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Le TransRun enterré par une courte majorité des Neuchâtelois

Posted by ardsl sur 23 septembre 2012

Le réseau ferroviaire, qui était prévu dans le cadre de la réalisation du Transrun.

Après recomptage, il apparaît que 50,29% des Neuchâtelois rejettent le projet du TransRun reliant Neuchâtel à La Chaux-de-Fonds. Seules 392 voix ont fait la différence.

Les Neuchâtelois ont joué la prudence financière en disant « non » dimanche 23 septembre, de justesse, au projet TransRun qui devait relier le haut et le bas du canton. 50,29% des Neuchâtelois ont ainsi désavoué leurs autorités, contre 49,71% (33724 non contre 33332 oui). La participation s’est élevée à 51,5%.

Les districts du haut du canton ont été clairement minorisés. Celui de La Chaux-de-Fonds a dit oui à plus de 70% et celui du Locle à plus de 60%. Mais sur l’ensemble du canton, le non l’emporte pour 392 voix. Les résultats étaient serrés au point de justifier un recomptage des voix en ville de Neuchâtel, dont le résultat devait faire la différence.

Coût chiffré à près d’un milliard de francs

Le coût du projet était estimé à 919 millions de francs, dont 830 millions pour la liaison rapide. Avec les contributions fédérales, et en particulier la participation de 241 millions des CFF, le coût à la charge du canton (60%) et des communes (40%) serait passé de 919 à 560 millions. Le réseau devait voir le jour à l’horizon 2022.

Un sondage MIS trend effectué pour L’Express-L’Impartial et la radio régionale RTN il y a une dizaine de jours indiquait que plus de 47% des Neuchâtelois y étaient favorables, contre 33% contre. Mais la part des indécis restait importante, représentant près de 19% des sondés (lire).

« Investissement pharaonique »

La création du TransRun a suscité la polémique. À l’exception de l’UDC, tous les partis représentés au Grand Conseil avaient recommandé l’acceptation du projet. Le Grand Conseil avait pour sa part adopté le projet en juin à une très large majorité, par 87 voix à 16. Le projet était pourtant largement soutenu par le gouvernement neuchâtelois, les villes de Neuchâtel, de la Chaux-de-Fonds et du Locle, ainsi que par tous les principaux partis politiques, à l’exception de l’UDC. Certains membres du PLR s’y opposaient toutefois.

Selon les opposants, emmenés par les députés Raymond Clottu (UDC) et Philippe Bauer (PLR), ce projet était « ambitieux, trop ambitieux et [venait] trop tôt« . À leur avis, il faut d’abord faire le ménage, venir à bout de la réforme hospitalière, assainir les finances cantonales et la caisse de pensions de l’État avant de se lancer dans un investissement qualifié de « pharaonique pour le canton le plus endetté de Suisse« .

Un nouveau projet « devra être trouvé« 

Le projet aurait signifié à terme l’abandon de la ligne ferroviaire actuelle et de la desserte de six gares. Une certaine défiance envers le Conseil d’État, dont le fonctionnement et la personnalité de certains de ses membres ont fait l’objet de critiques, s’est aussi manifestée. Le conseiller d’État Claude Nicati, en charge du dossier, a toutefois exclu de démissionner et assuré qu’il se présentera pour un nouveau mandat en avril 2013.

Parmi les partis, PLR et PS souhaitent remettre l’ouvrage sur le métier. Un nouveau projet d’amélioration des transports publics devra rapidement être trouvé. Ceci est d’autant plus justifié que le résultat est « extrêmement serré« , selon les socialistes.

Le Conseil d’État déçu par le « non » neuchâtelois

Après le refus du TransRun, le Conseil d’État s’est déclaré « déçu » que les Neuchâtelois aient « préféré le statu quo à l’audace« . « Ils n’ont été ni convaincus par les qualités du projet, ni par la nécessité de le réaliser et ont aussi certainement douté de la capacité du canton à le porter financièrement« .

Le gouvernement cantonal entend « mettre au premier plan le rétablissement de la cohésion cantonale » et « souhaite s’engager sur tous les dossiers pour que soit trouvée une voie moyenne, qui garantisse le développement de la région« , a déclaré Philippe Gnaegi, président du gouvernement.

Le résultat du vote laisse irrésolu le problème de la rénovation du réseau des transports publics dans le canton. Chef du Département cantonal de l’économie, Thierry Grosjean a qualifié d' »autogoal » le net refus du TransRun dans les districts du Val-de-Travers et du Val-de-Ruz.

