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Le blog des usagers

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Qui est responsable des conséquences d’une grève des transports ?

Posted by ardsl sur 11 octobre 2012

Une rame TER en gare de Bellegarde

Si un usager est victime des conséquences d’une grève, il doit se retourner contre SNCF, l’autorité organisatrice des transports et non pas contre le transporteur, juge la Cour de cassation annulant un jugement du tribunal de Sète de mai 2011.

Dans une décision du 26 septembre 2012, les juges de cassation annulent un précédent jugement qui estimait que SNCF était responsable des préjudices subis par un usager en cas de défaillance des services ferroviaires, comme une grève ou des retards récurrents des trains. Ils renvoient l’affaire devant le tribunal de Montpellier.

Depuis la loi de 2007 sur le service minimum dans les transports, ce sont les autorités organisatrices (État ou collectivités locales) qui définissent, en cas de perturbation prévisible du trafic, les dessertes prioritaires et les niveaux de service (fréquences, plages horaires). Elles organisent un plan de transport minimum et un plan d’informations pour que les usagers ne subissent pas une « atteinte disproportionnée à la liberté d’aller et venir, à la liberté d’accès aux services publics, à la liberté du travail, à la liberté du commerce et de l’industrie et à l’organisation des transports scolaires« , estiment les juges.

En l’espèce, une jeune femme attaquait SNCF pour les retards liés à des mouvements sociaux qui avaient affecté la ligne Sète – Perpignan pendant 14 jours en octobre 2010 et l’avaient empêchée d’’accomplir normalement son activité professionnelle. Elle avait assigné SNCF pour le remboursement de la moitié du prix mensuel de son abonnement et réclamait le paiement de dommages-intérêts.

SNCF ne contestait pas sa responsabilité mais seulement l’ampleur du désagrément, et le juge de proximité l’avait condamnée suite à son assignation pour « inexécution de ses obligations contractuelles et non-respect de ses obligations de ponctualité« .

« Il faut des autorités de transport de plein exercice »

La Cour de cassation a annulé ce jugement en utilisant l’argument suivant : « en statuant par de tels motifs, quand était recherchée non pas, la responsabilité de l’autorité organisatrice de transport, pour insuffisance du plan de transport mais celle de la SNCF, la juridiction de proximité n’a pas donné de base légale à sa décision« .

Pour le Groupement des autorités responsables de transport (Gart), cela « met en lumière l’impérieuse nécessité de permettre aux régions de devenir des autorités organisatrices de plein exercice afin de disposer de toutes les informations nécessaires pour valider un plan de transport et d’informations aux usagers en cas de grève à la SNCF« . « Dans l’état actuel des choses, c’est la SNCF, unique exploitant des lignes TER qui dispose de ces informations« , ajoute un représentant du Gart.

(Avec mobilicites.com).

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Mise en place d’un TGV Genève – Barcelone – Madrid courant 2013

Posted by ardsl sur 1 octobre 2012

Avec l’ouverture courant 2013, d’une ligne à grande vitesse entre Figueras et Barcelone, SNCF et RENFE devrait mettre en place un aller-retour quotidien entre Genève et Barcelone. Ce TGV devrait notamment desservir Bellegarde-sur-Valserine, Lyon Part-Dieu, Nîmes, Montpellier, Narbonne et Perpignan.

Actuellement, il existe un aller-retour TGV quotidien entre Genève et Montpellier.

Voici les horaires du TGV Genève – Montpellier au service 2012.

  • 6816/7 : Genève 14h42 – Bellegarde 15h08/11 – Part-Dieu 16h26/36 – Nîmes 18h02/05 – Montpellier 18h30.
  • 6866/7 : Montpellier 17h28 – Nîmes 17h52/55 – Valence TGV 18h41/49 – Part-Dieu 19h24/34 – Bellegarde 20h46/50 – Genève 21h16.

Avec la mise en place d’un TGV Genève – Barcelone, le train hôtel de nuit Elipsos Zürich – Barcelone, qui dessert notamment Lausanne, Genève et Perpignan, sera supprimé dès le 9 décembre 2012.

Voici les horaires du TGV Genève – Montpellier du 9 décembre 2012 au 31 mars 2013.

  • 9744/5 :  Genève 14h42 – Bellegarde 15h08/11 – Part-Dieu 16h26/36 – Nîmes 18h02/05 – Montpellier 18h30/41 – Narbonne 19h32/35 – Perpignan 20h08/16 – Figueras 20h40.
  • 9746/7 : Figueras 15h20 – Perpignan 15h44/51 – Narbonne 16h24/27 – Montpellier 17h17/28 – Nîmes 17h53/56 – Valence TGV 18h43/51 – Part-Dieu 19h24/34 – Bellegarde 20h46/50 – Genève 21h16.

Du 1er avril au 6 juillet 2013, l’aller-retour TGV Genève – Montpellier pourrait être prolongé à Figueras, avec arrêts à Narbonne et Perpignan. Pas de prolongement à Barcelone, puisque la LGV Figueras – Barcelone ne sera pas encore ouverte à la circulation.

Voici les horaires possibles du TGV Genève – Figueras à compter du 1er avril 2013.

  • 9744/5 :  Genève 14h42 – Bellegarde 15h08/11 – Part-Dieu 16h26/36 – Nîmes 18h02/05 – Montpellier 18h30/41 – Narbonne 19h32/35 – Perpignan 20h08/16 – Figueras 20h40.
  • 9746/7 : Figueras 15h20 – Perpignan 15h44/51 – Narbonne 16h24/27 – Montpellier 17h17/28 – Nîmes 17h53/56 – Valence TGV 18h43/51 – Part-Dieu 19h24/34 – Bellegarde 20h46/50 – Genève 21h16.

À l’ouverture de la LGV entre Figueras et Barcelone, le TGV Genève – Figueras devrait être prolongé jusqu’à Madrid.

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TER à 1€ : test concluant sur la ligne Perpignan – Villefranche-de-Conflent

Posted by ardsl sur 19 septembre 2012

Mis en place le 17 décembre 2011, la ligne TER à 1€ entre Villefranche-de-Conflent et Perpignan a été une belle réussite pour ce qui est de la fréquentation.

En juillet 2012, l’opération initiée par la Région Languedoc-Roussillon a réussi à séduire 18125 voyageurs, soit + 230% de fréquentation de plus par rapport à juillet 2011 avec les anciens tarifs. Du 1er janvier au 30 juin 2012, ils ont été 81804 à effectuer ce trajet en train contre 22846 entre le 1er janvier et le 30 juin 2011.

Selon la Région Languedoc-Roussillon, la promesse de la généralisation du tarif à 1€ sur l’ensemble du réseau TER du Languedoc-Roussillon est « toujours d’actualité surtout avec les très bons chiffres en terme de fréquentation sur les quatre lignes ouvertes dans toute la Région. Nous voulions tester une ligne par département avant la mise en place du tarif unique. En décembre, ce sera au tour de l’Hérault. Nous poursuivons les négociations avec la SNCF. Mais il faut savoir que c’est une mesure que les habitants du Languedoc-Roussillon attendent surtout en cette période de crise du pouvoir d’achat et de hausse du prix du carburant« .

(Avec L’Indépendant).

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19 septembre : journée du transport public

Posted by ardsl sur 18 septembre 2012

De nombreuses initiatives sont mises en place à l’occasion de la journée du transport public prévue mercredi 19 septembre. Tour d’horizon des initiatives en Auvergne, Bourgogne, Franche-Comté, PACA, Rhône-Alpes et Languedoc-Roussillon.

Auvergne

TER Auvergne

Retour à 1€ pour tout billet « aller » acheté au tarif normal ou réduit justifié. Offre valable durant toute la Semaine de la mobilité sur le réseau TER Auvergne uniquement.

