. Il encourt donc une pénalité s’il ne s’acquitte pas d’un 2e ticket.

Claudia est élève du lycée Jean-Paul Sartre, seulement distant de 7km de son domicile. Agacée par les problèmes qu’elle rencontre, elle a organisé une pétition qui a recueilli 400 paraphes, déposée avant le lancement d’Atoubus. Avec la suppression des lignes directes, elle peut passer une heure et quart dans les transports chaque soir. « Si cette décision devait être maintenue, elle entraînerait des conséquences graves allant de la perte de l’emploi pour les uns à l’obligation d’utiliser des véhicules personnes pour les autres en alourdissant un trafic urbain déjà trop encombré« , s’inquiète la maman dans un courrier. « Quelle image de notre société projetez-vous en appliquant des mesures tellement méprisables !« , conclut la missive.

Ces plaintes étonnent Michèle Vullien, administratrice du SYTRAL, qui confie ne pas avoir connaissance « de remontées provenant particulièrement de Genas« . « Le bilan d’Atoubus est globalement très positif« , soutient-elle. Elle explique que les observations d’usagers remontent actuellement à la directrice de l’exploitation, qui centralise les doléances. Des améliorations seront ensuite apportées.

Département : vers une sortie du SYTRAL d’ici à la fin de l’année

Le rapport de la chambre régionale des comptes a fait l’effet d’une bombe. Les magistrats ont clairement posé la question du maintien du Département dans le SYTRAL alors que « les limites du périmètre de transport urbain lyonnais se confondent avec celles de la Courly« . »Nous ne pouvons pas rester dans le SYTRAL qui a une seule compétence qui est celle du transport urbain« , confirmait Michel Mercier lors de la dernière assemblée départementale. « Il veut en sortir avant la fin de l’année« , nous informe un conseiller général. Conséquence : des élus départementaux envoyés par le conseil général ne siègeront plus au conseil syndical du SYTRAL, comme Georges Barriol, le vice-président. La question de la participation financière du Département est aussi posée (19 millions d’euros), même si la collectivité peut continuer à payer pour une organisation dont elle n’est pas partie prenante.

Le coup d’éclat de Bernard Rivalta

Le 13 septembre dernier, le président du SYTRAL est venu régler ses comptes publiquement avec le maire de Genas, prenant à témoin les habitants.

Ce fut l’invité surprise de la soirée. Le 13 septembre, Bernard Rivalta a improvisé un coup d’éclat. Le maire UMP de Genas, Daniel Valero, tenait une réunion publique avec les habitants. Il avait à coeur d’exposer aux habitants les raisons de son choix en faveur d’un syndicat piloté par le Département.

La journée avait commencé pour l’élu par une entrevue avec le préfet. Celui-ci se voulait rassurant : oui Genas pourrait intégrer le SYTRAL sans adhérer au pôle métropolitain. Une condition qui avait pourtant été posée par Bernard Rivalta et par Gérard Collomb, bien décidés à intégrer à leur pôle l’aéroport de St-Exupéry qui est sur le territoire de la communauté de communes de l’Est lyonnais.

Sur le coup Daniel Valero doute. Les discussions avec le Département sont bien avancées, et il compte justement en rendre compte le soir même à sa population. Il appelle Michel Forissier, 1er vice-président du conseil général, pour savoir s’il est courant. « Les choses vont-elles se débloquer avec le SYTRAL ? », demande en substance le maire de Genas. « On n’en est pas là« , répond le maire de Meyzieu, surpris. L’horloge tourne. Il faudra avoir les idées au clair quand il s’agira de les exposer aux habitants.

« Comme si on était à l’époque médiévale »

Ce jour-là, la salle se remplit. Environ 200 personnes veulent savoir si leur bus va continuer à fonctionner l’an prochain. Le maire commence à faire des présentations sur rétroprojecteur quand Bernard Rivalta pénètre dans la salle et se place au premier rang. Il est invité par les socialistes de Genas, à défaut de l’être par les organisateurs de la soirée. « Je lui ai tendu le micro » raconte Daniel Valero.

Le président du SYTRAL couvre d’invectives les élus qui lui font face. Réagissant aux propositions du Département, il assène : « encore faut-il que l’on accepte de mettre des arrêts dans le Grand Lyon… » Une nouvelle menace ? Bernard Rivalta avait déjà envisagé publiquement d’interdire aux bus l’entrée dans le territoire de l’agglomération. « Comme si on était à l’époque médiévale« , s’insurge Agata Poirot, habitante. « Ce sont des propos de comptoir qui ne sont pas sérieux« , relativise aujourd’hui Michel Forissier qui le connait bien. « On ne peut pas prendre en otage les usagers du service public« .

Le Département propose deux lignes dans sa zone industrielle, une 3e vers St-Exupéry, et une 4e vers Lea, offrant une correspondance vers la Part-Dieu. L’une d’elles conduirait aux 7 Chemins (traversés prochainement par T2) et peut-être jusqu’à Grange Blanche. Par ailleurs, la commune serait le terminus d’une ligne menant à Collombier et St-Bonnet. Les parties les plus isolées se verraient proposer un transport à la demande. Le service devrait être opérationnel en septembre 2012.

(Source : lyoncapitale.fr).

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