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Les élus locaux défendent le projet de LGV Paris – Orléans – Clermont-Ferrand – Lyon

Posted by ardsl sur 19 septembre 2012

L’association TGV Grand Centre Auvergne a tenu son assemblée générale, vendredi 14 septembre à Vierzon.

Le projet va se faire. C’est ce qu’assure Rémy Pointereau, sénateur UMP du Cher et président de l’association TGV Grand Centre Auvergne. Au cours de l’assemblée générale de l’association, vendredi 14 septembre, à Vierzon, il l’a redit et le directeur du projet à Réseau Ferré de France (RFF), Thomas Allary, ne l’a pas démenti.

« Touche pas à mon POCL »

L’association qui compte 700 membres et qui réunit des élus de droite et de gauche, y croit ferme . « Le débat public a été le plus important après celui sur le Grand Paris et il a débouché sur un consensus fort, ce qui est rare », a insisté Rémy Pointereau. Le maire socialiste de Nevers a ajouté que « ce projet ne peut que contribuer à la croissance ». Et Thomas Allary a souligné que « malgré le contexte économique, RFF – en concertation avec l’État – a décidé de poursuivre les études ». Certes, c’était l’ancien gouvernement, et puisque le « nouveau a décidé de hiérarchiser les projets, et c’est à nous d’agir pour que le projet POCL soit retenu », a ajouté Rémy Pointereau.

L’association va lancer une pétition intitulée Touche pas à mon POCL pour maintenir la mobilisation. Elle va aussi poursuivre son lobbying auprès des nouveaux ministres, « notamment sur les thèmes de l’égalité des chances et des territoires, puisqu’il existe maintenant un ministère pour cela », et auprès de l’Union Européenne « où l’on pourrait bénéficier de 3 milliards d’euros ».

Courant octobre, le nouveau préfet coordinateur va réunir le nouveau comité de pilotage, dans lequel l’association souhaite entrer. Les études complémentaires dureront un an (pour un montant de 3M€ payé par les Régions, l’État et RFF) pendant lequel sera organisée une concertation. « L’été prochain, on connaîtra le résultat des études et, après 2013, on peut envisager l’enquête publique », espérait Rémy Pointereau.

Vendredi 14 septembre, le sénateur-maire de Châteauroux, Jean-François Mayet, s’est demandé « pourquoi on intègre le scénario médian dans ces études alors que le consensus portait sur le seul scénario Ouest ?», tandis que le président de l’agglomération de Bourges a souhaité que « l’avenir du Poitiers – Limoges, d’une part, et l’apport voyageurs du POLT soient enfin intégrés dans l’étude économique du POCL ».

Il faudra attendre les arbitrages gouvernementaux pour parier plus sûrement sur l’avenir du projet.

(Avec La Nouvelle République).

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Le projet de LGV Paris – Orléans – Clermont-Ferrand – Lyon encore sur les rails ?

Posted by ardsl sur 26 juillet 2012

Le 3 juillet, le ministre des Transports annonçait la nécessaire « hiérarchisation » des projets de lignes à grande vitesse (LGV). Le 11 juillet, c’est le ministre du Budget qui annonçait le gel de plusieurs projets de cette nature. Dans ce contexte, la LGV Paris – Orléans – Clermont-Ferrand – Lyon a-t-elle encore un avenir ?

Les acteurs du projet veulent y croire. D’abord parce qu’il a fait l’objet d’un débat public (réglementaire) de plusieurs mois, qui a débouché sur un consensus favorable, tant de la part des élus de gauche que de droite. Ensuite, le 7 juin, Réseau ferré de France (RFF) a annoncé qu’il allait mener des études complémentaires (RFF en paiera 1M€ ; l’État, 1M€, et les Régions concernées autant, soit 200000€ chacune) pour affiner le projet. Un bon signe.

Le 6 juillet, l’association TGV Grand Centre Auvergne qui milite en faveur du POCL, a été reçu au ministère des Transports. « La discussion a été positive et nos demandes ont reçu une réelle écoute », commentait le président, Rémi Pointereau. L’association a cependant insisté auprès du ministre pour qu’un préfet coordinateur soit rapidement mandaté pour conduire la suite du dossier.

Enfin, le 11 juillet, alors que le ministre du Budget faisait son annonce, la même association, réunie au Sénat, a adopté une motion (adressée à une vingtaine de personnalités) pressant notamment le gouvernement de soumettre au plus vite le projet à la Commission européenne pour son inscription dans le réseau central européen des transports et de faire bénéficier ledit projet des « project bonds ». L’Europe a en effet adopté, fin mai, le principe des « project bonds » pour financer des grands travaux et relancer la croissance : il s’agit d’une enveloppe européenne de 230M€ auxquels s’ajouteraient des participations privées, le tout permettant de mobiliser jusqu’à 5 milliards d’euros.

Si les promoteurs du POCL vont largement jouer la carte « aménagement du territoire », ils comptent aussi miser sur l’une des premières raisons objectives du projet : soulager la ligne Paris – Lyon qui arrive à saturation.

(Avec La Nouvelle République).

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Déjà 5 millions de passagers pour le TGV Rhin-Rhône

Posted by ardsl sur 25 juillet 2012

Lancée le 11 décembre 2011, la nouvelle ligne à grande vitesse Rhin-Rhône connait un succès plus important qu’imaginé.

