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Posts Tagged ‘projet d’agglomération franco-valdo genevoise’

Grand Genève : un accord trouvé in extremis

Posted by ardsl sur 19 juin 2012

Le Conseil d’État s’est engagé à financer des projets transfrontaliers à hauteur de 240 millions d’euros sur dix ans.

Il aura fallu trois heures de discussions franches mais néanmoins cordiales pour parvenir à un accord. Trois conseillers d’État genevois (Pierre-François Unger, François Longchamp et Michèle Künzler) se sont rendus à Nantua (Ain), mardi 19 juin à midi afin de rencontrer leurs partenaires français (représentants des départements, de la Région Rhône-Alpes, de l’État et de l’ARC).

À dix jours de la signature du projet d’agglomération version 2, qui doit notamment permettre d’obtenir les financements de Berne, Français et Genevois devaient résoudre le dernier couac en date. Principale pierre d’achoppement : la création d’un fonds spécifique de 240 millions d’euros répartis sur 10 ans, via lequel Genève participera au financement de projets transfrontaliers.

Face à la disparition de la mention de ce fonds dans la dernière mouture proposée par le Conseil d’État, les partenaires français avaient vu rouge, menaçant de ne pas signer le projet d’agglomération version 2 le 28 juin.

L’objectif de la rencontre de midi pour les Français : obtenir l’engagement du Conseil d’État de créer ce fonds. Les trois conseillers venaient quant à eux expliquer qu’il était hors de question de signer un chèque en blanc. Une liste de projets d’intérêt transfrontalier a ainsi été établie. Elle comprend du ferroviaire hors CEVA, des parkings relais, des bus à haut niveau de service, des trams ou encore des investissements concernant les politiques de service, telle l’école d’infirmières transfrontalière.

«Il fallait lever un certain nombre d’ambiguïtés, d’incompréhensions», souligne Christian Dupessey, conseiller régional et maire d’Annemasse. Après trois heures de négociations, c’est chose faite et chacun est maintenant prêt à prendre la plume jeudi 28 juin.

(Source : tdg.ch).

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Pays de Gex : vers une ligne de bus à haut niveau de service ?

Posted by ardsl sur 19 juin 2012

Le Conseil général de l’Ain, porteur du projet du BHNS (bus à haut niveau de service) entre Gex (10100 habitants) et Ferney-Voltaire (8200 habitants), a envoyé à toutes les communes concernées un contrat d’axe. Si l’une d’entre elles le refuse, le projet sera abandonné. À ce jour, c’est le cas d’Ornex (3500 habitants).

Le projet de BHNS consiste à remplacer l’offre de la ligne F actuelle des Transports publics genevois (TPG) qui relie Gex à la gare de Cornavin, via Ferney-Voltaire, par une offre de haut niveau de service sur sa partie française. L’objectif recherché est d’améliorer sa vitesse commerciale en aménageant des sites propres pour le bus sur les sections où la congestion routière est la plus pénalisante pour l’exploitation.

Quinze stations

L’offre proposée consiste à mettre en place une ligne de BHNS à deux branches qui se rejoignent au niveau de la station Cessy-centre, avec :

  • une branche courte reliant Gex-centre à Cornavin en empruntant directement la D1005 ;
  • une branche plus longue avec le même itinéraire entre Cessy-centre et Cornavin, desservant les Hauts de Cessy et les Vertes Campagnes avec un terminus à Gex-Zac ;
  • le renfort de la ligne actuelle à partir de Ferney-mairie qui rejoint le tracé BHNS au niveau de l’avenue du Jura.

Le tracé du BHNS comprend 15 stations :

  • Gex-Zac ;
  • Gex-Le Turet ;
  • Gex-centre ;
  • Gex-Jeanne d’Arc ;
  • Gex-Vertes Campagnes ;
  • Les Hauts de Cessy ;
  • Cessy-Moralay ou Cessy-mairie ;
  • Cessy-centre ;
  • P+R du Journans (Cessy) ;
  • Segny (à proximité du centre commercial) ;
  • Maconnex ;
  • Ornex ;
  • Ferney-avenue du Jura ;
  • Ferney-mairie ;
  • Ferney-place du Jura.

Des parkings-relais accompagneront ces arrêts de bus :

  • à Segny Journans (160 à 200 places) ;
  • à l’entrée de Ferney (50 à 80 places, côté Prévessin) ;
  • à Gex Zac
  • à Gex centre (20 à 30 places)
  • à Maconnex (100 à 150 places, à côté des Arcades).

