ARDSL Association Rail Dauphiné Savoie Léman

Le blog des usagers

Posts Tagged ‘NKM’

Olivier Dutheillet de Lamothe présente en catimini son rapport sur le statut des cheminots

Posted by ardsl sur 26 juillet 2012

Le président de la section sociale du Conseil d’État a présenté le 24 juillet 2012 aux partenaires sociaux les principales lignes de son rapport sur le cadre social de l’ouverture à la concurrence des services ferroviaires régionaux de voyageurs. Il avait été mandaté par l’ancien gouvernement mais l’actuel ministre des Transports, Frédéric Cuvillier, « ne se sent pas engagé par ce rapport« , indique une source syndicale.

Olivier Dutheillet de Lamothe a attendu le milieu de l’été pour « restituer » aux partenaires sociaux, à SNCF et aux opérateurs ferroviaires privés son rapport sur les conditions sociales de l’ouverture à la concurrence des trains régionaux et d’équilibre du territoire, les TER et les TET.

« Il s’agissait d’une restitution, le rapport n’est pas public, nous n’en avons même pas eu un exemplaire« , a-t-on appris de source syndicale.

Cette mission d’expertise lui avait été commandée par Nathalie Kosciusko-Morizet, l’ancienne ministre des Transports, dans la foulée des Assises ferroviaires en février 2012.

Abrogation de l’article 1 de la loi de 1940

Que préconise le président de la commission sociale du Conseil d’État ? De passer par la voie législative, puis réglementaire et enfin, de conclure un accord de branche afin de créer un statut unique du cheminot, ce qui mettrait fin au double statut actuellement en vigueur.

Aujourd’hui en effet, les presque 2000 salariés des entreprises ferroviaires privées (Colas Rail, Euro Cargo Rail, Europorte, VFLI etc.) autorisés depuis 2006 à exploiter des trains de fret relèvent du droit du travail. À l’inverse, l’organisation du travail des agents de SNCF (congés, repos, récupération, temps de service etc.) découle d’une loi de 1940 et est formalisée par des textes internes à la compagnie ferroviaire publique, les « RH ».

« Olivier Dutheillet-Lamothe propose d’abroger l’article 1 de la loi de 1940 et de soumettre ainsi la SNCF aux accords de branche négociés entre les partenaires sociaux« , explique cette même source.

Invité à cette présentation, Jean-Marc Ambrosini, conseiller social au cabinet du nouveau ministre des Transports, Frédéric Cuvillier, a indiqué que le gouvernement ne se sentait nullement engagé par les conclusions de ce rapport qu’il n’a pas commandé.

Il va de nouveau consulter les parties prenantes en septembre sur le volet social de l’ouverture du rail à la concurrence, mais aussi sur le dossier de la gouvernance ferroviaire.

(Avec mobilicites.com).

Publicités

Posted in Politique | Tagué: , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

SNCF anticipe une perte de marché de 30% si les TER s’ouvrent à la concurrence

Posted by ardsl sur 25 juillet 2012

La compagnie ferroviaire pourrait perdre dans les dix prochaines années jusqu’à 30% de ses parts de marchés sur les trains régionaux (TER) et 40% sur les Intercités en raison de l’ouverture de ces activités à la concurrence, selon une information publiée par Les Échos le 20 juillet 2012.

« Selon le plan d’affaires 2013-2017 examiné par le conseil d’administration (de SNCF) fin juin 2012, l’entreprise anticipe des pertes de ses parts de marché importantes en 2017, et encore plus en 2022, sur les segments d’activité sur lesquels elle sera mise en concurrence« , indique le quotidien économique qui a visiblement pu consulter le document.

Sollicitée par l’AFP, SNCF n’a pas souhaité faire de commentaires.

Selon Les Échos, qui ne cite pas ses sources, la direction « anticipe dans son plan d’affaires une perte de 8% du marché des trains régionaux en 2017« , un pourcentage qui pourrait atteindre 30% en 2022.

