ARDSL Association Rail Dauphiné Savoie Léman

Le blog des usagers

Posts Tagged ‘Raymond Mudry’

Le Conseil général de la Haute-Savoie vote des études pour des transports en site propre

Posted by ardsl sur 2 juillet 2012

Un car Lisha, le réseau de transports interurbains du Conseil général de la Haute-Savoie

La commission permanente du Conseil général a voté lundi 18 juin 2012 en faveur de plusieurs études pour la mise en place de transports en commun en sites propres (TCSP).

Les 21 présents (Christian Monteil, Raymond Mudry, Antoine de Menthon, Raymond Bardet, Françoise Camusso, Denis Duvernay, Denis Bouchet, François Mogenet, Christian Heison, Vincent Rabatel, Dominique Puthod, Jean-Marc Peillex, Jean-Paul Amoudry, Serge Pittet, Jean-Luc Rigaut, Frédéric Zory, Jean-Claude Martin, Pierre Losserand, Antoine Vieillard, Jean Neury et Jean-Loup Galland) ont tous voté les études en question.

Une étude d’un montant d’1M€ porte sur un TCSP entre Annecy et Doussard. Ces crédits sont budgétés sur 3 ans (200000€ en 2012, 400000€ en 2013 et 400000€ en 2014).

Le Conseil général a également délibéré sur le tracé du TCSP sur la commune de Sevrier. Il sera réalisé sur l’emprise de la D1508. Une première section devrait concerner le secteur compris entre Beau Rivage (à la limite avec Annecy) et Riant-Port (sur le côté opposé au centre de Sevrier) soit 2,75km.

L’emprise disponible est très limitée dans le secteur de Riant-Port avec seulement 9 mètres à l’endroit le plus étroit et 11 à 12 mètres en moyenne. Ailleurs, la largeur peut aller jusqu’à 30 mètres.

Ces dispositions vont être inscrites au PLU de Sevrier.

Le fonctionnement du mode de déplacement serait de type réversible, avec pour les mouvements pendulaires du matin l’utilisation de la voie créée à cet effet, les cars dans le sens retour empruntant la voie normale moins soumise à la congestion. Le soir au moment des retours, le mouvement serait inversé avec le même principe de fonctionnement. Ce type d’aménagement suppose au droit des arrêts de car une emprise permettant de supporter un arrêt dans chaque sens.

Les accès des propriétés riveraines seront garantis par un dispositif du type giratoire ou autre. L’emprise nécessaire pour ces équipements spécifiques est de l’ordre de 30 mètres selon la nature et la typologie des lieux.

Les dimensions, à minima, des différentes voies pour une plate forme en section courante de 13,5 mètres sont les suivantes : 3,5 mètres pour la voie réservée au TCSP situé en axe (partie centrale), 2 voies de 3,5 mètres pour les autres véhicules de part et d’autre du TCSP et 2 trottoirs de 1,5 mètres pour les piétons de part et d’autre. Le dispositif n’intègres pas les déplacements doux.

Au droit des arrêts, sur un linéaire d’environ 50 mètres, il conviendra de mobiliser 22,5 mètres pour formaliser de façon sécurisée les attentes, les montées et descentes des usagers du transport collectif.

Le TCSP devra être complété par la création d’un parking relais. Il pourrait être situé à Riant-Port.

Cette décision a pour effet de permettre d’opposer un sursis à statuer, valable 2 ans, à toute demande d’occupation du sol. Elle cesse de produire effet si, dans un délai de 10 ans à compter de son entrée en vigueur, l’exécution des travaux n’a pas été engagée.

Une étude d’un montant de 750000€ porte sur un TCSP entre Gillon (sur la commune d’Épagny) et La Balme-de-Sillingy. Ces crédits sont budgétés sur 3 ans (200000€ en 2012, 300000€ en 2013 et 250000€ en 2014).

Une étude d’un montant de 600000€ porte sur un TCSP entre Thonon-les-Bains et Genève. Ces crédits sont bugétés sur 4 ans (100000€ en 2012, 250000€ en 2013, 200000€ en 2014 et 50000€).

Posted in Bassin annecien, Chablais, Genevois | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | 2 Comments »

Les frontaliers prennent de plus en plus les transports publics pour se rendre à Genève

Posted by ardsl sur 9 décembre 2011

Les frontaliers prennent toujours plus les transports publics lorsque ceux-ci existent, selon une étude genevoise sur la mobilité présentée jeudi 8 décembre. Même si la majorité des pendulaires privilégient encore les transports individuels, ils sont désormais 16% à prendre les transports publics, contre 10% en 2002.

S’il ne fallait retenir qu’un chiffre de l’enquête sur les flux de déplacements à la frontière franco-valdo-genevoise ? Ce serait 550 000, soit le nombre de personnes qui franchissent chaque jour, et dans les deux sens, les frontières du canton de Genève. Soit 50 000 personnes de plus qu’il y a six ans. Cette augmentation reflète le déséquilibre existant entre places de travail et logements dans la région.