Du temps gagné

La ligne de BHNS permettra de réduire les temps de parcours des bus. Ce gain de temps sera possible grâce aux aménagements notamment des sites propres (voie réservée aux bus) mais aussi des feux intelligents (qui passent au vert pour le bus).

La fréquence en heures de pointes devrait passer d’un bus toutes les 22 minutes à un bus toutes les 12 minutes.

Entretien avec Dominique Colin, directeur général adjoint chargé de l’aménagement du territoire, de l’économie et de l’environnement, au Conseil général de l’Ain.

Le Conseil général devait délibérer lundi 11 juin sur le Projet d’agglomération 2 et donc sur les projets de transports du Pays de Gex (BHNS et tram de Saint-Genis-Pouilly) ? Qu’en est-il ?

Dominique Colin : « Comme je le pensais, le président a suspendu le vote de la délibération considérant que le contexte n’était pas mûr pour qu’on puisse financer ce projet de BHNS. En absence de réaffirmation de l’engagement financier des Suisses, il ne pouvait pas présenter ce rapport devant l’assemblée et donc, les discussions vont continuer jusqu’à la session du 25 juin. S’il n’y a pas de réaffirmation de la part des suisses avant le 28 juin, il n’y aura pas de signature du Projet d’agglo… »

Qu’attendent les Suisses pour donner une décision ?

« La Confédération helvétique a réservé une enveloppe de 20 milliards sur vingt ans qui est distribuée aux différentes agglomérations en fonction de la qualité du projet (routier, infrastructure, transport en commun). Le Projet d’agglo 2 doit être signé le 28 juin 2012 et comprend nos deux projets. Les Suisses sont revenus en arrière car ils attendent l’élection du 17 juin du cinquième conseiller d’État ».

À combien se chiffre le projet du BHNS ?

« À 34 millions. Le Conseil Général va préfinancer. Mais encore une fois, le financement de ces projets transports est soumis à la condition du financement de la Confédération helvétique et du canton de Genève. C’est important de le savoir, que les gens ne se disent pas, c’est sûr, le département va le faire. Après le 17 juin et le vote du côté suisse, une réunion va sans doute avoir lieu avec les Suisses et ils vont réaffirmer avec moins de timidité ce qu’ils avaient déjà dit au mois de décembre ».

La commune d’Ornex a voté contre le contrat d’axe. Quelles en seront les conséquences ?

« Si il n’y a pas l’adhésion de toutes les communes, le projet ne se fera pas ».

Si les élus d’Ornex maintiennent leur refus, le projet sera stoppé ?

« Ah oui. On ne peut pas accepter qu’une commune s’engage à se créer des contraintes et qu’une autre à côté, qui ne veut faire aucun effort, puisse bénéficier du même service. Un contrat d’axe, il faut que tout le monde soit d’accord et que chacun s’engage à son niveau selon ses compétences pour que ce soit une réussite ».

Quels moyens avez-vous pour les faire changer d’avis ?

« Je pense que c’est une superbe opportunité pour eux d’avoir un moyen de transport efficace, rapide, divisant par deux les fréquences des bus. Si le projet est bien expliqué, il n’y a aucune raison que les communes ne comprennent pas l’enjeu. On va d’ailleurs rencontrer les élus d’Ornex le 26 juin et ce seront les derniers à voter ».

Avez-vous rencontré d’autres problèmes avec d’autres communes concernées par le tracé ?

« Segny a voté pour. À Gex et Ferney, ils ont voté contre. Ce sont les deux communes les plus compliquées techniquement car il y a plusieurs arrêts et des questions d’insertion sur voirie. Chaque commune a ses questions. À Cessy, un arrêt n’est pas tout à fait là où les élus le voudraient. À Segny, la question de l’expansion du centre commercial se pose. À Ornex, les élus abordent la question des différents projets urbains à venir, comment les lier avec le tracé. Mais ici, ce sont des questions techniques qui vont se développer dans l’élaboration du projet en lui-même ».

Le tracé est-il définitif ? Et, en imaginant qu’Ornex change d’avis et que les Suisses acceptent de financer, quand la ligne sera-t-elle opérationnelle ?

« Sur le tracé, on va au plus court donc il n’est pas vraiment négociable. À la fin juin, on devrait avoir une idée assez précise. L’échéance que l’on se donne, c’est plutôt janvier 2017 et cela tombe bien car ce sera la fin de la délégation de service publique (GLCT) pour les transports transfrontaliers. Cela permettra de faire les travaux pendant deux ans et mettre en place ce nouveau mode de transport sur cette route. Le 1er janvier 2017, les bus roulent ».