Pour les Intercités, « la proportion des lignes captées par les nouveaux entrants est évaluée à 13% en 2017 et à 40% en 2022« , selon Les Échos qui précisent qu’il « ne s’agit pas là d’objectifs que se fixe l’entreprise, mais bien de la situation qu’elle s’attend à vivre ».

Le quotidien souligne que « ces projections à cinq et dix ans sont à prendre avec beaucoup de précautions (…) des paramètres cruciaux restant à préciser, « à commencer par la date de l’ouverture à la concurrence« .

À partir de 2015 ?

En décembre 2011, Nathalie Kosciusko-Morizet, alors ministre de l’Écologie et des Transports, avait annoncé le lancement à partir de 2014 d’une « expérimentation » visant à ouvrir à la concurrence le marché des TER et des TET (lire notre article sur ce sujet).

Le nouveau gouvernement n’a pas encore indiqué s’il comptait ou non maintenir cette date mais le ministre des Transports Frédéric Cuvillier a indiqué qu’il allait examiner « avec la plus grande attention » les récentes propositions du Conseil économique, social et environnemental (CESE) sur ce dossier.

Dans un avis de fin juin 2012, l’institution suggère d’expérimenter à partir de 2015 la mise en concurrence des TER. Ces tests devraient être menés à échelle réduite, dans trois ou six régions et seulement sur certaines lignes, selon le CESE (lire notre article sur ce sujet).

Une réglementation européenne de 2009 impose aux États membres d’être en mesure de procéder à l’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire régional en 2019.

La Deutsche Bahn surfe sur la libéralisation ferroviaire

En Allemagne, la Deutsche Bahn AG affichait en 1993 un déficit de 8,2 milliards d’euros et ses dettes s’élevaient à 33,5 milliards d’euros.

Avec l’ouverture à la concurrence lancée en 1994 pour le fret puis les lignes régionales et longue distance, la compagnie ferroviaire publique a certes perdu son monopole – il existe aujourd’hui plusieurs dizaines d’opérateurs privés dont les Français Keolis et Veolia – mais elle est redevenue bénéficiaire depuis 2004. Tout en restant le principal opérateur ferroviaire outre-Rhin.

Dans les faits, la concurrence est faible, essentiellement à cause du coût élevé demandé par DB Netz, le gestionnaire des infrastructures ferroviaires, pour utiliser le réseau ferré.

(Avec mobilicites.com).

Posted in Politique, SNCF | Tagué: , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Le transport en bonne place dans le nouvel appareil d’État

Posted by ardsl sur 29 mai 2012

Le profil de non spécialiste de Frédéric Cuvillier, ministre délégué aux Transports et à l’Économie maritime et de Nicole Bricq, sa ministre de tutelle (Écologie, Développement durable et Énergie) ont pu en décevoir certains. Tout comme le rang du ministère des Transports, 32e sur 34, dans la hiérarchie gouvernementale. En fait, les cabinets ministériels du nouvel appareil d’État sont truffés d’hommes de SNCF.

Le transport et notamment le transport public de voyageurs mal loti dans le gouvernement ? Ce serait ignorer les récentes nominations de spécialistes du transport, et notamment de SNCF dans de nombreux cabinets ministériels. Le secteur ferroviaire a rarement été aussi bien représenté à des postes clés de l’appareil d’État.

C’est ce qu’on constate au gré des nominations intervenues depuis l’élection de François Hollande le 6 mai 2012, et la prise de poste de Jean-Marc Ayrault à Matignon, le 15 mai.

À l’Elysée, un très bon connaisseur des transports terrestres a été nommé au sein du pôle politique publique comme conseiller environnement et territoires du président de la République. s’agit de Patrick Vieu (ENA). Ancien directeur des services Transports à la DGITM -2008- 2011- il avait intégré l’équipe de réflexion chargée durant la campagne du programme transport du candidat Hollande.

