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La SITMB pour un second tube au tunnel du Mont-Blanc ; Éric Fournier farouchement contre

Posted by ardsl sur 22 août 2012

50 ans après le percement d’un premier tube au tunnel du Mont-Blanc, certains défendent avec plus ou moins de discrétion le percement d’un second tube. La SITMB (Societa Italiana per Azioni per il Traforo del Monte Bianco) a pris publiquement position pour un second tube le 14 août 2012. Le maire de Chamonix, Éric Fournier, annonce son opposition totale à un tel projet. Explications et décryptage de l’ARDSL.

Si l’idée de percer une voie sous le Mont-Blanc est née au 19e siècle, c’est le 14 août 1962, il y a tout juste 50 ans, que les travaux s’achevaient sous le plus haut sommet d’Europe. Le 14 août 1962 se terminait le percement du tunnel du Mont-Blanc. La galerie longue de 11,6 km reliant Chamonix, en Haute-Savoie, à Courmayeur, dans la Vallée d’Aoste en Italie, n’a été ouverte aux automobilistes que trois ans plus tard, en 1965.

Jusqu’à l’ouverture du tunnel du Fréjus, en Savoie, en 1980, le tunnel du Mont-Blanc était la seule voie praticable l’hiver entre la France et l’Italie, en-dehors de la Côte d’Azur. L’idée d’un tunnel avait fait l’objet de plusieurs projets depuis le XIXe siècle. Bien que situé au pied du sommet le plus élevé des Alpes, ce site permettait de relier deux vallées de faible altitude, celles de Chamonix et d’Aoste.

Après plusieurs tentatives avortées, la France et l’Italie signent une convention en 1953. Les travaux débutent en janvier 1959. Les Italiens et les Français se rejoignent le 14 août 1962, avec un écart d’axe de seulement 13,5 mètres.

Fort de ses 11,6 km, le tunnel du Mont-Blanc a détenu le record mondial jusqu’en 1978, année de l’ouverture du tunnel d’Arlberg, en Autriche (13,972 km). Il a été également dépassé en 1980 par ceux du Fréjus (12,901 km) et du Saint-Gothard (16,918 km).

Le tunnel du Mont-Blanc est géré par un groupement européen d’intérêt économique formé par la SITMB et la société française ATMB (Autoroutes et Tunnel du Mont Blanc).

Drame de 1999

Le 24 mars 1999, un poids lourd transportant de la farine et de la margarine prend feu dans le tunnel. L’incendie se propage aux véhicules derrière lui. Il faudra deux jours pour le maîtriser. Trente-neuf personnes perdent la vie. Suite à cette tragédie, 380 millions d’euros ont été investis pour reconstruire totalement le tunnel, rouvert à la circulation en 2002 seulement.

Les véhicules légers représentent les deux tiers du trafic. En 2010, quelque 3300 voitures empruntaient le tunnel chaque jour, contre 1560 poids lourds et 44 autocars. Le chiffre d’affaires du tunnel, à péage, était de 162 millions d’euros en 2011, pour des charges d’exploitation de 85 millions d’euros.

La SITMB réclame un second tube routier pour le tunnel du Mont-Blanc

Au tunnel du Fréjus, la galerie de sécurité en cours de construction pourrait être transformée en un second tube de circulation (lire). Le trafic routier pourrait alors considérablement augmenter sur cet axe, au détriment du tunnel du Mont-Blanc et du fret ferroviaire.

Pour éviter une perte de trafic pour le tunnel du Mont-Blanc, certains défendent la construction d’un second tube routier au Mont-Blanc. C’est la position défendue publiquement le 14 août 2012 à Courmayeur, par la société italienne du tunnel du Mont-Blanc, la SITMB. Des paroles claires pour un projet de longues dates, mais apparemment enterré après la catastrophe de mars 1999. La SITMB a également attaqué le PPA (Plan de Protection de l’Atmosphère) de la vallée de l’Arve, qui vise à réduire la pollution constatée sur France.