Le cas d’Ornex

Comme à Segny cette semaine, le contrat d’axe du BHNS a été présenté en conseil municipal d’Ornex le mardi 29 mai, mais, par le maire en personne, Jacques Mercier. Ce dernier n’a pas réussi à convaincre de l’utilité de cette ligne. Le vote a eu lieu et c’est le contre qui l’a emporté avec 10 voix, contre 9 oui et 2 abstentions.

Face à cette décision, le maire d’Ornex a demandé à Dominique Colin et son équipe de venir refaire la présentation, le 26 juin. « Si les élus d’Ornex disent une nouvelle fois « non », ils porteront la responsabilité de l’abandon du projet de BHNS » prévient Dominique Colin.

(Avec La Tribune Républicaine).

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Jean-Jack Queyranne : « le CEVA est un projet qui intéresse la deuxième agglomération de Rhône-Alpes et toute la Haute-Savoie »

Posted by ardsl sur 23 mai 2012

Jean-Jack Queyranne à Genève le 15 novembre 2011 lors de l’inauguration des travaux du CEVA. Photo : Joël Grandcollot.

Selon le président de la région Rhône-Alpes Jean-Jack Queyranne, le CEVA (Cornavin Eaux-Vives Annemasse) symbolise l’avenir du Grand Genève. Le président de la région Rhône-Alpes regrette les querelles politiques locales autour du projet du CEVA.

Pourquoi le CEVA est-il, à vos yeux, un projet majeur ?

« Le CEVA établit des liens entre les différentes composantes de cette agglomération. Cette agglomération est aujourd’hui fortement marquée par les phénomènes transfrontaliers et ce qu’ils génèrent en matière de difficultés de transport, de pollution et d’encombrement.

Aujourd’hui, le CEVA s’impose comme étant un moyen de transport moderne… même s’il a été imaginé il y a déjà cent ans ! Le CEVA a fait l’objet d’un engagement de la Région dès 2004 : il a été voté à l’unanimité et a toujours été confirmé depuis. Il nous semblait en effet indispensable qu’il y ait une sorte de RER entre Annemasse et Cornavin pour mettre fin à cette absurdité qui voulait que les trains passent par Bellegarde pour revenir à Annemasse.

Mais par ailleurs, ce CEVA permettra d’irriguer toute la Haute-Savoie avec cette étoile annemassienne à quatre branches permettant d’aller sur Évian, sur la vallée de l’Arve, Annecy et Bellegarde. C’est aussi pour cela que la Région s’est engagée, puisqu’au-delà du financement des travaux du parcours, nous investissons dans 19 rames d’un montant total de 150 millions d’euros, auquel s’ajoutera le déficit d’exploitation. »

Le financement du projet (côté français) est subitement passé de 244 à 231 millions d’euros. Sur quoi rogne-t-on ?

« Du côté de RFF, l’estimation faite avait été généreuse (en euros valeur 2017) ; celle-ci a été revue à la baisse. Par ailleurs, quelques aspects techniques ont permis de revoir la facture à la baisse d’une dizaine de millions d’euros. »

Le dossier s’est extrêmement politisé en Haute-Savoie, créant une sorte de scission entre les intérêts du nord et du sud du département : comprenez-vous les crispations nées autour de ce projet ?

« Non, je ne les comprends pas. Le CEVA est un projet qui intéresse la deuxième agglomération de Rhône-Alpes et toute la Haute-Savoie. En même temps, et cela a été un des éléments de la discussion sur le financement, les fonds frontaliers ont aussi une utilité pour soutenir les projets d’investissement. Concernant des projets d’investissement de cette nature-là, il semble parfaitement légitime que ces fonds les financent afin d’améliorer la vie quotidienne. »

Rappelez-nous comment s’est bouclé le financement de la partie française…

« 45 millions d’euros pour l’État, 55M€ pour la Région, 55M€ pour le Conseil général, un peu plus de 28M€ pour les collectivités locales (dont le Syndicat d’aménagement du Chablais, pour 5,25 M€), 35 M€ pour RFF et enfin 12 M€ pour la Confédération helvétique (via les CFF). »

Pourquoi les CFF abondent-ils à hauteur de 12 M€ ?

« La puissance électrique n’est pas la même entre le réseau suisse et le réseau français : un système de conversion de puissance électrique doit être mis en place ; les Suisses ont accepté de le prendre en charge. »

Comment se fait-il que la Suisse puisse débloquer plus d’un milliard de francs en un temps record et que plusieurs années soient nécessaires côté français pour trouver 230 millions d’euros ?

