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Veolia Transdev : le flou règne dans la stratégie comme dans la communication

Posted by ardsl sur 28 juin 2012

Nouvel épisode dans l’interminable feuilleton du désengagement du secteur des transports de Veolia. Mi-juin, le directeur général par intérim de la Caisse des Dépôts et Consignation (CDC), Antoine Gosset-Grainville, avait refusé l’offre présentée par le fonds Cube, au motif qu’elle ne valorisait Véolia Transdev qu’à 350 millions d’euros et que la CDC serait obligée de remettre près de 400 millions d’euros au pot lors de l’augmentation de capital. Désormais, le favori pour la reprise, la Caisse des Dépôts et Consignation (CDC) exige des mesures pour redresser les activités du groupe en France. Par ailleurs, les jours d’Antoine Gosset-Granville à la tête de la CDC sont comptés. Le gouvernement entend le remplacer par Jean-Pierre Jouyet.

Sans même attendre que ne soit réglé le dossier du retrait de Veolia Environnement du capital de leur filiale commune à 50-50 Veolia Transdev, la Caisse des Dépôts et Consignation (CDC) se pose en actionnaire de référence de l’opérateur de transport public. Selon Les Échos, les représentants de la CDC au conseil d’administration de Veolia Transdev, réuni mardi 26 juin, aurait rejeté le plan de redressement présenté par son directeur général, Jérôme Gallot, au motif, selon une source proche du dossier, qu’il ne serait pas assez ambitieux, tant sur son volet financier que sur son volet opérationnel. Un message clair adressé à la direction du troisième opérateur français des transports publics avec Keolis, filiale de SNCF, et la RATP : la CDC n’a pas l’intention de monter au capital d’une entreprise qui n’aurait pas l’ambition de jouer un rôle clef dans l’avenir des grands réseaux de transports urbains.

Interrogé par mobilicités.com, Jérôme Gallot indique qu’il « n’a pas présenté de plan de redressement » mais qu’il a « proposé des premières mesures d’amélioration de l’efficacité opérationnelle de la France, notamment dans le redressement des grands contrats urbains déficitaires. La Caisse a souhaité que j’apporte un complément à ces premières mesures« . Précisant par ailleurs, « qu’il y a un dialogue permanent entre les actionnaires et l’entreprise« .

Pour celui qui est à la tête du groupe depuis février 2011, il va falloir « en remettre une couche pour aller plus vite et plus fort dans la mise en œuvre de ce plan. » Jérôme Gallot ne cache pas que lors du mariage entre Veolia et Transdev il a hérité d’un certain nombre de contrats déficitaires en France mais aussi à l’étranger.

Et de citer le cas de la filiale allemande de Transdev qui s’était lancée dans le rachat de plusieurs opérateurs de bus et qui aujourd’hui, perdrait près de 70 millions d’euros par an.

Pour la France « nous négocions actuellement avec les collectivités locales concernées » explique-t-il, précisant que ce dialogue, entamé depuis plusieurs mois, avait été un peu gelé par la période électorale des législatives.

Une mission confiée à Philippe Segretain

La Caisse a par ailleurs confié une mission sur Veolia Transdev à Philippe Segretain, l’ancien patron de… Transdev. Celui-là même qui avait démissionné en décembre du conseil d’administration d’Egis, filiale à 75 % de la CDC, du fait, a-t-on dit à l’époque, de divergences avec Augustin de Romanet, le directeur général de la Caisse, sur le dossier Veolia Transdev. Il est de notoriété publique que Philippe Segretain s’était opposé à la fusion des activités transport de Veolia avec Transdev.

Sa mission consisterait à nouer des liens plus étroits avec les élus locaux qui gèrent leurs réseaux via des sociétés d’économie mixte (comme Strasbourg ou Grenoble par exemple. Eux-aussi s’étaient inquiétés, en leur temps, du mariage des deux groupes de transport, Veolia et de Transdev.

