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Posts Tagged ‘Moillesullaz’

Genève : le retour du tramway sur le pont du Mont-Blanc ?

Posted by ardsl sur 1 octobre 2012

Un tram des TPG. Photo : Nathalie Teppe.

Le Conseil d’État genevois prépare les développements futurs des transports publics genevois. En ligne de mire, les financements fédéraux.

2020 en matière de transport, c’est déjà demain. Projets d’étude, financement et constructions prennent du temps. Pour ce faire, le Conseil d’État, réuni mercredi 19 septembre lors d’un point presse, a annoncé avoir adopté un projet de modification de la loi sur le réseau des transports publics. Le but : y inscrire les développements prévus pour 2020 et au-delà dans le canton de Genève et à en assurer le financement via notamment la manne fédérale.

Concernant les futurs axes genevois, au-delà de 2020, le Conseil d’État souhaite étudier les lignes de tramway en direction de Vésenaz, de Mon-Idée-Communaux d’Ambilly, du Lignon et de Vernier. Pour cela, il s’agit de réaliser une voie sur le pont du Mont-Blanc, afin de relier les deux rives de la cité Calvin. Autre axe envisagé, une ligne de moyenne ceinture empruntant le pont Butin. Ce projet permettrait de désengorger le centre-ville de Genève.

Plus concrètement, les développements prévus pour 2020 concernent les trois lignes de trams existantes. Il s’agit de raccorder la ligne 12 Palettes – Moillesulaz à son prolongement de Gaillard jusqu’au centre d’Annemasse. La ligne 14 Meyrin – Bernex P+R va se prolonger à Bernex-Vailly. À l’autre bout, la branche CERN va gagner la frontière, en vue du prolongement jusqu’à Saint-Genis-Pouilly.

Enfin, la ligne de tramway 15 Nations – Palettes va s’étendre jusqu’à la frontière franco-suisse à Perly. Le futur tronçon empruntera les routes de Base, de la Glaise et de Saint-Julien. À l’opposé, une extension est souhaitée depuis Nations jusqu’à la douane de Ferney et entre Grand-Saconnex et l’aéroport de Genève.

Le projet de modification de la LRTP vise à accrocher le wagon des financements fédéraux. Tout projet listé pourra en être bénéficiaire suite à l’examen par la Confédération des projets d’agglomération n°2 et 3.

(Avec tdg.ch).

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Une étude de l’ÉPFL fustige le réseau de trams genevois

Posted by ardsl sur 9 septembre 2012

Un tram des TPG. Photo : Nathalie Teppe.

Les dérangements qui ont suivi le changement de système d’exploitation du réseau de trams genevois sont vivement critiquées par un rapport qui recommande le retour des lignes 13 et 16 entre Moillesulaz, Carouge et Cornavin.

Une étude de l’ÉPFL du professeur Vincent Kaufmann et de l’urbaniste Antoine Messer relève d’importants dysfonctionnements du nouveau système d’exploitation du réseau de trams genevois, mise en place à la fin 2011, indique Le Matin Dimanche. Les retouches apportées suite aux nombreuses plaintes des usagers sont jugées insuffisantes par les experts.

« Le réseau de trams genevois semble être la somme hasardeuse de l’ensemble d’options techniques arrêtées sans concertation et sans vision« , résume le rapport, présenté fin août à la mairie de Genève.

Retour des lignes 13 et 16 ?

Tandis que l’étude recommande notamment la réinstallation « indispensable » des lignes directes entre Moillesulaz, Carouge et Cornavin (lignes 13 et 16), la conseillère d’État Michèle Künzler s’y oppose. Cela « entraînerait une forte diminution de capacité« , affirme-t-elle.

Le rapport relève également selon Le Matin Dimanche « l’arrogance » des TPG qui n’auraient pas suffisamment associé les communes concernées aux prises de décisions.

(Avec rts.ch).

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Annemasse : tout ce que vous devez savoir sur le futur tramway

Posted by ardsl sur 4 août 2012

Parcours, nombre d’arrêts, coût, délais : tour d’horizon complet des principaux éléments du futur tramway.

Par un étrange retour de balancier, le tramway fera donc son grand retour en 2016 dans l’agglomération annemassienne.

Un demi-siècle après avoir été rayé de la carte locale pour ringardise manifeste, ce moyen de transport est donc de nouveau attendu pour tenter de désengorger la proche banlieue genevoise. Venant s’intégrer à un plan de déplacements urbains en cours de maturation (bus à haut niveau de service, parking-relais, CEVA), ce projet de tramway s’inscrit dans une tendance lourde : l’usage en nette hausse des transports en commun aux portes de Genève (doublement du nombre d’utilisateurs aux douanes d’Annemasse entre 2002 et 2011).