Le billet à 1€ est en vente depuis lundi 10 septembre 2012, aux guichets des gares et boutiques SNCF d’Auvergne.

Il est valable pour un voyage s’effectuant à l’intérieur de la région Auvergne et donne accès à tous les trains et autocars TER, à l’exception des trains Intercités à réservation obligatoire.

L’aller (acheté aux conditions de votre tarif habituel) et le retour doivent avoir lieu dans la même journée (du 16 au 22 septembre 2012 inclus).

Le billet retour est délivré dans la même classe (1ère ou 2nde) que le billet aller (acheté aux conditions de votre tarif habituel).

Le billet retour à 1€ n’est ni échangeable ni remboursable. Conservez votre billet aller. Il vous sera demandé par le contrôleur pour valider votre retour à 1€.

Allier

  • Transport Départemental. Gratuité des titres de transports sur l’ensemble du réseau Trans’Allier.
  • Montluçon : 1 € le titre illimité valable 24h sur le réseau MAELIS.
  • Moulins : 1€ la journée sur le réseau Aléo.

Cantal

  • Aurillac : Jeu concours avec des abonnements à gagner sur le réseau TRANS’CAB.

Haute-Loire

  • Transport Départemental. Gratuité la journée sur l’ensemble des lignes départementales de la Haute-Loire.

Puy-de-Dôme

  • Clermont-Ferrand : Offrir à un abonné la possibilité de faire voyager gratuitement un ami, un proche ou collègue de travail.

Bourgogne

Côte-d’Or

  • Beaune : Gratuité sur le réseau Le Vingt pendant la Semaine de la mobilité.
  • Dijon : À gagner 3 abonnements annuels bus et tram pour les 18 /26 ans assortis de 3 cartes TER Bourgogne liberté -26 ans par tirage au sort parmi les visiteurs du Divia Bus Tour sur le Campus dijonnais de l’Université de Bourgogne.

Nièvre

  • Transport Départemental. 1€ la journée sur le réseau.
  • Nevers : 1€ la journée sur le réseau Taneo.

Saône-et-Loire

  • Transport Départemental. Gratuité la journée sur le réseau Buscéphale.
  • Le Creusot – Montceau : Gratuité du réseau urbain Mon Rézo (en dehors du transport à la demande Prétibus) pendant toute la semaine de la mobilité.
  • Mâcon : 1€ la journée sur le réseau TrémA (sauf transport à la demande périurbain « TrémA’Fil »).

Yonne

  • Auxerre : Ticket à 1€ pour un trajet sur le réseau Vivacité.
  • Sens : Ticket à 1 € la journée pour un trajet sur AS Réseau.

Franche-Comté

Doubs

  • Transport Départemental. Gratuité sur le réseau Mobidoubs.
  • Pontarlier : Gratuité la journée sur le réseau Pontabus.

Haute-Saône

  • Vesoul : Gratuité la journée sur le réseau VBus+.

Jura

  • Transport Départemental. Gratuité sur l’ensemble du réseau JURAGO.
  • Dole : Gratuité la journée sur le réseau Transport Grand Dole.
  • Lons-le-Saunier : Gratuité des lignes régulières TALLIS et du transport à la demande MALIS.

Territoire-de-Belfort

  • Belfort : Pour toute nouvelle demande de Pass Optymo un mois de trajet gratuit.

Languedoc-Roussillon

Gard

  • Transport Départemental. Gratuité la journée sur le réseau EDGARD. À l’occasion de cet événement le réseau ouvrira ses portes gratuitement. Objectif : offrir la possibilité aux non utilisateurs de transport en commun de découvrir le réseau Edgard.
  • Alès : Voyages illimités toute la journée avec un ticket à 0,80€ en zone 1, à 1€ en zone 2 et 1,50€ en zone 3. Les titres du réseau départemental EDGARD et du réseau de Nîmes seront valables la journée sur l’ensemble des 3 réseaux – les billets SNCF daté et validé du 19 septembre permettront à leur porteur de voyager sur tout le réseau NTECC. Les abonnements scolaires donnant droit à 2 voyages / jour scolaire seront valables pour des déplacements illimités durant toute la Semaine de mobilité.
  • Nîmes : 1€ la journée sur le réseau Tango. Stationnement gratuit sur le parking relais des Costières grâce au ticket. Possibilité de voyager gratuitement sur le réseau Tango avec un billet TER daté et validé du même jour.

Hérault

  • Transport Départemental. Gratuité sur le réseau Hérault Transport.
  • Agde : 1€ la journée sur le réseau CAP’BUS.
  • Béziers : Gratuité la journée sur le réseau Béziers Méditerranée Transports.
  • Montpellier : Forfait hebdo multimodale à 10€ pour essayer tous les modes de transport de Montpellier Agglomération (bus – tramway – parking relais + Tram – vélomagg et le service d’autopartage Modulauto).
  • Sète : 1€ la journée sur le réseau Thau Agglo Transport.

Lozère

  • Mende : Gratuité la journée sur le réseau Transport Urbain Mendois.

Pyrénées-Orientales

  • Amélie-les-Bains : Gratuité la journée sur le réseau Amélia.
  • Perpignan : Billet unitaire valable toute la journée sur le réseau CTPM pour tous les voyageurs. Réseau gratuit toute la journée pour les salariés des entreprises partenaires.

Provence-Alpes-Côte d’Azur

TER PACA

Pass Journée à 5€ pour voyager sur tout le réseau TER de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Alpes-de-Haute-Provence

  • Digne-les-Bains : Gratuité toute la journée sur l’ensemble du réseau RTUD.
  • Manosque : Gratuité la journée sur le réseau Manobus.

Alpes-Maritimes

  • Transport Départemental et Nice : 1 € le ticket sur les Lignes d’Azur.
  • Antibes : Gratuité la journée sur le réseau Envibus.
  • Cannes : 1€ la journée sur le réseau Bus Azur.
  • Grasse : Gratuité la journée sur le réseau Sillages.

Bouches-du-Rhône

  • Arles : Gratuité la journée sur le réseau ENVIA.

Hautes-Alpes

  • Briançon : 1€ la journée sur le réseau TUB.

 Var

  • Draguignan : Gratuité la journée sur le réseau TED BUS.
  • Toulon : 1€ la journée et réduction tarifaire valable sur les bus et bateaux du réseau Mistral.

Vaucluse

  • Transport Départemental. Sur l’ensemble du réseau TransVaucluse : gratuité du ticket Roue libre aller-retour pour les abonnées scolaires et gratuité du voyage retour pour tous les voyageurs (sur présentation du ticket aller). Renseignements au 04 90 16 15 14 (Direction des Transports).
  • Carpentras. Gratuité la journée sur le réseau urbain.

Rhône-Alpes

Ain

  • Ambérieu-en-Bugey. Gratuité toute la journée sur le réseau TAM.
  • Bourg-en-Bresse : 1€ la journée sur le réseau TUB.

Ardèche

  • Transport Départemental : 1€ la journée sur le réseau Le Sept.
  • Annonay : Gratuité la journée sur le réseau b.a.bus.

Haute-Savoie

  • Transport Départemental : Gratuité la journée sur le réseau Lihsa.
  • Annecy : Gratuité sur le réséau Sibra (Bus et Vélonecy).
  • Annemasse : Gratuité sur le réseau TAC.

Isère

  • Bourgoin-Jallieu / L’Isle-d’Abeau : 1€ la journée sur le réseau RUBAN.
  • Grenoble : Distribution gratuite et ciblée de 75000 titres (1 journée d’essai) valable pendant la Semaine de la mobilité sur le réseau TAG.
  • Vienne : Gratuité la journée sur les lignes régulières et le transport à la demande du réseau L’va.
  • Voiron : Gratuité la journée sur les transports du Pays Voironnais.

Loire

  • Roanne : Gratuité la journée sur l’ensemble du réseau STAR.