Ayrault propose Jouyet pour prendre la tête de la Caisse des dépôts

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a indiqué jeudi 28 juin qu’il allait proposer la nomination de Jean-Pierre Jouyet, président de l’Autorité des marchés financiers (AMF) et proche de François Hollande, à la tête de la Caisse des dépôts et consignations (CDC). Dans un communiqué, Matignon précise que « les commissions intéressées de l’Assemblée nationale et du Sénat se prononceront sur ce projet de nomination dans les conditions prévues par l’article 13 de la Constitution, après que la commission de déontologie aura rendu son avis ».

S’il est confirmé à la tête de la CDC, Jean-Pierre Jouyet devra donc s’occuper du redressement de Veolia Transdev.

La nomination de Jean-Pierre Jouyet, ancien membre du gouvernement sous la présidence Sarkozy, était pressentie depuis plusieurs semaines. Le mois dernier, « Le Monde » avait affirmé déjà que François Hollande souhaitait nommer l’ancien directeur-adjoint de cabinet de Lionel Jospin à Matignon à la tête de la CDC, ajoutant que dans ce cas, Xavier Musca, ex-secrétaire général de l’Élysée qui lorgnait lui aussi sur ce poste, lui succèderait à l’AMF.

(Avec AFP).

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La Caisse des Dépôts prête à prendre le contrôle exclusif de Veolia Transdev ?

Posted by ardsl sur 18 juin 2012

Selon Le Figaro du 16 juin 2012, la Caisse des dépôts et consignations (CDC) aurait refusé la nouvelle offre du fonds d’investissements Cube Infrastructure (Natixis) visant à racheter la part de Veolia Environnement dans leur filiale commune de transport public, Veolia Transdev.

Le Figaro précise que l’établissement public a d’ores et déjà repoussé l’offre révisée de Cube présentée le 8 juin et qui expirait le 15 juin (lire notre précédent article : « La vente de Veolia Transdev se complique de plus en plus »), car elle ne valorisait Veolia Transdev qu’à 350 millions d’euros et nécessitait une augmentation de capital de 800 millions d’euros avec participation de la CDC.

Cube aurait également des exigences en matière de gouvernance car il voudrait pouvoir désigner l’équipe dirigeante et il prévoyait des « cessions d’actifs massives aux États-Unis, au Canada, en Allemagne, en Australie… qui auraient amputé d’un tiers environ le résultat opérationnel de Veolia Transdev« , ravivant les craintes d’un démantèlement.

Du coup, la CDC aurait proposé une alternative à Veolia Environnement en vertu de laquelle elle prendrait le « contrôle exclusif » de Veolia Transdev en portant sa participation à 60% en convertissant « tout ou partie de leurs créances d’actionnaires respectives« , soit l’équivalent de 800 millions d’euros de capital, croit savoir Le Figaro.

Le quotidien ajoute qu' »un prêt bancaire viendrait rembourser une autre partie de la dette de Veolia Transdev due à Veolia » et « quelques cessions d’actifs » permettraient à Veolia Environnement « d’atteindre le but ultime recherché : sortir de son bilan l’essentiel de la dette supportée au titre de son activité transport« .

Refus tactiques

« Les péripéties de ces six derniers mois avec Cube n’avaient de toutes façons que la vocation tactique d’amener précisément la Caisse des dépôts à faire une offre« , a déclaré une source proche du dossier, citée par le journal. Veolia Transdev étant une filiale à parts égales de Veolia Environnement et de la Caisse des Dépôts.

Le Figaro précise par ailleurs qu’outre l’offre de Cube, Keolis (groupe SNCF) et la RATP « sont plus qu’à l’affût » puisqu’elles auraient proposé il y a trois mois un projet commun de reprise d’actifs internationaux et français pour plus d’un milliard d’euros.