Depuis le 11 décembre 2011, les relations entre Rhône-Alpes, la Bourgogne, la Franche-Comté et l’Alsace se sont considérablement améliorées avec l’entrée en service de 140km de ligne à grande vitesse (consulter les horaires des TGV Lyon – Strasbourg). Pour preuve, Jean-Christophe Archambault, directeur du TGV Sud-Est, se félicite de la fréquentation des différents axes de ce nouveau TGV : déjà 5 millions de voyageurs entre mi-décembre et fin juin, sachant que le mois de mai a été un peu morose à cause des élections et des ponts pluvieux mais que l’été s’annonce bon malgré un début juillet assez triste.

Le représentant de SNCF n’hésite donc pas à parler de « succès » pour le TGV Rhin-Rhône, même si il attend un an pour faire un véritable bilan. Plusieurs facteurs pour expliquer tout ça : « la vitesse, bien sûr » détaille Jean-Christophe Archambault « mais aussi le dynamisme et l’attractivité des régions traversées par les trains : Alsace, Franche-Comté, Bourgogne et Rhône Alpes. 60% de nos trajets sont ainsi effectués sur les liaisons Paris – Besançon – Mulhouse avec une clientèle essentiellement professionnelle. Les 40 autres pour cent se concentrent sur l’axe Besançon – Chalon – Lyon – Marseille, la plupart du temps pour des trajets « loisirs ». Les trains sont donc un peu moins remplis qu’entre la capitale et l’Alsace mais la tendance devrait un peu s’inverser cet été ».

Un TGV ponctuel mais pas toujours propre

S’il refuse de donner précisément le taux de remplissage des trains (cependant « meilleur que les autres lignes TGV »), le directeur du TGV Sud Est se vante en revanche d’un excellent taux de ponctualité : 91% des TGV Rhin Rhône arrivent à l’heure, même s’ils sont un peu moins nombreux sur la route Nord / Sud – celle qui passe par Lyon, « car sur les voyages plus longs, les retards sont mathématiquement plus fréquents ». Cela dit, les clients de la ligne semblent globalement satisfaits. « Selon les enquêtes mensuelles que nous faisons, environ 87% des voyageurs ont une bonne image de ce TGV. Le rapport qualité / prix est notamment très bien noté » se félicite Jean Christophe Archambault. Reste quand même quelques points à améliorer comme la propreté des trains, en dépit de la mise en place d’un service de nettoyage sur les liaisons Alsace / Méditerranée avec le passage d’agents de propreté entre les gares de Besançon et Lyon Part-Dieu.

Pour 2013, et la deuxième année du TGV Rhin Rhône, peu d’évolutions sont à prévoir. La desserte entre la Saône-et-Loire, la Méditerranée, Besançon, Strasbourg ou Francfort n’évoluera pas. Un arrêt sera supprimé pour accélérer un voyage Strasbourg / Lyon « mais en contrepartie on va créer un nouveau train Lyon – Mulhouse via Dijon qui s’arrêtera partout et qui sera prolongé jusqu’à Bâle en Suisse à l’été 2013 » explique SNCF. Une liaison Paris – Dijon – Fribourg (Allemagne) devrait également voir le jour l’an prochain. L’international, c’est la vraie force de cette ligne Rhin-Rhône avec notamment un beau succès pour le Francfort – Marseille lancé en mars. L’objectif sur 2012 était de 75000 voyageurs, « on sera au dessus » promet Jean Christophe Archambault.

La branche « Sud » de la LGV Rhin-Rhône abandonnée ?

Alors que le prolongement de la ligne à grande vitesse actuelle entre Belfort et Mulhouse à l’Est et vers Dijon à l’Ouest semble acquis, il n’en est pas de même pour la partie Besançon – Lyon. Cette portion du projet initial, qui aurait pu passer par le Jura et la Bresse de Saône et Loire, était déjà très contestée car jugée peu rentable (vitesse maximum de 220km/h, nombre de voyageurs attendu moindre…). Elle est maintenant quasiment enterrée à cause de la crise, le ministre du budget Jérôme Cahuzac ayant clairement affirmé que la construction de nouvelles LGV était moins important que l’entretien du réseau actuel. La branche Dijon – Montbard risque également de rester dans les cartons pendant un bon moment. En revanche, le projet de nouvelle ligne à grande vitesse Paris – Lyon via Orléans, Nevers et Roanne reste d’actualité.

(Avec infos-chalon.com).

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L’abandon de projets de LGV inquiète des élus mais réjouit les opposants

Posted by ardsl sur 13 juillet 2012

La remise en cause par le gouvernement de futures lignes à grande vitesse, pour cause de rigueur budgétaire, inquiète certains élus régionaux mais conforte les anti-LGV qui avancent depuis longtemps des arguments économiques et environnementaux.

« Nous sommes conscients que les finances publiques sont contraintes, mais la 4e ville de France ne peut pas être tenue à l’écart du réseau européen de la grande vitesse« , a déclaré le maire socialiste de Toulouse, Pierre Cohen, réagissant aux propos tenus par le ministre délégué au Budget, Jérôme Cahuzac.

Ce dernier, aussi député du Lot-et-Garonne, a prévenu mercredi 11 juillet que « le gouvernement n’aura pas d’autre choix que d’abandonner certains projets« .