Grande perdante du scrutin, la ville de La Chaux-de-Fonds est « consternée » par le résultat. De l’avis de la conseillère d’État Gisèle Ory, elle-même chaux-de-fonnière, sa ville aurait pu faire pencher la balance en faveur du « oui » avec un taux de participation plus élevé que les décevants 46,3% enregistrés dimanche 23 septembre.

Pour le conseiller d’État Claude Nicati, en charge du dossier TransRun, le résultat du vote signifie que le « réseau ferroviaire neuchâtelois sera assaini mais pas transformé » dans le sens du projet d’agglomération soutenu par la Confédération. « Le problème des transports publics n’est pas résolu« , a-t-il ajouté.

La carte du vote du TransRun commune par commune. Infographie : RTS.

Clivage entre le Haut et le Bas

La ville de Neuchâtel a été la seule commune du district à dire « oui », à 53,8% des suffrages. Les districts du Haut du canton ont été clairement minorisés : celui de La Chaux-de-Fonds a dit « oui » à plus de 70% et celui du Locle à plus de 60%. Mais alors que toutes les communes du district de La Chaux-de-Fonds ont approuvé, celles du Locle ne sont pas unanimes : ainsi, La Brévine a dit « non » à 67,4% des voix.

Comme prévu, le district du Val-de-Travers a refusé le projet, par 72,5%. À La Côte-aux-Fées, ce pourcentage grimpe à 78%. Dans le district de Boudry, seule la commune de Saint-Aubin-Sauges a accepté le TransRun, de justesse. Le district a refusé par 59% des voix. Le district du Val-de-Ruz a pour sa part rejeté le projet par près de 60% ; seule Cernier fait exception avec près de 53% des voix.

Les CFF vont rénover la ligne ferroviaire existante

La liaison ferroviaire entre Neuchâtel et La Chaux-de-Fonds se poursuivra sur la ligne existante, ont annoncé dimanche 23 septembre les CFF, prenant acte de la décision des Neuchâtelois.

« Nous allons désormais renouveler la ligne entre Neuchâtel et La Chaux-de-Fonds pour la maintenir à un bon niveau et assurer aussi bien que possible le trafic ferroviaire du futur« , a indiqué Philippe Gauderon, chef de la division Infrastructure et membre de la direction des CFF.

Les CFF vont lancer les études nécessaires à l’entretien et au renouvellement de la ligne Neuchâtel – Chambrelien – La Chaux-de-Fonds dès ces prochains jours.

(Avec rts.ch et ATS).

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Du changement à Transferis

Posted by ardsl sur 27 août 2012

Transferis est la société commune entre les CFF et SNCF pour le futur RER genevois.

Plusieurs changements au sein de la société sont intervenus durant l’été.

Philippe Gauderon, chef de l’infrastructure et membre de la direction des CFF, a quitté le conseil d’administration de Transferis. Anna-Barbara Remund, cheffe du trafic régional des CFF lui a succédé.

Émmanuelle de Beaufort a quitté la société fin juillet 2012. Elle a choisit de poursuivre son chemin au sein du Département genevois de l’intérieur et de la mobilité. Chez Transferis, avec ses collègues David Favre puis Grégory Camp, elle a réussi à faire connaître et reconnaitre comme élément essentiel de la mobilité régionale, le RER franco-valdo-genevois et son épine dorsale, le CEVA.

La recherche de son successeur, représentant SNCF au sein de Transferis, est actuellement en cours, afin que cette filiale commune CFF-SNCF poursuive ses objectifs dans la voie de la coopération transfrontalière.

Par ailleurs, Grégory Camp poursuit ses activités de directeur au sein de Transferis. Il occupe ce poste depuis le 10 mai 2011.

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Genève – Lausanne : les CFF étudient des solutions contre les retards

Posted by ardsl sur 27 août 2012

Un TER et un train des CFF en gare de Genève Cornavin. Photo : Nathalie Teppe.

L’état du système ferroviaire entre Lausanne et Genève est au-dessus de la moyenne suisse, mais les pannes ont de grosses conséquences.

Le 16 août, vers 2h30, un convoi de marchandises arrache une ligne de contact à l’entrée de la gare de Nyon. L’incident provoque de fortes perturbations jusque vers 16h30 (lire). Le 20 août, un court-circuit sur une ligne de contact vers Prangins engendre la suppression de trains et des retards d’une vingtaine de minutes (lire). Les incidents sont récurrents.

Dans quel état se trouve la ligne Genève – Lausanne ? «De manière générale, la voie ferrée est en bon état, elle obtient la note de 5 sur 6», répond Philippe Gauderon, directeur de la division infrastructure du transporteur. Pour la ligne de contact, le résultat est plus mitigé. Si son état est globalement bon, le tronçon entre Rolle et Allaman affiche un mauvais résultat (3/6). «Son renouvellement est prévu pour 2017-2018», informe le directeur.