Et le groupe allemand Rethmann aurait également fait part récemment de son vif intérêt pour des actifs en Allemagne et en République tchèque, ajoute Le Figaro.

Mais « si on démantèle le réseau international de Veolia Transdev, on sape sa capacité à rester un acteur majeur sur le marché français« , a prévenu un proche du dossier.

(Avec mobilicites.com).

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Les premiers pas de Frédéric Cuvillier dans son ministère parisien

Posted by ardsl sur 3 juin 2012

Deux semaines après sa nomination comme ministre délégué au Transport et à l’Économie maritime, Frédéric Cuvillier découvre sa fonction, son nouveau bureau et les problèmes d’intendance.

6h29, gare de Fréthun : le TER-GV emmène Frédéric Cuvillier vers son nouveau bureau parisien. Deux semaines après sa nomination, changement de tempo et de décor pour le député-maire de Boulogne-sur-Mer. « Le plus surprenant au début, c’est la succession des rythmes. Parfois, c’est le calme plat. Et puis tout à coup, ça s’accélère, le téléphone, les conseillers… On sent la crise arriver… »

8h14 : gare du Nord, un chauffeur du ministère le cueille à sa descente du TGV. La 308 grise l’emmène boulevard Saint-Germain, dans l’ancien hôtel de Roquelaure qu’il partage aujourd’hui avec Nicole Bricq, sa ministre de tutelle. Au second étage, une succession de bureaux… vides. Une standardiste pour des appels qui se font rares, deux-trois proches. C’est tout. Le nouveau ministre n’a pas eu le temps de constituer son équipe de travail. Dix conseillers, pas plus, a dit François Hollande. Trois ont déjà été recrutés : Emmanuel Kessler, son directeur de cabinet ; Jérôme Martin, son chef de cabinet qu’il a connu lorsqu’il était attaché parlementaire de Guy Lengagne ; le Boulonnais François Lambert, 27 ans, auparavant directeur des affaires maritimes. Dans ses bagages ce jour-là, sa secrétaire Anouck Coppin qui a la lourde tâche de gérer son agenda et ses quatre smartphones. Elle le suit depuis la mairie, est passée par la communauté d’agglomération du Boulonnais puis l’Assemblée nationale.

Frédéric Cuvillier est ainsi : il aime travailler en équipe avec des fidèles, des proches. Au bureau solennel de Cambacérès occupé en 1981 par Charles Fiterman et qui donne sur le parc, le nouveau ministre a préféré un bureau plus modeste qui donne sur la cour, pour être au plus près de ses conseillers.

Derrière son fauteuil, une photo satellite du port de Boulogne. « Elle me suit depuis l’Assemblée nationale. »

9h : première réunion de la journée avec les membres de son cabinet restreint. Au programme : comment caser les demandes de rendez-vous, le Conseil des ministres, la préparation des prochains grands sommets (transport jeudi, pêche le 12 juin), sans oublier de faire campagne pour les élections législatives. « Eh oui, il faut que je sois élu sinon tout ça va s’arrêter. » Et Frédéric Cuvillier, qui a hérité d’un ministère bicéphale, est bien décidé à défendre son pré carré. « On savait qu’il serait ministre de la Mer, avait déclaré quelques jours » avant Daniel Percheron, président PS de la Région Nord Pas-de-Calais. « Mais le Transport, c’est un miracle pour la région ! » Canal Seine-Nord, Eurostar, Calais-Boulogne 2015 : les enjeux sont énormes. Frédéric Cuvillier en est conscient. « Je suis un Boulonnais ministre, mais je ne suis pas ministre boulonnais. » Il sait qu’il va devoir se détacher, prendre du recul, arrêter de raisonner en élu régional.

9h30 : compte rendu rapide des événements du week-end. L’actualité (SeaFrance, Air France, retards TGV) le poursuit.

