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La qualité de l’air doit s’améliorer en Pays de Savoie

Posted by ardsl sur 27 septembre 2012

L’Air de l’Ain et des Pays de Savoie officialise sa nouvelle organisation. Depuis le 1er janvier 2012, « toutes les associations départementales sont réunies de par la loi dite du Grenelle de l’environnement dans Air Rhône-Alpes » précise Jean-Paul Claret. Le président du Conseil d’administration du désormais Comité territorial de l’Air de l’Ain et des Pays de Savoie souligne cependant la volonté et les engagements maintenus de ce réseau de surveillance de proximité.

Ce réseau repose sur des “comités territoriaux” (constitué sous forme associative pour les Savoie), chargés d’identifier des besoins spécifiques de leur territoire de rayonnement, mais aussi de maintenir des liens perceptibles avec les acteurs territoriaux (État, collectivités territoriales, industriels et associations). Air Rhône-Alpes vise à suivre non seulement le volet réglementaire, mais à enrichir la connaissance de l’air.

« La plupart des grands axes routiers de nos départements dépassent les valeurs réglementaires »

« Notre comité territorial est basé à Savoie Technolac, dans de nouveaux locaux acquis par Air Rhône-Alpes » précise Jean-Paul Claret. Dirigé par Didier Chapuis, ce comité zone Est s’attache de fait à prévenir le risque sanitaire. Car il existe : « plus de 100000 habitants des Savoie sont exposés à des dépassements des valeurs réglementaires de seuils tolérables d’oxydes d’azote et de “micronparticules” (PM10) chaque année » observe Didier Chapuis.

En 2011, les mesures réalisées ont ainsi révélé que 21% de la population chambérienne (environ 6000 résidents) ont respiré 35 jours durant plus de 50 µg/m3. Près de 2500 habitants (8,6% de la population) ont inhalé des oxydes d’azote à plus de 40 µg/m3. « La plupart des grands axes routiers de nos départements dépassent les valeurs réglementaires » prévient le directeur. Et Didier Chapuis de conclure : « notre objectif vise, dans un plan d’actions d’ici 2015, à encourager la réduction des émissions, de 30% pour le transport et de 15% pour le chauffage. »

(Avec Le Dauphiné Libéré).

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Les transports urbains connaissent une poussée de fréquentation : + 8,3% en 18 mois

Posted by ardsl sur 12 septembre 2012

Fréquentation à la hausse dans les transports publics qui font l’objet d’opérations promotionnelles le 19 septembre 2012 à l’occasion la Journée des transports publics, mais l’offre ne suit plus, faute de financement de la part des collectivités locales dont les budgets sont asphyxiés. Les exploitants suggèrent d’autres sources de financement.

À deux jours de la Conférence environnementale organisée par le ministère de l’Écologie les 14 et 15 septembre 2012, les Français interrogés par l’Ipsos se disent très soucieux sur l’impact de l’environnement sur la santé. Et encore, l’étude de l’Institut de veille sanitaire (InVS) n’avait pas encore rendu public ses conclusions concernant cette fois, l’impact de la pollution sur la santé dans 9 villes françaises dont Paris, Lyon, Lille et Marseille.

« Le coût de la mortalité liée à la pollution de l’air s’élève à 442 euros par an et par habitant« , a relevé Bruno Gazeau, délégué général de l’Union des transports publics et ferroviaires (UTP), lors d’une conférence de presse présentant la Journée des transports publics du 19 septembre. Il citait les résultats d’une étude publiée en mars 2012 par le Conseil national de l’air.

Cette journée nationale dédiée aux transports collectifs urbains, départementaux et régionaux organisée pendant la Semaine européenne de la mobilité vise à faire découvrir les transports publics (bus, métros, tramways, autocars, trains) en les rendant plus attractifs, parce que gratuits ou à 1 euro seulement le trajet. (Consulter la liste des réseaux participants et leurs actions).