« Côté français ce sont certes deux kilomètres, mais auxquels s’ajoute la gare d’Annemasse. Or, au départ, on avait surtout parlé de l’infrastructure ferroviaire sans voir les effets sur la gare d’Annemasse. Nous avons par ailleurs travaillé pour maintenir la circulation des trains de fret (Eaux d’Évian notamment) impliquant des aménagements importants. La Région s’est fortement engagée mais il a fallu obtenir le soutien de l’État qui, au départ, ne voyait ce CEVA que comme une simple liaison locale. Il a fallu convaincre que c’était bien plus que cela pour obtenir un financement significatif. Dans un contexte de restriction des finances publiques, il a donc fallu négocier, arbitrer, discuter pour obtenir ces crédits. Je pense que l’arrivée de la Région dans ces discussions (nous sommes entrés dans le CRFG (Comité régional franco-genevois) en 2004) a été un élément déterminant dans cette réussite parce que nous ne sommes plus restés dans une vision « localiste », étroite, faite de petits intérêts locaux. »

Justement, le CEVA est-il le symbole de ce projet d’agglomération franco-valdo-genevois dont la seconde mouture sera signée fin juin ?

« Oui c’est un des liens essentiels. Il y en aura d’autres à développer, je pense par exemple pour le Pays de Gex au prolongement du tram qui arrive au rond-point du CERN. Mais oui, le symbole du CEVA est fort. On ne pouvait pas imaginer un projet d’agglomération sans progrès en matière de transport. »

Le projet sera opérationnel sur le Chablais pour 2017

Le CEVA (Cornavin-Eaux Vives-Annemasse) ne se résume pas à un simple RER genevois. Les trains irrigueront toute la région, jusqu’à Évian-les-Bains notamment.

Le CEVA doit entrer en fonction en décembre 2017. Le Chablais bénéficiera d’une cadence horaire et même à la demie-heure en période de pointe. Les temps de parcours pour se rendre à Cornavin seront significativement améliorés.

Enfin, Jean-Jack Queyranne « ne comprend pas » la polémique lancée par Astrid-Baud Roche (lire).

(Avec Le Messager).

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Accord sur le financement du CEVA côté français

Posted by ardsl sur 1 mai 2012

Le lancement des travaux du CEVA s’est déroulé le 15 novembre 2011 devant une locomotive de 1912 et une autre de 2011. (Photo : Joël Grandcollot).

L’État français, la Région Rhône-Alpes, le Conseil général de la Haute-Savoie, RFF et les collectivités locales ont trouvé vendredi 30 avril un accord de répartition des 231 millions d’euros nécessaires à la mise en place sur France du CEVA (la liaison ferroviaire Annemasse – Cornavin).

La facture des deux kilomètres qui séparent la frontière genevoise de la gare d’Annemasse est de 231,35 millions d’euros. Les collectivités françaises annoncent qu’elles sont tombées d’accord pour boucler le financement de la liaison entre Cornavin et Annemasse. La bonne nouvelle intervient alors que les négociations pour le deuxième plan quinquennal d’aménagement du Grand Genève entame leur dernière ligne droite avant la signature d’Agglo 2.0 prévue le 26 juin prochain à Annemasse.

En novembre 2011, alors que les travaux du CEVA démarraient à Genève (lire), il manquait encore 30 millions d’euros côté français. Comme toujours en France, c’est à l’approche d’une élection majeure que le dossier se débloque. Vendredi 27 avril, tous les financeurs étaient réunis à Lyon au siège de la Région Rhône-Alpes. Réseau Ferré de France (RFF) a présenté un chiffrage définitif, à hauteur de 231,35 millions. « C’est la fourchette basse de la prévision initiale« , note le maire d’Annemasse Christian Dupessey, qui assure « que le projet ne sera pas réduit. »

L’État apportera 45 millions d’euros, la Région Rhône Alpes et le département de Haute Savoie 55 millions chacun, les communautés de communes concernées 28,75 millions en partie aidées par le département. Enfin RFF investira 35 millions d’euros, «sous réserve de l’assentiment de son conseil d’administration», soulignent les communiqués de presse diffusés par le Conseil général et la mairie d’Annemasse. «Une formule qui ne remet pas en cause l’accord», rassure Christian Dupessey.