10h : premier rendez-vous de la journée avec Pierre Mongin, président de la RATP. Suivront ensuite Bruno Baraduc, inspecteur général des affaires maritimes, puis Guillaume Pépy, président de SNCF. Les cases vides de son agenda se sont assombries. La folle journée commence, elle n’est pas près de s’achever. •

 (Avec La Voix du Nord).

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Systra veut conquérir les trams et les trains du monde entier

Posted by ardsl sur 28 mai 2012

Après des années de concurrence entre les deux groupes publics et leurs équipes, toutes les entités dédiées à l’ingénierie ferroviaire seront effectivement fusionnées le 1er juillet prochain.

Un nouveau logo, bientôt un nouveau siège à deux pas de celui de Microsoft à Issy-les-Moulineaux… Systra, le leader français de l’ingénierie ferroviaire, détenu à part égale par la RATP et SNCF, est en ordre de marche pour accélérer sa croissance en France et à l’étranger, où il réalise la moitié de son chiffre d’affaires.

Après des années de concurrence entre les deux groupes publics et leurs équipes, toutes les entités dédiées à l’ingénierie ferroviaire seront effectivement fusionnées le 1er juillet prochain. L’État avait finalement décidé, il y a un an et demi, de couper court aux ambitions de prise de pouvoir de la RATP et de SNCF sur Systra.

Gestion paritaire entre SNCF et la RATP

Il a préféré donner naissance à un champion tricolore de l’expertise ferroviaire en répartissant son capital à parts égales entre les deux groupes et en organisant sa gouvernance avec un directoire et un conseil de surveillance présidé tour à tour par le président de SNCF et celui de la RATP. En France, Systra peut s’enorgueillir d’avoir réalisé l’ingénierie de toutes les lignes à grande vitesse françaises et de 21 des 28 lignes de tramway en service dans l’Hexagone.

Grâce à l’absorption d’Inexia et de Xelis, les filiales de SNCF et de la RATP, Systra devient le numéro deux mondial de l’ingénierie ferroviaire et leader dans le domaine de la grande vitesse, compte doubler son chiffre d’affaires (416 millions d’euros en 2011) d’ici à 2016. «Nous avons l’intention d’y arriver grâce à notre croissance organique», affirme Pierre Verzat, le nouveau président du directoire. Pour y parvenir, Systra mise sur le Grand Paris Express dont il espère décrocher des appels d’offres mais surtout sur l’international.

« La population ne cesse de croître dans les villes« , rappelle Pierre Verzat. « À l’heure actuelle, plus de 25000 d’entre elles comptent plus de 10 millions d’habitants. Et la circulation deviendra ingérable si le transport individuel s’impose. »

Mais les dirigeants de Systra reconnaissent avoir saisi les opportunités les unes après les autres. «Nous avons été très présents en Amérique du Sud que nous avons un peu abandonnée pour l’Asie et ensuite le Moyen-Orient.» Dorénavant, les équipes de Systra devront rester en veille dans les zones à fort potentiel. Outre le Moyen-Orient, où Systra a réalisé la conception et la mise en œuvre du métro automatique de Dubaï, l’Asie – avec notamment la ligne à grande vitesse coréenne – et l’Amérique latine, de nouveaux projets de trains ou de tramways devraient émerger en Europe du Nord et de l’Est, en Russie notamment. Quant à l’Amérique du Nord, Systra réfléchit à un éventuel partenariat avec un acteur local pour décrocher, entre autres un projet de tramways à Los Angeles.

(Avec lefigaro.fr).

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Irisbus-Iveco produit ses bus hybrides en Ardèche

Posted by ardsl sur 8 mai 2012

Le constructeur franco-italien présentait sur son site ardèchois d’Annonay sa nouvelle gamme de bus à motorisation hybride, les Citelis, Crealis, Magelys et Evadys. Il annonce des gains de carburant de plus de 30%.