« Il faudra élaguer« , a-t-il averti, s’interrogeant sur l’intérêt de prolonger certaines lignes LGV « pour un gain de temps marginal« , alors qu’il serait peut-être plus urgent de consacrer cet argent à l’entretien des lignes ferroviaires secondaires.

« Ce que le gouvernement a annoncé me paraît raisonnable, réaliste. Il faut prendre tout ces projets, les examiner du point de vue de l’environnement, de l’énergie, de leur utilité, de leur urgence et il y aura à ce moment-là des priorités définies« , a déclaré jeudi 12 juillet le patron de SNCF, Guillaume Pépy.

« Ma conviction, c’est que la priorité de la SNCF, ça doit être les trains de la vie quotidienne, c’est-à-dire les RER en Île-de-France, les TER en province et le réseau existant« , a-t-il assuré.

Or, le Grenelle de l’environnement, qui vise à favoriser le rail sur la route, a prévu la construction de 14 LGV supplémentaires (2000 km), d’ici à 2020. 2500 km sont également à l’étude pour le plus long terme.

Seules quatre nouvelles lignes sont aujourd’hui financées et assurées d’être réalisées :

  • la phase 2 de la  LGV Est entre Metz et Strasbourg
  • Le Mans – Rennes
  • Tours – Bordeaux
  • le contournement Nîmes – Montpellier.

L’incertitude plane notamment sur les deux prolongements au-delà de Bordeaux (vers Toulouse et Hendaye), la ligne Paris – Orléans – Clermont-Ferrand – Lyon (POCL), Marseille – Nice ou Lyon – Turin.

Mettre de l’ordre

Pour le président PS de la Région Aquitaine, Alain Rousset, le prolongement vers l’Espagne « est non seulement une priorité mais c’est aussi une obligation internationale puisque l’Europe ne financera que s’il y a une jonction » avec l’Espagne.

Le socialiste Jean-Jack Queyranne, à la tête de la Région Rhône-Alpes, a lui aussi fait part de son inquiétude, demandant « solennellement » au gouvernement de respecter la parole de la France en faveur du Lyon – Turin (lire le communiqué complet de Jean-Jack Queyranne). Dans les Alpes-Maritimes, le président du Conseil général et député UMP Éric Ciotti a dénoncé « un coup d’arrêt inacceptable« .

Dans son récent rapport sur l’état des finances publiques, la Cour des comptes relève que le volet « Transports » dans le Schéma national des infrastructures de transports (SNIT) « aurait un coût total estimé à 260 milliards d’euros« , dont les deux tiers consacrés au ferroviaire.

L’institution s’interroge notamment sur la création de nouvelles LGV « qui ne sont pas budgétairement soutenables et dont, ni la rentabilité financière, ni la rentabilité socio-économique, ni l’intérêt environnemental ne sont établis« .

Le nouveau ministre délégué aux Transports, Frédéric Cuvillier, a affirmé vouloir « mettre de l’ordre dans le SNIT » (lire). Ce sera la tâche d’une commission chargée de « hiérarchiser les projets, de définir un mode d’emploi ainsi que sa faisabilité financière« .

« Sans avoir les financements, il est aberrant de parler d’un projet de huit milliards entre Toulouse et Bordeaux pour seulement une élite qui se déplace de métropole en métropole« , a déclaré à l’AFP le porte-parole de la coordination anti-LGV dans le Lot-et-Garonne, Charles d’Huyvetter.

 (Avec nouvelobs.com).

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Projet LGV POCL : et maintenant, quel calendrier ?

Posted by ardsl sur 22 juin 2012

La prochaine étape qui devrait maintenant se mettre en place rapidement, c’est la création d’un comité de pilotage présidé par le préfet d’Auvergne, coordonnateur du projet POCL, Francis Lamy.

« Il sera notamment constitué de l’État bien évidemment, de Réseau Ferré de France et des cinq présidents de Région concernés« , précise Thomas Allary, le directeur de projet chez RFF. « En gros, nous tablons sur une année pour mener la concertation et trouver le bon tracé. Notre volonté, c’est d’aller vite et d’être prêt en juin 2013« .

Pour Thomas Allary, « notre volonté est de prolonger et de renforcer la démarche d’écoute et de dialogue engagée dans le cadre du débat public. Les approfondissements techniques et le travail partenarial vont nous permettre de dessiner le scénario adapté. C’est ce tracé qui pourra être soumis à l’enquête d’utilité publique avant démarrage des acquisitions foncières et des travaux« .

Une fois le tracé arrêté, s’enchaîneront alors :

  • les études préalables à enquête d’utilité publique, dont la durée dans le temps est estimée entre cinq et sept ans, selon le nombre de recours
  • la déclaration d’utilité publique avec l’acquisition des terrains
  • le lancement des travaux imaginés en 2020-2021 et la mise en service à l’horizon 2025, dans le scénario le plus optimiste. C’est-à-dire sans accroc et ni recours, ou 2030 pour le scénario le plus pessimiste.

(Avec lamontagne.fr).

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Projet LGV Paris – Orléans – Clermont-Ferrand – Lyon : RFF retient la variante par Roanne

Posted by ardsl sur 19 juin 2012

RFF a livré les conclusions du débat public sur le projet de LGV Paris – Orléans – Clermont-Ferrand – Lyon. RFF a validé un passage par Roanne lors de son conseil d’administration du 7 juin 2012.

