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Ces investissements que l’État repousse faute de crédits

Posted by ardsl sur 8 octobre 2012

François Hollande a eu beau se montrer rassurant lors des états généraux de la démocratie territoriale, les 4 et 5 octobre, promettant aux territoires « pacte de confiance » pour les cinq années à venir, les élus locaux ne dissimulent plus leurs inquiétudes.

De la Somme aux Alpes-Maritimes, les grands projets d’infrastructures sont sur la sellette faute de financements. Le projet de loi de finances 2013 prévoit ainsi que « des projets non prioritaires ou dont le financement n’a jamais été établi sont décalés ou arrêtés« . Le gouvernement a annoncé une réduction de sa dotation de financement des collectivités de 1,5 milliard en2014 et 2015.

La peau de chagrin budgétaire pourrait aussi concerner les collectivités locales : selon un sondage TNS Sofres réalisé en septembre auprès d’un échantillon de 300 maires, 54% d’entre eux envisagent de différer des projets d’équipement alors même que l’investissement local représente 70% de l’investissement public.

Une commission pour revoir le plan transport

En juillet, Frédéric Cuvillier, ministre des transports, avait annoncé la création d’une commission chargée d’opérer un sérieux élagage du schéma d’infrastructure des transports (SNIT), censé fixer l’orientation de l’État en matière d’infrastructures pour les vingt à trente prochaines années. Une facture alors évaluée à 245 milliards d’euros mais critiquée, par les experts, pour la non hiérarchisation des projets et l’absence de financements précis.

La commission chargée de faire le tri devrait rendre ses arbitrages à la fin du premier trimestre 2013 en tenant compte « des priorités du gouvernement« , notamment l’amélioration des transports du quotidien, la modernisation du réseau ferroviaire et l’effort budgétaire accru sur les trains Intercités.

Les projets de lignes à grande vitesse (LGV) menacés

La poursuite des projets les plus difficiles à financer ne fait plus partie des urgences. Les différentes branches de la LGV Rhin – Rhône, qui demandent un investissement de près de 7 milliards d’euros, devraient ainsi être repoussées sine die.

De même, le lancement de la LGV Paris – Normandie est fortement compromis. Il devrait être à la fois requalifié en ligne classique et réalisés en deux étapes. Une nouvelle ligne Paris – Mantes pourrait ainsi précéder la modernisation du Paris – Le Havre.

La LGV menant à Amiens, en doublant la ligne Paris – Lille, est aussi peu probable que la LGV de Provence Côte-d’Azur. Les oppositions locales sont tellement fortes vis-à-vis des différents tracés que leur avenir est compromis. « Pourtant, cette ligne est considérée comme potentiellement la plus rentable d’Europe« , défend Éric Ciotti, président du Conseil général des Alpes-Maritimes (UMP), qui s’exaspère du manque de volontarisme de l’État. « Même si Michel Vauzelle, Jean-Noël Guérini et Jean-Claude Gaudin ont affiché très peu de motivation à la réalisation du projet, c’est à l’État de dépasser les problèmes de rivalités locales pour considérer l’intérêt général« , tonne-t-il.

Ceux qui devraient être sauvés

Quatre projets importants verront toutefois le jour. Le plus avancé, la prolongation de la ligne à grande vitesse Est vers Strasbourg, sera mené à terme. De même que les trois partenariats public-privé signés avec les sociétés Vinci (Tours – Bordeaux), Eiffage (Bretagne-Pays de la Loire) et Bouygues (Nîmes – Montpellier).

La construction de la ligne nouvelle Lyon – Turin, qui coûtera de 11 à 13 milliards d’euros à la France, ne devrait pas, non plus, être remise en cause, car elle a fait l’objet d’un traité international avec l’Italie.

Le gouvernement aura aussi du mal à s’opposer au prolongement de la LGV de Bordeaux vers Toulouse, un projet de 4,3 milliards d’euros. La Région Midi-Pyrénées détient en effet une carte maîtresse : elle ne participera au financement du tronçon Tours – Bordeaux que si la seconde phase est maintenue, avertit Martin Malvy, président PS du conseil régional de Midi-Pyrénées.

La ligne Poitiers – Limoges (1,6 milliard d’euros) a elle-aussi quelques chances d’aboutir. « N’est-ce pas le plus court chemin pour rallier Tulle ? » interroge, en réclamant l’anonymat, un expert ferroviaire, se référant au fief électoral du président de la République. « Si ce projet est mené, un tracé plus central de la ligne Paris – Orléans – Clermont – Lyon n’aurait plus guère de sens… »

Le 3 octobre, le préfet de la région Auvergne a annoncé des études complémentaires cette dernière ligne.

Incertitudes sur le canal Seine – Nord

Concernant le principal investissement fluvial, le canal Seine – Nord, Frédéric Cuvillier assure ne pas l’avoir complètement enterré. Ce projet pharaonique évalué à 4,2 milliards d’euros minimum, ne verra le jour que si l’Europe, qui a promis d’en financer 6,4% accepte de monter jusqu’à 25%.

En cas d’échec, un territoire déjà sinistré subira le choc dû à « la perte de 10000 créations d’emplois directs et indirects« , estime Alain Gest, député UMP de la Somme et président de Voie navigable de France.

C’est aussi un immense gâchis poursuit-il : « 200 millions d’études et de travaux réalisés pour rien. Des expropriations, l’aménagement d’infrastructures coûteuses comme le surbaissement de l’autoroute A29, déjà réalisé, qui a coûté à lui seul 10 millions d’euros. »

Les critiques des élus

Quelles que soient leurs couleurs politiques, les élus locaux réclament une politique d’investissement plus ambitieuse de l’État. « Les économies doivent être faites sur le fonctionnement, pas sur les investissements productifs« , martèle le centriste Jean-Marie Bockel, président du Grand Mulhouse.

Sa ville devra attendre avant de pouvoir espérer être raccordée à une LGV. « Le gouvernement ne cesse de dire que l’emploi est la priorité des priorités. Il devrait favoriser la création d’emplois et non pas seulement la défense de l’existant« , insiste Michel Destot, député-maire socialiste de Grenoble. « Il faut stimuler l’attractivité des territoires, c’est en développant nos infrastructures que nous attirons des entreprises étrangères. »

Position partagée par le socialiste Martin Malvy. « Une liaison TGV a des incidences lourdes sur les territoires, elle est le préalable d’implantations d’entreprises, de nouvelles ressource liées au tourisme, d’emplois« , note le président de la Région Midi-Pyrénées.

« Le gouvernement fait le choix d’embaucher 4000 enseignants, une charge qui pèsera pendant quarante ans. On brûle le présent en hypothéquant le futur« , se scandalise Éric Ciotti.

Les autres secteurs particulièrement touchés par la disette budgétaire sont la justice (avec moins de nouvelles prisons) et le culture (abandon de certains projets culturels).

(Avec Le Monde).

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Les élus locaux défendent le projet de LGV Paris – Orléans – Clermont-Ferrand – Lyon

Posted by ardsl sur 19 septembre 2012

L’association TGV Grand Centre Auvergne a tenu son assemblée générale, vendredi 14 septembre à Vierzon.

Le projet va se faire. C’est ce qu’assure Rémy Pointereau, sénateur UMP du Cher et président de l’association TGV Grand Centre Auvergne. Au cours de l’assemblée générale de l’association, vendredi 14 septembre, à Vierzon, il l’a redit et le directeur du projet à Réseau Ferré de France (RFF), Thomas Allary, ne l’a pas démenti.

« Touche pas à mon POCL »

L’association qui compte 700 membres et qui réunit des élus de droite et de gauche, y croit ferme . « Le débat public a été le plus important après celui sur le Grand Paris et il a débouché sur un consensus fort, ce qui est rare », a insisté Rémy Pointereau. Le maire socialiste de Nevers a ajouté que « ce projet ne peut que contribuer à la croissance ». Et Thomas Allary a souligné que « malgré le contexte économique, RFF – en concertation avec l’État – a décidé de poursuivre les études ». Certes, c’était l’ancien gouvernement, et puisque le « nouveau a décidé de hiérarchiser les projets, et c’est à nous d’agir pour que le projet POCL soit retenu », a ajouté Rémy Pointereau.

L’association va lancer une pétition intitulée Touche pas à mon POCL pour maintenir la mobilisation. Elle va aussi poursuivre son lobbying auprès des nouveaux ministres, « notamment sur les thèmes de l’égalité des chances et des territoires, puisqu’il existe maintenant un ministère pour cela », et auprès de l’Union Européenne « où l’on pourrait bénéficier de 3 milliards d’euros ».

Courant octobre, le nouveau préfet coordinateur va réunir le nouveau comité de pilotage, dans lequel l’association souhaite entrer. Les études complémentaires dureront un an (pour un montant de 3M€ payé par les Régions, l’État et RFF) pendant lequel sera organisée une concertation. « L’été prochain, on connaîtra le résultat des études et, après 2013, on peut envisager l’enquête publique », espérait Rémy Pointereau.

Vendredi 14 septembre, le sénateur-maire de Châteauroux, Jean-François Mayet, s’est demandé « pourquoi on intègre le scénario médian dans ces études alors que le consensus portait sur le seul scénario Ouest ?», tandis que le président de l’agglomération de Bourges a souhaité que « l’avenir du Poitiers – Limoges, d’une part, et l’apport voyageurs du POLT soient enfin intégrés dans l’étude économique du POCL ».

Il faudra attendre les arbitrages gouvernementaux pour parier plus sûrement sur l’avenir du projet.

(Avec La Nouvelle République).

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Le gel du canal Seine – Nord préfigure des coupes claires dans le programme de LGV

Posted by ardsl sur 4 septembre 2012

La carte de quelques projets envisagés par le SNIT

Le choc provoqué par la déclaration de Bouygues sur la difficulté de financer le canal Seine – Nord encourage le gouvernement à effectuer une révision drastique du schéma national d’infrastructures de transport. Et particulièrement des projets de LGV promises par la droite.

Le président-directeur général de Bouygues Construction a fait plus que jeter un pavé dans la mare en mettant en doute, mardi 28 août, le réalisme du financement du projet de canal Seine – Nord, dont le coût dépasserait les 4,3 milliards d’euros. Il a fait voler en éclats ce que le député socialiste de la Gironde, Gilles Savary, appelait encore récemment « l’univers féérique » du schéma national des infrastructures de transport (SNIT). Le gouvernement a réagi en annonçant une mission d’analyse sur le financement du canal… Ce qui ne le dispense pas d’ouvrir le chantier de la révision du schéma national des infrastructures de transport destiné à mettre en œuvre les décisions du Grenelle.

Comme il l’avait annoncé en juillet, Frédéric Cuvillier, le ministre des Transports, va donc installer d’ici à quelques jours une commission afin de « revisiter » le SNIT, et d’en « hiérarchiser les projets ». Ce tri devrait être fait en fonction de la viabilité économique des lignes, mais aussi de leur complémentarité avec les infrastructures existantes, sans oublier leur faculté à mobiliser d’autres sources de financement, notamment au niveau européen. La commission devrait être formée d’experts, de personnalités qualifiés et de parlementaires. Mais certains seraient partagés quant à l’opportunité de participer à la commission : alors que les élus de leur région leur demandent d’en être pour plaider leur cause, quelques-uns redoutent d’être associés à des arbitrages douloureux.

Et les supporters des projets ferroviaires menacés ne pourront sans doute pas compter sur le soutien de SNCF et de Réseau Ferré de France. Les deux établissements savent que l’équation économique très dégradée du secteur, dont l’endettement augmente de près de 1 milliard et demi tous les ans, ne permet plus les largesses du passé. Pour RFF, la priorité doit être donnée à la modernisation des lignes existantes. Dans une note interne rédigée au début de l’été, sa direction indiquait d’ailleurs que « la rénovation du réseau constitue un projet en soi dont la rentabilité économique est supérieure à celle de la plupart des projets » du SNIT. Quant au président de SNCF, Guillaume Pépy, il entend mettre l’accent sur les trains du quotidien, notamment en Île-de-France.

Dans ces conditions, la ligne Tours – Bordeaux, dont la construction a déjà commencé, n’est pas menacée mais son prolongement vers Toulouse et l’Espagne pourrait être est visé, d’autant qu’il ne fait pas l’unanimité localement.

Craintes

Le cas de Paris – Orléans – Clermont-Ferrand – Lyon est plus délicat. Son intérêt a été confirmé par RFF mais le projet n’est pas financé et Brice Hortefeux (UMP) ne cache plus son « inquiétude ». À contrario, la révision du SNIT fait l’affaire des opposants à la LGV PACA dont beaucoup, en coulisse, se réjouissent des dernières difficultés du tracé. Le projet de ligne nouvelle Paris – Normandie (LNPN) suscite quelques craintes, l’État n’ayant jamais encore évoqué ni son mode ni ses clefs de financement.

Enfin, les cas des LGV Rhin – Rhône et Manduel – Espagne risquent d’être plus complexes à gérer. Certains tronçons sont déjà en service et ceux qui manquent apparaissent comme les chaînons manquants du réseau européen. Pour les études et acquisitions foncières, 6,5 millions d’euros ont pourtant déjà été engagés uniquement pour la branche Ouest et 8,7 millions pour la branche Sud des LGV Rhin – Rhône.

(Avec Les Échos).

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Grandes infrastructures de transports : la FNAUT réclame l’abandon des projets inutiles

Posted by ardsl sur 4 septembre 2012

La FNAUT approuve le réexamen par le gouvernement du projet de canal Seine – Nord, une infrastructure surdimensionnée, d’un coût grossièrement sous-estimé et d’un intérêt économique et écologique qui n’a jamais été démontré autrement que par des slogans.

Ce canal aurait davantage contribué à concurrencer le port du Havre, en plaçant l’Île-de-France dans la zone d’influence des ports belges et néerlandais, qu’à transférer du trafic de la route sur la voie d’eau.

À la veille de la Conférence environnementale des 14 et 15 septembre, la FNAUT attend du gouvernement la remise en cause d’autres projets contraires aux objectifs du Grenelle de l’environnement et néanmoins inscrits au Schéma National des Infrastructures de Transport :

  • le canal Saône – Rhin – Moselle, un projet véritablement pharaonique, qui ne procède que des fantasmes de ses promoteurs.
  • l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, parfaitement inutile et destructeur d’un terroir périurbain précieux, auquel, de manière incompréhensible, la ministre de l’Écologie, Delphine Batho vient d’apporter son soutien car il répondrait à un « besoin » qu’elle n’a d’ailleurs pas précisé.
  • les autoroutes qui traverseraient des territoires fragiles et ne feraient que stimuler le trafic routier source de nuisances et de gaspillage d’énergie, en particulier l’A831 Fontenay-le-Comte – Rochefort, qui menace le marais poitevin, l’A45, seconde autoroute Lyon – Saint-Étienne, qui traverserait les Monts du Lyonnais, et la nouvelle route du littoral, qui saccagerait le littoral nord-ouest de l’Île de la Réunion. L’abandon du grand contournement autoroutier de Strasbourg ne doit pas rester une décision isolée.
  • la ligne à grande vitesse Poitiers – Limoges, coûteuse et mal conçue (elle assècherait la ligne classique ; une desserte TGV de Limoges serait plus pertinente à partir de la future ligne à grande vitesse Paris – Orléans – Lyon).

La FNAUT demande à l’État et aux collectivités territoriales d’éliminer rapidement les grands projets inutiles ou incompatibles avec les objectifs du Grenelle de l’environnement, et de concentrer leurs moyens financiers sur les projets d’avenir sans lesquels on ne pourra envisager aucune transition énergétique et écologique :

  • les transports urbains en site propre, tramways et bus à haut niveau de service
  • la régénération du réseau ferré classique
  • les projets les plus pertinents de lignes à grande vitesse.

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L’aérotrain a impressionné avant d’être subitement abandonné en 1974

Posted by ardsl sur 11 août 2012

Le prototype de Jean Bertin a circulé à plus de 430 km/h bien avant le TGV sans toucher le sol grâce à ses coussins d’air.

C’était un magnifique projet des Trente glorieuses devant porter haut les couleurs nationales et révolutionner le monde des transports terrestres. L’aérotrain va faire rêver des millions de Français dans les années soixante et jusqu’à l’été 1974. Ils seront même plusieurs milliers à pouvoir tester l’efficacité de ce véhicule futuriste qui ne roule pas mais vole… à moins d’un centimètre du sol.

Son invention n’est en effet pas le fruit de l’industrie ferroviaire mais de l’entreprise Bertin & Cie fondée 1956 par Jean Bertin. Le polytechnicien s’est distingué par des innovations notables dans l’aéronautique comme l’inverseur de poussée qui équipe les moteurs d’avion à réaction. C’est d’ailleurs sur les avions que se consacre l’activité de la société quand en 1957, l’un de ses ingénieurs, Louis Duthion, met en évidence « l’effet de sol ». Quatre ans plus tard, il dépose le brevet du coussin d’air. À partir de là, Jean Bertin et ses équipes vont concevoir l’aérotrain. Ses petites roues ne lui serviront qu’à décoller et atterrir de quelques millimètres, un monorail en forme de T inversé le guidant et un turboréacteur le propulsant sans qu’il ne rencontre de frottement et donc de résistance au sol. De quoi favoriser une vitesse très élevée alors que les trains font encore preuve d’une grande lenteur. Dès 1964, une maquette à l’échelle 1/20 e est présentée et en avril 1965, la société d’étude de l’aérotrain est créée.

Jean Bertin va apporter l’essentiel de l’investissement pour construire dans l’Essonne une piste d’essai de 6,7 km entre Gometz-le-Châtel et Limours pour démontrer l’efficacité de son invention. Les prototypes vont alors se succéder, toujours plus performants, et les records de vitesse être sans cesse repoussés : 200 km/h rapidement puis 345 en novembre 1967 puis 422 km/h le 22 janvier 1969.

Les pouvoirs publics sont alors sous le charme et c’est l’État qui va financer en 1969 une seconde voie expérimentale de 18 km entre Ruan et Saran, non loin d’Orléans, pour faire circuler un modèle qui s’éloigne du prototype pour se rapprocher d’une version commerciale, l’I80 et ses 80 places. « Il va parcourir des dizaines de milliers de kilomètres sans incidents », souligne François Legagneux de l’Association des amis de l’ingénieur Jean Bertin qui s’emploie à ne pas laisser tomber dans l’oubli cette belle invention qui ne connaîtra pourtant jamais de commercialisation.

L’aérotrain, qui dépasse les 430 km/h le 5 mars 1974, fait l’objet d’un contrat pour relier la ville nouvelle de Cergy au quartier de la Défense. Mais le projet est abandonné le 17 juillet 1974. Officiellement, il est victime de la crise pétrolière qui commence à frapper, de son coût. Il est incompatible avec le réseau ferroviaire existant et ses gares. Le TGV, qui roule à l’électricité, est dans les cartons de SNCF. Pour atteindre la grande vitesse, il lui faut aussi des voies spéciales mais il peut rouler sur les voies classiques et utiliser leurs gares même si lui-même donnera naissance à de nouvelles gares.

Pour les défenseurs de l’aérotrain qui estiment qu’il a boosté l’avènement du TGV, ce ne sont pas les seules raisons. Certains pensent que le monde ferroviaire et l’industrie métallurgique de l’époque ne voyaient pas d’un œil bienveillant une invention rivale venue de l’aéronautique et ont pesé de tout leur poids pour que l’État s’en détourne. Le débat est toujours ouvert.

(Avec Le Progrès).

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Le projet de LGV Paris – Orléans – Clermont-Ferrand – Lyon encore sur les rails ?

Posted by ardsl sur 26 juillet 2012

Le 3 juillet, le ministre des Transports annonçait la nécessaire « hiérarchisation » des projets de lignes à grande vitesse (LGV). Le 11 juillet, c’est le ministre du Budget qui annonçait le gel de plusieurs projets de cette nature. Dans ce contexte, la LGV Paris – Orléans – Clermont-Ferrand – Lyon a-t-elle encore un avenir ?

Les acteurs du projet veulent y croire. D’abord parce qu’il a fait l’objet d’un débat public (réglementaire) de plusieurs mois, qui a débouché sur un consensus favorable, tant de la part des élus de gauche que de droite. Ensuite, le 7 juin, Réseau ferré de France (RFF) a annoncé qu’il allait mener des études complémentaires (RFF en paiera 1M€ ; l’État, 1M€, et les Régions concernées autant, soit 200000€ chacune) pour affiner le projet. Un bon signe.

Le 6 juillet, l’association TGV Grand Centre Auvergne qui milite en faveur du POCL, a été reçu au ministère des Transports. « La discussion a été positive et nos demandes ont reçu une réelle écoute », commentait le président, Rémi Pointereau. L’association a cependant insisté auprès du ministre pour qu’un préfet coordinateur soit rapidement mandaté pour conduire la suite du dossier.

Enfin, le 11 juillet, alors que le ministre du Budget faisait son annonce, la même association, réunie au Sénat, a adopté une motion (adressée à une vingtaine de personnalités) pressant notamment le gouvernement de soumettre au plus vite le projet à la Commission européenne pour son inscription dans le réseau central européen des transports et de faire bénéficier ledit projet des « project bonds ». L’Europe a en effet adopté, fin mai, le principe des « project bonds » pour financer des grands travaux et relancer la croissance : il s’agit d’une enveloppe européenne de 230M€ auxquels s’ajouteraient des participations privées, le tout permettant de mobiliser jusqu’à 5 milliards d’euros.

Si les promoteurs du POCL vont largement jouer la carte « aménagement du territoire », ils comptent aussi miser sur l’une des premières raisons objectives du projet : soulager la ligne Paris – Lyon qui arrive à saturation.

(Avec La Nouvelle République).

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Déjà 5 millions de passagers pour le TGV Rhin-Rhône

Posted by ardsl sur 25 juillet 2012

Lancée le 11 décembre 2011, la nouvelle ligne à grande vitesse Rhin-Rhône connait un succès plus important qu’imaginé.

Depuis le 11 décembre 2011, les relations entre Rhône-Alpes, la Bourgogne, la Franche-Comté et l’Alsace se sont considérablement améliorées avec l’entrée en service de 140km de ligne à grande vitesse (consulter les horaires des TGV Lyon – Strasbourg). Pour preuve, Jean-Christophe Archambault, directeur du TGV Sud-Est, se félicite de la fréquentation des différents axes de ce nouveau TGV : déjà 5 millions de voyageurs entre mi-décembre et fin juin, sachant que le mois de mai a été un peu morose à cause des élections et des ponts pluvieux mais que l’été s’annonce bon malgré un début juillet assez triste.

Le représentant de SNCF n’hésite donc pas à parler de « succès » pour le TGV Rhin-Rhône, même si il attend un an pour faire un véritable bilan. Plusieurs facteurs pour expliquer tout ça : « la vitesse, bien sûr » détaille Jean-Christophe Archambault « mais aussi le dynamisme et l’attractivité des régions traversées par les trains : Alsace, Franche-Comté, Bourgogne et Rhône Alpes. 60% de nos trajets sont ainsi effectués sur les liaisons Paris – Besançon – Mulhouse avec une clientèle essentiellement professionnelle. Les 40 autres pour cent se concentrent sur l’axe Besançon – Chalon – Lyon – Marseille, la plupart du temps pour des trajets « loisirs ». Les trains sont donc un peu moins remplis qu’entre la capitale et l’Alsace mais la tendance devrait un peu s’inverser cet été ».

Un TGV ponctuel mais pas toujours propre

S’il refuse de donner précisément le taux de remplissage des trains (cependant « meilleur que les autres lignes TGV »), le directeur du TGV Sud Est se vante en revanche d’un excellent taux de ponctualité : 91% des TGV Rhin Rhône arrivent à l’heure, même s’ils sont un peu moins nombreux sur la route Nord / Sud – celle qui passe par Lyon, « car sur les voyages plus longs, les retards sont mathématiquement plus fréquents ». Cela dit, les clients de la ligne semblent globalement satisfaits. « Selon les enquêtes mensuelles que nous faisons, environ 87% des voyageurs ont une bonne image de ce TGV. Le rapport qualité / prix est notamment très bien noté » se félicite Jean Christophe Archambault. Reste quand même quelques points à améliorer comme la propreté des trains, en dépit de la mise en place d’un service de nettoyage sur les liaisons Alsace / Méditerranée avec le passage d’agents de propreté entre les gares de Besançon et Lyon Part-Dieu.

Pour 2013, et la deuxième année du TGV Rhin Rhône, peu d’évolutions sont à prévoir. La desserte entre la Saône-et-Loire, la Méditerranée, Besançon, Strasbourg ou Francfort n’évoluera pas. Un arrêt sera supprimé pour accélérer un voyage Strasbourg / Lyon « mais en contrepartie on va créer un nouveau train Lyon – Mulhouse via Dijon qui s’arrêtera partout et qui sera prolongé jusqu’à Bâle en Suisse à l’été 2013 » explique SNCF. Une liaison Paris – Dijon – Fribourg (Allemagne) devrait également voir le jour l’an prochain. L’international, c’est la vraie force de cette ligne Rhin-Rhône avec notamment un beau succès pour le Francfort – Marseille lancé en mars. L’objectif sur 2012 était de 75000 voyageurs, « on sera au dessus » promet Jean Christophe Archambault.

La branche « Sud » de la LGV Rhin-Rhône abandonnée ?

Alors que le prolongement de la ligne à grande vitesse actuelle entre Belfort et Mulhouse à l’Est et vers Dijon à l’Ouest semble acquis, il n’en est pas de même pour la partie Besançon – Lyon. Cette portion du projet initial, qui aurait pu passer par le Jura et la Bresse de Saône et Loire, était déjà très contestée car jugée peu rentable (vitesse maximum de 220km/h, nombre de voyageurs attendu moindre…). Elle est maintenant quasiment enterrée à cause de la crise, le ministre du budget Jérôme Cahuzac ayant clairement affirmé que la construction de nouvelles LGV était moins important que l’entretien du réseau actuel. La branche Dijon – Montbard risque également de rester dans les cartons pendant un bon moment. En revanche, le projet de nouvelle ligne à grande vitesse Paris – Lyon via Orléans, Nevers et Roanne reste d’actualité.

(Avec infos-chalon.com).

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L’abandon de projets de LGV inquiète des élus mais réjouit les opposants

Posted by ardsl sur 13 juillet 2012

La remise en cause par le gouvernement de futures lignes à grande vitesse, pour cause de rigueur budgétaire, inquiète certains élus régionaux mais conforte les anti-LGV qui avancent depuis longtemps des arguments économiques et environnementaux.

« Nous sommes conscients que les finances publiques sont contraintes, mais la 4e ville de France ne peut pas être tenue à l’écart du réseau européen de la grande vitesse« , a déclaré le maire socialiste de Toulouse, Pierre Cohen, réagissant aux propos tenus par le ministre délégué au Budget, Jérôme Cahuzac.

Ce dernier, aussi député du Lot-et-Garonne, a prévenu mercredi 11 juillet que « le gouvernement n’aura pas d’autre choix que d’abandonner certains projets« .

« Il faudra élaguer« , a-t-il averti, s’interrogeant sur l’intérêt de prolonger certaines lignes LGV « pour un gain de temps marginal« , alors qu’il serait peut-être plus urgent de consacrer cet argent à l’entretien des lignes ferroviaires secondaires.

« Ce que le gouvernement a annoncé me paraît raisonnable, réaliste. Il faut prendre tout ces projets, les examiner du point de vue de l’environnement, de l’énergie, de leur utilité, de leur urgence et il y aura à ce moment-là des priorités définies« , a déclaré jeudi 12 juillet le patron de SNCF, Guillaume Pépy.

« Ma conviction, c’est que la priorité de la SNCF, ça doit être les trains de la vie quotidienne, c’est-à-dire les RER en Île-de-France, les TER en province et le réseau existant« , a-t-il assuré.

Or, le Grenelle de l’environnement, qui vise à favoriser le rail sur la route, a prévu la construction de 14 LGV supplémentaires (2000 km), d’ici à 2020. 2500 km sont également à l’étude pour le plus long terme.

Seules quatre nouvelles lignes sont aujourd’hui financées et assurées d’être réalisées :

  • la phase 2 de la  LGV Est entre Metz et Strasbourg
  • Le Mans – Rennes
  • Tours – Bordeaux
  • le contournement Nîmes – Montpellier.

L’incertitude plane notamment sur les deux prolongements au-delà de Bordeaux (vers Toulouse et Hendaye), la ligne Paris – Orléans – Clermont-Ferrand – Lyon (POCL), Marseille – Nice ou Lyon – Turin.

Mettre de l’ordre

Pour le président PS de la Région Aquitaine, Alain Rousset, le prolongement vers l’Espagne « est non seulement une priorité mais c’est aussi une obligation internationale puisque l’Europe ne financera que s’il y a une jonction » avec l’Espagne.

Le socialiste Jean-Jack Queyranne, à la tête de la Région Rhône-Alpes, a lui aussi fait part de son inquiétude, demandant « solennellement » au gouvernement de respecter la parole de la France en faveur du Lyon – Turin (lire le communiqué complet de Jean-Jack Queyranne). Dans les Alpes-Maritimes, le président du Conseil général et député UMP Éric Ciotti a dénoncé « un coup d’arrêt inacceptable« .

Dans son récent rapport sur l’état des finances publiques, la Cour des comptes relève que le volet « Transports » dans le Schéma national des infrastructures de transports (SNIT) « aurait un coût total estimé à 260 milliards d’euros« , dont les deux tiers consacrés au ferroviaire.

L’institution s’interroge notamment sur la création de nouvelles LGV « qui ne sont pas budgétairement soutenables et dont, ni la rentabilité financière, ni la rentabilité socio-économique, ni l’intérêt environnemental ne sont établis« .

Le nouveau ministre délégué aux Transports, Frédéric Cuvillier, a affirmé vouloir « mettre de l’ordre dans le SNIT » (lire). Ce sera la tâche d’une commission chargée de « hiérarchiser les projets, de définir un mode d’emploi ainsi que sa faisabilité financière« .

« Sans avoir les financements, il est aberrant de parler d’un projet de huit milliards entre Toulouse et Bordeaux pour seulement une élite qui se déplace de métropole en métropole« , a déclaré à l’AFP le porte-parole de la coordination anti-LGV dans le Lot-et-Garonne, Charles d’Huyvetter.

 (Avec nouvelobs.com).

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Projet LGV Paris – Orléans – Clermont-Ferrand – Lyon : RFF retient la variante par Roanne

Posted by ardsl sur 19 juin 2012

RFF a livré les conclusions du débat public sur le projet de LGV Paris – Orléans – Clermont-Ferrand – Lyon. RFF a validé un passage par Roanne lors de son conseil d’administration du 7 juin 2012.

Ce choix n’est pas une surprise, puisque la variante par Mâcon n’avait trouvé le moindre soutien lors des débats publics. La Saône-et-Loire bénéficie déjà de la LGV Sud-Est avec les gares de Mâcon TGV et du Creusot TGV.

Le passage par Roanne permet de raccorder le Nord du département de la Loire au réseau à grande vitesse. Il permettrait de développer des services régionaux à grande vitesse Lyon – Roanne – Clermont-Ferrand. Cela a été validé comme un objectif complémentaire du projet POCL.

Les objectifs initiaux du projet POCL ont été validés par le débat :

  • un temps de parcours de 2h entre Clermont-Ferrand et Paris.
  • le raccordement d’Orléans au réseau à grande vitesse.
  • l’amélioration de la desserte des villes du centre de la France (Bourges en premier lieu).
  • la création d’une alternative pertinente à la LGV Paris – Lyon.

La question de l’arrivée dans le nœud ferroviaire lyonnais devra être approfondie, tout comme celle de l’horizon de saturation de la LGV Paris – Lyon.

Le scénario Est est écarté. Les études vont se poursuivre uniquement sur les scénarios Ouest et Médian.

RFF va ouvrir une réflexion sur un phasage du projet POCL et va désormais devoir définir les conditions de la faisabilité financière du projet.

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Financement des transports publics : faut-il augmenter le prix des tickets ou le versement transport ?

Posted by ardsl sur 7 juin 2012

Le modèle économique du transport public est à bout de souffle. Affecter au transport public les plus-values foncières liées à la création d’un axe de transport structurant, créer une taxe sur le CO2, augmenter le taux du versement transport et la part payée par les usagers ? Autant de solutions envisagées par les élus et les opérateurs pour dégager de nouvelles sources de financement. Un enjeu de taille abordé pendant le salon européen de la Mobilité, le 6 juin 2012.

Le transports publics sont fauchés. En dix ans, l’offre de métro, tramway et bus a augmenté de 25%, la fréquentation de 30%, mais dans le même temps, les prix payés par les usagers ont baissé en moyenne de 9%, en euros constants.

Autre chiffre révélateur, la faiblesse du taux de couverture (20%), c’est-à-dire le ratio entre les recettes commerciales et les dépenses d’exploitation. « 80% du coût du transport est financé par le versement transport et les contributions publiques« , rappelle Michel Bleitrach, président de l’Union des transports publics (UTP). Une situation qui ne peut perdurer, crise des finances publiques et enjeu de développement durable oblige.

Élus des transport et opérateurs s’accordent : il faut trouver de nouvelles sources de financement pour continuer à développer l’offre de transport public et inciter les gens à abandonner le volant de leur voiture, ce qu’on appelle le report modal.

Des tickets plus chers ou le TER à 1 euro ?

Première solution, augmenter la part payée par les usagers. « Il faut que les tarifs suivent à minima l’inflation« , juge le président de l’UTP. Même sentiment pour Bernard Rivalta, président du SYTRAL, le syndicat mixte des transports pour l’agglomération lyonnaise. « Il n’y a pas de mystère, il faut régulièrement augmenter les prix pour maintenir les niveaux d’investissement« , selon l’élu lyonnais. Et maintenir ainsi la qualité de service.

Dans ce registre, la Région Languedoc-Roussillon est à contre courant. En juillet 2011, cette collectivité locale a lancé le TER à 1 euro. « Nous avons joué la carte de l’offre en investissant 1 milliard d’euros entre 2007 et 2011 dans les infrastructures et le matériel. Parallèlement, nous avons baissé les prix pour attirer une nouvelle clientèle vers le train« , explique Jean-Claude Gayssot, vice-président de la Région.

Résultat : une fréquentation qui a bondi de 70 à 100% sur les trois lignes TER où cette tarification a été instaurée. « Financièrement, c’est soutenable« , affirme l’ancien ministre des Transports. « Le système est viable, même s’il représente une dépense conséquente pour la collectivité« , reconnaît-il.

Taxer les plus-values foncières ou augmenter le versement transport ?

Autre piste évoquée pour renflouer les caisses du transport public, la hausse du taux du versement transport (VT). Une solution à manipuler avec « précaution« , selon Bernard Rivalta et Charles-Éric Lemaignen, président de la communauté d’agglomération d’Orléans.

« Soyons prudents, car 40% du VT sont issus des établissements publics. Si nous augmentons le taux, il y aura des répercussions sur les impôts locaux« , prévient l’élu.

Pour sa part, Jean-Claude Gayssot milite en faveur d’un VT interstitiel dédié aux régions. « Nous pourrions de manière raisonnable leur consacrer 0,2 ou 0,3% du VT« .

Enfin, deux autres solutions sont à creuser : la taxation des émissions de CO2 et l’attribution des plus-values foncières liées à la création d’une infrastructure de transport public. « Cela permettrait de financer les investissements lourds que nous ne pouvons plus réaliser car nous sommes fauchés« , affirme Yves Krattinger, président du Conseil général de Haute-Saône. Dans le même esprit, Charles-Éric Lemaignen propose de « taxer la propriété de voitures« , et de dépénaliser le stationnement.

(Avec mobilicites.com).

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