Rhône

  • Transport Départemental. Gratuité la journée de la ligne Express 1 reliant Colombier-Saugnieu à Lyon.
  • Villefranche-sur-Saône : Gratuité la journée sur tout le réseau Libellule.

Savoie

  • Aix-les-Bains : Pass Mobilité à 1€ valable pendant la Semaine de la mobilité sur les réseaux Ondéa (Aix-les-Bains) et Stac (Chambéry).
  • Albertville : 1€ la journée sur le réseau Je prends le Bus.
  • Chambéry : Pass’mobilité à 1€ sur le réseau STAC valable pendant la Semaine de la mobilité : Intermodal – utilisable sur 2 agglomérations partenaires pour l’occasion. Il permet à la fois de prendre le bus et louer un vélo : – sur le réseau de bus Stac – sur le réseau de bus Ondéa (Communauté d’Agglomération du lac du Bourget) – sur le réseau interurbain Belle Savoie Express (dans le périmètre des 2 agglomérations) – pour louer un vélo dans les vélostations de Chambéry et Aix-les-Bains.
  • Saint-Jean-de-Maurienne : Gratuité la journée sur le réseau Coeur de Maurienne Bus.

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Ligne des Causses : les trains remplacés par des cars le 7 septembre en raison d’une grève

Posted by ardsl sur 7 septembre 2012

La quasi totalité des circulations ferroviaires prévues vendredi 7 septembre sur la ligne électrifiée à voie unique des Causses (axe Béziers – Millau – Marvejols – Saint-Chély-d’Apcher – Neussargues) sont assurées par autocar, en raison d’un mouvement de grève initié par la CGT, FO et Sud Rail. Il offre ainsi l’occasion pour SNCF de tester une desserte routière pour un jour de pointe hebdomadaire … Il n’est pas exclu que la route devienne le mode de transport unique dans ce secteur rural des Régions Auvergne, Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon.

En raison d’un mouvement de grève non reconductible mené par la CGT, FO et Sud Rail, SNCF n’assure que deux services ferroviaires sur la ligne des Causses vendredi 7 septembre. Il s’agit d’un aller-retour entre les deux villes les plus peuplées de Lozère (Mende 13300 habitants et Marvejols 5400 habitants) :

  • 878984 : Mende 16h20 – Marvejols 17h07.
  • 878987 : Marvejols 17h23 – Mende 18h10 (train prolongé à La Bastide Saint-Laurent).

Toutes les autres circulations sont transférées sur la route. L’Aubrac (le train Intercités quotidien entre Clermont-Ferrand et Béziers) est maintenu sur rail entre Clermont-Ferrand et Neussargues dans les deux sens. Des cars de remplacement sont mis en place entre Neussargues et Béziers.

Télécharger les horaires des cars sur l’axe Béziers – Clermont-Ferrand pour la journée du 7 septembre

La CGT, FO et Sud-Rail justifient ce mouvement de grève par une inquiétude sur le devenir de la ligne ferroviaire Neussargues – Béziers. En gare de Millau, un rassemblement des cheminots a eu lieu à 9h, avec prises de parole des délégués syndicaux. Un autre rassemblement s’est tenu en gare de Bédarieux à 10h30. Les syndicats dénoncent « un transfert du rail vers la route« . Pour Yves Béral, de la CGT : « le report modal sur la route aura des conséquences. On est en totale contradiction avec les directions prises lors du Grenelle de l’environnement où la priorité était donnée au ferroviaire ».

Dans les faits, ce transfert sur la route vendredi 7 septembre est le résultat direct du mouvement mené par ces trois organisations syndicales. Certains considèrent même que l’archaïsme des syndicats arcboutés sur le statut quo est responsable de l’agonie actuelle de la ligne et qu’elle va conduire à la fermeture de nombreuses lignes dans le Massif Central.

L’intersyndicale exige à la fois :

  • le maintien de tous les trains sur la ligne Béziers – Neussargues
  • une refonte des horaires des trains
  • la création d’arrêts supplémentaires
  • la modernisation de la ligne des Causses avec un relèvement des vitesses de circulation des trains
  • l’arrêt des transferts des trains vers les cars.

Les syndicats font courir une rumeur selon laquelle la Région Languedoc-Roussillon procéderait à une réduction du nombre de trains entre Millau (Aveyron – Région Midi-Pyrénées) et Béziers (Hérault) au service 2013 (qui débute le 9 décembre 2012). En tout cas, la Région n’a mené aucune concertation avec les usagers, puisqu’il n’y a pas de comités de ligne en Languedoc-Roussillon. Le service actuel entre Millau (22900 habitants) et Béziers (72600 habitants), villes reliés en 1h50 par le rail, pour un jour classique comporte 3 allers-retours (2 TER Languedoc-Roussillon et l’Intercités Clermont-Ferrand – Millau – Béziers). Selon les syndicats, un aller-retour TER pourrait être supprimé (il s’agirait des départs de Béziers à 12h03 et de Millau à 13h37).

Il faut dire que la Région Languedoc-Roussillon a purement et simplement supprimé 8 trains dans les départements de la Lozère, de l’Aveyron et du Cantal depuis le 8 juillet 2012, alors qu’ils existaient depuis plusieurs années avec une fréquentation quasi nulle. Il s’agissait d’un aller-retour Mende – Saint-Chély-d’Apcher positionné à un horaire totalement aberrant, d’un aller-retour Marvejols – Saint-Chély-d’Apcher, d’un train Tournemire – Saint-Rome, d’un train Millau – Saint-Chély-d’Apcher et d’un aller-retour hebdomadaire Millau – Neussargues.

Toujours le 8 juillet 2012, la desserte ferroviaire entre Alès (42900 habitants) et Bessèges (3200 habitants), dans le département voisin du Gard qui comportaient 3 allers-retours du lundi au samedi et 2 allers-retours le dimanche a été suspendue en raison du manque d’usagers et de l’état calamiteux de la ligne. Une desserte routière de remplacement a été mise en place. En 2007, malgré l’insistance de feu Georges Frêche (PS) qui présidait alors le Conseil régional Languedoc-Roussillon, Max Roustan, alors député-maire UMP d’Alès, avait refusé d’inscrire la rénovation de la ligne ferroviaire  Alès – Bessèges au contrat de plan État-Région.

Yves Béral (GCT) n’y va pas par quatre chemins pour critiquer la politique de la Région Languedoc-Roussillon. Pour lui, « la Région fait clairement le choix du bus, mais considère du coup les habitants des hauts cantons de l’Hérault, de la Lozère et de Millau comme des citoyens de seconde zone. » Il estime que la Région veut « faire des économies et […] déshabiller les petites lignes pour tout envoyer sur le littoral » (l’axe Cerbère – Perpignan – Narbonne – Béziers – Montpellier – Nîmes – Avignon).

Christian Bourquin, le président PS de la Région Languedoc-Roussillon, s’est rendu en gare de Mende le 22 juin 2012. Il venait inaugurer la mise en place du train à 1€ en Lozère. Cette mesure est en vigueur depuis le 23 juin pour les trajets internes à l’axe Marvejols – Mende – La Bastide Saint-Laurent. Cette mesure est soutenue par la CGT, sous réserve qu’il y ait des trains. Ainsi Yves Béral affirme que « le TER à 1€ entre La Bastide et Marvejols, c’est une très bonne chose.Cela peut amener du monde dans les trains. Mais faut-il encore qu’il y ait des trains« . D’ailleurs même, SNCF semble septique quant à l’efficacité de la mesure. Elle table sur une hausse de la fréquentation limitée à 10% sur l’axe Marvejols – La Bastide Saint-Laurent grâce à l’instauration du TER à 1€. Les prévisions de SNCF sont donc très éloignés des résultats obtenus par cette mesure sur la ligne Nîmes – Le Grau-du-Roi où la fréquentation estivale a été multipliée par 6.