La « Pépynière »

À Matignon, il compte un ancien collègue de bureau. Xavier Piechaczyk jusqu’alors directeur adjoint du service transport a été nommé conseiller transport du premier ministre Jean-Marc Ayrault. Cet ingénieur des Ponts a notamment supervisé le processus des Assises du ferroviaire organisées par Nathalie Kosiuszko-Morizet dans l’équipe Sarkozy, et qui ont abouti à un consensus sur la nécessité de regrouper la gestion de l’infrastructure ferroviaire.

On peut donc imaginer qu’il n’y aura pas de hiatus sur cette question entre l’ancien et le nouveau gouvernement.

Mais il faudra compter aussi avec la sensibilité SNCF bien représentée dans le nouvel appareil d’État. Car le directeur de cabinet du ministre des transports Frédéric Cuvillier est un cheminot. Emmanuel Kesler a été nommé le 24 mai. Originaire de la Cour des comptes, cet énarque a été détaché à SNCF en 2003 où il a occupé diverses fonctions (directeur-adjoint de cabinet de Louis Gallois, directeur adjoint du matériel et directeur financier).

À l’évidence, SNCF a constitué une réservoir pour la gauche socialiste. Le nouveau pouvoir a pioché dans la “Pépynière“, c’est-à-dire auprès des jeunes cadres formés par Guillaume Pépy, président de la compagnie publique des chemins de fer.

Antoine de Rocquigny (ENA, directeur de cabinet du président de SNCF depuis 2010 rejoint ainsi Bercy. Il a été nommé directeur de cabinet adjoint du ministre délégué au Budget, Jérôme Cahuzac.

En revanche, Guillaume Pépy a réussi à conserver le directeur du RER C. Selon Ville Rail et Transport, Pierre Cunéo a été approché pour diriger le cabinet de Marylise Lebranchu, la ministre de la réforme de l’État, de la décentralisation et de la fonction publique. Mais la démarche n’a pas abouti.

Qui va gérer l’infrastructure ferroviaire ?

Mais d’autres connaisseurs de la chose ferroviaire ont également été appelés dans les sphères élevées du pouvoir. Pierre Moscovici, ministre de l’Économie des finances et du commerce extérieur, a pour directeur de cabinet Rémy Rioux, qui fut administrateur de SNCF au titre de représentant du ministère de l’Économie.

Son directeur de cabinet adjoint est Alexis Kolher, jusqu’alors suppléant du représentant du ministère de l’Économie au conseil d’administration de la SNCF.

Ces nominations sont suivies d’autant plus près par la direction de SNCF et par celle de RFF que l’État va arbitrer dans les prochains mois au sujet du modèle d’organisation de la gestion de l’infrastructure ferroviaire française.

(Avec mobilicites.com).

Posted in Politique | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

La gouvernance du rail, sujet prioritaire du ministre des Transports

Posted by ardsl sur 22 mai 2012

Parmi les dossiers prioritaires du nouveau ministre des Transports figure la réforme du système ferroviaire, qui sépare aujourd’hui les activités de transporteur et de gestionnaire du réseau, mais dont SNCF souhaite qu’il soit réunifié.

Les Assises du ferroviaire, organisées fin 2011 par l’ancien gouvernement, avait permis de dégager des pistes de réflexion mais il reviendra au nouveau titulaire du portefeuille des Transports, Frédéric Cuvillier, et à sa ministre de tutelle, Nicole Bricq, de trancher cette épineuse question.

Deux pistes possibles

Deux scénarios avaient été examinés lors des Assises : l’un approfondissant le découplage actuel, l’autre explorant la voie d’une intégration du gestionnaire de l’infrastructure au sein d’une holding, choix privilégié par SNCF et inspiré du modèle allemand.

Depuis une réforme de 1997, la gestion du réseau a été transmise à Réseau Ferré de France (RFF) qui a hérité au passage de la dette de l’opérateur historique. Ce dispositif complexe est une source de tensions entre les deux groupes et de perte d’efficacité pour l’ensemble.

