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Posts Tagged ‘Michèle Künzler’

Genève ne veut plus de voitures en transit au centre-ville

Posted by ardsl sur 14 octobre 2012

Un tram des TPG. Photo : Nathalie Teppe.

Le Conseil d’État a présenté son plan «Mobilité 2030». Il prévoit de laisser le centre aux transports publics, vélos et piétons. Les automobiles venant de l’extérieur devront se garer avant d’entrer au centre-ville.

Genève a enfin un plan directeur général en matière de mobilité. Appelé «Mobilité 2030», le document dessine l’offre de transports et la hiérarchie de la circulation routière à l’horizon 2030. Il annonce la fin de la suprématie de l’automobile dans le cœur de l’agglomération, la construction de la traversée de la rade et un fort développement des transports en commun.

La situation actuelle de la mobilité genevoise est critique. Le système a atteint ses limites et il est incapable d’assumer la future hausse des déplacements prévue à l’horizon 2030, soit 350000 mouvements supplémentaires chaque jour rien que pour les habitants du canton. Forts de ce constat, les auteurs du rapport prennent clairement position en faveur d’une limitation du recours à la voiture dans l’hypercentre, où un maximum de trajets devront s’effectuer à pied ou à vélo. Cette diminution de 10% à 15% du trafic automobile estimé actuellement à 30000 véhicules par jour permettra, dans un premier temps, de libérer des espaces voués à la mobilité douce et aux transports publics.

Contourner le centre

Cette volonté démontre un changement de stratégie. «Mobilité 2030» intègre le passage d’une société où la possession d’un véhicule est la règle à une société où l’usage et la mutualisation priment la propriété du véhicule.» Afin d’atteindre un nouvel équilibre, le rapport prône une stratégie regroupant divers modes de déplacement qu’il priorise en fonction des zones territoriales.

Réseau routier amélioré

Comme pour le cœur de l’agglomération, les zones urbaines compactes devront se tourner prioritairement vers les transports collectifs ou la mobilité douce. Les déplacements en véhicule motorisé privé ne devraient plus transiter par le centre. Ils devront utiliser le réseau autoroutier de contournement, qui devrait être fortement amélioré grâce à la construction de voies supplémentaires. Quant aux zones périphériques peu denses, les déplacements se feront toujours majoritairement en voiture, mais jusqu’au P+R le plus proche, puis en transports publics.

Afin de libérer au maximum le centre de la circulation de transit, la traversée du lac fait sa réapparition et devient un maillon essentiel du projet.

Une augmentation drastique de l’offre des transports publics complète le panorama. Le but premier : relier les différents centres de l’agglomération entre eux afin d’éviter de passer systématiquement par le centre. Une ligne de tram devrait voir le jour sur le pont Butin. Une voie de bus relierait Plan-les-Ouates à Bernex. Enfin, une liaison ferroviaire souterraine entre Cornavin, l’aéroport et Meyrin se raccordant à la ligne de La Plaine dans la Zimeysa est prévue, une fois le CEVA achevé.

Sept milliards à investir

Si le document présenté mercredi 10 octobre par la conseillère d’État Michèle Künzler, en charge de la mobilité, ne comporte pas de grandes nouveautés, il a tout de même l’avantage de regrouper et de synthétiser toutes les données concernant la mobilité genevoise. Des domaines analysés jusque-là de manière sectorielle. Le document – unique en Suisse selon la direction générale de la mobilité – sera débattu dans le cadre d’une vaste procédure de consultation avant d’être définitivement validé par le Conseil d’État.

Reste à savoir si les députés du Grand Conseil – qui viennent d’adopter le plan directeur de la mobilité douce et celui du réseau routier – accepteront de débloquer les sommes nécessaires à la réalisation de ces infrastructures. L’estimation des coûts d’investissement est de 7 milliards au minimum. Une somme qui devrait être prise en charge en partie par la Confédération.

«C’est du terrorisme contre l’automobile !»

Jeudi 11 octobre, la plupart des élus et des acteurs de la mobilité n’avaient pas eu le temps de décortiquer les 68 pages détaillant la vision du Conseil d’État pour la mobilité en 2030. Mais les commentaires pleuvaient déjà.