Ce choix n’est pas une surprise, puisque la variante par Mâcon n’avait trouvé le moindre soutien lors des débats publics. La Saône-et-Loire bénéficie déjà de la LGV Sud-Est avec les gares de Mâcon TGV et du Creusot TGV.

Le passage par Roanne permet de raccorder le Nord du département de la Loire au réseau à grande vitesse. Il permettrait de développer des services régionaux à grande vitesse Lyon – Roanne – Clermont-Ferrand. Cela a été validé comme un objectif complémentaire du projet POCL.

Les objectifs initiaux du projet POCL ont été validés par le débat :

  • un temps de parcours de 2h entre Clermont-Ferrand et Paris.
  • le raccordement d’Orléans au réseau à grande vitesse.
  • l’amélioration de la desserte des villes du centre de la France (Bourges en premier lieu).
  • la création d’une alternative pertinente à la LGV Paris – Lyon.

La question de l’arrivée dans le nœud ferroviaire lyonnais devra être approfondie, tout comme celle de l’horizon de saturation de la LGV Paris – Lyon.

Le scénario Est est écarté. Les études vont se poursuivre uniquement sur les scénarios Ouest et Médian.

RFF va ouvrir une réflexion sur un phasage du projet POCL et va désormais devoir définir les conditions de la faisabilité financière du projet.

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La position de la FNAUT sur le projet de LGV Paris – Orléans – Clermont-Ferrand – Lyon

Posted by ardsl sur 11 janvier 2012

La FNAUT estime que le projet de LGV Paris-Orléans-Clermont-Lyon est économiquement et écologiquement pertinent. Il permet en effet de combiner deux objectifs : le doublement de la LGV existante Paris-Lyon et une desserte TGV du centre de la France.

La LGV Paris-Lyon commence à se saturer aux heures de pointe, et la gare de Paris-Lyon l’est déjà. Cette tendance va s’accentuer avec la croissance naturelle du trafic et les mises en service des LGV Perpignan-Barcelone et Nîmes-Montpellier. Il y a un risque évident d’une dégradation, déjà perceptible, des relations offertes aux 40 millions de voyageurs utilisant cette ligne chaque année et, par suite, d’un report de trafic sur l’avion et la voiture, malgré la généralisation des rames à deux étages et l’introduction de la signalisation ERTMS.

Un doublement sur place est à la fois très coûteux et difficile techniquement. L’intérêt d’un itinéraire nouveau, permettant de faire bénéficier le centre de la France de dessertes TGV et d’augmenter la rentabilité du projet, s’est donc imposé naturellement.

La FNAUT estime donc que le POCL est un projet d’intérêt national. Elle est favorable au tracé médian variante Roanne, qui permet à la fois de maximiser les gains de clientèle à longue distance, donc les recettes, et d’améliorer de manière décisive la desserte des territoires du centre de la France :

  • le tracé Est est trop excentré par rapport aux territoires à desservir ;
  • le tracé Ouest-sud, le plus coûteux, pénalise les relations Paris-Sud Est, il n’aurait d’intérêt que dans la perspective irréaliste d’une LGV transversale Lyon-Limoges (projet ALTRO) ;
  • le tracé Ouest est légèrement plus favorable à la desserte du centre mais, contrairement au tracé médian (de même coût et évitant la Sologne), il ne permet pas d’améliorer les temps de parcours entre Paris et le Sud-Est par rapport à la LGV existante ;
  • le passage par Roanne favorise les relations Paris – Saint-Étienne et Clermont-Ferrand – Lyon, maximise le trafic attendu et permet un doublement intégral de la LGV Paris-Lyon.

Quand on passe du tracé ouest au tracé médian, le trafic entre le centre et les autres régions (en particulier Île-de-France et Rhône-Alpes) diminue de 0,3 million de voyageurs/an mais le trafic entre l’Île-de-France et les régions Rhône-Alpes et Sud-Est augmente de 1,2 million (le trafic est-ouest ne varie pas), soit un gain de 15% en nombre total de voyageurs et de plus de 50% en nombre de voyageurs.km.

La FNAUT propose trois compléments réalistes du POCL :

  • l’intégration de la desserte Paris-Limoges-Brive dans le projet POCL, à partir de Bourges ;
  • l’électrification et le remodelage de la ligne Chagny-Nevers et sa connexion à la LGV Paris-Lyon en gare du Creusot-TGV (projet de VFCEA, Voie Ferrée Centre-Atlantique, une proposition ancienne de la FNAUT reprise et enrichie par la région Bourgogne) permettant d’amorcer rapidement et à un coût modeste une transversale Lyon-Nantes à grande vitesse de Lyon au Creusot et de rabattre les TGV Metz-Lyon et Rhin-Rhône sur la LGV existante Paris-Lyon ; une solution plus efficace consiste à construire ultérieurement une LGV entre Dijon et Saulieu remplaçant les branches ouest et sud du projet Rhin-Rhône ;
  • la construction d’une LGV d’environ 50 km reliant Orléans à Courtalain, plaçant Orléans à la fois sur l’axe Paris-Bordeaux et sur une transversale intégralement à grande vitesse Rennes/Nantes-Lyon (Rennes-Lyon en 2h30, Nantes-Lyon en 3h environ), et offrant de plus un nouvel itinéraire Courtalain-Paris passant par Orléans (la LGV Atlantique sera saturée au nord de Courtalain dès la mise en service des prolongements Tours-Bordeaux et Le Mans-Rennes/Sablé).