En conclusion des Assises, l’ex-ministre des Transports Nathalie Kosciusko-Morizet avait demandé aux patrons du rail et aux services de l’État de lui remettre au printemps « un calendrier et des propositions ». Sans attendre, elle avait toutefois décidé d’unifier le gestionnaire de l’infrastructure en rassemblant tout ou partie des fonctions exercées par RFF, la Direction de la circulation ferroviaire (DCF) et SNCF Infra (maintenance et entretien). Le rapprochement est actuellement en cours.

Absence de consensus entre les élus et les experts

La présidentielle est passée par là et, si le candidat Hollande ne s’est pas exprimé sur ce dossier, « le principe d’un retour à un système unifié a été arrêté par un groupe de travail chargé du sujet à ses côtés », a déclaré une source proche du dossier. « Mais il n’y avait pas consensus au sein de ce groupe formé d’élus et d’experts, les élus penchant pour le modèle allemand et les experts préconisant d’attendre l’issue d’une procédure lancée par Bruxelles à l’encontre de l’Allemagne ».

La Commission européenne a en effet engagé un recours contre Berlin devant la Cour européenne de justice, estimant que la Deutsche Bahn ne respecte pas suffisamment l’indépendance du gestionnaire de l’infrastructure ferroviaire. L’opérateur serait ainsi en infraction avec la législation communautaire sur l’ouverture du marché ferroviaire européen à la concurrence. « Il est probable que gouvernement restera prudent dans les semaines qui viennent et prendra une décision au vu de cette jurisprudence », estime la même source.

Le candidat PS s’est prononcé en faveur d’une holding

En France, l’Autorité de régulation des activités ferroviaires (ARAF), le gendarme du rail, a déjà dit sa préférence pour un dispositif séparant strictement les rails et les trains. Mais à SNCF, on rappelle que « les socialistes se sont prononcés pour une holding pendant la campagne » et qu’ils doivent à présent « passer de la théorie à la pratique ».

L’attente est d’autant plus grande que s’ouvrent en juin, à Bruxelles, les travaux du 4e paquet ferroviaire qui déboucheront sur les mesures organisant l’ouverture prochaine à la concurrence du trafic national des voyageurs.

« La fenêtre de tir est unique et ne se représentera pas », prévient David Azéma, n°2 de SNCF. « Si rien n’est décidé, ce qui est le scénario alternatif le plus probable, nous continuerons à dépenser de l’argent pour un service de moins bonne qualité », ajoute-t-il. Le dirigeant plaide pour un gestionnaire de l’infrastructure unifié disposant de « la plénitude des attributions lui permettant d’exercer ses fonctions ».

(Avec AFP).

Posted in Politique | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Patrick Kron, patron d’Alstom, va présider Fer de France

Posted by ardsl sur 7 mai 2012

Fer de France, l’organisme qui doit fédérer l’industrie ferroviaire française et dont la création a été décidée à l’issue des Assises du ferroviaire en décembre 2011, semble enfin sur les rails. Son président sera Patrick Kron, PDG d’Alstom, et son vice-président Guillaume Pépy, patron de SNCF.

La décision a été entérinée le 25 avril 2012 lors d’une réunion au sommet qui s’est déroulée au siège de SNCF, rue du Commandant Mouchotte à Paris, suivie d’un dîner à l’Opportun, un restaurant du quartier de Montparnasse.

Elle rassemblait plusieurs autres numéros 1 des grandes entreprises du secteur ferroviaire comme Pierre Mongin (RATP), Hubert du Mesnil (RFF), Jacques Gounon (Eurotunnel). Également présents, Louis Nègre pour la FIF (Fédération des industries ferroviaires) et pour le Groupement des autorités de transport (Gart), ainsi que Francis Grass au nom de l’Union des transports publics et ferroviaires (UTP).

Ces trois organisations ont vocation à être intégrées à Fer de France qui n’a pour l’heure pas encore d’existence effective. Ses contours et ses missions ont fait l’objet ces dernières semaines d’une mission confiée à un préfigurateur du Conseil général de l’environnement et du développement durable au ministère du Développement durable.