Fréquentation à la hausse en 2011 et 2012

De fait, les transports urbains attirent de plus en plus de clients au fil des ans. Après les années fastes comprises entre 2000 et 2010 où les chiffres de fréquentation ont connu des hausses annuelles importantes, +25% en dix ans, avant de se heurter aux réalités de la crise économique de 2008, le trafic est reparti à la hausse en 2011 à + 5% (+5,3% dans les villes de plus de 250000 habitants) et +3,5% depuis début 2012, selon les statistiques de l’UTP qui regroupe près de 200 réseaux de transport urbain.

« Les chiffres sont bons, la demande est là, mais l’offre ne peut plus suivre faute de financements« , déplore Bruno Gazeau.

En panne de ressources

Si la Fédération nationale du transport de voyageurs (FNTV) qui regroupe les autocaristes ne pas dispose de chiffres de fréquentation précis à bord des cars interurbains parce que le marché est très atomisé avec de nombreuses PME familiales, « les départements ne cessent de développer l’offre de transport, parfois jusqu’à 50%« , constate Éric Ritter, secrétaire général de la fédération professionnelle. « Mais, ces collectivités locales commencent à revenir sur la gratuité des services scolaires, par exemple en Isère ou dans le Haut-Rhin« , ajoute-t-il.

C’est bien ici que le bât blesse : devant les changements de comportement des citoyens, une plus grande sensibilité à l’environnement, et sans doute à cause de la hausse du prix de l’essence, la demande de transport augmente. Mais l’offre ne suit plus, faute de recettes et de financements suffisants. Les collectivités locales doivent se serrer la ceinture, leurs budgets sont asphyxiés.

« L’offre de transports publics progresse moins que la demande« , déplorent les deux organisations professionnelles réunies au sein de l’Apam (Association pour la promotion des acteurs de la mobilité). Dans l’urbain, cette offre n’augmente que de 3,5% en 2011 contre + 5% pour la trafic.

Nouvelles sources de financement

Pour rappel, outre les recettes commerciales, les transports publics sont financés par la fiscalité locale et le versement transport (VT), un impôt assis sur la masse salariale des entreprises de plus de neuf salariés.

Selon l’UTP, ces deux derniers leviers sont aujourd’hui difficilement mobilisables compte tenu de la conjoncture économique, voilà pourquoi elle défend « la pérennité du versement transport dans la configuration actuelle pour limiter les charges qui pèsent sur les employeurs« , auquel viendrait s’ajouter un VT « interstitiel » dans les zones situées hors des périmètres de transport urbain mais où se trouvent des zones d’habitat et d’emplois.

« La tendance des collectivités est de nous inciter à réduire l’offre« , explique Bruno Gazeau qui plaide aussi pour l’augmentation de la contribution des voyageurs : « depuis dix ans l’augmentation des tarifs est inférieure à l’inflation« . L’UTP déplore une « baisse continue et régulière des recettes commerciales qui couvre 35% des dépenses« .

L’organisation propose aussi de nouvelles sources de financement « vertueuses« , selon les principes pollueur-payeur ou utilisateur-payeur. Comme « l’incitation des entreprises à réduire l’accidentologie routière (deux-tiers des accidents du travail sont des accidents de trajets)« , la mise en place de péages urbains ou encore la réforme du stationnement dont le montant des recettes « est aujourd’hui largement inférieur à son potentiel« .

« Faute d’un système performant de contrôle et de recouvrement des amendes (…), une large part des automobilistes préfère prendre le faible risque d’une amende plutôt que de s’acquitter du prix de leur stationnement« , explique l’UTP, qui rejoint les élus du transport réunis au sein du Gart. Ils revendiquent le transfert de la compétence du stationnement payant de surface vers les collectivités locales.

Autant de sujets sur le bureau du nouveau ministre des Transports qui n’en manque déjà pas.

La pollution atmosphérique tue

Dans une étude publiée le 10 septembre 2012, l’Institut de veille sanitaire (InVS) tire un bilan accablant : sur neuf villes françaises – Paris, Bordeaux, Lyon, Lille, Le Havre, Marseille, Rouen, Strasbourg et Toulouse – les conséquences de la pollution sur la santé et sur les coûts sociaux sont « tout à fait substantielles ».