Les trajets domicile-travail représentent 55 % de ces déplacements.

Le Comité régional franco-genevois a présenté jeudi 8 décembre les résultats de sa dernière étude, réalisée au printemps dernier auprès de 33 200 personnes. L’enquête fait suite à deux recherches menées en 2002 et 2005. Elle offre une vision inédite de l’évolution de la mobilité dans la région ces dix dernières années.

Plusieurs conclusions frappent. Tout d’abord, l’existence d’un fort déséquilibre entre les arrivées en véhicules motorisés et en transports en commun. Chaque jour, 232 000 personnes entrent dans le canton de Genève en voiture, en scooter ou à moto. Alors que seules 43 500 rejoignent la cité en bus, tram ou train. Les transports publics n’absorbent que 16% des passages, contre 10% il y a dix ans. L’étude relève également que lorsqu’une ligne de train existe – vers le canton de Vaud, Annemasse ou Bellegarde – les véhicules individuels sont largement délaissés. L’engouement pour les deux-roues motorisés est une autre tendance observée. Leur utilisation a augmenté de 58% en six ans. Quant au réseau de transports en commun, des disparités importantes surgissent d’une région frontalière à l’autre. Les CFF relient largement Genève au reste du pays. La frontière avec Annemasse est assez bien desservie. À l’inverse, les régions de l’Ain, mais surtout de Saint-Julien et du Chablais bénéficient de peu de lignes de bus et font figure de parents pauvres.

Michèle Künzler, conseillère d’Etat genevoise en charge du Département de l’intérieur et de la mobilité, se dit «satisfaite des résultats». «Des résultats encourageants», continue son partenaire français, Raymond Mudry, premier vice-président du Conseil général de Haute-Savoie. Les élus mettent en avant le succès des lignes de transports en commun transfrontalières mises en service ces dernières années. «Le surplus de déplacement a été absorbé en majorité par l’augmentation de l’offre de transports, se réjouit Michèle Künzler. On doit continuer dans ce sens-là.»

Les enseignements de cette étude

Les frontaliers prennent les transports publics lorsqu’ils existent. L’enquête menée sur la mobilité aux frontières vaudoises et françaises du canton de Genève révèle que la proportion de personnes utilisant ce mode de transport a augmenté de 48% en six ans.

Depuis 2005, la hausse des usagers des transports publics a été de 82% depuis la France et de 275% via Saint-Julien-en-Genevois grâce aux nouvelles lignes de bus, a souligné Raymond Mudry. Michèle Künzler, conseillère d’Etat chargée du Département de la mobilité, a salué le développement de la ligne ferroviaire depuis Bellegarde.

D’une manière générale, si les passages frontaliers ont augmenté de 20% en dix ans, tous modes de transports confondus, cette enquête montre que, depuis deux ans, la majorité des nouveaux venus utilisent les transports publics, a souligné Michèle Künzler.

Les trois quart des déplacements ont leur origine à moins de 15 kilomètres des frontières genevoises.

Les pistes des politiques

Pour y parvenir, la conseillère d’Etat compte sur les trois trams transfrontaliers devant relier Genève à Saint-Genis-Pouilly, Annemasse et Saint-Julien d’ici quatre à six ans. Et bien sûr, sur le CEVA «qui changera complètement la donne».

Afin de réduire le trafic, la ministre préconise aussi une vraie politique de stationnement.

L’étude souligne aussi que 56% des automobilistes arrivant de l’extérieur utilisent un stationnement gratuit. «Moins le parking est cher plus les gens se déplacent en voiture. Il faudrait changer les habitudes», suggère la ministre qui souhaite «une vraie politique de stationnement».

Pour elle, l’un des volets de cette politique passe par la construction de davantage de P+R à des endroits plus stratégiques. «Pour ce faire, il faut trouver les financements», rappelle Raymond Mudry. La ministre aimerait également encourager des initiatives comme le covoiturage. En effet, le rapport démontre que les voitures qui franchissent la frontière transportent en moyenne 1,27 personne et 1,21 personne aux heures de pointe.

L’enquête réalisée en 2011 porte sur 34 axes routiers entre la France et Genève ainsi qu’entre le canton de Vaud et celui de Genève, contre 23 en 2005. Elle couvre ainsi 98% des flux routiers entrant dans le canton. Le taux de retour des questionnaires distribués s’est élevé à 23%, contre 19% en 2005. Une campagne de comptages exhaustifs a eu lieu en parallèle.

Télécharger le support de la conférence de presse

(Avec La Tribune de Genève et AP).

Posted in Ain, Chablais, Etudes, Fréquentation, Genève, Genevois | Tagué: , , , , , , , , | 2 Comments »

 
%d blogueurs aiment cette page :