« Il y a une volonté claire d’enterrer la hache de guerre des transports et c’est la première fois qu’un texte législatif fixe la traversée du lac et l’élargissement de l’autoroute A1« , se félicite Guy Zwahlen, président du Touring Club Suisse (TCS). « L’esprit général est donc positif, mais il va falloir conduire une étude plus approfondie« . François Gillet, président de la Commission des transports du Grand Conseil, se réjouit d’un document de travail «qui permette enfin de hiérarchiser les modes de transport selon les différentes zones du canton».

Le libéral Alain Meylan, qui siège également en Commission des transports, partage son avis, «mais il ne faut pas oublier que le diable se cache dans les détails. Il est probable que selon ce que l’on découvre, on commence à se fâcher». Le député a repéré des points conflictuels : la diminution importante du trafic au centre-ville, le passage d’un tram sur les ponts du Mont-Blanc et Butin. La coordinatrice de Pro Vélo, Lisa Mazzone, s’est concentrée sur la mobilité douce : «le texte renforce les modes de transport doux et les considère comme un moyen de déplacement à part entière. C’est une bonne chose». Cependant, elle se dit un peu déçue «que l’on vise un passage de la part modale du vélo de 4% à 7% alors que dans des villes modèles comme Copenhague, elle avoisine 50%».

Du côté des mécontents, on trouve le maire de Veyrier (10000 habitants), commune peu desservie par les transports publics, le PLR Thomas Barth. « Je dis oui au développement des transports en commun, oui à la mobilité douce, mais non à la réduction de la liberté individuelle« , plaide-t-il. « Le libre choix du moyen de transport est inscrit dans la Constitution genevoise, il faut le respecter« .

Le MCG entame le même refrain. « Ce texte est une régression face à la complémentarité des modes de transport« , s’insurge Roger Golay, chef du groupe MCG au Grand Conseil. « On développe les transports publics, c’est bien. Mais il y a de moins en moins de place pour les voitures. C’est du terrorisme contre l’automobile ! »

Le projet a en revanche le soutien total du camarade de parti de Michèle Künzler, le député Vert Roberto Broggini : «Genève a pris un retard fou quant au développement de la mobilité. Nous sommes la ville avec le plus de scooters et de voitures par habitant. Il faut aller de l’avant. Cela va être difficile, mais qui ne tente rien n’a rien. En ce sens, Michèle Künzler a été courageuse et je la félicite».

Consultation générale

«Mobilité 2030» constitue la base d’une consultation prévue par le Conseil d’État. Le document sera présenté mardi 16 octobre à la Commission des transports du Grand Conseil, avant d’être soumis au Conseil des déplacements, qui regroupe les associations actives dans le domaine de la mobilité. Au mois de novembre, la direction générale de la mobilité organisera un forum réunissant différents acteurs, dont les communes et les représentants de partis. Les autorités vaudoises et françaises seront également consultées ainsi que les députés du Grand Conseil. Une stratégie finalisée sera adoptée par le Conseil d’État en 2013.

(Avec La Tribune de Genève).

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Le financement de l’extension de Cornavin sur de bons rails

Posted by ardsl sur 14 octobre 2012

Un TER et un train des CFF en gare de Genève Cornavin. Photo : Nathalie Teppe.

La Commission des transports du Conseil des États a retenu la variante à 6 milliards de francs concernant le financement du rail. Satisfaction à Genève.

En retenant la variante à 6 milliards de francs sur le financement et l’aménagement de l’infrastructure ferroviaire, la Commission des transports du Conseil des États place l’extension de Cornavin sur de bons rails. Reste aux Chambres fédérales de valider ce dossier lors des sessions d’hiver et les deux voies supplémentaires en gare de Genève seront acquises.

Pour la conseillère d’Etat en charge de la mobilité Michèle Künzler, il s’agit d’une grande victoire : «Genève a défendu une vision confédérale en promouvant le développement la ligne Saint-Gall – Berne – Lausanne – Genève et cela a payé.» Pour agrandir la gare, ville et canton ont d’abord dû mettre en veilleuses leurs désaccords pour défendre une position commune. «Nous avons ensuite actionné le lobby à Berne avec une forte mobilisation des élus nationaux et du Conseil d’État», déclare Michèle Künzler.

La variante du projet Rail 2025 retenue par la Commission des transports inclut quelque 800 millions nécessaires à l’extension de la gare de Genève Cornavin, ainsi qu’un montant pour le nœud ferroviaire de Lausanne. Le vote sur le financement et l’aménagement de l’infrastructure ferroviaire est attendu cet hiver. Cette manne acquise, Genève pourra alors revenir à sa cuisine interne et départager les options, souterraine ou extérieure, des deux futures voies de Cornavin.

Arc lémanique surchargé

Sur l’axe Genève – Lausanne, l’autoroute et le rail sont d’ores et déjà saturés avec respectivement 50000 usagers des CFF et plus de 100000 véhicules par jour aux abords des agglomérations, alors que les projections prévoient une augmentation de 20% à 40% du trafic automobile et de 120% pour le rail en 2030.

(Avec tdg.ch).

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Deux ministres défendent « Léman 2030 » auprès des pendulaires

Posted by ardsl sur 10 octobre 2012

Les conseillères d’État vaudoise et genevoise Nuria Gorrite (PS) et Michèle Künzler (Les Verts) ont rencontré mardi 9 octobre les passagers du RegioExpress 2608 (Lausanne 7h48 – Genève de 8h39). L’opération – symbolique – était destinée à présenter le projet ferroviaire « Léman 2030 », qui met en partie de côté le projet de 3e voie CFF en dur entre Lausanne-Genève.

En matière de transport ferroviaire, les cantons de Genève et de Vaud partagent les mêmes intérêts. La Vaudoise Nuria Gorrite, cheffe du Département des infrastructures et des ressources humaines du canton de Vaud, et la Genevoise Michèle Künzler, en charge du Département genevois de l’intérieur, de la mobilité et de l’environnement, l’ont rappelé mardi 9 octobre en faisant le voyage entre Lausanne et Genève, en train, avec les pendulaires.

Troisième voie CFF mise de côté

À l’occasion de la distribution aux passagers d’une brochure explicative, elles ont présenté le projet de développement des infrastructures ferroviaires « Léman 2030 », qui permettra une amélioration substantielle de l’offre entre les deux villes lémaniques et au-delà. Et ce, en partie, dès le nouvel horaire CFF 2013.

Le projet de troisième voie CFF en dur entre Genève et Lausanne n’est plus une priorité pour les deux cantons, pour des raisons à la fois de coûts, de difficulté de réalisation et de rapidité.

Des destins communs

Cette opération symbolique avait pour but de montrer combien les destins des deux cantons sont liés. « Aujourd’hui, les gens vivent dans un espace qui est celui de cet Arc lémanique qui se densifie. Il y a une explosion démographique importante qui est appelée à se poursuivre, il y a une vitalité économique qui fait notre force« , souligne Nuria Gorrite. Et de rappeler que la métropole lémanique est la 2e région économique de Suisse.

« Si nous sommes montées dans le même train« , souligne la ministre vaudoise, « ce n’est pas seulement physiquement, mais c’est pour rappeler que nous sommes dans le même wagon, nos destins sont liés« .

Léman 2030

Les infrastructures ferroviaires de la région lémanique arrivent gentiment à la limite de leur capacité.

En dix ans, le nombre de voyageurs par jour sur la ligne entre Lausanne et Genève est passé de 25000 à 50000 et un doublement de la fréquentation est attendu d’ici à 2030.

Parmi les projets de « Léman 2030 » figurent notamment l’agrandissement des gares de Lausanne et de Genève Cornavin.

Si pour Lausanne, l’idée est sur de bons rails, pour Genève, le projet est encore en discussion aux Chambres fédérales.

À Cornavin, il a été décidé d’ajouter deux voies supplémentaires pour permettre d’absorber la croissance du trafic. La question qui demeure encore en suspens est de savoir si ces deux voies seront construites en surface ou sous terre.

(Avec rts.ch).

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Améliorations du réseau TPG à compter du 9 décembre

Posted by ardsl sur 26 septembre 2012

Un tram des TPG. Photo : Nathalie Teppe.

Suite à la réorganisation du réseau très critiquée en 2011 et face à l’augmentation du nombre d’usager, le canton de Genève et ses partenaires prévoient 30 nouvelles mesures d’améliorations du réseau des transports collectif pour le 9 décembre prochain.

Améliorer le réseau des transports collectifs genevois. Tel est le but du canton et de ses partenaires pour 2013, après la réorganisation très critiquée du réseau fin 2011. Trente mesures seront introduites au changement d’horaire du 9 décembre prochain et concerneront les Transports publics genevois (TPG) mais aussi les CFF, les transports transfrontaliers et les Mouettes.

Avec 2,6 millions de déplacements par jour, dont 550000 aux frontières cantonales, Genève souffre d’hypermobilité, a indiqué mardi 25 septembre la conseillère d’État Michèle Künzler, en charge du Département de la mobilité (DIME). Et d’ajouter qu’avec 16% des déplacements en transports collectifs, contre 35% à Zurich, Genève dispose d’une bonne marge de progression.

Cadence augmentée

Que ce soit les Transports publics genevois (TPG), les CFF, les transports transfrontaliers ou les Mouettes, tous observent une augmentation du nombre d’usagers ces dernières années. Ils sont par exemple passés de 3,2 millions en 2008 à 4,7 millions en 2011 sur les lignes transfrontalières gérées par le Groupement Local de Coopération Tranfrontalier (GLCT).

Face à la demande croissante, la cadence va être augmentée sur certaines lignes, comme la ligne tranfrontalière Y aux heures de pointe. Quant aux CFF, ils vont offrir davantage de places assises aux heures de pointe sur la ligne Lancy Pont-Rouge – Coppet.

Du côté des TPG, le réseau des trams, qui est passé à trois lignes avec des pôles de transbordement en décembre 2011, ne sera pas revu. Mais des terminus intermédiaires sur la ligne 12 seront supprimés et la ligne 14 qui dessert le CERN sera renommée en 18 pour davantage de lisibilité.

Vitesse améliorée

Les TPG visent à améliorer la vitesse de certaines lignes, notamment à la route des Acacias et à Rive où les bus et trams sont ralentis par le trafic automobile. La création d’une voie de bus en site propre sur le pont du Mont-Blanc fin février a permis un gain de huit minutes environ.

Parmi les améliorations prévues figure aussi l’introduction de l’horaire cadencé – plus lisible, selon Michèle Künzler – sur de nombreuses lignes. L’heure de pointe du soir sera prolongée à 20h sur les lignes urbaines et l’horaire « petites vacances » va disparaître.

Pour répondre à la demande des personnes à mobilité réduite, qui se plaignent de la disparition de lignes de tram directes pour la gare Cornavin, deux navettes de bus seront mises en places au printemps 2013. Des mesures sont aussi prévues pour améliorer les automates à billets. À terme, un seul modèle, contre deux modèles actuellement, acceptera tous les modes de paiement.

(Avec ATS).

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Guy Vibourel renonce aux Transports publics genevois

Posted by ardsl sur 23 septembre 2012

Un tram des TPG. Photo : Nathalie Teppe.

Pressenti pour reprendre les rênes du conseil d’administration des Transports publics genevois, le Français Guy Vibourel – qui est également le patron de Migros Genève – a décidé de jeter l’éponge en raison du débat provoqué par sa nationalité.

Guy Vibourel, le directeur général de Migros Genève, a décidé de renoncer à la présidence du conseil d’administration des Transports publics genevois (TPG).

Le Français dénonce un débat stérile sur sa nationalité. »Je n’ai pas envie d’être la source de violents échanges entre les politiques genevois. Je ne suis pas plus affecté que ça, je n’ai rien à prouver, je suis largement au dessus de ça« .

La conseillère d’État Michèle Kunzler avait demandé une modification de la loi sur les TPG autorisant de nommer un étranger au poste d’administrateur.

(Avec rts.ch).

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Un des deux tunnels de contournement de Plan-les-Ouates fermé par le chantier du CEVA

Posted by ardsl sur 16 septembre 2012

Depuis le 5 septembre et pour six mois, seul un des deux tubes du tunnel du Bachet demeure ouvert aux 30000 voitures qui l’emprunte chaque jour. Aux heures de pointe du matin et du soir les deux voies sont mises en sens unique, direction ville le matin, direction autoroute A1 le soir.

Depuis le 5 septembre, seul un tube du tunnel du Bachet-de-Pesay est ouvert à la circulation. Et ce pour six mois. Construction de la future halte Carouge-Bachet du CEVA oblige.

Trait d’union entre l’autoroute de contournement et la route des Jeunes, le tronçon permet à plus de 30000 véhicules par semaine (week-end non compris) d’accéder au centre-ville. Par où peuvent-ils passer entre septembre et février ? Tour d’horizon des mesures prises.

Le matin deux voies vers la ville, le contraire le soir

«La circulation dans le deuxième tube, direction Genève, sera alternée durant la journée avec quatre basculements journaliers», peut-on lire sur le site du CEVA. En bref : on circule sur les deux voies en direction de Genève aux heures de pointe du matin, en direction de Perly aux heures de pointe du soir, et dans les deux sens durant les heures creuses, en bidirectionnel. Simple ? Sûrement pas mais certainement le système le mieux adapté aux flux des véhicules sur ce tronçon. « Les basculements journaliers sont une excellente idée« , relève Guy Zwahlen, président de la section genevoise du Touring Club Suisse. « Mais il faut également une bonne signalétique pour diriger le report de trafic sur un itinéraire de délestage. »

C’est là que le bât blesse. Le réseau cantonal, déjà surchargé, risque de mal supporter l’afflux de véhicules supplémentaires. Les communes concernées sont déjà sur le qui-vive. « Les premiers jours seront déterminants« , relève François Baertschi, maire de Lancy. « C’est très difficile d’anticiper comment les gens vont réagir. Je m’attends un peu à tout. » Son homologue de Plan-les-Ouates n’est pas plus optimiste. « Les automobilistes risquent d’utiliser le réseau de quartier« , craint Thierry Durand. « Beaucoup de gens préfèrent emprunter les petits chemins plutôt que d’être bloqués sur une grande route, même si le gain de temps est quasi nul. » À Carouge, on redoute le report de trafic sur la route de Drize. « Il est déjà trop important sur cet axe, surtout avec la présence de l’école et du cycle« , signale le maire Nicolas Walder. « Il faudra être vigilant. »

Les magistrats des trois communes sont d’accord sur un point : ils manquent d’informations. «On va plus subir qu’autre chose», regrette Thierry Durand.

La conseillère d’État Michèle Künzler a présenté mardi 28 août les détails de l’opération.

Depuis le 5 septembre, seul le tube en direction de Genève est ouvert à la circulation. Et ce pour six mois. Emprunté par plus de 30000 véhicules par jour, le tronçon constitue une artère importante pour entrer dans le centre-ville. L’impact de la fermeture sur le trafic ? «Il y en aura un mais on va essayer de le minimiser autant que possible», rassure la conseillère d’État en charge du Département de l’intérieur, de la mobilité et de l’environnement (DIME).

La solution trouvée consiste en un système de circulation alternée. Entre 6h30 et 9h45, on circuler sur les deux voies du tube en direction de la Jonction ; entre 15h30 et 19h30 en direction de Perly. En dehors de ces heures, le trafic autoroutier sera maintenu en bidirectionnel, soit une voie dans chaque sens. La vitesse sur le tronçon est limitée à 60 km/h au lieu de 80 km/h.

Une importante logistique

Qu’advient-il des automobilistes qui doivent se rendre tôt à Perly ou descendre en ville en fin de journée ? Ils doivent emprunter le réseau cantonal, via des déviations. En d’autres termes : la route de Saint-Julien et la route des Jeunes. «Avec ce système, seul 15% du trafic sera concerné par les déviations», relève Blaise Hochstrasser, directeur de la Direction générale de la mobilité (DGM).

Ces quatre basculements journaliers exigent une importante logistique. Il faut mettre en place des panneaux informatifs à chaque intersection sensible, équiper le tube ouvert à la circulation de signalisations lumineuses, programmer spécifiquement les panneaux autoroutiers ou installer des glissières mobiles. « Il y aura entre deux et cinq minutes de battement entre les différents régimes« , explique Antoine Da Trindade, directeur du CEVA. « À chaque changement de mode, des gens viendront activer les glissières et poser des cônes de séparation. »

Les déviations suffisent-elles à absorber le report de trafic ? « Les trois ou quatre premiers jours seront déterminants« , indique le directeur de la DGM. « En cas de gros problèmes, nous pourrons toujours mettre en place des systèmes de parkings relais avec des bus. » Le dispositif a déjà été envisagé avec les TPG en cas d’accident grave dans le tube.

Les TPG, eux, sont prêts à éviter un engorgement total du réseau en cas d’accident grave dans le tube restant. «Le dispositif d’urgence prévoit que les automobilistes parquent leur véhicule à Archamps et que des navettes les amènent à Plan-les-Ouates ou aux Palettes», explique Philippe Anhorn, responsable de la communication aux TPG.

Une large campagne d’information a été mise en place. Au programme : des encarts dans la presse, des flyers distribués aux douanes, dans les entreprises proches du périmètre et aux riverains.

Le tunnel du Bachet n’est pas le seul touché. La route de La-Chapelle est également fermée pour huit mois depuis le 3 septembre.

Les travaux dans le deuxième tube du tunnel commenceront seulement en juillet 2013 afin, notamment, de limiter l’impact sur le trafic. « Ce sont des moments pénibles« , reconnaît la conseillère d’État. « Mais nous devons nous rappeler pourquoi nous faisons ce chantier. Le CEVA améliorera la circulation à Genève. »

(Avec La Tribune de Genève).

Article publié par Le Dauphiné Libéré

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Une étude de l’ÉPFL fustige le réseau de trams genevois

Posted by ardsl sur 9 septembre 2012

Un tram des TPG. Photo : Nathalie Teppe.

Les dérangements qui ont suivi le changement de système d’exploitation du réseau de trams genevois sont vivement critiquées par un rapport qui recommande le retour des lignes 13 et 16 entre Moillesulaz, Carouge et Cornavin.

Une étude de l’ÉPFL du professeur Vincent Kaufmann et de l’urbaniste Antoine Messer relève d’importants dysfonctionnements du nouveau système d’exploitation du réseau de trams genevois, mise en place à la fin 2011, indique Le Matin Dimanche. Les retouches apportées suite aux nombreuses plaintes des usagers sont jugées insuffisantes par les experts.

« Le réseau de trams genevois semble être la somme hasardeuse de l’ensemble d’options techniques arrêtées sans concertation et sans vision« , résume le rapport, présenté fin août à la mairie de Genève.

Retour des lignes 13 et 16 ?

Tandis que l’étude recommande notamment la réinstallation « indispensable » des lignes directes entre Moillesulaz, Carouge et Cornavin (lignes 13 et 16), la conseillère d’État Michèle Künzler s’y oppose. Cela « entraînerait une forte diminution de capacité« , affirme-t-elle.

Le rapport relève également selon Le Matin Dimanche « l’arrogance » des TPG qui n’auraient pas suffisamment associé les communes concernées aux prises de décisions.

(Avec rts.ch).

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La « Genferei 2012 » récompense Michèle Künzler et la gestion des TPG

Posted by ardsl sur 7 juillet 2012

La conseillère d’État Michèle Künzler a reçu le prix satirique de la « Genferei d’or 2012 » pour la réforme chaotique du réseau des Transports publics genevois.

Cérémonie en grande pompe vendredi 6 juillet dans la cour de l’Hôtel-de-Ville de Genève pour l’attribution de la « Genferei » d’or 2012. La conseillère d’État Michèle Künzler qui a été primée pour la réforme du réseau de Transports publics genevois (TPG) en décembre 2011 a accepté ce prix avec beaucoup d’humour.

Pour cette édition 2012, quatre autres candidats étaient cités. Il s’agit de l’ex-conseiller d’État Mark Muller pour son « empoignade virile » dans une boîte de nuit, de l’ex-procureur général Daniel Zappelli pour sa subite démission, de la conseillère d’État Isabel Rochat pour ses déclarations hasardeuses et du syndicat de la police pour l’originalité de ses actions.

Selon le comité d’organisation, une « Genferei » (Genevoiserie) s’apparente à un projet si mal ficelé qu’il se démonte de lui-même tout en coûtant très cher ou alors c’est une politique intempestive et lourde de conséquences imprévues s’apparentant à la gaffe.

(Avec ATS).

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Grand Genève : un accord trouvé in extremis

Posted by ardsl sur 19 juin 2012

Le Conseil d’État s’est engagé à financer des projets transfrontaliers à hauteur de 240 millions d’euros sur dix ans.

Il aura fallu trois heures de discussions franches mais néanmoins cordiales pour parvenir à un accord. Trois conseillers d’État genevois (Pierre-François Unger, François Longchamp et Michèle Künzler) se sont rendus à Nantua (Ain), mardi 19 juin à midi afin de rencontrer leurs partenaires français (représentants des départements, de la Région Rhône-Alpes, de l’État et de l’ARC).

À dix jours de la signature du projet d’agglomération version 2, qui doit notamment permettre d’obtenir les financements de Berne, Français et Genevois devaient résoudre le dernier couac en date. Principale pierre d’achoppement : la création d’un fonds spécifique de 240 millions d’euros répartis sur 10 ans, via lequel Genève participera au financement de projets transfrontaliers.

Face à la disparition de la mention de ce fonds dans la dernière mouture proposée par le Conseil d’État, les partenaires français avaient vu rouge, menaçant de ne pas signer le projet d’agglomération version 2 le 28 juin.

L’objectif de la rencontre de midi pour les Français : obtenir l’engagement du Conseil d’État de créer ce fonds. Les trois conseillers venaient quant à eux expliquer qu’il était hors de question de signer un chèque en blanc. Une liste de projets d’intérêt transfrontalier a ainsi été établie. Elle comprend du ferroviaire hors CEVA, des parkings relais, des bus à haut niveau de service, des trams ou encore des investissements concernant les politiques de service, telle l’école d’infirmières transfrontalière.

«Il fallait lever un certain nombre d’ambiguïtés, d’incompréhensions», souligne Christian Dupessey, conseiller régional et maire d’Annemasse. Après trois heures de négociations, c’est chose faite et chacun est maintenant prêt à prendre la plume jeudi 28 juin.

(Source : tdg.ch).

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Des vélos en libre-service à Genève dès l’été 2013

Posted by ardsl sur 8 juin 2012

Le financement est assuré. Dès l’été 2013, Genevois et touristes pourront profiter des vélos en libre-service.

Dès l’année prochaine, une centaine de stations réparties dans 15 communes mettront à disposition des vélos en libre-service (VLS), a annoncé mercredi 6 juin Michèle Künzler, la conseillère d’État en charge de la mobilité. Le Conseil d’État a approuvé une subvention de 1,345 million de francs à TPG Vélo SA, la société fille des TPG qui pilotera l’installation et la gestion du futur réseau.

«Comme nous sommes à peu près les derniers en Europe à nous doter de VLS, nous avons pu nous inspirer de ce qui se fait de mieux», a assuré Michèle Künzler. Il est vrai qu’il a fallu du temps à Genève pour mettre en place son projet de réseau, puisqu’on en parle depuis plus de deux ans. Le système prévoit la mise à disposition progressive de 150 stations, offrant la possibilité au public d’emprunter un vélo et de le restituer à un autre emplacement du canton. Environ 1500 vélos seront achetés dans un délai de trois ans.

Les communes participant au projet financeront les infrastructures (11,4 millions sur dix ans) et verseront 700000 francs par an pour les charges d’exploitation. Ces coûts ont poussé sept des communes approchées à renoncer à s’engager.

Les utilisateurs des VLS pourront acquérir un abonnement annuel de 70 francs ou de 45 francs s’ils possèdent déjà un abonnement Unireso. Il sera également possible de louer les vélos par heure ou par jour (5 fr. dans ce cas).

(Avec tdg.ch).

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