Une figure incontestable

Le gouvernement et l’Élysée souhaitaient que le président soit désigné avant l’élection présidentielle. Mais ce choix a été difficile. À l’origine, Nathalie Kosciusko-Morizet, l’ex-ministre de l’Écologie aurait voulu pouvoir être en mesure d’annoncer dès la séance finale des Assises du ferroviaire, fin décembre 2011, le nom de celui qui incarnerait Fer de France.

L’objectif du groupe de travail présidé par Bruno Angles était d’attirer une figure incontestable de l’industrie si possible extérieure à la filiale ferroviaire. Toutefois, Louis Gallois, Denis Ranque (ex Thales et Technicolor) ou Jean François Dehecq (Sanofi–Aventis) n’ont pas souhaité s’engager pour diverses raisons, alors que Guillaume Pépy proposait ses services.

Dialogue équilibré

Finalement, la direction de Fer de France va échoir aux deux principaux acteurs de la filière ferroviaire française, ce qui n’était pas forcément le but recherché initialement. Plusieurs acteurs soulignaient ces derniers mois la nécessité d’un dialogue et de rapports plus équilibrés entre les entreprises de différentes tailles du secteur.

Rappelons que le comité de filière a publié mi-avril 2012 ses recommandations pour la branche et qu’un fonds de modernisation des entreprises ferroviaires, doté de 40 millions d’euros, vient d’être créé (lire).

(Source : mobilicites.com).

Posted in Matériel | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Ouverture à la concurrence ferroviaire : selon l’ARF, « Bruxelles infléchit ses positions »

Posted by ardsl sur 30 mars 2012

De retour de Bruxelles fin mars 2012, où il a rencontré des représentants de la Commission européenne et des eurodéputés, Jacques Auxiette, président de le Commission Infrastructures et Transports de l’Association des régions de France (ARF), n’est pas revenu bredouille.

À en croire le représentant de l’ARF, Bruxelles commence à infléchir ses positions : « alors que l’ouverture à la concurrence systématique et obligatoire semblait inéluctable l’année dernière (en 2011), les choses paraissent moins figées aujourd’hui« , rapporte Jacques Auxiette, qui est allé rencontrer les instances européennes fin mars 2012.

Il s’était déplacé pour défendre le point de vue des élus régionaux sur l’ouverture à la concurrence des lignes ferroviaires régionales et nationales de voyageurs. La libéralisation est un « choix idéologique » et « contraire aux réalités ferroviaires, financières et sociales » du pays, selon Jacques Auxiette . »Les régions doivent pouvoir décider si elles veulent des TER privés, ou non« , assène-t-il.

Le modèle belge

Par ailleurs, le représentant de l’association des élus régionaux prône la création d’une autorité organisatrice nationale associant l’État et les régions. « Il est nécessaire de définir une politique nationale qui associerait l’État et les AO régionales, et donnerait une feuille de route aux opérateurs, SNCF et RFF. L’État ne remplit pas son rôle, et il faut prendre en compte qu’aujourd’hui, il n’y a plus l’État tout seul, il y a aussi les régions » (qui ont la responsabilité des TER depuis 1997).

Enfin, dans le cadre du débat sur la gouvernance du système ferroviaire né des Assises organisées par l’ancienne ministre de l’Écologie et des Transports, NKM, Jacques Auxiette milite pour un système unifié. Il défend l’idée d’une holding qui chapeauterait le gestionnaire des infrastructures (l’actuel RFF), et l’exploitation commerciale des lignes (SNCF).

Plutôt que le modèle allemand, qui d’ailleurs est sur la sellette à Bruxelles, le représentant de l’ARF défend une troisième voie, celle du modèle ferroviaire belge.

« Nous avons longuement discuté avec les chemins de fer belges, et leur modèle est intéressant : une holding et un statut unique avec une relative indépendance des différentes entités, contrairement à la Deutsche Bahn en Allemagne qui est le sommun de l’intégration« , selon Jacques Auxiette. « Nous avons convenu de refaire le point avec les instances européennes sur ce sujet en septembre 2012, et là aussi, j’ai perçu un certain assouplissement de Bruxelles. La Commission ne semble plus s’arc-bouter sur la séparation absolue entre l’opérateur historique et le gestionnaire des infrastructures. Il n’y a plus d’injonction brutale sur le sujet« , rapporte Jacques Auxiette.