Dans un communiqué diffusé mercredi 22 août, la Société italienne pour le tunnel du Mont-Blanc (SITMB) a réitéré sa proposition de « lancer une étude de faisabilité sur la réalisation d’un second conduit » sous le Mont-Blanc « afin de renforcer les normes de sécurité« .

« L’objectif (…) ne serait pas de doubler la capacité du tunnel mais de séparer les flux de circulation (…) et de permettre la régularité sur le long terme du trafic international« , ajoute la SITMB, qui affirme que « les grands tunnels routiers transalpins bougent déjà dans cette direction« , en citant les tunnels franco-italiens du col de Tende et du Fréjus et le tunnel suisse de Saint-Gothard.

Pour le versant italien du dossier, le prix colossal des travaux réalisés sur les ouvrages autoroutiers menant au tunnel est sans aucun doute un moteur de poids. En effet, le doublement du tunnel – et donc la possibilité d’augmenter très sensiblement la circulation des poids lourds –, pourrait accélérer le remboursement des emprunts contractés pour lesdits travaux. Une donnée non négligeable en cette période de crise, et quand on sait le prix de passage d’un poids lourd (jusqu’à 300,50€ l’aller simple et 472€ l’aller-retour) dans l’ouvrage transfrontalier, on peut sans crainte penser que les Italiens voient d’abord dans ce projet une rentrée d’argent importante à moyen terme.

Il faut une décision gouvernementale selon ATMB

Interrogé sur la position française sur le sujet, le président d’Autoroutes et tunnel du Mont-Blanc (ATMB), Hugues Hourdin, répond : « si la Société italienne du tunnel du Mont-Blanc s’interroge sur un éventuel doublement du tunnel du Mont-Blanc, ATMB ne s’est pas associé à cette démarche. Cette décision relève des gouvernements français et italien, voire de la commission européenne, car elle concerne la politique européenne des transports. »

Néanmoins, ATMB n’est pas contre un accroissement du trafic au tunnel du Mont-Blanc. La société française mène des investissements en ce sens. Les travaux du passage à 3 voies de la rampe entre Chamonix et le tunnel du Mont-Blanc vont d’ailleurs prochainement démarrer.

Dominique Martin (FN) pour

Lors de la campagne électorale pour les élections législatives, deux candidats ont défendu la construction d’un second tube au Mont-Blanc : Dominique Martin (Front National, conseiller régional et conseiller municipal de Cluses) et Romain Fromaget (Debout La République). Ils ont obtenu respectivement 14,55% et 0,34% des voix lors du premier tour dans la sixième circonscription de Haute-Savoie.

Le maire de Chamonix, Éric Fournier

Éric Fournier (NC) farouchement contre

Pour Éric Fournier (Nouveau Centre), maire de Chamonix, président de la communauté de communes de Chamonix et conseiller régional, la création d’un second tube au tunnel du Mont-Blanc est intolérable. Il évoque une « pure provocation« . Il dénonce en bloc ce projet. « Pour la vallée de Chamonix, vouloir entreprendre un tel projet, c’est ignorer, voire bafouer, les attentes de notre territoire et de ses habitants comme celles de tous les amoureux du massif ! À l’heure où ce territoire subit déjà de manière récurrente des pollutions atmosphériques inacceptables principalement liées aux circulations routières transfrontalières que nous avons entrepris de réduire via la mise en œuvre d’un Plan de Protection de l’Atmosphère, l’hypothèse d’un doublement des capacités du tunnel relève de la pure provocation ! C’est en effet la santé même de la vallée et de ses habitants qui est en jeu et que la réalisation de ce « projet » compromettrait irrémédiablement ».

Éric Fournier a sollicité un entretien téléphonique dans les plus brefs délais avec Delphine Batho, la ministre de l’Écologie.

Un « argument fallacieux » selon Sophie Dion

Sophie Dion, la députée UMP de la sixième circonscription de Haute-Savoie a exprimé son intention de rencontrer les représentants italiens avec le maire de Chamonix, Éric Fournier, et a affirmé que « c’est une mauvaise solution, une mauvaise idée. Elle n’est voulue ni par la société française du tunnel, ni par l’État francais. L’argument de dire que c’est pour la sécurité est totalement inopérant et fallacieux. D’autant qu’on ne peut contester que cela apporterait un trafic plus important« .

Où en est-on du dossier du second tube dans le tunnel du Mont-Blanc ?

« J’y suis en opposition totale, en accord d’ailleurs avec Éric Fournier le maire de Chamonix. Il y aura la rencontre de la conférence intergouvernementale en octobre à Rome, la question va se reposer. Aujourd’hui, la société française est contre, le gouvernement plutôt contre aussi, les élus également. Je ne sais pas s’il y aura un avis aussi explicite qu’on pourrait le souhaiter de la part du gouvernement, mais il n’y aura pas de démarche en faveur de cela en tout cas. »

Le Plan de pollution de l’atmosphère, contre lequel l’Italie a déposé un recours, devrait aussi y être abordé…

« Oui. C’est un recours de principe de droit : un moyen de légalité sur le respect de la procédure, la hiérarchie des normes et une atteinte au principe de libre circulation. Aujourd’hui, les sociétés française et italienne discutent et je pense qu’elles vont s’entendre pour que cela ne se termine pas à la barre du tribunal. Je souhaite vraiment qu’il y ait un terrain d’entente entre la France et l’Italie. L’idée consistera à engager des discussions sur la régulation journalière des poids lourds en transit de manière à concilier la protection de l’environnement et l’activité de nos entreprises notamment celles de la Vallée de l’Arve. Mon espoir, c’est qu’on débouche sur un accord en liaison avec le préfet. Ce n’est pas un problème de quotas. L’idée d’une sorte de contingentement, une régulation par jour et par catégorie est une idée qui me paraît raisonnable. Mais c’est une discussion qu’il faut engager, pas une position déjà tranchée. »

Jean-Jack Queyranne (PS) : « la priorité est au ferroviaire, pas au routier »

Pour le président socialiste de la Région Rhône-Alpes, « la priorité n’est pas au routier mais au ferroviaire, particulièrement au TGV Lyon – Turin. J’attends d’ailleurs du sommet franco-italien à la fin de l’année à Lyon, une confirmation de l’engagement ferme des deux gouvernements sur ce sujet. »

EÉLV monte au créneau

Les militants locaux du parti écologiste ont sauté sur leur plume la plus affûtée pour écrire à qui de droit, au gouvernement. Pas moins de trois lettres à trois ministres. Une pour la ministre de l’Écologie, une deuxième pour la ministre de la Santé et une troisième pour celle de l’Égalité, des Territoires et du Logement.

À la première, Delphine Batho, ils rappellent que “l’État français est inculpé par l’Union européenne pour non-respect des directives européennes de qualité de l’air, et risque d’avoir à verser une amende de 10 millions d’euros par année de dépassement et de 240000 euros par jour de dépassement.”

Pour la deuxième, Marisol Touraine, ils soulignent que “le coût des effets de la pollution atmosphérique sur la santé est encore largement supérieur puisqu’il est estimé à 35 milliards d’euros par an pour la France, dont 20 milliards seraient imputables à la pollution générée par le transport routier« .

À la troisième, Cécile Duflot, ils assurent sur le “report systématique des camions TIR vers le rail grâce à la ligne ferroviaire historique du Mont-Cenis et de son service de ferroutage entre Aiton, en France, et Orbassano, en Italie, est immédiatement réalisable”.

Et à tous, ils préviennent : ”nous ne comprendrions pas une autre position ou un silence du gouvernement sur ce sujet, nous attendons une rupture par rapport à la politique du tout routier“.

Voilà qui a le mérite d’être clair.

(Avec ATS, Le Dauphiné Libéré, lemessager.fr, AFP, La Tribune de Genève et Le Messager).

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Le préfet de la Haute-Savoie approuve le plan de protection de l’athmosphère de la vallée de l’Arve

Posted by ardsl sur 7 mars 2012

La vallée de Chamonix sous la pollution, 9 février 2012. Photo : Daniel Zorloni.

Le 16 février dernier, le préfet de la Haute-Savoie a signé l’arrêté d’approbation du plan de protection de l’athmosphère (PPA) de la vallée de l’Arve. Ce plan, prévu dans le code de l’environnement, est issu d’une très large concertation qui a débuté le 27 septembre 2010. Tous les services de l’État et les partenaires concernés (y compris l’ARDSL) ont été étroitement associés pour mettre en oeuvre le plus rapidement possible le plan de protection de l’atmosphère pour la vallée et les actions de réduction de la pollution associées.

Ainsi, depuis cette date, les groupes de travail mis en place se sont réunis de novembre 2010 à février 2011, l’enquête publique a été organisée du 26 septembre au 28 octobre 2011 et le Préfet a présidé les réunions plénières des 11 avril et 19 décembre 2011 afin, d’une part de rendre compte des travaux des groupes de travail et de l’avancement du PPA, et d’autre part de faire le point et présenter les mesures validées par la commission d’enquête désignée par le Président du tribunal Administratif de Grenoble.

Conformément aux conclusions de la dernière réunion plénière du 19 décembre 2011, le Préfet a présenté le 1er février dernier le projet de PPA accompagné des recommandations de la commission d’enquête au conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques (CODERST).

Ce document constitue un cadre général et chacune des 8 actions sectorielles sera déclinée par arrêté préfectoral spécifique, avant fin mars pour les domaines suivants :

  • remplacement des moyens de chauffage lors des transactions immobilières.
  • interdiction d’écobuage, brûlage forestier et brûlage des déchets verts.
  • limitation de vitesse.
  • interdiction d’utilisation du chauffage d’appoint non performant au bois en cas de pic de pollution aux PM 10
  • interdiction des feux d’artifice en cas de pic de pollution aux PM 10

et avant l’été pour les mesures ci-après :

  • valeurs limites à l’émission pour les nouvelles installations de chauffage bois,
  • restriction de circulation suivant normes EURO pour les poids lourds,
  • plan de déplacement des entreprises.

En outre, deux groupes de travail se réuniront le 28 juin prochain, le premier sur le thème « mesures de réduction des émissions polluantes et évaluation de leur effet » et le second sur le thème « veille et coordination avec les autres plans en lien avec la qualité de l’air ».

S’agissant des actions de réduction de la pollution, la situation de contentieux dans laquelle se trouve actuellement la France au sujet des particules fines impose de traiter de façon prioritaire ce sujet. Le chauffage et plus particulièrement le chauffage individuel au bois étant le premier contributeur aux émissions de particules fines dans la vallée, une action ciblée sur ce secteur s’avère nécessaire.

Toutefois, une large place a tout de même été réservée dans ce plan de protection de l’atmosphère aux mesures dans le domaine des transports, qui, le moment venu, nécessiteront une analyse approfondie, en lien avec les départements concernés, afin de déterminer les modalités concrètes d’intervention.

Par ailleurs, les services de l’État ont récemment rencontré la région autonome du Val d’Aoste afin d’examiner les modalités de travail conjoint, concernant les restrictions de circulation applicables aux poids lourds en fonction de leur norme EURO.

Le préfet met tout en oeuvre, dans la concertation, afin de faire face à l’importance de la situation.

Télécharger le PPA de la vallée de l’Arve

(Source : Préfecture de la Haute-Savoie).

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Le Plan de Protection de l’Atmosphère de la vallée de l’Arve n’est toujours pas entré en vigueur

Posted by ardsl sur 13 février 2012

On nous avait dit que le Plan de Protection de l’Atmosphère (PPA) de la vallée de l’Arve serait activé le 31 décembre 2011, puis début janvier 2012. Nous sommes mi-février et on ne voit toujours rien venir. Pas la moindre apparition spectrale, pas de fugace voile blanc flottant comme dans un mauvais rêve.

Il y a bien eu le 1er février 2012 une réunion du CODERST dont les associations ont été écartées, mais son but aurait été de répondre à des inquiétudes de transporteurs. Selon des représentants de la DREAL (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement) présents, « cette réunion n’a eu pour effet que l’inutilité et la perte de temps ».

Cela dépend du côté où l’on se place. Il s’agirait plutôt d’en gagner du temps : attendre la fin de ce foutu hiver et attendre que passent les élections.

Oui mais voilà : la pollution atmosphérique elle, est bien réelle, visible et puante, à couper au couteau. Elle s’exhibe impudique, le jour et la nuit. Les cabinets des médecins ne désemplissent pas. La population a franchi un niveau supérieur dans son inquiétude. Et n’est pas faite pour la rassurer la métamorphose subite des panneaux de signalisation d’ATMB (Autoroute et Tunnel du Mont-Blanc) passés de « Pollution Réduction de vitesse obligatoire » à « Ralentissez Bouchons ». Surtout ne pas alerter les vagues de visiteurs-skieurs venus s’adonner aux joies de la glisse et respirer l’air pur de nos montagnes. Et puis un bouchon ça se résorbe avec un peu de patience. Un stratus pourri aux PM10, aux HaP et autres NO2, c’est plus tenace, ça s’amplifie au fil des jours et c’est surtout cancérigène.

La vallée de Chamonix, 9 février 2012. Photo : Daniel Zorloni.

Alors Monsieur le Préfet Philippe Derumigny, Monsieur le Député Martial Saddier, que faites-vous ? À part convaincre sans grand mal les médias de dénoncer le chauffage, toujours le chauffage, rien que le chauffage, au bois s’il vous plaît. Au risque de convaincre les citoyens pourtant peu enclins à se faire prendre pour des billes (de bois), ce chauffage est devenu un maléfice mystique, une apparition satanique sortie tout droit des courtines d’un vieux château. Stoppons ce rêve fût-il cauchemar !

La réalité n’engendre pas la plaisanterie : l’hiver il fait froid et se chauffer n’est pas un acte criminel.

Le PPA a émis des mesures de réduction d’émissions polluantes intéressantes en la matière : encore faut-il informer la population du panel d’aides à disposition du citoyen pour ce faire. Ce sera pour 20013 ? 2014 ? En d’autres domaines d’autres mesures ont été écartées, dont celle préconisant le report du trafic international de camions sur le rail en période de pics de pollution (grâce à l’autoroute ferroviaire alpine entre Aiton et Orbassano). Décidément le courage n’est pas le propre des fantômes. Le laxisme est devenu criminel et l’asservissement aux lobbies s’avère assassin. D’autres fantômes ont le couteau entre les dents.

En 2011, Air APS a comptabilisé 70 jours de dépassements de la valeur limite des PM10 pour 35 jours autorisés par la loi. Pour 2011, les taux de HaP sont trois fois supérieurs au seuil légal. Les taux de NO2 à proximité des axes routiers sont alarmants. L’été c’est l’ozone qui prend le relais. L’année 2012 a bien mal démarré avec la mise en seuil d’alerte niveau 2 pour toute la vallée. Plusieurs jours durant, l’indice ATMO a atteint 10 sur une échelle de 10. En résumé, pas moyen de faire pire.

Les associations ARDSL, ARSMB et Environn’MontBlanc ont participé à l’élaboration du PPA, notamment pour les mesures sur les transports. Notre santé, celle de nos enfants, notre environnement ne sont pas à vendre à des intérêts fantômes, surtout face à des responsables fantoches.

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Éric Fournier : « nous voulons à travers la dynamisation du transport ferroviaire montrer qu’il est possible d’avoir un tourisme respecteux de l’environnement »

Posted by ardsl sur 5 janvier 2012

Le maire de Chamonix, Éric Fournier

Éric Fournier (Nouveau Centre), maire de Chamonix, président de la communauté de communes de Chamonix et conseiller régional était l’invité de la rédaction de France Bleu Pays de Savoie jeudi 5 janvier à 7h16.

Nous avons retranscrit l’entretien.

France Bleu Pays de Savoie : L’accord signé hier entre la SNCF et les Suisses sur l’exploitation de cette ligne du Mont-Blanc Express va-t-elle dans le bon sens pour vous ?

Éric Fournier : « Ah pour nous résolument la venue hier de Guillaume Pépy, le président de la SNCF est une très bonne nouvelle. Sa signature avec TMR, l’exploitant suisse renforce l’intérêt que nous portons au développement de cette ligne ferroviaire. Vous le savez la vallée de Chamonix est engagée dans un plan climat, c’est le premier plan climat des zones de montagne. Nous participons également activement au plan de protection de l’atmosphère et nous voulons à travers cette dynamisation du transport ferroviaire, que nous avons déjà engagée, montrer qu’il est possible d’avoir un tourisme respectueux demain de l’environnement et des grandes masses touristiques que constituent nos sites du pays du Mont-Blanc. »

D’après vous est-ce qu’il faut aller encore plus loin ? Dans le journal de 6h, on était avec Monsieur Christian Monteil, le président du Conseil général de la Haute-Savoie qui nous parlait d’un TGV régulier pour desservir les vallées du Chablais et de Chamonix.

« C’est une demande qui est déjà ancienne et que nous relayons pleinement avec l’ensemble des maires de station. »

Pourquoi ?

« En matière d’attractivité touristique et demain encore plus qu’aujourd’hui, il sera nécessaire de proposer à nos hôtes touristiques et il faut également penser à nos vallées qui sont également industrielles des dessertes de qualité sur le plan ferroviaire. L’évolution du coût des matières pétrolières, des coûts du transport nécessite que nous ayons ces capacités. Raisonner sur le ferroviaire, c’est relativement long. Il nous faut prévoir dès maintenant les améliorations en matière d’infrastructure qui seront nécessaires. Alors on parle beaucoup du CEVA. Mais CEVA, ça n’est pas suffisant pour la Haute-Savoie. Il faut absolument que maintenant nous ayons dans la vallée de l’Arve et dans le Chablais – et cette vallée de l’Arve a été un petit peu trop laissée pour compte sur ce sujet – des améliorations d’infrastructure en attendant la mise en oeuvre d’un TGV régulier. J’ai bien entendu effectivement les propos échangés avec Guillaume Pépy. »

Alors qu’a-t-il dit justement Guillaume Pépy sur cette demande ?

« Il est prêt à réévaluer les besoins et à relancer les études avec un accord et une contribution éventuelle des collectivités et du Conseil général. Donc ça c’est une bonne nouvelle également. Je crois qu’il nous faut raisonner sur la partie très symbolique du haut de vallée Saint-Gervais – Vallorcine sans oublier la desserte qui peut s’effectuer dans nos vallées et tout au long de la vallée de l’Arve jusqu’à Genève. »

Plus près de nous, Éric Fournier, les travaux de modernisation de la ligne justement du Mont-Blanc Express commencent au printemps. On en est où du financement ? On parle du bouclage aujourd’hui.

« Nous avons une réunion de comité de pilotage aujourd’hui à Chambéry avec l’ensemble des partenaires. Nous avons bon espoir. Nous sommes en phase pour faire des propositions permettant de boucler ce financement et d’engager ces travaux qui doivent commencer comme vous l’avez dit dès le mois d’avril. »

La part de Réseau Ferré de France qui au départ avait dit qu’il rénoverait dans le cadre d’Annecy 2018, puis finalement s’était désengagé, puis finalement revient.

« C’est l’objet du débat. Nous avons à faire comprendre à Réseau Ferré de France que l’engagement des collectivités ne vaut que s’il suit ces problématiques et ces investissements. »

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Plan de protection de l’atmosphère : un démarrage en douceur

Posted by ardsl sur 24 décembre 2011

“La lutte contre la pollution atmosphérique est l’affaire de tous, chaque citoyen doit réduire les émissions de polluants qu’il génère ». Voilà pour le principe. Une fiche de route ambitieuse et complexe a rappelé le préfet Philippe Derumigny, lundi 19 décembre à Bonneville, à l’Agora, lors de la réunion plénière de présentation des conclusions de l’enquête publique. 

Conforté par l’avis favorable du commissaire enquêteur, assorti cependant de remarques, il prendra un arrêté d’ici la fin de l’année fixant le cadre général de ce Plan de Protection de l’Atmosphère (PPA). Ce dispositif unique en France au regard du périmètre fixé -41 communes- sera évolutif et progressif. On espère une réduction de 25 % de la pollution d’ici 5 ans. La France étant dans un contentieux européen, en clair, un bien mauvais élève dans la lutte contre la pollution, -elle a été condamnée pour manquement – « on a une obligation de résultats » notait Martial Saddier en tant que président du conseil national de l’air.

Limiter les pics de pollution

Mais que la population se rassure on ne va pas mettre un gendarme derrière chaque pollueur potentiel. Et de renchérir que « la vallée de l’Arve n’est pas la seule concernée par la pollution, 46 % de la population française subie les effets néfastes des particules fines entre autres. »

Face à cette problématique de santé publique, le préfet et ses services ont donc proposé les premières mesures pérennes, temporaires et écartées aux membres des cinq collèges du comité de suivi. Les conclusions ont confirmé l’impact du chauffage au bois et mis en évidence qu’il était la source principale d’émission de particules et de HAP. Sur ce point, le préfet mise beaucoup sur la sensibilisation, et l’information pour limiter ces pics de pollution afin que les actions mises en œuvre soient comprises par le public concerné. Un fonds d’aide pourrait être créé.

Enfin, lundi 19 décembre, la montagne a accouché d’une souris, on en était aux mêmes propositions qu’en avril dernier à l’exception qu’elles avaient été validées par le commissaire enquêteur. Enfin au cours de cette grand-messe pas un élu ne manquait à l’appel. Certains élus évoquant qu’une absence aurait été perçue comme un désaveu.

(Source : Le Dauphiné Libéré).

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Vers la mise en place du plan de protection de l’atmosphère de la vallée de l’Arve

Posted by ardsl sur 14 décembre 2011

Début janvier 2012, le plan de protection de l’atmosphère de la vallée de l’Arve (PPA) devrait entrer en vigueur.

Le préfet de la Haute-Savoie, Philippe Derumigny, rassemble lundi 19 décembre à Bonneville les associations ayant pris part à l’élaboration du PPA (dont l’ARDSL) et les élus locaux.

Le préfet présentera les conclusions de la commission d’enquête et les mesures qui seront prises dans le cadre du PPA.

La réunion a lieu à 17h30 à l’Agora (à proximité immédiate de la gare). N’hésitez à venir en train :

  • Arrivée à 17h20 depuis La Roche-sur-Foron et Saint-Pierre-en-Faucigny. Retour possible à 19h36 ou 20h36.
  • Arrivée à 17h35 depuis Chamonix, Saint-Gervais, Sallanches, Magland, Cluses et Marignier. Retour possible à 19h21 ou 20h22.

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