Dans son communiqué, le maire d’Annemasse précise que l’Office fédéral des transports, qui assure les relations avec la France, financera pour 12 millions d’euros le dispositif en gare d’Annemasse qui permettra de commuter une voie du courant français au courant suisse. «C’est une demande des CFF qui doit permettra la circulation entre Lausanne à Annemasse des nouvelles compositions à deux étages de la régie fédérale présentées la semaine dernière» explique l’élu annemasien qui ajoute, pince-sans-rire : «jusqu’à vendredi dernier, c’était à peu-près le seul financement vraiment assuré». L’Union Européenne pourrait également apporter 600000€.

Cadencements

Fin 2017, il y aura un train toutes des 10 minutes entre Cornavin et Annemasse. Entre Annemasse et Évian il y aura bien un train toutes les demi-heures, matin et soir (lire). Le crédit cadre de 231 millions d’euros ne prévoit pas le financement des trains. La Région Rhône-Alpes devra encore trouver 150 millions d’euros pour acquérir la moitié des 40 compositions prévues. Quant aux parkings-relais, ils seront à la charge des collectivités locales. «J’espère bien qu’Agglo 2.0, le nouveau plan d’aménagement quinquennal de la région dégagera quelques financements de la Confédération et de Genève», lâche le maire d’Annemasse.

Marchandage local

Les agglomérations et communauté de communes d’Annemasse, de Thonon, d’Évian, de Reigner, de La Roche-sur-Foron et de Bonneville voient leur participation passer de 18 à 28 millions d’euros. Le président du Conseil général du département de la Haute-Savoie Christian Monteil a accepté d’augmenter la rétrocession des fonds frontaliers aux communes concernées par le CEVA. La récente renégociation de la répartition entre l’Ain et la Haute-Savoie l’y aide sans doute un peu. Enfin, le député UMP des bords du lac d’Annecy, Bernard Accoyer, président de l’Assemblée nationale, ne se serait pas opposé à ce dernier montage. Quelle sera la part de chaque collectivité ? « Il appartient au Conseil général d’en décider« , explique le maire d’Annemasse. « Le nombre d’habitants et la fréquentation attendues sont deux des critères qui seront pris en compte. En gare d’Annemasse passeront 4 millions de voyageurs dès 2018 contre 300000 aujourd’hui. »

Quelle utilisation des 231M€ ?

Les 231,35 millions d’euros comprennent :

  • la construction de 2 km de voies, majoritairement en tranchée couverte (génie civil important), avec la création d’un pont route vers la fin de cette tranchée, dans un secteur contraint.
  • la reprise importante de la gare d’Annemasse (nouvel accès souterrain, renouvellement et modernisation de tous les enclenchements, création d’au moins deux voies à quai supplémentaires, modification importante des accès à la zone de garage, intégration d’une voie électrifiée en 15kV coté Genève…).
  • la modernisation de la signalisation entre Annemasse et La Roche-sur-Foron (automatisation).
  • la reprise de la gare d’Évian.

(avec tdg.ch).

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Le Chablais bénéficiera du CEVA dès sa mise en service prévue fin 2017

Posted by ardsl sur 20 avril 2012

Avec CEVA, la gare de Thonon-les-Bains sera à 53 minutes de Genève Cornavin, avec à la clé 22 relations quotidiennes possibles entre Thonon et Genève.

Les gares d’Évian, Thonon, Perrignier, Bons-en-Chablais et Machilly, situées sur la ligne ferroviaire Évian – Annemasse bénéficieront dès décembre 2017 de relations directes avec le centre de Genève grâce à la réalisation du CEVA (Cornavin – Eaux-Vives – Annemasse).

Un hebdomadaire a publié dans son édition du 19 avril des « informations » pour le moins erronées sur la desserte du Chablais à l’horizon de la mise en service du CEVA.

Ouverture du CEVA : décembre 2017

Les travaux du CEVA ont pris du retard, en raison des recours déposés pour les opposants genevois au projet. Ils ont démarré le 15 novembre 2011 (lire). La justice suisse a débouté les derniers opposants le 29 mars 2012 (lire).

La durée incompressible des travaux est de 6 ans.

Le CEVA ne pourra donc être mis en service avant fin 2017. Les CFF et RFF visent une ouverture aux voyageurs pour le lancement du service 2018, soit le 9 décembre 2017.

Aménagement des gares de Thonon et Évian

Les gares de Thonon et Évian seront réaménagées d’ici 2017.

La ligne Évian – Annemasse bénéficie déjà d’une signalisation moderne

Depuis février 2007, la ligne à voie unique reliant Évian à Annemasse est équipée d’une signalisation automatique (BAL), qui autorise le passage de 70 trains par jour. Le trafic actuel comprend 32 TER (16 allers-retours) et une dizaine de trains de fret.

A l’ouverture du CEVA, il est envisagé la circulation de 22 allers-retours TER sur la ligne Évian – Annemasse, soit un train toutes les 30 minutes aux heures de pointes et un train par heure le reste de la journée.

Pour aller au delà de ce niveau de trafic, le doublement de certaines sections de la ligne a été étudié. Un investissement de 126 millions de francs suisses (105 M€) serait envisagé à un horizon 2019-2022. Il s’agirait notamment d’organiser des croisements dynamiques des trains à Machilly, Bons-en-Chablais et Perrignier (en allongeant les voies d’évitement actuelles). Ce projet pourrait être financé au titre du projet d’agglomération franco valdo-genevoise. C’est la mesure 137. Ce projet n’est pas dans les priorités ferroviaires pour la période 2015-2018, car il n’est pas indispensable pour accroître le trafic ferroviaire sur la ligne du Chablais.

En revanche, la section Annemasse – La Roche-sur-Foron, commune aux trains Annecy – Annemasse et Saint-Gervais – Annemasse, n’est pas actuellement équipée du BAL. Il est indispensable que cette section dispose d’une signalisation performante pour assurer une cadence horaire entre Genève et Annecy ainsi qu’entre Genève et Saint-Gervais. C’est pourquoi cette mesure a un caractère prioritaire et doit être réalisée d’ici 2018. Sinon cela signifierait que le RER franco-valdo-genevois ne pourrait pas desservir efficacement la vallée de l’Arve et le bassin annecien.

L’imposture d’Astrid Baud-Roche

La conseillère municipale de Thonon-les-Bains et candidate dissidente de l’UMP à la députation, Astrid Baud-Roche est la seule personne à s’exprimer (et donc sans doute la seule à avoir droit de cité aux yeux de cet hebdomadaire) dans cet « article ».

Astrid Baud-Roche déclare successivement : « les élus du Chablais ont pris une véritable douche froide » en découvrant que le Chablais n’avait plus la priorité. « En 2013, nous avons trois projets : Genève/Annemasse et Annemasse/La Roche en priorité 1 ; et Annemasse/Chablais en priorité 2. Au départ, il s’agissait d’un projet global de RER sud-lémanique. Maintenant, comme on ne peut pas tout payer, la priorité est donnée à Annecy. Bernard Accoyer a voulu récupérer la liaison pour l’agglomération annécienne. De toute façon, il a récemment déclaré que la Haute-Savoie du nord n’était pas une priorité. Une fois de plus on fait passer l’agglo d’Annecy avant nous. »

Astrid Baud-Roche fait preuve d’une démagogie sans limite en tenant de tels propos. Il n’y a jamais eu la volonté de privilégier une branche du futur RER plutôt qu’une autre. C’est la situation actuelle (signalisation moderne sur Annemasse – Évian ; signalisation archaïque sur Annemasse – La Roche – Annecy / Sallanches) qui explique que la desserte ferroviaire actuelle :

  • 16 allers-retours au service 2012 entre Annemasse et Évian.
  • 9 allers-retours au service 2012 entre Annemasse et Saint-Gervais.
  • 5 allers-retours au service 2012 entre Annemasse et Annecy.

Le Chablais bénéficie incontestablement d’une meilleure desserte vers Annemasse que la vallée de l’Arve ou que le bassin annecien.

Astrid Baud-Roche tente de faire croire que le Chablais serait oublié par le futur RER. Elle est sans doute la seule à croire en Haute-Savoie que le RER serait « un RER sud-lémanique« . Le RER desservira toute la Haute-Savoie, et pas seulement Annemasse et le Chablais. La priorité n’a jamais été donné dans ce projet à Annecy. La priorité absolue est de réaliser la liaison manquante entre Cornavin et Annemasse et la modernisation de la signalisation entre Annemasse et La Roche-sur-Foron. C’est ainsi que la Haute-Savoie se dotera d’un RER desservant à la fois le Chablais, Annemasse, Annecy et la vallée de l’Arve.

Nous laisserons néanmoins Bernard Accoyer (député-maire UMP d’Annecy-le-Vieux et premier vice-président de la communauté de l’agglomération annecienne) répliquer aux attaques personnelles d’Astrid Baud-Roche. Néanmoins, on peut que constater qu’Astrid Baud-Roche tente de faire croire que Bernard Accoyer serait un ardent défenseur du CEVA pour relier Annecy – Genève. Les faits ne sont pas en faveur des propos de la conseillère municipale de Thonon. Bernard Accoyer a été le défenseur numéro 1 de la création d’une seconde autoroute entre Annecy et Genève. Il a tenté à plusieurs reprises de s’opposer à la réalisation du CEVA. Il était d’ailleurs absent lors de l’inauguration des travaux le 15 novembre 2011 à Genève et tente toujours de faire capoter le plan de financement de la partie française du CEVA. Bernard Accoyer est également un opposant à l’agglomération franco valdo-genevoise. Il n’y siège pas et ne peut donc agir sur le choix des investissements définis par cette agglomération transfrontalière.

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Les fonds frontaliers devraient financer le CEVA selon Christian Dupessey

Posted by ardsl sur 18 avril 2012

Le 29 mars, le tribunal fédéral suisse a rejeté les quatre derniers recours contre le projet de liaison ferroviaire Cornavin – Eaux-Vives – Annemasse (lire). Maintenant tous les regards se tournent vers la France qui n’a toujours pas bouclé le financement concernant sa partie. Interview de Christian Dupessey, président du comité français pro CEVA. Christian Dupessey est également maire PS d’Annemasse et conseiller régional.

Combien de temps faudra-t-il attendre encore ?

« Avec le président de la Région et celui du Conseil général, nous avons souhaité mettre rapidement tous les financeurs autour d’une table. Cette réunion devrait avoir lieu avant la fin avril. Cela serait un signe positif fort si nous pouvons boucler ce budget avant la signature du deuxième projet d’agglomération franco-valdo-genevois qui aura lieu le 27 juin. Il faut que l’on passe des engagements verbaux à la concrétisation. »

On parle de cette concrétisation depuis longtemps : pourquoi est-ce aussi long ?

« Les Suisses ont été plus rapides pour débloquer l’argent nécessaire… Côté français il y a eu quelques freins dont certains étaient politiques et au plus haut niveau… On a connu un grand progrès en novembre dernier lorsque Jean-Jack Queyranne a pu annoncer que toutes les collectivités locales s’engageaient dans le financement du CEVA. À partir de là, on a beaucoup progressé. Il reste à savoir qui financera les 30 à 33 millions d’euros manquants. La politique de fonds d’infrastructures prélevés sur les fonds frontaliers par le Conseil général devrait y trouver sa concrétisation. »

L’épisode des recours est terminé alors qu’il y en a eu une soixantaine de déposés. Avez-vous eu des doutes sur l’avenir du CEVA ?

« J’ai eu des doutes mais mes craintes portaient plutôt sur le retard du projet. Sur sa réalisation, il y a eu tellement d’arguments, d’engagements en particulier côté suisse, pour que l’on puisse être à chaque moment optimiste. La votation de l’année dernière a été un moment extrêmement fort. À partir de l’instant où la population genevoise disait « oui » au CEVA et de façon massive, on savait que l’on y arriverait. Aujourd’hui la balle est du côté français, on ne peut plus tergiverser, il faut que l’on signe cette convention de financement dans les semaines qui viennent. »

Les frontaliers sont régulièrement montrés du doigt à Genève : un projet franco-suisse comme le CEVA changera-t-il cet état d’esprit ?

« Un des éléments qui a pu créer des incompréhensions c’est le « A » de CEVA : on a longtemps cru qu’il s’agirait d’un RER entre Cornavin et Annemasse. Je préfère parler d’étoile ferroviaire de la Haute-Savoie du Nord. Les rames, qui vont bientôt être achetées, vont aller jusqu’à Évian, Saint-Gervais ou Annecy. Quand on crée une infrastructure qui a pour rôle de relier les gens, on crée aussi du lien social. Ceux qui cherchent des boucs émissaires seront affaiblis par la réalisation du CEVA. Ils le savent et c’est pour cela qu’ils étaient contre. »

(Avec Le Messager).

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Le Nyon Saint-Cergue prêt à vivre une révolution

Posted by ardsl sur 11 mars 2012

De nouvelles rames, plus de confort, des gares mieux sécurisées, et une cadence au quart d’heure, tout ça en décembre 2015.

Après son sauvetage dans les années 1980 (lire l’historique de la ligne Nyon – Morez), le petit train rouge vivra une nouvelle révolution. D’abord annoncée pour 2013, puis repoussée à 2014, la cadence au quart d’heure interviendra en décembre 2015. «Nous avons déposé le plan d’investissement en octobre dernier. Il s’agit donc d’une projection réaliste», assure Richard Zaugg, directeur de la Compagnie du chemin de fer Nyon Saint-Cergue Morez (NStCM). Pour parvenir à relever ce défi horaire, la société ferroviaire devra acquérir de nouvelles rames, réaliser un point de croisement à Arzier, automatiser les aiguillages et déménager son dépôt de 1916.

Depuis 2004 – année où la gare enterrée de Nyon a été mise en fonction – le chemin de fer n’a plus connu d’évolution. Pendant ce temps, la fréquentation des voyageurs a augmenté de 58%. En 2010, le train a transporté 1,25 million de personnes. Et cette croissance va se poursuivre puisque le projet d’agglomération franco-valdo-genevoise prévoit 4000 habitants et emplois supplémentaires le long de la ligne à l’horizon 2030.

Aux limites de capacité

« Le drame, c’est qu’on travaille sans filet« , précise Richard Zaugg. « On arrive aux limites de capacité aux heures de pointe et on ne dispose pas de matériel de remplacement en cas de panne. Il est donc temps de compléter et de moderniser les installations. Heureusement, les feux sont au vert à tous les niveaux. On est entré dans une ère où l’on ne considère plus ce type de train comme un objet folklorique mais comme un outil faisant partie intégrante du système global des transports publics. »

L’acquisition de matériel roulant constituera le gros morceau puisque la commande prévoit quatre nouvelles rames en 2014 puis six autres en 2018, le tout pour 66 millions. «Nous financerons ces achats par des crédits bancaires mais on aura besoin d’une indemnité de l’État de Vaud pour nous aider à combler le manque à gagner pendant les années où il faudra amortir ces investissements», explique le directeur, confiant dans les autorités politiques.

De gros travaux d’infrastructures devront accompagner ces acquisitions. A commencer par la réalisation d’un point de croisement au-dessus d’Arzier (5 millions) afin de permettre une plus grande fréquence des trains entre Nyon et Genolier. Ce tronçon est concerné par le passage de la cadence toutes les 15 minutes pendant les heures de pointe (ce cadencement sera prolongé jusqu’à Saint-Cergue dans une deuxième phase, qui n’est pas encore programmée).

D’autres améliorations importantes sont prévues : la sécurisation des haltes et des gares, l’adaptation de la hauteur des quais, des aiguillages gérés par ordinateur, et un système d’annonces aux voyageurs digne de ce nom. Ces aménagements évalués à 43 millions de francs seront pris en charge par la Confédération et le canton.

Jusqu’aux Rousses ?

A noter encore que les autorités françaises ont approché la direction de la compagnie pour lui proposer de prolonger la ligne de La Cure jusqu’aux Rousses, soit sur une distance de trois kilomètres. « L’enjeu, côté français, est de taille« , relève Richard Zaugg. « Il s’agit de désenclaver une station touristique qui compte près de 20 000 lits. » Selon le directeur, les discussions sont bien avancées.

Un immense dépôt tout près de Paléo

Construit au nord de la ville de Nyon au début du XXe siècle, le dépôt atelier du chemin de fer Nyon Saint-Cergue Morez (NStCM) est aujourd’hui en plein centre urbain. Devenu obsolète et trop petit, il ne pourra plus remplir son rôle lorsque le NStCM aura acquis ses nouvelles rames. D’où le projet de réaliser un nouveau bâtiment quatre fois plus grand.

« Nous avons signé la promesse de vente d’un terrain privé de 20 000 m2 situé juste en dessus de Paléo« , annonce le directeur de la Compagnie Richard Zaugg. « Et la commune de Trélex nous a donné un préavis positif. Nous pensons l’inaugurer en 2015. » Pour pouvoir y parquer cinq rames, les ateliers de maintenance, les unités de lavage et tous les véhicules de service, il faut de la place, beaucoup de place. Le dépôt fera donc 80 mètres de long sur 50 de large. Presque un terrain de football. Direction et administration comptent aussi y avoir leurs bureaux.

Seul un point de vente restera au centre-ville. Est-ce que ce sera l’occasion d’y aménager un P+R et une nouvelle gare pour les pendulaires? «On ne l’exclut pas mais nous n’avons pas eu de demande des communes à ce sujet», répond le directeur.

Il précise qu’en revanche une nouvelle gare sera construite au Reposoir lorsque le quartier de la Petite-Prairie se développera. Au sujet du P+R, Elisabeth Ruey Ray déclare que les autorités hésitent encore entre deux emplacements, l’un près du futur dépôt du NStCM, et l’autre vers le Parc chevalin.

Télécharger les horaires actuels de la ligne Nyon – La Cure

(Avec 24heures).

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