(Avec mobilicites.com).

Posted in Politique | Tagué: , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Plus de ministre à la barre de l’Écologie

Posted by ardsl sur 22 février 2012

Nathalie Kosciusko-Morizet doit quitter « définitivement » le boulevard Saint-Germain cette semaine, pour s’installer au QG de campagne de Nicolas Sarkozy, rue de la Convention, à Paris. Elle laisse ses deux ministres délégués s’occuper du logement et des transports. Preuve qu’aucune décision post Assises du ferroviaire ne sera prise avant la présidentielle. Matignon sera au chevet de l’écologie jusqu’au 6 mai 2012.

NKM, l’étoile montante de la galaxie Sarkozy part rejoindre le QG de campagne de la rue de la Convention. Elle ne sera pas remplacée et laisse donc Benoist Apparu à ses dossiers logement, Thierry Mariani à ceux du transport. François Fillon prendra en charge les dossiers de l’écologie.

Les arbitrages concernant les dossiers transport en instance sont donc renvoyés après l’échéance électorale du printemps. La gouvernance du système ferroviaire français, l’ouverture à la concurrence des lignes TER, des trains d’équilibre du territoire (TET), l’autorisation des lignes nationales en autocar… Même Fer de France, cet organisme chargé de promouvoir la filière industrielle ferroviaire promis à l’issue des Assises a du mal à être mis sur les rails (lire). NKM a d’autres rendez-vous.

(Avec mobilicites.com).

 

Posted in Politique | Tagué: , , , , , , , , | Leave a Comment »

Fer de France : une cathédrale difficile à bâtir

Posted by ardsl sur 22 février 2012

Le ministère de l’Écologie a nommé un préfigurateur pour tenter de faire « accoucher » Fer de France, un projet né des Assises du ferroviaire mais qui ne fait pas l’unanimité. L’industrie du rail attend finalement plus des propositions du comité stratégique de la filière ferroviaire. Elles sont attendues pour mars 2012.

Pari non tenu. À l’issue de Assises du Ferroviaire, fin 2011, la ministre de l’Écologie et des Transports Nathalie Kosciusko-Morizet avait promis que Fer de France serait porté sur les fonts baptismaux à la mi-février. Mais aucune avancée n’a émergé lors des Rencontres parlementaires sur le transport ferroviaire, le 15 février à Paris et qui étaient pourtant consacrée à l’industrie ferroviaire.

Car pour l’instant, le projet de super organisme de promotion de cette filière inspirée du Gifas, groupement des industries françaises de l’aéronautique n’a pas réussi à susciter de vocation. Aucun des candidats identifiés – des capitaines d’industrie respectés et en fin de carrière – par le gouvernement lors des Assises pour assurer la présidence de Fer de France n’a répondu à l’appel.

Louis Gallois, Denis Ranque ont décliné l’offre, tous deux ayant choisi de s’investir dans la Fabrique, un think tank consacré à l’industrie. Et le gouvernement n’a trouvé personne qui fasse l’affaire.

L’industrie du chacun pour soi

Plus largement, Fer de France, cet édifice institutionnel imaginée par le groupe 4 des Assises, animé par Bruno Angles, ne suscite en réalité pas non plus l’enthousiasme des principaux acteurs de l’industrie ferroviaire qui redoutent un organisme peu efficace.

Sur le papier, une véritable cathédrale a en effet été dessinée. Elle réunirait quatre collèges – industriels et Fédération des industries ferroviaires (FIF) ; autorité organisatrices ; opérateurs ; gestionnaires d’infrastructures – et six différentes commissions, le tout coiffé par un conseil d’administration composé de plus hauts responsables de certains des acteurs et censé se réunir chaque mois. C’est dans cette structure que serait discutée tous les problèmes d’une industrie dont les acteurs sont réputés pour un certain « chacun pour soi » : rapport entre grands groupes, entreprises de taille intermédiaires et PME-TPE, compétitivité, stratégie à l’étranger etc.