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Lignes à grande vitesse : les propositions de la FNAUT

Posted by ardsl sur 11 janvier 2012

La FNAUT a toujours soutenu la construction des lignes à grande vitesse, qui a entraîné :

  • une amélioration spectaculaire des relations entre grandes villes françaises et étrangères ;
  • une forte croissance du trafic grandes lignes (depuis 1995) ;
  • des transferts modaux très bénéfiques à l’environnement.

Elle a cependant dénoncé les effets pervers de cette entreprise :

  • une tarification élevée et complexe du TGV ;
  • le positionnement absurde des gares nouvelles ;
  • une dégradation de la desserte de nombreuses villes moyennes ;
  • le détournement des voyageurs sur les LGV ;
  • le manque d’investissement sur le réseau ferré classique.

Elle a approuvé les décisions récentes issues du Grenelle de l’Environnement : lancement des LGV Bretagne, Tours-Bordeaux, contournement de Nîmes-Montpellier, seconde phase de la LGV Est Baudrecourt-Strasbourg.

Faut-il poursuivre l’extension du réseau des LGV au-delà de ces 4 « coups partis » ? La FNAUT s’est longuement interrogée sur cette perspective, elle a examiné soigneusement les arguments des promoteurs des LGV et de leurs opposants.

Elle est aujourd’hui en mesure de présenter ses choix, qu’elle défendra lors de deux prochains colloques.

1 . Critères de pertinence des projets de LGV

Une LGV doit répondre à l’un au moins des trois objectifs ci-dessous.

  • Désaturer le réseau ferré existant. Une LGV est intéressante si sa construction permet de désencombrer un axe classique déjà saturé par les trafics TER et fret, et de développer l’ensemble des trafics. Elle doit pouvoir, dans certains cas, supporter un trafic fret (Montpellier-Perpignan). Une LGV est intéressante si elle permet de désaturer un noeud ferroviaire de province (Lyon Part-Dieu). Une LGV peut être envisagée pour doubler une LGV existante en voie de saturation malgré toutes les possibilités techniques (signalisation ERTMS, trains de plus grande capacité).C’est le cas des LGV POCL et des branches ouest et sud du Rhin-Rhône.
  • Accélérer les trains de voyageurs. Une LGV est pertinente si elle permet de rapprocher de Paris une « poche territoriale » actuellement située à nettement plus de 3h par le train. Une LGV est intéressante si elle permet de provoquer un transfert massif de trafic aérien sur le rail et d’éviter la construction d’un nouvel aéroport. Exemples : Marseille-Nice, Paris-Milan, Paris-Barcelone. Une LGV est pertinente si elle peut permettre la circulation de TER à grande vitesse concurrents de la voiture, par exemple entre Avignon, Marseille, Toulon, Cannes et Nice.
  • Mailler le réseau ferré. Une LGV peut être pertinente si elle permet de renforcer la cohésion du réseau de transport collectif, en donnant accès direct à de grandes lignes classiques, radiales ou transversales, à un réseau TER de province, ou à un aéroport important. Ainsi la LGV Méditerranée donne accès à la ligne du sillon alpin à Valence-TGV. Un maillage du réseau des LGV est souhaitable sur le modèle de l’interconnexion francilienne Est. Les LGV de ce type sont : l’interconnexion francilienne sud, les branches ouest et sud du projet Rhin-Rhône, Toulouse-Narbonne. Une telle LGV permet non seulement d’accélérer les relations entre métropoles, par exemple  Toulouse-Lyon ou Bordeaux-Marseille, mais aussi de faciliter des relations de cabotage à plus courte distance. On peut ainsi concurrencer l’avion sur certaines relations transversales. Une LGV est intéressante si elle constitue un maillon manquant sur un grand axe international, permettant un maillage du réseau européen. C’est le cas de Montpellier-Perpignan (la section internationale Perpignan-Figueras est déjà en service et l’Espagne termine la section Figueras-Barcelone), Lyon-Turin (entre les réseaux LGV français et italien, mais c’est le fret qui est la première justification du projet).

La FNAUT dénonce les illusions des promoteurs des LGV, tels que les grands élus qui veulent aller à Paris ou affirment que « la zone haute technologie de la gare nouvelle attirera de grandes sociétés délocalisatrices innovantes », au risque de marginaliser les gares centrales et leurs quartiers alors que l’on recherche une densification urbaine et que les vraies réussites de quartiers de gares s’observent en milieu urbain.

2. Arguments anti-LGV et réponses de la FNAUT

Une extension du réseau des LGV se heurte aujourd’hui aux oppositions ou réticences très diverses de voyageurs, d’environnementalistes, de géographes et d’économistes, d’élus (rapport Mariton), de SNCF et de RFF.

L’exploitation du TGV par SNCF

La politique tarifaire SNCF est souvent dénoncée. Certains évoquent une ségrégation sociale en évoquant le TGV comme un train réservé aux riches.

Il ne faut pas confondre les LGV et le TGV, dont les effets pervers ne sont pas intrinsèques et peuvent être corrigés.

Le TGV n’est pas le « Concorde du rail », il est utilisé par la classe moyenne et la formule « lowcost » du train Intercités, moins rapide mais moins cher, peut être développée.

L’équilibre économique du TGV est fragilisé par l’augmentation des péages

C’est la thèse de Marc Fressoz, auteur de La faillite à grande vitesse.

Le TGV est pénalisé par les conditions de concurrence avec l’avion et la voiture. La hausse très vraisemblable du prix du pétrole provoquera un report massif de trafic routier et aérien sur le rail qui rentabilisera les nouvelles LGV, il n’y a pas lieu de craindre un sur investissement ferroviaire.

Les nuisances du TGV et des LGV sur l’environnement

On entend souvent les critiques sur l’espace consommé par les LGV (alors que les autoroutes posent le même problème), les coupures urbaines dues au passage d’une LGV, le bruit provoqué par le TGV, les atteintes à la biodiversité, la consommation excessive d’électricité par le TGV.

L’environnement ne se réduit pas à ses aspects locaux et extra-urbains. Le réchauffement climatique menace la biodiversité bien davantage que quelques LGV nouvelles. Le TGV concurrence fortement l’avion, il réduit les émissions de gaz à effet de serre et les nuisances aériennes subies par les riverains des aéroports.

Le TGV concurrence aussi la voiture, et les LGV permettent de désengorger les lignes classiques au bénéfice des TER et des trains de fret. Le TGV consomme dix fois moins que l’avion.

L’impact du TGV sur l’aménagement du territoire et sur la mobilité

Les opposants au développement du réseau classique mettent en avant que les investissements pour le ferroviaire se concentrent sur les LGV. Dans le même temps, les lignes classiques se dégradent. Certains lignes et noeuds ferroviaires manquent de capacité pour absorber le trafic TER.

Le TGV assèche des territoires intermédiaires et renforcement la métropolisation. Le TGV provoque des mobilités inutile et non durable (les navetteurs TGV). Certains pointent carrément le modèle de développement de notre société (à quoi bon aller si vite ?) .

Aujourd’hui RFF consacre moins de 25% de ses ressources aux LGV.

La construction des LGV bénéficie aussi au réseau classique (désaturation, électrifications).

Un abandon du programme des LGV provoquerait une dégradation générale de l’exploitation ferroviaire et profiterait surtout aux aéroports et aux autoroutes : tous les projets de LGV et d’autoroutes ne doivent pas être mis dans le même sac.

Un moratoire sur les LGV

Certains demandent l’arrêt du développement du réseau à grande vitesse. D’autres plaident pour un aménagement des lignes classiques.

Même fortement améliorées, les performances du train classique ne permettraient de concurrencer l’avion que de manière marginale. La capacité du réseau est devenue insuffisante et la coexistence est trop difficile entre les différents types de trafic.

Le volume des crédits disponibles pour le rail n’est pas une « donnée de la nature » obligeant à choisir entre LGV et réseau classique. Des moyens nouveaux peuvent être dégagés, par des économies sur d’autres investissements (autoroutes, aéroport de Notre-Dame-des-Landes, canal Seine-Nord) et par une fiscalité écologique portant sur l’avion et la voiture, afin de développer toutes les composantes du système ferroviaire (la Suisse a réussi, grâce à l’introduction de la RPLP, à financer deux tunnels de base : Lötschberg et Gothard).

3. Les projets à retenir et à éliminer

Une sélection rigoureuse des projets de LGV et une hiérarchisation des projets retenus doit être effectuée dans une vision d’ensemble tenant compte à la fois de la cohérence nécessaire du réseau des LGV, de l’équilibre Est-Ouest du territoire national, de la complémentarité LGV-lignes classiques et de la position de carrefour européen de la France.

La somme des intérêts régionaux ne fait pas l’intérêt national. Certains projets sont indispensables, voire urgents, bien justifiés économiquement, susceptibles de provoquer des reports modaux bénéfiques et s’intégrant bien dans l’ensemble du réseau ferré. Mais d’autres sont peu utiles ou purement électoraux et leur défense est contre-productive. Un « réseau Freycinet » de LGV n’aurait pas de sens.

Les projets à éliminer ou à reporter

  1. Le barreau Poitiers-Limoges est sans pertinence : sa réalisation assécherait la ligne classique Paris-Orléans-Limoges-Toulouse (POLT) ; si une desserte TGV de Limoges est reconnue comme nécessaire, elle peut se faire par un raccordement au projet POCL.
  2. Le projet Paris-Normandie manque lui aussi de pertinence. Caen est à 1h50 de Paris, Le Havre à 2h05, Cherbourg à 3h. Un aller-retour Paris-province peut être aisément effectué dans la journée. La priorité est d’assurer la robustesse des services en séparant les trafics normand et francilien grâce à une ligne nouvelle entre Paris et Mantes.
  3. Le projet Paris-Amiens-Calais est prématuré : la LGV Nord n’est pas saturée.
  4. Le projet Toulouse-Narbonne, complétant la transversale sud, est lui aussi prématuré.
  5. Les branches Sud et Ouest du Rhin-Rhône ont perdu de leur pertinence avec l’émergence du projet POCL qui constitue un doublement plus efficace de la LGV Paris-Lyon.
  6. Le projet Bordeaux-Espagne (pour rapprocher Pau et Tarbes de Paris et pour le fret) est peut-être prématuré et doit être mis en balance avec la modernisation de l’itinéraire classique.

Les autres projets de LGV ont tous un intérêt indéniable :

  1. La seconde phase de la branche Est de la LGV Rhin-Rhône : pour accélérer les TGV Strasbourg-Lyon et désaturer la ligne Mulhouse-Belfort.
  2. Bordeaux-Toulouse : pour rapprocher Toulouse de Paris et concurrencer l’avion.
  3. Marseille-Nice : pour rapprocher Nice de Paris, concurrencer l’avion et concurrencer la voiture par des relations TERGV entre Marseille, Toulon, Cannes et Nice)
  4. le POCL : pour éviter la saturation prochaine de la LGV Paris-Lyon
  5. Lyon-Turin : pour le fret, mais le volet TGV n’est pas marginal
  6. Montpellier-Perpignan : pour désaturer la ligne classique et accélérer les TGV Paris-Barcelone, Toulouse-Lyon.

En définitive, les LGV nécessaires sont nombreuses. Malgré un contexte défavorable, décréter un moratoire sur l’ensemble des projets serait absurde : il faut sélectionner les bons projets.

Le positionnement des gares TGV

Seules les gares centrales sont bien desservies par les réseaux TER, départementaux et urbains. Les gares exurbanisées pénalisent les voyageurs non motorisés, même si (c’est un moindre mal) elles sont parfois positionnées au croisement d’une LGV et d’une ligne classique (Valence-TGV) ; elles s’entourent d’immenses parkings ; et l’expérience montre qu’elles ne favorisent en rien le développement économique. Sauf cas exceptionnel, les projets de gares exurbanisées doivent être abandonnés : Allan- Montélimar, Moulins, Roanne …

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Projet de LGV POCL : le fret s’invite dans le débat

Posted by ardsl sur 10 janvier 2012

Une rencontre organisée à Lyon fin décembre 2011 a posé la question du fret dans le projet de POCL. Une LGV axée vers un trafic passagers, mais qui ne peut aujourd’hui totalement s’affranchir d’une composante marchandises. La LGV POCL devrait permettre de dégager des sillons pour d’autres projets fret en Rhône-Alpes.

Au départ tout le monde semble d’accord pour dire que le projet de LGV Paris-Orléans-Clermont-Lyon (POCL) n’est clairement pas un projet fret. Ne serait-ce que parce que les 200 TGV qui circuleront chaque jour sur la future ligne excluent tout trafic de trains de fret (hors hypothétiques circulations de nuit), du moins tel qu’on les conçoit et organise aujourd’hui.

Mais les différents intervenants de la rencontre de Lyon fin 2011 n’ont eu de cesse de montrer que l’arrivée du POCL aura forcément des conséquences sur le fret, ne serait-ce qu’en raison du Grenelle et de l’engagement national pour le fret ferroviaire pris en 2009.

À ce contexte favorable s’ajoutent par ailleurs les paramètres propres à cette LGV. L’un des premiers effets de la mise en service du POCL sera en effet de libérer de la capacité sur le réseau historique, notamment sur les secteurs les plus contraints actuellement pour les circulations de trains fret, entre Paris et Orléans d’une part et à l’approche du nœud ferroviaire lyonnais d’autre part.

Trois grands corridors de fret en Rhône-Alpes

Deux autres paramètres vont également peser de plus en plus. D’une part, comme le rappelle Philippe Ledenvic (DREAL Rhône Alpes), un réseau européen de fret est en train de voir le jour dont deux des trois grands corridors de fret (Bettenbourg-Perpignan et le projet Espagne-Alpes) concernent la région Rhône Alpes et impacteront le nœud ferroviaire lyonnais. D’où l’importance du tracé du POCL à l’approche de la capitale des Gaules.

D’autre part, Philippe Essig rappelle, au nom du Cercle sur l’Optimodalité, que le paysage du fret ferroviaire est en train de changer et que du fret arrive sur des lignes nouvelles : ainsi la ligne Douvres-Londres ouverte la nuit ou le train qui circule entre Barcelone et la frontière française. Il évoque les études menées par RFF sur les trains Maxi-Perfo, de plus de 5 000 tonnes. « Cette idée est en train de prendre corps » explique-t-il, au point qu’un démonstrateur devrait être mis en service entre 2013 et 2015 entre Paris et Le Havre. L’ancien président de SNCF se dit convaincu que si les trains possèdent la puissance et l’adhérence, « on peut les insérer dans le graphique voyageurs« , ce qui arrivera selon lui avant l’ouverture du POCL.

Dégager des sillons pour le projet Carex

Parallèlement, l’autre intérêt du POCL est l’augmentation de la capacité qu’il permettra : cela pourrait favoriser le projet Carex qui reliera notamment les aéroports de Saint-Éxupéry et de Roissy. Comme le rappelle Salvatoire Alaimo, vice-président d’EuroCarex, le POCL devrait dégager des sillons au profit de Carex entre Roissy et Saint-Éxupéry.

Enfin, lancées timidement à partir de 2003, les autoroutes ferroviaires semblent bien désormais l’avenir du fret : Jean-Michel Genestier, DGA de Geodis, revient sur la montée en puissance des deux autoroutes actuelles, Aiton-Orbassano dans les Alpes et Bettenbourg-Perpignan. Cette dernière a vu son trafic passer de 17 000 remorques en 2009 à près de 50 000 en 2011. « Ces autoroutes pourraient faire la moitié du fret de la SNCF si on avait les bons sillons« , explique-t-il, rappelant que ces deux autoroutes viennent de franchir le premier milliard de T/k transportées. Et selon lui, le projet Carex a un grand avenir.

Mais, insiste à nouveau Jean Depraeter, président de la Commission Transport CESER Île-de-France, le projet POCL apporte des perspectives positives à la condition que les sillons dégagés soient de bonne qualité, que des cycles multimodaux soient développés entre l’Île-de-France et Rhône-Alpes et surtout que les sillons dégagés par le POCL ne soient pas donnés qu’aux voyageurs, et notamment aux TER sous la pression des Conseils Régionaux, leurs autorités organisatrices.

Des trafics fret mal cernés aujourd’hui

On dispose de peu d’éléments sur les trafics fret actuels qui circulent sur les différents axes ferroviaires positionnés sur l’ensemble de la future ligne.

Sur l’axe Paris – Etampes – Orléans, on a recensé, en 2011, environ 65 trains par jour (2 sens cumulés).

Sur le trafic Est-Ouest, le trafic fret reste assez faible. Le territoire du projet POCL, en dehors de l’axe Paris – Orléans – Tours, est plutôt parcouru par du fret local.

Toutefois, selon RFF, un axe Est-Ouest pourrait voir le jour avec l’électrification Nevers – Chagny qui offrirait un itinéraire performant (les itinéraires transitant par la ligne Saint-Germain-des-Fossés – Saint-Germain-au-Mont-d’Or ou Paray-le-Monial – Lozanne demeurent peu performants), à traction électrique continue (la ligne Bourges – Saincaize vient d’être électrifiée), et permettant de capter aussi des flux arrivant de l’Allemagne et de Suisse du nord.

(Avec wk-transport-logistique.fr).

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Projet LGV Paris – Orléans – Clermont-Ferrand – Lyon : les Régions plaident pour un tracé via Roanne

Posted by ardsl sur 8 janvier 2012

Pour la construction de la future ligne à grande vitesse entre Paris, Orléans, Clermont-Ferrand et Lyon (POCL), les régions Centre, Bourgogne, Auvergne et Rhône-Alpes se déclarent favorable, avec l’Île-de-France, au tracé via Roanne.

Le projet de LGV POCL – d’un coût estimé de 11 à 14 milliards d’euros – relève selon les régions d’un financement de l’État et de l’Europe. Il fait l’objet d’un débat public entamé le 3 octobre 2011 et qui doit s’achever le 31 janvier 2012.

Lors de la dernière assemblée plénière de 2011, le président de Rhône-Alpes, Jean Jack Queyranne, a confirmé ses souhaits, pour cette desserte et ce tracé qui concernent une population de 3,4 millions d’habitants.

Les atouts du projet pour les territoires

En particulier, les promoteurs de cet investissement mettent en avant l’amélioration sensible des relations entre Lyon et Clermont-Ferrand, deux villes distantes de 170 kilomètres, mais sans aucun mode de transport efficace à ce jour, mais aussi la desserte de villes moyennes telles que Montluçon, Moulins, Roanne et Vichy. Il leur apparaît important d’offrir une alternative de transport ferroviaire à la future autoroute A89 entre Lyon et Clermont-Ferrand. L’amélioration des actuelles dessertes intercités du réseau ferroviaire classique est jugé coûteux, peu efficace et difficilement réalisable.

Dans le même temps, le POCL concrétisera d’autres fonctionnalités. Tout d’abord, il donnera accès aux populations de ces collectivités au Grand Paris, en permettant des allers et retours dans la demi-journée, et une connexion au futur réseau de transport en commun « Grand Paris Express ». Le POCL donnera aussi accès au centre de Lyon et à son aire métropolitaine.

Conforter la grande vitesse européenne des régions

À l’horizon 2025, il accompagnera la montée en puissance du réseau régional européen de la grande vitesse, initié avec l’ouverture du TGV Rhin-Rhône depuis le 11 décembre 2011, pour de futures liaisons vers Nice et Turin. Egalement, le POCL doit augmenter le potentiel de clientèle à destination de la façade Atlantique de la France.

Enfin, il permettra une amélioration sensible à la desserte TGV de Saint-Étienne, jusque-là effectuée via Lyon. La capitale forezienne se trouverait avantagée par rapport à sa voisine lyonnaise puisque le temps de parcours serait vraisemblablement inférieur de près d’une heure à celui en vigueur aujourd’hui.

Des perspectives certes intéressantes mais qui devront vraisemblablement affronter des arbitrages budgétaires. Au total, ce sont 12 collectivités territoriales qui se mobilisent autour de ce projet. Elles souhaitent que cette ligne nouvelle soit en cohérence avec les réseaux TGV et TER existants et qu’elle puisse permettre des échanges multi-modaux au sein des gares existantes.

(Source : wk-transport-logistique.fr).

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