Le revers de la médaille du TER à 1€ revient à la Région qui doit compenser les pertes de recettes à SNCF. C’est autant d’argent qui n’est plus disponible pour maintenir ou développer la desserte ferroviaire en zone rurale. Le Languedoc-Roussillon est d’ailleurs la seule Région à avoir mis en place partiellement le TER 1€. Mais cette mesure tarifaire, ne résout en rien la question de l’économie ferroviaire, qui résulte de deux facteurs : le niveau du trafic et les coûts de production. Désormais on conjugue des coûts d’exploitation élevés par rapport au trafic et un niveau de recette minimaliste du fait de la tarification à 1€.

La Région Languedoc-Roussillon va désormais développer de nouvelles dessertes routières pour désenclaver la Lozère. Ainsi lors de sa venue à Mende, Christian Bourquin a annoncé le lancement en décembre 2012 d’une liaison en car directe entre Mende et Montpellier. « Il faut que la Lozère et Mende soient encore plus reliés à la capitale régionale. La Région a besoin de Montpellier, mais Montpellier a aussi besoin de la Région« , a justifié le président du Conseil régional. Ce n’est pas le point de vue des syndicats qui estiment que les cars « vont faire doublon avec les trains » existant entre Mende et Nîmes via la ligne des Cévennes.

La CGT accuse la Région Languedoc-Roussillon de tenir un double discours. Selon le syndicat, avec en réduisant les dessertes ferroviaires, la Région Languedoc-Roussillon « précipite ainsi la fermeture des lignes Béziers – Neussargues et Marvejols – Mende« . Déjà en 2009, une étude intitulée « Transports, communications, déplacements pour le Massif central » évoquait la nécessité de fermer les sections Bédarrieux – Saint-d’Apcher et Mende – Marvejols.

Des critiques du même ordre sont émises vis à vis de la Région Midi-Pyrénées. « Le Grand Toulouse a été une priorité. On l’a compris. Mais on a l’impression que l’Aveyron est le grand oublié« .

Christian Bourquin affirme lui que « la fréquentation doit être le seul gage de la survie de nos lignes« . Autrement dit, les trains peu ou pas fréquentés sont sur la sellette de la Région. D’autres lignes du Languedoc-Roussillon pourront donc voir leur desserte ferroviaire réduite dans les prochains mois.

Dans les faits, la prochaine ligne concernée par une fermeture, pourrait être la section Neussargues – Saint-Chély-d’Apcher de la ligne Clermont-Ferrand – Béziers. Cette section cumule les handicaps :

  • sur un linéaire de 55 kilomètres entre Neussargues (1000 habitants) et Saint-Chély-d’Apcher (5100 habitants), se trouve une seule localité, la ville de Saint-Flour (7300 habitants).
  • une ligne vieillissante (ouverte en 1888 et électrifiée en 1931) et insuffisamment entretenue. Conséquence : des ralentissements ont été mis en place. La vitesse maximale autorisée se situe entre 75 et 90km/h.
  • un ouvrage d’art dans un état inquiétant : la traversée viaduc de Garabit (long  de 564 mètres et haut de 123 mètres) est limitée à 40 km/h.
  • un temps de parcours peu performant : il faut désormais compter une heure pour un trajet ferroviaire entre Neussargues et Saint-Chély-d’Apcher.
  • une desserte à cheval sur les Régions Auvergne et Languedoc-Roussillon. Ces deux Régions n’ont jamais collaboré pour mettre en place une desserte interrégionale contrairement à la desserte ferroviaire Clermont-Ferrand – Nîmes via la ligne des Cévennes. Résultat : la Région Auvergne a orienté en toute logique sa desserte TER vers Aurillac (29 900 habitants, ce qui est en fait la ville la plus peuplée du Cantal) et ne met en place que quelques liaisons par autocar pour desservir Saint-Flour. De son côté, la Région Languedoc-Roussillon limite sa desserte à Saint-Chély-d’Apcher, dernière gare de Lozère avant l’Auvergne. Ainsi depuis le service 2012, il n’y a plus de desserte TER ferroviaire entre Neussargues et Saint-Chély-d’Apcher.
  • une desserte ferroviaire réduite à peau de chagrin. En dehors du fret (usine ArcelorMittal à Saint-Chély-ad’Apcher), il ne reste plus qu’un aller-retour sur cette section assurée au quotidien par l’Aubrac, le train Intercités Béziers – Clermont-Ferrand (assuré par du matériel thermique alors que la section Béziers – Neussargues est sous caténaire). Un train classé parmi les trains d’équilibre du territoire jusqu’en décembre 2013. Quel sort lui sera réservé par l’État en 2014 ? Rien ne filtre à ce sujet. Mais la suppression pure et simple n’est pas à exclure, en raison de la vétusté de la ligne.
  • la concurrence de l’A75, qui est gratuite sur tout son parcours (sauf pour la traversée du viaduc de Millau).
  • un tracé qui multiplie les détours. L’A75 est directe entre Saint-Flour et Clermont-Ferrand, tandis que la voie ferrée est contrainte à un détour par Neussargues. Ainsi la Région Languedoc-Roussillon a développé depuis plusieurs années des relations par autocars via l’A75 entre Clermont-Ferrand et Mende (avec arrêts systématiques à Marvejols et Saint-Chély d’Apcher et à certains horaires à Saint-Flour) avec un temps de parcours largement inférieur à celui permis par la voie ferrée.

Plus globalement, ce début de polémique pourrait enclencher un véritable débat sur le devenir du transport ferroviaire en zone rural. Dans le cas du Massif Central, la faible fréquentation liée à une densité de population très faible sur des lignes en piteux états. Le plan Rail Auvergne, comme son homologue de Midi-Pyrénées a permis de sauvegarder les lignes les plus fréquentées. Mais il ne comportait aucune intervention sur les lignes Millau – Rodez ou Saint-Chély-d’Apcher – Neussargues. De son côté, la Région Languedoc-Roussillon n’a opté pour un plan Rail.

La situation des finances publiques amène un jour ou l’autre à se poser la question suivante. Est-il raisonnable d’engager des centaines de millions d’euros pour rénover une ligne avec un trafic qu’on sait par définition faible ?

Dans le cas de la ligne des Causses, il faudrait investir plusieurs centaines de millions d’euros pour moderniser l’alimentation électrique, régénérer la voie, reprendre les ouvrages d’art et rénover les points d’arrêts pour un potentiel de voyageurs très limités. Même sur une ligne rénovée de A à Z, on voit mal les Régions Auvergne, Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon financer une desserte cadencée aux 2 heures entre Béziers et Neussargues, car les besoins de déplacements entre Neussargues et Béziers sont très faibles.

Autant dire, que la ligne des Causses est dans une impasse totale. Il n’y a guère que les sections Séverac-le-Château – Millau – Béziers et Marvejols – Mende qui peuvent justifier la pertinence d’une modernisation de la ligne ligne et un certain potentiel de trafic local. Les analystes les plus sévères ne voudraient conserver que la section Bédarrieux (6800 habitants) – Béziers, c’est-à-dire le seul trafic du périurbain biterrois.

Autrement dit si l’on refuse à cette perspective, il convient de changer les conditions d’exploitation sur les lignes rurales du Massif central. La FNAUT considère que l’exploitation ferroviaire avec un seul agent à bord (le conducteur) est une solution préférable au transfert sur route et à la fermeture d’une ligne ferroviaire. ces méthodes d’exploitation courantes en Suisse ont permis de sauver les lignes du Morvan (Bourgogne).

(Avec Midi Libre et midilibre.fr).

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Avancées majeures pour la LGV Perpignan – Barcelone

Posted by ardsl sur 19 août 2012

L’épopée de la Ligne à Grande Vitesse entre Perpignan et Barcelone connaît deux avancées décisives, dont la première consiste à construire les derniers 12,7 km de voies manquants au Nord de Barcelone. Plus au Nord, dès le 1er septembre, 25000 volts passeront par les caténaires du dernier tronçon non électrifié, d’une longueur de 35 km, entre Figueras et Gérone.

La construction de la Ligne à Grande Vitesse (LGV) entre Perpignan et Barcelone entre dans sa phase finale, avec l’installation des premiers rails sur le dernier tronçon qui en était encore dépourvu. Celui-ci est situé entre l’échangeur ferroviaire de Mollet del Vallès, au Nord de Barcelone, et la gare barcelonaise de La Sagrera. Cette étape a été officialisée le 14 août, mais le chantier a débuté une semaine auparavant, selon l’ingénierie confiée à la société publique espagnole Adif, en charge de mettre en place l’ensemble des LGV espagnoles. Ce tronçon, d’une longueur de 12,7 kilomètres, constitue le dernier point noir de l’axe qui doit joindre la capitale du Roussillon à celle de la région de la Catalogne. Cette portion de voie doublement électrifiée, dotée d’un budget de 9,9 millions d’euros, doit être intégralement livrée en mars 2013, à l’issue de 7 mois de travaux. Cette information est incluse dans une évaluation communiquée par le Ministère des Travaux Publics espagnol, qui rappelle un engagement du gouvernement espagnol pour « engager toutes les procédures pertinentes permettant la mise en service de la connexion à grande vitesse avec la France, dans les plus brefs délais« .

Les 35 km entre Figueras et Gérone, enfin électrifiés

Plus au Nord, le chantier avance également, dans la région de Gérone, selon un communiqué en date du 18 août. La même société Adif y annonce pour le 1er septembre le début des opérations de mise sous tension des 35 kilomètres de voie qui unissent la station de raccordement électrique de Santa Llogaia d’Àlguema, au Sud de Figueras, à la gare de marchandises de Gérone. À compter de cette date, les essais techniques permettront d’injecter 25000 volts dans les caténaires, ce qui signifiera la possibilité théorique de faire circuler des TGV de Perpignan à Gérone. Mais le calendrier général semble ne pas devoir être modifié, l’entrée en service du tronçon entre Perpignan et Barcelone restant envisageable pour la fin du premier trimestre de 2013. Parmi les éléments secondaires figurent les travaux de mise aux normes de la gare de Gérone, administrativement validés fin juillet par l’État espagnol. Ce chantier, d’une durée évaluée à dix mois, seront lancées dans les prochaines semaines, mais leur retard de réalisation n’entravera pas le calendrier général de mise en service de la ligne.

(Avec la-clau.net).

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Le TGV ne devrait pas desservir Barcelone et Madrid avant l’automne 2013

Posted by ardsl sur 30 juillet 2012

L’ouverture de la LGV entre Figueras et Barcelone devait être le fait marquant du lancement du service 2013, le dimanche 9 décembre 2012. Mais cette date ne sera pas tenu en raison du retard pris dans la construction de cette ligne à grande vitesse en Espagne.

La conviction selon laquelle le TGV devait entrer en gare de Barcelone et de Madrid le 9 décembre 2012 a volé en éclats.

Pourtant, il ne manque pas grand-chose pour terminer la LGV. Mais le retard constaté dans l’appel d’offres pour deux tronçons fait dire aux experts qu’il est impossible de terminer ces chantiers dans les temps.

La mise en service de la LGV entre Perpignan et Barcelone constitue une arlésienne entamée depuis la décennie 1990.

Une livraison de la ligne au troisième trimestre 2013

La première réalisation manquante comporte le montage des rails et des dispositifs complémentaires sur 12,8 km, entre le centre d’aiguillage de Mollet del Vallès, au Nord de Barcelone, et la gare de La Sagrera, située dans cette dernière ville. La seconde concerne l’achèvement de la jonction TGV à l’intérieur de la gare de Girona.

Jeudi 12 avril 2012, le secrétaire délégué au Territoire et à la Mobilité du gouvernement catalan, Damià Calvet, a évoqué le prolongement du dernier contretemps, en annonçant une livraison de la ligne « au troisième trimestre » 2013, en raison d’un délai d’exécution incompressible de deux chantiers.

Ces réalisations, d’un coût de 33 millions d’euros, sont en cours de validation administrative entre la société publique espagnole Adif, délégataire, et le ministère espagnol des Travaux Publics. Mais l’accélération forcenée des travaux induits, brièvement envisagée par les décideurs politiques et économiques de la région de Girona, ne sera traduite par aucune réalité. La révélation de M. Calvet, qui ne constitue pas une réelle surprise dans ce dossier soumis à d’innombrables échéances aléatoires, a été effectuée lors d’une conférence prononcée à Girona dans le cadre de la fondation d’intérêt public Cercle d’Infrastructures.

En réalité, l’information officielle sur ce retard a été discrètement délivrée dès le mercredi 11 avril 2012 à l’occasion de la dernière réunion de la Commission de Suivi des travaux relatifs au TGV en Catalogne. Lors de cette rencontre, menée en présence des autorités gouvernementales espagnoles et catalanes, le directeur général des Transports et de la Mobilité de la Generalitat de Catalogne, Ricard Font, a pris connaissance du fait que que l’État espagnol n’envisageait pas une ouverture de la ligne avant le délai cité.

Appel d’offres manquant

Il s’agit des marchés concernant la mise en place des voies, du système électrique et de sécurité pour le tronçon situé entre la future gare de la Sagrera et l’échangeur de Mollet, et pour celui qui traverse Gérone. L’appel d’offres aurait dû être lancé en octobre dernier.

Jusqu’à présent, les autorités espagnoles ont assuré que les trains de voyageurs devraient commencer à circuler fin 2012. La nouvelle titulaire du ministère du ‘Fomento’ (Travaux et transports publics), Ana Pastor, ne s’est absolument pas prononcée sur le sujet. Elle est pourtant venue à Barcelone, où elle a rencontré le maire Xavier Trias qui lui a réclamé avec insistance la liaison de la LGV avec le port. Mais à aucun moment, la question des échéances de fin de travaux de la ligne n’a semble-t-il été abordée.

« Légère variation »

Seul le délégué du gouvernement de Mariano Rajoy à Gérone, Carles Jaume, récemment nommé dans cette ville, a lâché il y a quelques jours « qu’une légère variation de calendrier » risque de se produire…

Le maire de Figueras, Santi Vila, a déclaré à l’agence Europa-Press qu’il s’attendait à cette mauvaise nouvelle « même si on était confiant » parce qu’en haut lieu, on « semblait avoir vu que le projet était stratégique« . « Mais en réalité« , juge Santi Vila, le couloir méditerranéen et la connexion avec l’ Europe « n’intéressent guère l’Espagne« .

Les responsables des divers tronçons en chantier affirment néanmoins que les travaux de la ligne vont bon train, et qu’en principe aucun retard n’est à envisager…

Terminus Figueras

Avec les retards très probables dans la livraison de la LGV entre Barcelone et Figueras, les TGV devraient toujours être limités à Figueras.

Actuellement, SNCF n’assure que 2 allers-retours quotidiens entre Paris et Figueras jusqu’au 8 décembre 2012. Il s’agit des TGV suivants :

  • 6203 Paris 7h15 – Nîmes 10h06/09 – Montpellier 10h34/41 – Narbonne 11h32/35 – Perpignan 12h08/16 – Figueras 12h41.
  • 6213 Paris 14h07 – Valence TGV 16h19/22 – Nîmes 17h06/09 – Montpellier 17h34/41 – Narbonne 18h32/35 – Perpignan 19h08/16 – Figueras 19h40.
  • 6232 Figueras 10h20 – Perpignan 10h44/51 – Narbonne 11h24/27 – Montpellier 12h17/24 – Nîmes 12h49/52 – Valence TGV 13h38/41 – Paris 15h53.
  • 6216 Figueras 14h20 – Perpignan 14h44/51 – Narbonne 15h24/27 – Montpellier 16h17/24 – Nîmes 16h49/52 – Valence TGV 17h38/41 – Paris 19h53.

Du 9 décembre 2012 au 31 mars 2013, l’aller-retour TGV Genève – Montpellier devrait être prolongé à Figueras, avec arrêts à Narbonne et Perpignan. Voici les horaires envisagés.

  • 9710/1 Paris 7h15 – Nîmes 10h06/09 – Montpellier 10h34/41 – Narbonne 11h32/35 – Perpignan 12h08/16 – Figueras 12h41.
  • 9714/5 Paris 14h07 – Valence TGV 16h19/22 – Nîmes 17h06/09 – Montpellier 17h34/41 – Narbonne 18h32/35 – Perpignan 19h08/16 – Figueras 19h40.
  • 9744/5 Genève 14h42 Bellegarde 15h08/11Lyon Part-Dieu 16h26/36 – Nîmes 18h02/05 – Montpellier 18h30/41 – Narbonne 19h32/35 – Perpignan 20h08/16 – Figueras 20h40.
  • 9702/3 Figueras 10h20 – Perpignan 10h44/51 – Narbonne 11h24/27 – Montpellier 12h17/24 – Nîmes 12h49/52 – Valence TGV 13h38/41 – Paris 15h53.
  • 9704/5 Figueras 14h20 – Perpignan 14h44/51 – Narbonne 15h24/27 – Montpellier 16h17/24 – Nîmes 16h49/52 – Valence TGV 17h38/41 – Paris 19h53.
  • 9746/7 Figueras 15h20 – Perpignan 15h44/51 – Narbonne 16h24/27 – Montpellier 17h17/28 – Nîmes 17h52/55Valence TGV 18h41/49Lyon Part-Dieu 19h24/34Bellegarde 20h46/50Genève 21h16.

Du 1er avril au 6 juillet 2013, les dessertes suivantes sont envisagées :

  • 9710/1 Paris 7h15 – Nîmes 10h06/09 – Montpellier 10h34/41 – Narbonne 11h32/35 – Perpignan 12h08/16 – Figueras 12h41.
  • 9712/3 Paris 10h07 – Valence TGV 12h19/22 – Nîmes 13h06/09 – Montpellier 13h34/41 – Narbonne 14h32/35 – Perpignan 15h08/16 – Figueras 15h41.
  • 9714/5 Paris 14h07 – Valence TGV 16h19/22 – Nîmes 17h06/09 – Montpellier 17h34/41 – Narbonne 18h32/35 – Perpignan 19h08/16 – Figueras 19h40.
  • 9744/5 Genève 14h42 Bellegarde 15h08/11Lyon Part-Dieu 16h26/36 – Nîmes 18h02/05 – Montpellier 18h30/41 – Narbonne 19h32/35 – Perpignan 20h08/16 – Figueras 20h40.
  • 9700/1 Figueras 7h20 – Perpignan 7h44/51 – Narbonne 8h24/27 – Montpellier 9h17/24 – Nîmes 9h49/52 – Paris 12h45.
  • 9704/5 Figueras 14h20 – Perpignan 14h44/51 – Narbonne 15h24/27 – Montpellier 16h17/24 – Nîmes 16h49/52 – Valence TGV 17h38/41 – Paris 19h53.
  • 9746/7 Figueras 15h20 – Perpignan 15h44/51 – Narbonne 16h24/27 – Montpellier 17h17/28 – Nîmes 17h52/55 – Valence TGV 18h41/49Lyon Part-Dieu 19h24/34Bellegarde 20h46/50Genève 21h16.
  • 9706/7 Figueras 17h20 – Perpignan 17h44/51 – Narbonne 18h24/27 – Montpellier 19h17/24 – Nîmes 19h49/52 – Paris 22h45.

Les dessertes envisagées à l’ouverture de la LGV Figueras – Barcelone

Avec l’ouverture de la LGV Figueras – Barcelone, SNCF envisagerait de lancer les liaisons internationales suivantes :

  • 3 allers-retours Paris – Barcelone (dont un prolongé jusqu’à Madrid). Départs de Paris prévus à 7h15, 10h07 et 14h07. Arrivées prévues à Paris à 12h45, 19h53 et 22h45.
  • un aller-retour Genève – Barcelone – Madrid (via Bellegarde et Lyon Part-Dieu). Départ de Genève prévu à 14h42. Arrivée à Genève prévue à 21h16.
  • 2 allers-retours Marseille – Barcelone (dont un prolongé jusqu’à Madrid). Départs prévus de Marseille à 7h10 et 19h08. Arrivées à Marseille à 14h50 et 22h58.
  • un aller-retour Lyon Part-Dieu – Barcelone (prolongement à Madrid non confirmé). Le TGV partirait à 7h36 de Lyon. Le retour à Lyon se ferait à 22h24.
  • 1 aller-retour Toulouse – Barcelone. Arrivée à Toulouse prévue à 13h27. Départ de Toulouse à 20h24. À noter que l’hypothèse d’un prolongement à Bordeaux est abandonnée.

Tous les TGV desserviront Perpignan. Les arrêts à Figueras et Gérone ne seront pas systématiques.

Certaines informations plus précises commencent à être diffusées sur la future desserte TGV de Barcelone :

  1. Le quatrième aller-retour entre Paris et Barcelone ne sera pas mis en service.
  2. Valence TGV devrait bénéficier d’au moins 3 allers-retours avec Barcelone.
  3. Lyon Part-Dieu bénéficiera de 2 allers-retours avec Barcelone. Départs de Lyon Part-Dieu prévus à 7h36 et 16h36. Arrivées à Lyon à 19h24 et 22h24.
  4. Les TGV existants entre Bruxelles et Perpignan ne seront pas prolongés à Barcelone. La desserte Lille – Barcelone ne verra pas le jour.

Pour exploiter les nouvelles dessertes transfrontalières, SNCF et RENFE vont créer une société commune, Gala.

Dossier à suivre …

(Avec L’Indépendant, ville-rail-transports.com, la-clau.net et Le Progrès).

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Les Régions ont du mal à instaurer le « TER à 1€ »

Posted by ardsl sur 27 juin 2012

Deux ans après les élections régionales, les exécutifs éprouvent des difficultés à instaurer les trajets TER à 1 euro. Les dispositifs visent surtout les abonnés domicile-travail. Seul le Languedoc-Roussillon veut généraliser la démarche à tous les déplacements.

Le train à 1 euro ! La formule fait penser à un slogan. Pas étonnant. Lors de la campagne pour les élections régionales de 2010, cette proposition faisait partie de la plate-forme électorale des candidats socialistes. Deux ans plus tard la promesse s’est concrétisée, mais pas partout. Surtout, elle revêt des réalités très différentes.

Il y a d’abord les régions qui utilisent ponctuellement la formule en proposant des billets à 1 euro sur une période très limitée (le week-end), sur des destinations bien précises ou à l’adresse d’une population spécifique. La Région Nord-Pas-de-Calais, par exemple, le fait depuis 2003, 4 week-ends l’été vers la côte. C’est l’opération « TER mer ». Au total près de 650000 personnes en ont profité.

D’autres régions, en nombre encore limité toutefois, détournent la formule en proposant, non pas des billets à 1 euro, mais des trajets à 1 euro sur les déplacements domicile-travail. Poitou-Charentes fut sans doute la première à généraliser ce type d’offre sur son réseau. Le mécanisme est simple. Il s’appuie sur la législation en vigueur depuis 2008 sur la prise en charge à 50% par l’employeur du coût d’un abonnement. La collectivité, elle, offre le coup de pouce sur les 50% restant à la charge de l’usager du TER. En Poitou-Charentes l’abonné ne paie ainsi plus que 40 euros par mois pour deux trajets quotidiens sur vingt jours. Soit en effet 1 euro par trajet… Un millier de ces abonnements ont été vendus, une dépense raisonnable pour la région, mais un nombre de personnes touchées finalement assez réduit.

Favoriser le pouvoir d’achat

Après réflexion, la Région Pays de la Loire va se jeter à l’eau en septembre. « Il s’agit de favoriser le pouvoir d’achat des salariés dans une région très étendue », souligne Gilles Bontemps, vice-président (PC) chargé des transports au conseil régional. Ses promoteurs pensent que ce type d’offre devrait bénéficier à plus de 40% des abonnés de travail. Le coût du dispositif est estimé à 600000 euros en année pleine auquel s’ajouteront les coûts de gestion du service, de l’ordre de 200000 euros. La Région Centre évoque, elle, une dépense de 6 millions d’euros par an. Mais son offre équivaut à un trajet à 4 euros par jour pour l’aller-retour. Mise en œuvre depuis janvier, cette offre s’applique aux trajets infra et interrégionaux, y compris à destination de l’Île-de-France.

Beaucoup d’autres régions n’éprouvent pas la nécessité de telles offres, car, de facto, les trajets courts se situent déjà en dessous de 1 euro pour les abonnés domicile-travail. « Nous nous sommes aperçus que cette mesure n’était pas nécessaire dans la mesure où le prix moyen acquitté par un salarié pour son trajet domicile-travail est déjà en effet de 1 euro si l’on tient compte de la part payée par l’employeur », argumente-t-on au Conseil régional d’Aquitaine. Un constat toutefois seulement valable pour les employés d’entreprises de plus de 9 salariés.

En Rhône-Alpes, on est beaucoup plus réticent, même si l’engagement en 2010 de Jean-Jack Queyranne, le président PS du conseil régional, que les trajets en TER ne coûteraient pas plus de 2 euros aux abonnés domicile-travail et aux abonnés étudiants, est tenu. « Nous sommes réticents à l’idée du TER à 1 euro. Nous partons du constat que ce qui favorise le report modal massif, ce n’est pas le tarif mais le niveau de service », insiste Jean-Charles Kohlhaas, président (EÉLV) de la commission transport. Précisément, pour améliorer ce service « nous ne pouvons pas nous priver de recettes ». D’après l’élu écologiste, le passage à 1 euro entraînerait un manque à gagner de quelque 100 millions pour un peu plus de 180 millions de recettes billettiques.

Un objectif pas seulement social

L’objectif social de ces offres est clair. Mais ce n’est pas le seul. Le but consiste aussi à obtenir un effet d’entraînement sur la fréquentation des TER. « La finalité est de reporter une part du trafic automobile sur les transports en commun. C’est un objectif partagé avec la SNCF », affirme l’élu des Pays de la Loire, Gilles Bontemps.

Le Languedoc-Roussillon est seul à vouloir pousser le système jusqu’à son extrême

Seule à ce jour la Région Languedoc-Roussillon veut pousser la démarche jusqu’à l’extrême avec l’instauration du billet à 1 euro sur toutes les lignes. L’expérience est suivie avec attention mais non sans une certaine incrédulité, notamment sur les capacités financières de la région à soutenir une telle ambition sur le long terme.

Quatre lignes de TER à 1 euro fonctionnent à ce jour dans la région. Une cinquième est prévue en décembre.

La Région Languedoc-Roussillon et SNCF viennent tout juste de démarrer la quatrième expérience du TER à 1 euro en Lozère sur la ligne La Bastide-Saint-Laurent – Mende – Marvejols. Un vrai billet à 1 euro, qui porte sur les déplacements occasionnels ! Sur Mende – Marvejols, SNCF mise sur une hausse de la fréquentation de 10% à très court terme. Une première expérience avait été lancée il y a un an sur la ligne Nîmes – Le Grau-du-Roi en bord de mer avec une hausse de fréquentation de 196 % sur les deux mois d’été. Entre septembre et la fin de l’année dernière, la hausse de la fréquentation a encore été de 71 %. Auparavant près d’un tiers des usagers faisait le trajet en voiture sur cette ligne.

Généraliser le dispositif

Lancée en décembre dans les Pyrénées-Orientales, la ligne Perpignan – Villefranche-sur-Mer – Vernet-les-Bains a enregistré, elle, une progression de 222 % du trafic passagers. Une troisième ligne a été ouverte en mars dans l’Aude, entre Carcassonne et Quillan, qui sera suivie en décembre prochain de la ligne Béziers – Bédarieux. « Nous ne sommes pas très loin du point d’équilibre, ce qui est l’objectif recherché par la Région. Nous serons entre 0 et 5% de déficit sur une année d’exploitation avec peu de dépenses supplémentaires », assure Jean Ghédira, directeur régional de SNCF.

In fine, le conseil régional souhaiterait généraliser le dispositif du TER à 1 euro. Selon Christian Bourquin, président PS de la Région, « c’est un moyen de redonner du pouvoir d’achat aux habitants ». En 2013, il souhaiterait mettre en place une sorte de « Métro Express Régional » reliant le chapelet des villes côtières entre Nîmes et Perpignan. « Aujourd’hui notre dépense totale en faveur des TER s’élève à 106 millions d’euros. Puisque nous payons l’addition, autant que ça marche et que les trains soient remplis ! Selon nos calculs, la généralisation du train à 1 euro pourrait occasionner un surcoût d’exploitation entre 5 et 6 %, mais guère plus », explique Christian Bourquin.

Tensions avec SNCF

Les négociations avec SNCF sont toutefois tendues car, selon la Région, le transporteur national se montre très gourmand et voudrait multiplier par trois ou quatre le montant de la contribution régionale ! À tel point que Christian Bourquin aurait menacé de faire appel à un opérateur privé… « Les expérimentations se poursuivent et il n’y a pas de réticences au sein de la compagnie. Nous avons même le sentiment de participer à une aventure révolutionnaire. Notre souci, c’est d’offrir à nos clients et à la région les meilleures conditions d’exploitation », assure SNCF.

Mais avant de généraliser le « Métro Express Régional », il sera nécessaire de remédier aux heures de pointe à la saturation de la ligne Perpignan – Nîmes. Or le contournement Nîmes-Montpellier ne devrait voir le jour qu’en 2016 et la ligne nouvelle entre Montpellier et Perpignan n’entrera pas en service avant 2020.

Chiffres clés du TER en France

  • 800000 voyageurs par jour
  • 5700 trains quotidiens
  • 299000 abonnés
  • 2000 services réguliers par autocar TER
  • 260 lignes assurées par trains TER
  • 240 lignes d’autocars TER
  • 91 % de régularité à 5 minutes (en 2009)
  • Matériels roulants : 90% du parc renouvelé en 2010, dont 700 Autorails à Grande Vitesse (AGC) et 220 TER à Deux Niveaux nouvelle Génération (TER 2Nng).

(Avec Les Échos).

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Lisbonne – Kiev en TGV : départ retardé

Posted by ardsl sur 9 juin 2012

Il devait relier l’Atlantique aux steppes de la Russie. Mais le projet de corridor ferroviaire européen entre le Portugal à l’Ukraine bat de l’aile. En cause, la crise et les contestations qui marquent son parcours.

Lisbonne. À Santa Apolónia, la gare principale – une toiture en fer et verre fumé, l’air chargé des senteurs de l’Océan et du Tage – ne compte que deux quais pour les trains de banlieue et le rapide pour Bilbao. Lisbonne aurait dû devenir le point de départ du mythique “Corridor 5”, l’axe Lisbonne-Kiev, censé relier l’Europe atlantique aux steppes de Russie. Cinquième pilier d’un somptueux projet de réseau européen lancé au milieu des années 90, ce corridor est aujourd’hui un mystère.

Le 21 mars, le gouvernement portugais a annoncé qu’il abandonnait tous les projets de train à grande vitesse. Quant à l’Ukraine, on ignore où elle en est. Certes, le rêve d’une Europe unie par un réseau d’infrastructures ferroviaires est toujours là, mais sous la forme d’une toile d’araignée de tronçons et de bretelles à mi-parcours, étendue sur tout le continent et appelée ”TEN -T”. Quant au « Corridor 5 », redimensionné, il a été récemment rebaptisé « Corridor Méditerranéen ».

Investissements minimums

Quittons donc Santa Apolónia pour Algésiras, en face du Maroc, à un jet de pierres de Gibraltar. C’est d’ici que la Commission européenne veut faire partir le « Corridor Méditerranéen ».

Don Carlos Fenoy, président de la Chambre de commerce locale et un des défenseurs les plus fervents du « Corridor » et de son utilité affirme : “un TGV pour les marchandises ? Mais vous êtes fou ! La consommation d’énergie et l’usure des wagons au delà de 80 km/h augmenteraient les coûts de manière exponentielle”. L’Espagne, du reste, est en train de réduire de manière drastique ses investissements en matière d’infrastructures : 5,4 milliards d’euros de moins par rapport à 2001. Et pourtant, malgré ces coupes budgétaires, le TGV reliant Algésiras à Bobadilla (lieu de la connexion pour Madrid) sera bel et bien réalisé, grâce à une solution surprenante.

C’est simple : pour obtenir l’écartement des rails nécessaires aux trains à grande vitesse, nous ajoutons un troisième rail entre les deux autres sur la ligne existante. Les trains lents avanceront sur les rails à écartement espagnol, les TGV sur ceux aux normes internationales”, explique Rafael Flores, responsable du carrefour ferroviaire de Ronda. Sans béton et sans investissements colossaux.

Nous embarquons à Cordoue. Il y a 400 km jusqu’à Madrid que l’on parcourt presqu’en un éclair (mais à un prix record : 68,9 euros par seconde). Puis nous filons vers Barcelone, et la frontière française, avant d’arriver à Perpignan, l’étang de Thau, Montpellier, Lyon.

Un peu avant Saint-Jean-de-Maurienne, à l’entrée du terminal intermodal de Bourgneuf La Rochette, terminus de l’Autoroute ferroviaire alpine (AFA) qui mène à la gare de marchandise d’Orbassano, en Italie, quelques camions citernes attendent d’être chargés sur les trains. Quatre par jour. C’est peu, et le projet n’a survécu jusqu’à maintenant que grâce aux subventions de l’État : 900 euros environ pour chaque camion transporté. Mais si l’AFA passe par le tunnel du Mont-Cenis, à quoi peut bien servir le super-tunnel de la ligne Turin-Lyon ?

Michel Chaumatte, directeur de l’AFA explique : “en diminuant la dénivellation, on réduit les coûts liés à la traction”. À condition de renoncer à la vitesse : “disons que la grande vitesse est un avantage, qui concerne essentiellement les voyageurs”, assure-t-il. Mais ceux-ci sont de moins en moins nombreux. Les calculs financiers, eux aussi, ne laissent aucun doute : le coût des opérations sur l’ensemble du réseau “TEN-T” tourne autour des 500 milliards d’euros. La Commission européenne propose un financement à hauteur de 31,7 milliards, le reste étant à la charge de chaque pays traversé.

Pas de liaison entre l’Italie et la Slovénie

Nous poursuivons notre voyage dans des wagons, petits, sales et lents du réseau local, à travers les collines puis la plaine turinoise, jusqu’au moment où nous tombons sur un obstacle majeur dans la vallée, là où la ligne Lyon-Turin, “ne sera jamais terminée” comme nous l’assure un ingénieur de la Commission régionale pour l’évaluation de l’impact environnemental : “le projet prévoit que la ligne soit enterrée à 40 mètres de profondeur, c’est à dire dans la nappe qui alimente Turin en eau potable. C’est impensable et illégal”.

On repart. Nous voilà fonçant à plus de 300 km/h vers Milan. Étrangement, sur le tronçon géologiquement le moins problématique, de Brescia à Padoue, la grande vitesse se fera attendre encore longtemps. En revanche, depuis 2008, un segment de 28 km entre Padoue et Mestre, est prêt. Mais pas le temps de profiter de notre élan : nous voici à nouveau dans la panade, entre Venise et Trieste. Ici les maires dénoncent un désastre écologique à venir. La ville de Trieste a même refusé l’enterrement de la ligne. Nous quittons Trieste et prenons un car jusqu’au port de Koper (Slovénie), puis jusqu’à la gare de triage de Divaca, qu’aucune voie ferrée ne reliera jamais à l’Italie. Le dernier train pour Ljubljana est parti en décembre 2011, à cause des crocs-en-jambes, des mesquineries et autres représailles entre Rome et Ljubljana.

Nombreux sont ceux qui pensent aujourd’hui que le Corridor ferroviaire le plus rentable n’est pas l’axe Est-Ouest, mais l’axe Baltique-Adriatique qui relie la Méditerranée aux puissantes économies de l’Europe du nord et de l’Europe centrale. Le projet européen ne prévoit aucun débouché sur les ports du Frioul, de la région de Venise et de Ravenne. La demande slovène d’une bretelle qui les relierait avec Koper a été rejetée sous l’effet des pressions du gouvernement italien. Ljubljana est passée aux représailles : pas de liaison entre Trieste et les marchés orientaux.

Charmes de l’Orient en vue

Après la capitale slovène, nous faisons étape à Maribor avant de nous enfoncer dans un paysage de collines hongroises. Ici aussi on parle de transport sur pneus : ”la voie ferrée n’est pas notre priorité”, déclare un porte-parole du ministère des Transports. “Les financements de l’Union européenne serviront pour nos autoroutes”. On s’intéresse bien davantage aux liaisons avec le Nord, avec l’Autriche, via Györ.

Nous atteignons enfin Lviv, l’ancienne Leopole : fastes impériaux, nid d’espions, capitale yiddish. Nous sommes à moins de 600 km de Kiev, mais nous n’y serons que dans 15 heures. Le voyage se fait de nuit, en troisième classe, sur des couchettes ouvertes, trois par trois, chauffés par un poêle à bois. Un chef de wagon, à la casquette rigide, nous offre du thé. La nuit, le train est un bazar : on peut y manger, faire des affaires, bavarder. Réveil à Kiev : la gare est un mélange de décor moderne et de style impérial russe. L’horizon est bouché par des rangées de tours de trente étages, mais les michelines, obsolètes et colorées, parcourent des lignes dont les noms font rêver : Chisinau – Saint-Pétersbourg, Odessa – Novgorod, Volgograd – Gdańsk. Mission accomplie.

(Avec La Repubblica).

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Grève en Espagne : 3 TGV Paris – Valence TGV – Figueras limités à Perpignan jeudi 29 mars

Posted by ardsl sur 28 mars 2012

Un mouvement de grève de la RENFE jeudi 29 mars ne sera pas sans conséquence sur le trafic ferroviaire entre Rhône-Alpes et l’Espagne.

Le TGV 6213 (Paris 14h07 – Figueras 19h40) sera terminus exceptionnel Perpignan à 19h06.  Le TGV 6216 (Figueras 14h20 – Paris 19h56) partira exceptionnellement de Perpignan à 14h51.  Le TGV 6232 (Figueras 10h20 – Paris 15h56) partira exceptionnellement de Perpignan à 10h51.

Ces 3 TGV Paris – Figueras desservent la gare de Valence TGV.

La journée du 29 mars est marquée par une grève générale en Espagne.

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