Dans le détail, le futur tramway empruntera donc un tracé (double sens) reliant la douane de Moëllesulaz (Gaillard) au lycée des Glières (Annemasse), via Ambilly. Un axe initial qui s’est doté d’une extension possible à terme vers la gare d’Annemasse (depuis la place de la Poste).

Sur ce parcours d’un peu plus de 3 km, 7 arrêts sont recensés :

  • douane de Moëllesulaz (Gaillard),
  • La Tour (en face des locaux de la Police aux frontières, Gaillard),
  • Millet (à proximité du Casino, Gaillard),
  • Croix d’Ambilly,
  • rue du Parc (en face du parc Montessuit, Annemasse),
  • place de l’Étoile (Annemasse)
  • lycée des Glières (terminus, Annemasse).

Cet itinéraire empruntera les axes de la route de Genève avant le franchissement complexe du nœud des rues du Baron de Loë et de la rue de la zone, rue du Parc, place de la Poste, rue des Voirons, place Deffaugt, rue du Faucigny, place de l’Étoile, avenue Barbusse et avenue de Verdun. Selon les différents axes empruntés, la circulation automobile demeurera possible, soit en double sens, soit en simple sens de circulation. Elle devrait en revanche être impossible route des Voirons.

Si l’éventail des plages horaires de fonctionnement n’est pas encore connu à ce jour, le cadencement, lui, devrait permettre de trouver un tramway disponible toutes les 9 minutes en moyenne, avec à terme des passages toutes les 6 minutes. Estimé à 90M€ (somme réactualisée à échéance de 2016), ce projet sera très largement financé par la Suisse (Genève et Berne), sans qui rien n’aurait été possible. À titre d’exemple, pour les communes seules (hors Annemasse Agglo), les montants à verser seront de l’ordre de 280000 euros pour Gaillard, de 1,1M€ pour Ambilly et moins de 2 M€ pour Annemasse.

Au niveau des délais enfin, le dossier sera soumis à enquête publique en fin d’année, avant le démarrage des travaux de réseau courant 2013, puis les véritables travaux d’infrastructure au printemps 2014 et la mise en service de la ligne fin 2016.

(Avec Le Messager).

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Ce que le tram 12 dit des Genevois

Posted by ardsl sur 29 mai 2012

Le tram 12 est la plus ancienne ligne d’Europe, la seule qui ait résisté à l’essor de la voiture et du bus. Un ouvrage lui rend hommage.

En juin, les Transports Publics Genevois célèbrent les 150 ans du tram. C’est surtout l’anniversaire de la ligne 12, créée le 19 juin 1862. Le tracé qui reliait, à son origine, Plainpalais au Rondeau de Carouge, est le seul à avoir survécu à un siècle et demi de changements de mentalités, de politiques et à plusieurs crises économiques.

Ce parcours atypique a retenu l’attention d’Henri Roth. L’ancien journaliste, employé de l’État de Genève, s’est plongé dans diverses archives pour découvrir le secret de cette longévité. Il en ressort avec un bel ouvrage, Le tram 12 raconte Genève.

Henri Roth, que nous apprend le tram 12 sur l’évolution de la cité ?

« Le tram 12 est né après la destruction des fortifications et grâce à des investisseurs étrangers. Le tracé du tram qui relie d’abord Carouge à la place De-Neuve, puis à Annemasse via Moillesulaz, a drainé le commerce, l’immobilier, l’industrie, l’activité en général. Au XXe siècle les trams de campagne permettent le développement de grandes zones villas… qui vont ensuite se retourner contre le tram quand les propriétaires de villas s’équipent de voitures. »

Les usagers du tram changent au cours du temps…

« Complètement ! Au départ, le tram était un agrément. Il permettait aux élites et aux touristes de voir la ville autrement. Dans les années 1930, la voiture progresse. Le tram devient le moyen de transport de ceux qui n’ont pas accès à l’automobile : les enfants, les pauvres et les personnes âgées. Aujourd’hui, tout le monde utilise les transports publics. »

La croissance des trente glorieuses marque le début du démantèlement du tram.

« C’est ce que j’appelle «les vingt honteuses» ! Entre 1949 et 1969, il y a une errance politique à Genève face au tram. On pensait que la croissance allait éradiquer la pauvreté et donc les transports publics. Sous l’influence du modèle français, presque toutes les lignes de trams sont démantelées. En 1969, la suppression de la «ceinture» (la ligne qui reliait Cornavin, les Eaux-Vives et Plainpalais en passant par le pont du Mont-Blanc) a été celle de trop. Remplacée par un bus, la ligne perd un tiers de sa clientèle. »

Mais la ligne 12, elle, a survécu…

« Elle était tellement efficace et bien pensée qu’elle n’a pas été supprimée. Il faut dire que son parcours était idéal, il suivait les voies historiques vers l’est et le sud. C’était une ligne rentable. »

La population n’a-t-elle jamais plébiscité le démantèlement des axes de trams ?

« Non, mais le lobby automobile a été très fort à Genève. Cela a freiné le redéploiement du tram. Les Genevois ont un côté râleur. A une époque, ils se sont plaints des musiciens dans les véhicules, par exemple. Néanmoins, ils considèrent le tram comme une partie de leur patrimoine. »

Durant les «vingt honteuses», la voiture détrône le tram. Les choses changent aujourd’hui…

« Partout en Europe, on revient à une vision de la ville avec des trams urbains. La France, qui avait arraché avec fanatisme presque tous ses rails de trams, les réinstalle particulièrement vite… »

En 1863, alors qu’il siège au gouvernement, le radical James Fazy combat le tram en déclarant que «la route appartient à tout le monde». Le tram a-t-il été le mal-aimé des politiques ?

« J’ai été surpris par l’opposition au tram de James Fazy, qui a heureusement été minorisé. Il faut quand même relever l’audace du Conseil d’État qui, en 1861, accepte d’installer des trams. De manière générale, les politiques ont été moins visionnaires que les entrepreneurs privés… et en retard sur les demandes de la population. Dans les années 1970, c’est une initiative populaire qui relance les transports publics. Mais le véritable tournant n’a lieu qu’en 1985 avec l’arrivée au Conseil d’État de Bernard Ziegler. »

Jusqu’en 1958, le tram 12 reliait Genève à Annemasse. Les rapports transfrontaliers ont-ils souffert de l’arrêt de cette liaison ?

« Annemasse est le deuxième pôle de l’agglomération genevoise. Ce fut une aberration de supprimer le tronçon Moillesulaz – Annemasse, une partie de son cordon ombilical. La preuve, contrairement aux autres fermetures de lignes, celle-ci a fait l’objet d’une polémique très vive. La disparition de ce tram a éloigné Genève de la France et a contribué à de nombreuses incompréhensions. »

En décembre, les TPG ont remanié tout leur réseau et ont opté pour trois lignes de tram. Seule la 12 n’a subi aucun changement. Votre avis ?

« Le remaniement est parti d’une vision de techniciens : amener le plus de monde possible d’un point A à un point B. Heureusement, l’attachement des gens à la ligne 12 a été pris en compte. Le nouveau réseau a du mérite mais il a négligé les personnes à mobilité réduite ainsi que l’aspect irrationnel des individus : nous pouvons changer d’envies et varier nos destinations selon l’heure ou le jour ! La ligne 3 est un bon exemple. Son tracé date de 1894. «Je ne m’étais pas rendu compte que la ligne 3 s’inscrivait dans l’ADN des Genevois», a déclaré la conseillère d’État Michèle Künzler devant le Grand Conseil avant de rétablir son parcours historique. Les gens ont une relation très affectueuse avec leur mode de transports, presque physique. Une relation d’amour haine… »

Le tram 12 en quelques dates

  • 19 juin 1862 : le premier tramway à chevaux relie le Rondeau de Carouge à Plainpalais.
  • 1876 : raccordement de la ligne Carouge – Plainpalais à la ligne Rive – Chêne-Bougeries.
  • 1883 : prolongement jusqu’à Annemasse-Gare.
  • 1896 : électrification de la ligne entre Carouge et Moillesulaz. Au-delà, des transbordements sont nécessaires. Tout le réseau est électrifié entre 1900 et 1902.
  • 1911 : la ligne reçoit le numéro 12.
  • 1930 : extension maximale de la ligne 12 de Carouge vers Troinex, Croix-de-Rozon et Collonges-Sous-Salève.
  • 1938 : début des suppressions d’embranchements.
  • 1958 : suppression de l’embranchement Moillesulaz-Annemasse, dernière connexion avec la France.
  • 1987 : extension à Bachet-de-Pesay.
  • 1997 : extension de la ligne 13 vers les Palettes.
  • 2011 : suite à la réorganisation du réseau de tram, la ligne 12 retrouve le monopole entre Moillesulaz et Bachet-de-Pesay.