Jean Panhaleux, préfigurateur

Pour tenter de relancer ce dessein, le ministère de l’Écologie a désigné mi-février un préfigurateur. Il s’agit de Jean Panhaleux, ingénieur général des Ponts et membre du Conseil général du développement durable. Il sera chargé de retailler le projet Fer de France et de réfléchir à un organisme peut-être plus modeste.

Parallèlement, la recherche d’un président se poursuit. Il se murmurait qu’un politique pourrait assumer ce rôle. Lors des Rencontres parlementaires du 15 février, le sénateur UMP Louis Nègre, actuel président de la FIF, a plaider pour que l’on « mette un pilote dans l’avion« , ce que certains ont interprété comme une auto-candidature implicite pour le poste.

Les vraies avancées devraient déboucher d’une autre démarche, parallèle à celle des Assises. Initié après les États généraux de l’Industrie et piloté en lien avec la FIF, le comité stratégique de la filière ferroviaire doit en effet divulguer en mars 2012 une série de propositions concrètes, pour mieux structurer cette industrie.

(Source : mobilicites.com).

Posted in Politique | Tagué: , , , , , , , , | 1 Comment »

Transport : «l’opération vérité» du gouvernement

Posted by ardsl sur 15 février 2012

Les ministres Nathalie Kosciusko-Morizet et Thierry Mariani ont dévoilé jeudi 16 février le site Internet www.qualitetransports.gouv.fr

Chaque année en France plus de 1100 millions de voyageurs prennent le train et environ 120 millions effectuent un trajet en avion. Alors que cette mobilité entraîne un besoin croissant de fiabilité, les données sur la ponctualité des opérateurs sont difficilement accessibles pour le grand public.

Dans le même temps, 25 millions de bagages ont été égarés dans les aéroports mondiaux en 2010. Les TGV ont cumulé en décembre 2011 66 467 minutes de retard et les avions 74690 minutes. Pourtant, trouver une information simple et compréhensible sur les démarches à effectuer en cas de retard, d’annulation ou de perte de bagage peut parfois se transformer en parcours du combattant…

Pour répondre à cette exigence accrue, le Président de la République a annoncé le 8 septembre 2011 à l’occasion de l’inauguration de la ligne à grande vitesse (LGV) Rhin Rhône, la création de l’Autorité de la Qualité de Service dans les Transports (AQST). Son objectif est d’améliorer la qualité de service (ponctualité et régularité) des différentes entreprises de transports et de fournir une information claire sur les droits des passagers.

Le site www.qualitetransports.gouv.fr permet à l’utilisateur d’avoir accès à toutes les statistiques concernant les retards et annulations des trains et avions sur plus de 250 liaisons régionales, nationales et internationales.

Enfin, ce site sert de guide pratique au voyageur afin qu’il connaisse ses droits et les démarches à effectuer en cas de litige.

Posted in Aéroports, Retards / Suppressions | Tagué: , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Grand froid : les transports scolaires et interurbains sont passés à travers les mailles des préfets

Posted by ardsl sur 13 février 2012

Les cars Lihsa ont continué à circuler malgré le grand froid sévissant en Haute-Savoie

« Refroidis » par la pagaille de décembre 2010 lorsque la neige avaient paralysé les déplacements, le gouvernement a renforcé les dispositifs de lutte contre les effets du froid et de la neige sur les routes. De son côté, la Fédération nationale des transports de voyageurs (FNTV) a coédité un guide de rédaction des arrêtés préfectoraux interdisant la circulation des poids lourds. Objectif, éviter que les autocars scolaires et interurbains soient bloqués pour « rien ». Bilan après deux semaines glaciales.