La ligne Genève – Lausanne a une particularité : «il n’y a pas de possibilité d’évitement et aucun moyen de délestage compte tenu du nombre élevé de voyageurs.» Conclusion : il n’y a pas plus d’incidents qu’ailleurs mais leurs conséquences sont plus importantes. « Nous avons chargé une équipe de réfléchir à des mesures complémentaires« , précise le directeur. « Des propositions seront faites d’ici à fin octobre. »

Si les perturbations du trafic liées à la vague de froid, en février, ont augmenté le nombre de minutes de retard en 2012, la ponctualité est globalement en hausse. Avec 87% des passagers arrivés à l’heure entre janvier et juillet 2012, Genève demeure cependant légèrement en dessous de l’objectif national fixé à 89%.

Parmi les projets à venir : une quatrième voie entre Lausanne et Renens, des quais supplémentaires à Cornavin, l’introduction d’une cadence au quart d’heure entre Coppet et Genève, le prolongement des quais à Lausanne et l’aménagement d’une voie de dépassement du trafic de marchandises à Coppet.

Dix de retard dans l’entretien

«Ce que nous avons cumulé comme retard dans l’entretien pendant dix ans, il faudra vingt ans pour le rattraper», constate Philippe Gauderon, directeur de la division infrastructure des CFF. Une des difficultés est de faire rimer une forte augmentation du nombre de voyageurs avec les chantiers. Le réseau ferroviaire suisse est le plus utilisé au monde, avec en moyenne 97 trains quotidiens par voie. Même le Japon, ancien détenteur du titre, n’arrive plus à suivre ce rythme. Celui-ci met à rude épreuve les infrastructures et réduit comme peau de chagrin les périodes disponibles pour l’entretien.

Publié le 23 juillet par les CFF, le troisième rapport annuel sur l’état de leur réseau montre qu’il a enfin cessé de se dégrader (lire). Les besoins pour remettre à niveau les voies, caténaires et autres installations de sécurité se chiffrent tout de même à 1,78 milliard de francs.

(Avec La Tribune de Genève).

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Valais : des rames à deux étages en 2020

Posted by ardsl sur 18 juin 2012

Les rames à deux étages devraient pouvoir circuler en Valais à l’horizon 2020. Les cantons de Vaud et du Valais ont avancé l’argent à la Confédération pour débuter les travaux.

Lundi 18 juin 2012, les cantons du Vaud et du Valais, l’Office fédéral des transports et les CFF ont signé une déclaration d’intention pour le développement sur la ligne du Simplon. Cet engagement vise à permettre la circulation des trains à deux étages en Valais d’ici à 2020. Le préfinancement est assuré par les deux cantons et une prévision globale est envisagée jusqu’à l’horizon 2030-2040.

Cet accord vise à accroitre la capacité de transport de la ligne du Simplon. Sur le tronçon entre Lausanne et Vevey, les trains à deux étages pourront circuler dès décembre 2012. Toute la ligne jusqu’à Brigue sera ensuite adaptée à l’horizon 2020. Il a été convenu que les CFF envisageront la possibilité d’avancer ce délai.

Jacques Melly, chef du Département des transports, de l’équipement et de l’environnement du canton du Valais, François Marthaler, chef du Département des infrastructures du Canton de Vaud, Toni Eder, sous-directeur de l’Office fédéral des transports et Philippe Gauderon, chef de la division Infrastructure des CFF ont signé lundi 18 juin en gare de Vevey une déclaration d’intention sur le développement de la ligne du Simplon.

Ce document offre une vision jusqu’en 2030 – 2040 sur les mesures souhaitables en matière d’infrastructures.

Par cet engagement, les partenaires visent à assurer l’accroissement de la capacité de l’axe du Simplon en adaptant son gabarit pour les trains à deux étages. Dans le cadre de la première phase de ce développement, les travaux sur la ligne entre Lausanne et Vevey permettront, sur ce tronçon, le passage des rames à deux étages dès décembre 2012.

Toute la ligne du Simplon, jusqu’à Brigue, sera ensuite adaptée au gabarit des trains Duplex, avec une mise en service dès 2020. Il a toutefois été convenu que les CFF analyseront la possibilité d’avancer ce délai. Les études correspondantes sont en cours avec un financement de la Confédération. Certains aménagements ont d’ailleurs déjà commencé, comme la construction du tunnel de Gobet à Sierre.

 (Avec Le Nouvelliste).

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