 (Source : La Tribune de Genève).

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Les TPG font toujours râler les Genevois

Posted by ardsl sur 27 mars 2012

Les TPG sont satisfaits du fonctionnement du nouveau réseau. Les usagers continuent à se plaindre.

Trams bondés, transbordements difficiles, engorgements, retards : entrée en vigueur le 11 décembre 2011, et malgré l’introduction de plusieurs mesures d’amélioration, la nouvelle organisation du réseau des Transports publics genevois (TPG) peine toujours à convaincre. Dans les bus et les trams, la nervosité est perceptible, les critiques fusent. Pourtant, selon le dernier point hebdomadaire conjoint des TPG et du Département de l’intérieur et de la mobilité (DIM), «le réseau TPG fonctionne de manière satisfaisante, depuis plusieurs semaines maintenant». Ce n’est pas l’avis des usagers, qui continuent à envoyer des réclamations aux TPG. «Nous en recevons environ 200 par mois, soit deux fois plus que d’habitude. Mais on est loin des 1000 réclamations reçues lors du premier mois d’exploitation du nouveau réseau», souligne Philippe Anhorn, responsable de la communication des TPG.

S’il convient que la situation s’est «un peu améliorée», Thomas Wenger, président de l’Association transports et environnement de Genève (ATE-GE), est loin de partager ce constat. «Les gens sont encore très mécontents du réseau de trams», dit-il. L’ATE-GE salue la création de la voie de bus sur le pont du Mont-Blanc, «qui a permis d’augmenter la vitesse commerciale des véhicules», le rétablissement du parcours historique de la ligne 3 reliant Gardiol et les Crêts-de-Champel, et l’augmentation importante de l’offre sur le réseau. «Mais le passage à trois lignes de trams reste un point négatif, poursuit Thomas Wenger. Il est inconcevable que les habitants du pôle Carouge-Plainpalais et ceux du pôle des Trois-Chênes (Chêne-Bougeries, Chêne-Bourg et Thônex) n’aient pas un accès direct à la gare Cornavin et à la rive droite.» L’ATE-GE demande la création de deux nouvelles lignes, l’une reliant le Bachet, Carouge, Plainpalais à la gare de Cornavin et aux Nations, et l’autre reliant Moillesulaz, les Trois-Chênes à Meyrin via Cornavin.

Thomas Wenger critique aussi les pôles de transbordement que sont Bel-Air, Plainpalais et Cornavin. «Il y a des problèmes de signalétique. Quand on sort du tram 14 à la place Bel-Air, on ne sait pas où se trouve le tram 12», dont l’horaire est pourtant signalé sur les panneaux.

(Source : Le Temps).

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Pourquoi Genève a opté pour trois lignes de tram ?

Posted by ardsl sur 14 février 2012

Lancé le 11 décembre, le nouveau réseau des TPG est toujours en rodage.

Simplifier le réseau afin de le rendre plus performant. Tel est le but que les Transports Publics Genevois (TPG) et la Direction générale de la mobilité (DGM) espéraient atteindre avec la mise en œuvre d’un nouveau réseau, le 11 décembre dernier. Deux mois après, les usagers ne sont toujours pas convaincus. À la colère succèdent les questions…

Un nouveau réseau, pour quoi faire ?

«Genève connaît une forte croissance. Au début des années 2000, l’offre de transports publics manquait», explique Pascal Ganty, directeur du développement et de l’ingénierie des TPG. Les prestations de la régie publique sont fixées tous les quatre ans par le Conseil d’État via le Plan directeur des transports publics (PDTC). En octobre 2008, les réflexions sur le PDTC pour les années 2011-2014 débutent. Il est alors établi que le nombre de places offertes par les TPG au kilomètre doit croître de 37% d’ici à 2014. L’augmentation de la vitesse commerciale est un autre but à atteindre. Plusieurs groupes de réflexion, qui incluent les communes et les associations d’usagers, se réunissent. Un an plus tard, en octobre 2009, une première version du PDTC est adoptée par le Conseil d’État. Le document propose le passage à un réseau «simplifié» constitué de trois lignes de tram.

Trois lignes, pour quelles raisons ?

L’ancien système – dit des axes – «arrive petit à petit à la limite de ses capacités», estiment les ingénieurs. Avec l’extension du réseau vers Meyrin et Bernex, ce système aurait dû s’équiper de neuf lignes, calculent les experts. Mission déclarée techniquement impossible car les nœuds ferroviaires auraient été saturés, ce qui aurait créé des bouchons. Certains craignent aussi qu’un réseau à neuf lignes soit trop difficilement lisible pour les usagers. Le réseau «simplifié» séduit aussi les exploitants. Il permet d’avoir une plus grande flexibilité des fréquences et d’améliorer la vitesse commerciale. Autres avantages : trois lignes de tram utilisent moins de chauffeurs et permettent d’«optimiser et d’amortir tout le matériel roulant»; en clair, les anciens trams monodirectionnels comme les nouveaux véhicules bidirectionnels.

Les «vieux» véhicules monodirectionnels ne peuvent emprunter que les tracés qui se terminent par une boucle et non pas en cul-de-sac, dit «en tiroir», comme à l’arrêt P+R Bernex, par exemple. Finalement l’argument économique fait aussi pencher la balance en faveur d’un réseau à trois lignes. Le système «simplifié» coûte 12% moins cher et permet une économie annuelle de 17 millions de francs. Malgré ces explications, une question demeure. Pourquoi avoir choisi de relier Meyrin à Bernex ; les Nations et Moillesulaz à Lancy et pas d’autres itinéraires ? «La variante retenue relie des régions qui s’équilibrent car elles drainent le même nombre de passagers», explique Pascal Ganty.

Qui a critiqué quoi ? Qui a retenu quoi ?

Suite à l’adoption du PDTC, en mai 2010, le Grand Conseil soumet des remarques. Le Parti radical, soutenu par le PDC, les libéraux et le MCG, estime «que le concept de trois lignes n’est pas suffisamment abouti». Il met en avant «des problèmes piétons aux interfaces» ; la «multiplication des transbordements» et un «manque d’estimations de la demande». Les élus exigent le maintien des «voies de tram actuelles pour permettre la réversibilité du système d’exploitation actuel».

Toujours en mai, la Communauté d’intérêts pour les transports publics (Citrap) écrit à la Commission des transports : «le réseau simplifié est une solution très technocratique qui ne tient pas suffisamment compte du confort des usagers.» Elle propose un réseau «simplifié» à cinq lignes. En plus des lignes retenues, elle suggère un tram 13 reliant Bachet à Cornavin via Carouge et Stand et une ligne 16 reliant Moillesulaz au CERN. L’augmentation des transbordements inquiète. Selon les estimations, le nombre de trajets directs chutera de 66% à 61%.

La hausse des cadences doit compenser cette perte. « On savait que cela impliquerait des changements d’habitudes« , explique Marion Guillot, ingénieure au service transports publics de la DGM. « Mais l’augmentation des transbordements, ne concernant que peu d’usagers, a été jugée acceptable. » Le 23 juin 2010, le Conseil d’État adopte une nouvelle version du PDTC. Le réseau à trois lignes est maintenu. Le maintien des anciens rails pour permettre la réversibilité du système y figure, ainsi que le besoin de «compléments d’interfaces de trams et la modélisation de Bel-Air et Plainpalais». En novembre 2010, le contrat de prestation des TPG revient devant le Grand Conseil. Des voix s’inquiètent à nouveau des transbordements, mais le débat se cristallise autour de l’augmentation du prix des billets et abonnements.

Des imprévus ? Des améliorations futures ?

Depuis le 11 décembre, gérer le réseau «simplifié» se révèle compliqué. La météo n’est pas le seul problème rencontré par les TPG. «La planification des travaux du TCOB ne permettait pas d’effectuer des tests avant la mise en service du tram», admet Pascal Ganty. La mise en service à Bernex était dictée par le changement d’horaire européen. «L’opportunité de procéder à ces changements à une autre période de l’année, par exemple pendant l’été, mérite d’être étudiée», reconnaît Yann Gerdil-Margueron, porte-parole de la DGM. Le risque ? Que les horaires genevois ne soient pas intégrés aux moteurs de recherche CFF ou SNCF, par exemple.

À l’avenir, le réseau sera amélioré, rassurent ses concepteurs. Il pourrait être étendu à Vernier, voire plus tard sur le pont du Mont-Blanc. Les cadences seront augmentées à la fin de 2013. CEVA et futur RER franco-valdo-genevois «viendront compléter le tout et offrir une cadence et un haut débit», relève Fabrice Étienne, directeur par intérim du service transports publics à la DGM. D’ici là, patience.

(Source : La Tribune de Genève).

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