Rappelez-vous, 8 décembre 2010, la grande pagaille sur les routes à cause de fortes chutes de neige sur la France. Montrés du doigt pour leur manque d’anticipation, le ministre des Transports Thierry Mariani et sa ministre de tutelle NKM, s’étaient engagés à renforcer les dispositifs d’information, de prévention et de lutte contre les conséquences des intempéries de l’hiver, pour tous les modes de transport.

Pour la route, il s’agissait d’éviter à tout prix le blocage des grands axes sans information préalable et sans prévoir de zones de délestage pour les poids lourds. Le plan d’action s’est appliqué à la lettre début février 2012 avec les premières températures glaciales et les chutes de neige. « Pour le moment, les choses se passent correctement« , assurait Thierry Mariani, le 6 février sur RTL. Même s’il y a eu quelques ratés selon les professionnels de la route.

Alors que le 13 février, le redoux se fait sentir, quel bilan tirer de ces deux semaines glaciales dans l’organisation des transports départementaux en autocar, lignes interurbaines et ramassages scolaires ? « Alors que l’hiver 2011-2012 est beaucoup plus rigoureux qu’en 2010, il y a finalement moins de perturbations tant dans les transports scolaires que sur les lignes régulières« , constate Pierre-Olivier Carel, chargé d’une cellule de veille à la Fédération nationale des transports de voyageurs (FNTV).

Pas de véhicules bloqués ça et là, pas de voyageurs transits de froids sur des aires de stationnement pour poids lourds frappés par des interdictions de circuler. Par quel miracle ?

Il y a poids lourd et poids lourd

« Un élément nouveau a changé la donne cette année, explique le représentant du syndicat professionnel des entreprises autocaristes. En 2011, nous avons travaillé avec le chef du Bureau de la circulation des transports routiers au ministère des Transports (Julien Fernandez), et nous avons coédité un guide d’aide à la rédaction des arrêtés préfectoraux interdisant la circulation des poids lourds de plus de 7,5 tonnes en cas de chutes de neige et de verglas« , explique-t-il.

Grâce aux conseils de ce guide, les préfectures auraient géré plus finement les arrêtés d’interdiction de circuler, et fait la différence entre camions et autocars. Certes, en Basse-Normandie, dans le Centre, le Gers, le Loiret, l’Orne ou la Sarthe, fortement touchés par les chutes de neige, les circuits scolaires n’ont pas été assurés pendant plusieurs jours, mais à l’inverse, en région PACA, recouverte d’un épais manteau neigeux, l’arrêté préfectoral du Var pris le 12 février a fait la différence entre les camions et les autocars. Si les premiers ont été interdits de circulation, les transports scolaires et les autocars de lignes n’ont pas été frappés par cette même interdiction, indique la FNTV.

« Il faut laisser la décision de mettre des autocars sur les routes à l’appréciation des conseils généraux (les autorités organisatrices) et les transporteurs qui sont des pros de la route et ont une fine connaissance du terrain« , juge Pierre-Olivier Carel. « En Savoie et Haute-Savoie, les bus et les cars circulent, non ?« , ajoute-il comme pour montrer que la neige n’est pas systématiquement synonyme d’accident et de sortie de route.

Tout notre travail a consisté à sensibiliser les préfectures sur la distinction à faire entre un transport routier et un transport de voyageurs. Car il y a poids lourds et poids lourds, « ceux qui transportent des marchandises et ceux qui transportent des voyageurs, et si vous immobilisez un camion, même avec des denrées périssables, sur une aire d’autoroute en cas d’intempéries, ce n’est pas la fin du monde. Or, si vous bloquez un autocar avec 50 passagers à bord, ils sont beaucoup plus périssables… Il faut laisser la décision de mettre des autocars sur les routes à l’appréciation des conseils généraux (les autorités organisatrices) et des transporteurs qui sont des pros de la route et ont une fine connaissance du terrain« , juge Aurélie Bruder, responsable de commission technique et sécurité à la FNTV.

(Source : mobilicites.com).

Posted in Retards / Suppressions | Tagué: , , , , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :