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Liaison ferroviaire Lyon – Turin : des décisions cruciales sont attendues en décembre 2012

Posted by ardsl sur 20 septembre 2012

Dix-huit ans après avoir été désigné projet prioritaire de l’Union Européenne, le projet de nouvelle liaison ferroviaire Lyon – Turin attend de nouveaux signaux forts pour sa réalisation à l’occasion du prochain sommet bilatéral franco-italien de décembre 2012 à Lyon.

Réuni à Lyon le 13 septembre 2012 à l’occasion d’un Conseil d’administration extraordinaire, le Comité pour la liaison européenne Transalpine Lyon – Turin a émis ses souhaits en vue du prochain sommet bilatéral entre la France et l’Italie, qui doit se tenir à Lyon en décembre 2012.

Appel à la ratification

Il appelle les chefs d’État et de gouvernement à s’engager pour la réalisation du tunnel de base sous le Mont-Cenis dès que le budget européen consacré aux infrastructures sera approuvé mi-2013. Le comité demande donc une ratification dès que possible de l’accord signé le 30 janvier 2012 et des éléments concrets d’ici l’été 2013, comme la constitution de la société qui sera chargée des futurs travaux et la mise en oeuvre des premières mesures de report modal de la route vers le rail.

Le comité souhaite, par ailleurs, utiliser pleinement le financement européen déjà disponible, soit 671,8 millions d’euros, pour poursuivre les chantiers préparatoires en Italie et en France, en lançant, dès que possible, la nouvelle phase de percement au tunnelier, au droit de Saint-Martin-la-Porte, dans l’axe du tunnel.

Autre attente exprimée, celle de soutenir résolument le budget et le contenu du « Mécanisme pour l’interconnexion en Europe », notamment le financement à 40% des sections transfrontalières et la mise en oeuvre de « project bonds » lors des réunions du Conseil de l’Union Européenne sur le cadre financier 2014-2020. Ces 40%, s’ils sont obtenus, constitueraient une amélioration par rapport « au taux maximal pour les travaux qui est de 30% d’ici fin 2013« , indique Gunther Etil de la Commission européenne.

824 millions d’euros déjà investis

Présenté par Franck Riboud, président du Comité pour la Transalpine, comme « la locomotive du Lyon – Turin », le tunnel de base long de 57 km a déjà fait l’objet d’un investissement de 824 millions d’euros.

Trois descenderies ont d’ores et déjà été achevées côté français dont la dernière, celle de Saint-Martin-la-Porte (2400 mètres), en juin 2010. Une galerie est, par ailleurs, en cours de réalisation en Italie, le démarrage des travaux à l’explosif de la galerie de reconnaissance de La Manddalena (7500 mètres) ayant débuté à l’été 2012. L’objectif des promoteurs du projet est d’aboutir à un démarrage des travaux du tunnel de base fin 2013 et à une mise en service de l’ouvrage à l’horizon 2023.

Cette nouvelle infrastructure est censée permettre de transférer 700000 poids lourds sur le rail et d’accueillir 5 millions de voyageurs à grande vitesse. L’investissement est de 8,2 milliards d’euros avec une répartition prévisionnelle de 3,28 milliards pour l’Union Européenne, 2,85 milliards pour l’Italie et 2,07 milliards pour la France.

Signe de l’intérêt pour cette liaison présentée comme le seul axe Ouest-Est de l’Europe du Sud, la Région Languedoc-Roussillon vient de rejoindre les 80 adhérents du Comité pour la liaison européenne Transalpine Lyon – Turin. Elle devrait être suivie par la Communauté d’Agglomération de Nice.

(Avec wk-transport-logistique.fr).

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Frédéric Cuvillier veut « mettre de l’ordre dans le SNIT »

Posted by ardsl sur 9 juillet 2012

Les grands projets issus du Grenelle de l’environnement et répertoriés dans le Schéma national des infrastructures de transport (SNIT) sont irréalisables en l’état actuel des finances publiques, estiment les experts du secteur qui préconisent de les hiérarchiser et de trouver de nouvelles sources de financement. Même analyse du côté du ministre délégué aux Transports, Frédéric Cuvillier.

Document de référence en la matière, le Schéma national des infrastructures de transport (SNIT), prévu par la loi Grenelle 1, fixe à 245 milliards d’euros sur 25 ans l’enveloppe nécessaire pour moderniser et entretenir les infrastructures existantes tout en développant de nouvelles installations.

Il préconise à travers plusieurs dizaines de projets un report vers des modes de transport plus respectueux de l’environnement, au bénéfice du ferroviaire et du fluvial.

« C’est une charge insoutenable en termes de financement public. Cela impose de faire des choix et donc frustrer de nombreux élus« , a expliqué à l’AFP Gilles Savary, député PS de Gironde et spécialiste des questions de transport, qui considère qu’il revient au gouvernement « de définir le champ du possible« .

Une commission pour hiérarchiser les projets

Le nouveau ministre délégué aux Transports, Frédéric Cuvillier, vient de franchir un premier pas en affirmant sa volonté de « mettre de l’ordre dans le SNIT« . Ce sera la tâche d’une commission prochainement désignée et chargée de « hiérarchiser les projets, de définir un mode d’emploi ainsi que sa faisabilité financière« , selon le ministre.

Il reviendra à cette instance de passer au crible une multitude de dossiers comme la poursuite du programme de lignes ferroviaires à grande vitesse (LGV), le développement des voies ferrées dédiées au fret grande distance ou la réalisation d’une quinzaine de projets portuaires et fluviaux.

Parmi les plus incertains, le canal Seine – Nord prévoit de connecter la Seine aux grands réseaux fluviaux de nord du continent. Certains élus contestent toutefois qu’il soit prioritaire. « C’est un problème budgétaire, car c’est un peu plus cher que prévu« , avec au moins 4,3 milliards d’euros, dont 2,1 milliards venant du privé, indique Patrick Bernasconi, président de la Fédération nationale des travaux publics (FNTP). « Si le canal ne se fait pas, c’est la mort du transport fluvial français« , a déclaré à l’AFP le député UMP du Nord, Thierry Lazaro.

Contraintes budgétaires

Mais au-delà de ce chantier pharaonique, c’est le gel d’une partie des grands chantiers prévus que redoutent les professionnels des travaux publics, dont le secteur a perdu 20000 emplois en cinq ans.

« Il faut que le nouveau gouvernement nous dise sur quels projets nous pouvons travailler« , réclame Patrick Bernasconi.

Le financement des projets est aussi une source de préoccupations. Face aux contraintes budgétaires, le recours au privé via les partenariats public-privé (PPP) est l’une des solutions aujourd’hui utilisées.

En quelques mois, trois contrats de LGV (Tours – Bordeaux, Le Mans – Rennes et le contournement de Nîmes et Montpellier) viennent d’être conclus entre Réseau Ferré de France (RFF) et les spécialistes des grands chantiers que sont Vinci, Eiffage et Bouygues.

Mais alors que les majors du BTP sont désormais servis, certains s’interrogent sur l’avenir de la formule.

D’autres pointent du doigt ses limites comme le député UMP de la Drôme, Hervé Mariton, qui dans un récent rapport estimait que les futures LGV ne pourraient pas être financées par un PPP car ne générant pas un trafic suffisant.

Pour Gilles Savary, c’est la piste européenne qu’il convient d’explorer notamment par le biais des « project bonds« , des emprunts communautaires destinés à financer de grands projets sans peser sur les budgets nationaux.

« Mais la condition préalable est de faire converger les priorités françaises avec la carte des réseaux transeuropéens de transport (RTE)« , estime-t-il.

L’Europe a sélectionné 30 projets d’intérêt commun dont l’un des plus emblématiques est la liaison ferroviaire à grande vitesse Lyon – Turin, via un long tunnel sous les Alpes.

(Avec mobilicites.com).

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