Irisbus-Iveco a dévoilé à la presse le 3 mai 2012 sa chaîne de production de bus et cars hybrides d’Annonay, en Ardèche. Une motorisation fondée sur la technologie américaine BAE qui associe un moteur de traction thermique (le moteur Tector de 220 kW ), un générateur et des batteries lithium-ion d’une puissance de 11 kW.

Cette technologie bien éprouvée est aujourd’hui utilisée sur plus de 3 800 véhicules aux États-Unis (plus de 2 300 dont le tiers à New-York), au Canada (867 véhicules dont 690 à Toronto) et en Grande-Bretagne (400 véhicules). Tous parcs confondus, elle aurait permis, d’économiser 80 000 litres de fioul et 250 000 tonnes de CO2.

Plus de 30% d’économie de carburant

Deux bus hybrides Citelis de 12 et 18 mètres ont été testés (essais de conduite et mesures de consommation de carburant) dans 35 villes européennes (en Allemagne, Autriche, Benelux, Espagne, Italie, France et Suisse). Avec des résultats jugés concluants puisqu’à Lyon, par exemple, la version standard de 12 mètres testée sur trois lignes du réseau TCL aux profils et aux tracés différents – une ligne urbaine « plate », une autre « vallonnée » et une dernière associant parcours urbain et périurbain – affiche des économies de carburant de 29 % à 39 % par rapport aux véhicules thermiques équivalents.

Les économies atteignent même 30% avec la version de 18 mètres. Les mêmes tests réalisés à Bruxelles sur trois lignes du réseau STIB où le relief est plat, mettent en avant des économies de 31 à 36 %.

À Paris aussi

Depuis le 28 janvier 2012, trois autobus hybrides roulent en service commercial sur les lignes de la RATP : en alternance sur deux lignes de Paris intramuros, la 21 (Gare Saint Lazare – Porte de Gentilly) et la 91 (Montparnasse – Bastille) mais aussi, en banlieue, la ligne 147 qui relie Église de Pantin à Sevran.

Il s’agit du Lion’s City de 12 mètres du constructeur allemand Man, du Citelis 12 mètres d’Irisbus Iveco, et du GX427 articulé 18 mètres d’Heuliez (groupe Iveco). La Régie se donne six mois pour tester cette technologie, après quoi, elle pourrait lancer un appel d’offres pour acheter une quarantaine d’autres véhicules hybrides.

Quelles autres commandes peut-on envisager et pour quelles utilisations ? Au total, Irisbus Iveco table sur 200 commandes de véhicules hybrides à court et moyen termes, principalement dans la version bus à haut niveau de service (BHNS) Crealis ou Crealis Neo, modèles déjà vendus à 526 exemplaires en version thermique et proposés en 12,3 mètres et 3 portes à Maubeuge et Sénart-Corbeil. On peut envisager des bus de 18,3 mètres articulées comme pour d’autres lignes T- Zen prévues en Île-de-France et pour la future ligne BHNS de Nîmes. Toutefois les décisions de commandes de la RATP n’interviendraient pas avant fin 2012.

 (Avec mobilicites.com).

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Patrick Kron, patron d’Alstom, va présider Fer de France

Posted by ardsl sur 7 mai 2012

Fer de France, l’organisme qui doit fédérer l’industrie ferroviaire française et dont la création a été décidée à l’issue des Assises du ferroviaire en décembre 2011, semble enfin sur les rails. Son président sera Patrick Kron, PDG d’Alstom, et son vice-président Guillaume Pépy, patron de SNCF.

La décision a été entérinée le 25 avril 2012 lors d’une réunion au sommet qui s’est déroulée au siège de SNCF, rue du Commandant Mouchotte à Paris, suivie d’un dîner à l’Opportun, un restaurant du quartier de Montparnasse.

Elle rassemblait plusieurs autres numéros 1 des grandes entreprises du secteur ferroviaire comme Pierre Mongin (RATP), Hubert du Mesnil (RFF), Jacques Gounon (Eurotunnel). Également présents, Louis Nègre pour la FIF (Fédération des industries ferroviaires) et pour le Groupement des autorités de transport (Gart), ainsi que Francis Grass au nom de l’Union des transports publics et ferroviaires (UTP).

Ces trois organisations ont vocation à être intégrées à Fer de France qui n’a pour l’heure pas encore d’existence effective. Ses contours et ses missions ont fait l’objet ces dernières semaines d’une mission confiée à un préfigurateur du Conseil général de l’environnement et du développement durable au ministère du Développement durable.

Une figure incontestable

Le gouvernement et l’Élysée souhaitaient que le président soit désigné avant l’élection présidentielle. Mais ce choix a été difficile. À l’origine, Nathalie Kosciusko-Morizet, l’ex-ministre de l’Écologie aurait voulu pouvoir être en mesure d’annoncer dès la séance finale des Assises du ferroviaire, fin décembre 2011, le nom de celui qui incarnerait Fer de France.

L’objectif du groupe de travail présidé par Bruno Angles était d’attirer une figure incontestable de l’industrie si possible extérieure à la filiale ferroviaire. Toutefois, Louis Gallois, Denis Ranque (ex Thales et Technicolor) ou Jean François Dehecq (Sanofi–Aventis) n’ont pas souhaité s’engager pour diverses raisons, alors que Guillaume Pépy proposait ses services.

Dialogue équilibré

Finalement, la direction de Fer de France va échoir aux deux principaux acteurs de la filière ferroviaire française, ce qui n’était pas forcément le but recherché initialement. Plusieurs acteurs soulignaient ces derniers mois la nécessité d’un dialogue et de rapports plus équilibrés entre les entreprises de différentes tailles du secteur.

Rappelons que le comité de filière a publié mi-avril 2012 ses recommandations pour la branche et qu’un fonds de modernisation des entreprises ferroviaires, doté de 40 millions d’euros, vient d’être créé (lire).

(Source : mobilicites.com).

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40 millions d’euros pour moderniser les entreprises ferroviaires

Posted by ardsl sur 21 avril 2012

Le Fonds stratégique d’investissements (FSI) et les principaux acteurs du rail français (SNCF, RATP, Alstom, Bombardier), ont signé un protocole d’accord pour la création d’un Fonds de modernisation des entreprises ferroviaires doté de 40 millions d’euros, annonce un communiqué du 18 avril 2012.

Ce Fonds de modernisation des entreprises ferroviaires (FMEF) sera abondé par le Fonds stratégique d’investissements (FSI- détenu à 51% par la Caisse des dépôts et 49% par l’État) ainsi que par les constructeurs français Alstom et canadien Bombardier, SNCF et la RATP. Il sera « opérationnel dans les prochaines semaines« , indique le FSI dans un communiqué du 18 avril 2012.

Objectif de ce nouveau fonds, « investir, dans le cadre de participations minoritaires, dans des entreprises performantes ayant une activité significative dans le secteur ferroviaire français et porteuses de compétitivité pour cette filière, présentant un potentiel de croissance et de développement en France et à l’étranger« , précise le FSI, soulignant qu’il s’agira d’une « logique d’accompagnement durable des entreprises« .

Il « contribuera à la consolidation du secteur et au renforcement de la compétitivité de ces entreprises, afin de favoriser notamment l’émergence d’acteurs de taille significative, et les accompagner vers une capacité d’innovation et un ancrage international renforcés« , poursuit le communiqué.

Annoncé à grande vitesse

Les ministres de l’Économie François Baroin, de l’Industrie Éric Besson et des Transports Thierry Mariani ont salué dans un communiqué commun la création du FMEF qui a « pour objectif de renforcer la compétitivité de la filière ferroviaire, enjeu stratégique pour la France« .

Rappelant que la création de ce fonds avait été annoncée par Nicolas Sarkozy en septembre 2011 lors d’un déplacement du le président de la République à Belfort lors de l’inauguration de la ligne à grande vitesse Rhin-Rhône, les ministres ont souligné que le FMEF « contribuera à la structuration de la filière et au développement des équipementiers de taille intermédiaire ou des PME« .

Il s’inscrit, selon eux, dans la continuité du Fonds de modernisation des entreprises automobiles (FMEA) qui a été créé en janvier 2009 pour aider les constructeurs à traverser la crise. Il est détenu à parité par Renault SA, PSA Peugeot Citroën et le FSI.

(Source : mobilicites.com).

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Keolis, l’arme de SNCF dans la future bataille du rail

Posted by ardsl sur 16 mars 2012

À Melbourne, il se cache derrière Yarra Trams. Au Canada, il opère sous le nom de groupe Orléans Express. En Angleterre, c’est le partenaire de First TransPennine Express et de Govia. En France, où il gère les transports urbains de Bordeaux, Lyon (réseau TCL), Rennes ou Lille, son nom n’apparaît pas plus. Pourtant Keolis, la filiale à 56,5% de transport collectif de SNCF, est l’un des trois poids lourds du transport collectif français, derrière VeoliaTransdev et la RATP. Il est en pleine forme et il devrait gagner assez rapidement en notoriété.

Avec un chiffre d’affaires, en 2011, de 4,44 milliards d’euros, en hausse de 8%, Keolis talonne désormais la RATP (4,57 milliards d’euros), mais est toujours largement distancé par VeoliaTransdev (8 milliards d’euros). Mais, s’il est plus petit, Keolis est l’un des plus rentables du secteur. Son résultat opérationnel s’établit à 273 millions d’euros, en augmentation de 11,3%. Le résultat net s’affiche pour sa part à 37,1 millions d’euros.

POISSON-PILOTE ET AIGUILLON

Pour SNCF, cette filiale détenue également à 4% par son management, n’est pas seulement un centre de profit intéressant, c’est aussi un véritable poisson-pilote et un aiguillon pour sa propre organisation dans la perspective de la généralisation de la libéralisation du rail.

Avec l’ouverture de la concurrence des trains d’équilibre du territoire (TET) et des trains express régionaux (TER), à partir de 2014, Keolis devrait sortir de l’anonymat. Son PDG, Michel Bleitrach, a confirmé, mercredi 15 mars, que son groupe serait candidat pour gérer certaines de ces lignes nationales jugées déficitaires par … SNCF, ainsi que des réseaux TER.

Keolis est à l’aise en situation de concurrence et sait gagner des appels d’offres, comme il l’a déjà démontré en Allemagne ou en Angleterre, où il gère des lignes de train. Keolis pourra offrir également son savoir-faire en matière de lignes de bus et d’autocar, moins chers à déployer que le train.

En mettant en avant sa filiale, SNCF souhaite barrer la route aux autres groupes qui chercheraient à venir la concurrencer, comme VeoliaTransdev ou des groupes étrangers, et ainsi conserver ses parts de marché.

Mais pas seulement. SNCF souhaite aussi que la culture Keolis la « contamine« , comme l’assure un cadre. « Pour nous, cette entreprise marie le meilleur des deux mondes« , explique-t-on à la direction de SNCF. « C’est une entreprise privée tout à fait normale, qui bénéficie du soutien d’un grand groupe public. » En un sens, elle dispose des avantages de SNCF, sans avoir ses lourdeurs.

À terme, si SNCF veut bien monter au capital de sa filiale, elle exclut d’en prendre 100%.

Avant les grandes manoeuvres françaises de 2014, Keolis a les yeux tournés vers le Royaume-Uni, où l’État doit lancer des appels d’offre pour gérer trois franchises ferroviaires, dont la très importante West Coast Main Line, gérée actuellement par Virgin.

(Avec lemonde.fr).

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