L’étude (Aphekom) porte sur l’impact sur la santé à court et long terme de la pollution atmosphérique, en particulier des particules fines (PM 10), et très fines (PM 2,5) en suspension dans l’air, très dangereuses, car pénétrant profondément dans l’organisme. Ces microparticules générées par les gaz d’échappement des véhicules, notamment les moteurs diesel, l’activité industrielle ou les systèmes de chauffage affectent les voies respiratoires et le cœur. Les zones étudiées par les scientifiques concernent 12 millions de citadins français, dont 6,5 millions pour Paris et ses alentours.

Premier constat : aucune des villes françaises ne respecte les seuils de pollution admis par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à savoir 10 microgrammes par m³ de PM 2,5. Marseille est la ville française dont l’air est le plus pollué aux particules fines, suivi de Strasbourg, Lille, Lyon. Paris arrive cinquième position, devant Bordeaux, Rouen, Le Havre et Toulouse.

(Avec mobilicites.com).

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La qualité de l’air ne s’améliore pas à Genève

Posted by ardsl sur 24 juin 2012

Le rapport « Qualité de l’air 2011 » indique que les niveaux de pollution sont supérieurs à ceux de 2010. Explications et perspectives.

La pollution de l’air genevois a empiré en 2011 par rapport à l’année précédente. Inutile de s’alarmer pour autant, d’après le rapport, car les immissions (pollution ambiante, c’est à dire la pollution à l’endroit où elle déploie ses effets sur l’Homme et l’environnement) sont stables sur la dernière décennie.

Pour certains polluants, comme l’oxyde d’azote ou les particules fines (PM10) ces immissions restent cependant supérieurs aux valeurs limites fixées dans l’ordonnance sur la protection de l’air (OPair).

«Cette augmentation par rapport à 2010 est provoquée principalement par les conditions météorologiques», explique Benoît Lazzarotto, responsable du réseau d’observation de la pollution de l’air à Genève (ROPAG) au sein du service de protection de l’air du canton de Genève.

Un vent inexistant, une période de sécheresse ou l’occurrence d’inversions de températures favorisent effectivement l’augmentation des concentrations des oxydes d’azote, particules fines et autres ennemis de l’environnement issus de l’activité humaine.

Qu’en est-il pour l’été 2012 ? le responsable du ROPAG estime que «tous les ingrédients sont réunis pour la génération d’un pic de pollution, comme chaque été».

Benoît Lazzarotto insiste sur la nécessité du plan de mesures OPair, qui «a vocation à agir à la source des émissions pour redescendre aux niveaux acceptables». Un travail de longue haleine qui se concentre particulièrement sur les enjeux de la mobilité, de l’énergie et de l’isolation des bâtiments.

Même s’il est loin de tout résoudre, «le plan a le mérite d’exister et d’agir» selon Benoît Lazzarotto. Sa mission de base consiste d’une part en des recommandations sanitaires pour les personnes fragiles (enfants, personnes âgées, asthmatiques) et d’autre part en des recommandations civiques.

Ne pas aggraver la situation

Et là, le civisme signifie «ne pas aggraver la situation». Cela veut dire privilégier les transports publics, la mobilité, et si ce n’est pas possible se mettre à l’Éco-drive. Enseignée, cette façon de conduire est plus écologique et plus économique. Sans les cours, il suffit de faire un bon usage de sa boîte de vitesse et de ne pas conduire de manière brusque.

En 2011, on constate un niveau d’émissions d’oxyde d’azote par habitant de 5,5 kg dans le canton genevois, alors qu’il est de 10,1 kg pour la Suisse. Mais Genève est une ville attractive, l’agglomération s’étend, la population croît et se concentre. Donc le niveau de pollution globale augmente.

(Avec tdg.ch).

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Le Plan de Protection de l’Atmosphère de la vallée de l’Arve n’est toujours pas entré en vigueur

Posted by ardsl sur 13 février 2012

On nous avait dit que le Plan de Protection de l’Atmosphère (PPA) de la vallée de l’Arve serait activé le 31 décembre 2011, puis début janvier 2012. Nous sommes mi-février et on ne voit toujours rien venir. Pas la moindre apparition spectrale, pas de fugace voile blanc flottant comme dans un mauvais rêve.

Il y a bien eu le 1er février 2012 une réunion du CODERST dont les associations ont été écartées, mais son but aurait été de répondre à des inquiétudes de transporteurs. Selon des représentants de la DREAL (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement) présents, « cette réunion n’a eu pour effet que l’inutilité et la perte de temps ».

Cela dépend du côté où l’on se place. Il s’agirait plutôt d’en gagner du temps : attendre la fin de ce foutu hiver et attendre que passent les élections.

Oui mais voilà : la pollution atmosphérique elle, est bien réelle, visible et puante, à couper au couteau. Elle s’exhibe impudique, le jour et la nuit. Les cabinets des médecins ne désemplissent pas. La population a franchi un niveau supérieur dans son inquiétude. Et n’est pas faite pour la rassurer la métamorphose subite des panneaux de signalisation d’ATMB (Autoroute et Tunnel du Mont-Blanc) passés de « Pollution Réduction de vitesse obligatoire » à « Ralentissez Bouchons ». Surtout ne pas alerter les vagues de visiteurs-skieurs venus s’adonner aux joies de la glisse et respirer l’air pur de nos montagnes. Et puis un bouchon ça se résorbe avec un peu de patience. Un stratus pourri aux PM10, aux HaP et autres NO2, c’est plus tenace, ça s’amplifie au fil des jours et c’est surtout cancérigène.

La vallée de Chamonix, 9 février 2012. Photo : Daniel Zorloni.

Alors Monsieur le Préfet Philippe Derumigny, Monsieur le Député Martial Saddier, que faites-vous ? À part convaincre sans grand mal les médias de dénoncer le chauffage, toujours le chauffage, rien que le chauffage, au bois s’il vous plaît. Au risque de convaincre les citoyens pourtant peu enclins à se faire prendre pour des billes (de bois), ce chauffage est devenu un maléfice mystique, une apparition satanique sortie tout droit des courtines d’un vieux château. Stoppons ce rêve fût-il cauchemar !

La réalité n’engendre pas la plaisanterie : l’hiver il fait froid et se chauffer n’est pas un acte criminel.

Le PPA a émis des mesures de réduction d’émissions polluantes intéressantes en la matière : encore faut-il informer la population du panel d’aides à disposition du citoyen pour ce faire. Ce sera pour 20013 ? 2014 ? En d’autres domaines d’autres mesures ont été écartées, dont celle préconisant le report du trafic international de camions sur le rail en période de pics de pollution (grâce à l’autoroute ferroviaire alpine entre Aiton et Orbassano). Décidément le courage n’est pas le propre des fantômes. Le laxisme est devenu criminel et l’asservissement aux lobbies s’avère assassin. D’autres fantômes ont le couteau entre les dents.

En 2011, Air APS a comptabilisé 70 jours de dépassements de la valeur limite des PM10 pour 35 jours autorisés par la loi. Pour 2011, les taux de HaP sont trois fois supérieurs au seuil légal. Les taux de NO2 à proximité des axes routiers sont alarmants. L’été c’est l’ozone qui prend le relais. L’année 2012 a bien mal démarré avec la mise en seuil d’alerte niveau 2 pour toute la vallée. Plusieurs jours durant, l’indice ATMO a atteint 10 sur une échelle de 10. En résumé, pas moyen de faire pire.

Les associations ARDSL, ARSMB et Environn’MontBlanc ont participé à l’élaboration du PPA, notamment pour les mesures sur les transports. Notre santé, celle de nos enfants, notre environnement ne sont pas à vendre à des intérêts fantômes, surtout face à des responsables fantoches.

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