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Et si le TGV ne passait plus par Neuchâtel et Pontarlier à compter du 8 décembre 2013 ?

Posted by ardsl sur 8 octobre 2012

Lyria pourrait décider de basculer l’aller-retour quotidien Paris – Berne par Bâle au service 2014 (qui débutera en le 8 décembre 2013). Avantage de cette solution : le TGV mettrait Berne à 4h03 de Paris, contre jusqu’à 4h49 actuellement par Neuchâtel, Pontarlier, Frasne et Dole. Inconvénient : Neuchâtel et Pontarlier seraient alors rayés de la carte des villes desservies par le TGV. Explications et décryptage du blog ARDSL.

L’aller-retour quotidien TGV Paris – Berne circule depuis toujours via Dijon, Dole, Frasne, Pontarlier et Neuchâtel. C’est l’itinéraire le plus court en kilomètres entre les capitales française et helvétique. Mais ce n’est plus l’itinéraire le plus rapide depuis le 11 décembre 2011 et l’ouverture de la LGV Rhin-Rhône. Le TGV Paris – Berne doit-il rester sur la ligne classique afin de desservir Pontarlier et Neuchâtel ou doit-il emprunter la LGV pour aller plus rapidement de Paris à Berne ?

Le TGV 9284 (Berne 7h29 – Paris 12h18) et 9287 (Paris 17h57 – Berne 22h30) mettent au service 2012 respectivement 4h49 et 4h33 pour relier les deux capitales. Les temps de parcours sont peu performants en raison des ralentissements liés aux travaux sur la ligne classique en Bourgogne.

Au service 2013, le TGV 9284 (Berne 7h29 – Paris 12h11) et 9287 (Paris 17h57 – Berne 22h30) mettront respectivement 4h42 et 4h33 pour relier les deux capitales. Les temps de parcours demeurent peu performants malgré la fin des travaux en Bourgogne, les CFF n’ayant pas modifié les horaires des TGV entre Frasne, Pontarlier et Berne. Conséquence : les arrêts en gare de Pontarlier et de Frasne vont sérieusement s’allonger. La perte de temps, qui en résulte, tourne autour de 10 minutes. Le temps de parcours entre les deux capitales pourraient avoisiner les 4h20 avec un tracé parfait sur France, comme sur Suisse.

Entre le TGV direct mais plus lent et un trajet plus rapide mais par correspondance optimisée (en 5 minutes) à Bâle, il semblerait que les voyageurs bernois privilégient désormais le trajet le plus rapide. Bâle a de plus l’avantage d’avoir 6 allers-retours directs pour Paris.

Berne > Bâle > Paris

  • Quotidien : IC 1060 (Berne 7h34 – Bâle 8h29) + TGV 9206 (Bâle 8h34 – Paris gare de Lyon 11h37)
  • Quotidien : IC 1066 (Berne 9h34 – Bâle 10h29) + TGV 9210 (Bâle 10h34 – Paris gare de Lyon 13h37)
  • Quotidien : IC 1070 (Berne 11h34 – Bâle 12h29) + TGV 9218 (Bâle 12h34 – Paris gare de Lyon 15h37)
  • Quotidien : IC 1074 (Berne 13h34 – Bâle 14h29) + TGV 9222 (Bâle 14h34 – Paris gare de Lyon 17h37)
  • Sauf le samedi : IC 1078 (Berne 15h34 – Bâle 16h29) + TGV 9226 (Bâle 16h34 – Paris 19h37)
  • Quotidien : IC 1082 (Berne 17h34 – Bâle 18h29) + TGV 9230 (Bâle 18h34 – Paris gare de Lyon 21h37).

Paris > Bâle > Berne

  • Sauf le dimanche : TGV 9205 (Paris gare de Lyon 6h15 – Bâle 9h26) + IC 1067 (Bâle 9h31 – Berne 10h27)
  • Quotidien : TGV 9207 (Paris gare de Lyon 8h23 – Bâle 11h26) + IC 1071 (Bâle 11h31 – Berne 12h27)
  • Quotidien : TGV 9211 (Paris gare de Lyon 10h23 – Bâle 13h26) + IC 1075 (Bâle 13h31 – Berne 14h27)
  • Quotidien : TGV 9215 (Paris gare de Lyon 14h23 – Bâle 17h26) + EC 59 (Bâle 17h31 – Berne 18h27)
  • Quotidien : TGV 9219 (Paris gare de Lyon 16h23 – Bâle 19h26) + IC 1087 (Bâle 19h31 – Berne 20h27)
  • Quotidien : TGV 9223 (Paris gare de Lyon 18h23 – Bâle 21h26) + IC 1093 (Bâle 21h31 – Berne 22h27).

Ce comparatif met en évidence des parcours systématiquement plus performant 4h03 à 4h04 par Bâle depuis l’ouverture de la LGV Rhin-Rhône. La fréquentation du TGV direct aurait donc chuté. Lyria va d’ailleurs tenter de trouver une clientèle nouvelle au TGV Paris – Berne en le prolongeant dès le 9 décembre 2012 à Interlaken, haut lieu du tourisme alpin (lire).

Le TGV Interlaken – Berne – Paris détourné par Bâle au service 2014 ?

Lyria envisage de basculer par Bâle à compter du 8 décembre 2013 l’aller-retour Paris – Berne. Le TGV circulerait entre Bâle et Interlaken en lieu et place de l’InterCity Bâle – Interlaken (avec desserte de Thoune et Olten, villes comptant respectivement 42600 et 17200 habitants) et serait couplé à Bâle à un TGV Zürich – Paris. Dans ce scénario, le TGV 9284 quitterait Berne à 7h34 pour arriver à Paris 11h37. Le retour de Paris se ferait à 18h23 pour une arrivée à Berne à 22h27.

Le gain de temps serait alors de près de 30 minutes (par rapport aux horaires 2013 via Frasne) pour les voyageurs de Berne. L’itinéraire le plus rapide entre Berne et Paris est aussi celui qui dispose du potentiel de passagers d’affaires le plus important, à un moment où Lyria déclare la guerre à l’avion (lire). Le canton de Berne compte près de 980000 habitants, dont plus de 124000 dans la seule ville de Berne.

Le détournement du TGV Paris – Berne par Bâle et Olten rayerait de la carte TGV Neuchâtel et Pontarlier, villes qui comptent respectivement 33100 et 19100 habitants. Cela n’a pas échappé aux dirigeants de Lyria, le consortium ferroviaire franco-suisse qui gère ces circulations transfrontalières et dont SNCF est l’actionnaire majoritaire. Aux yeux du consortium, qui se garde bien de l’exprimer ouvertement, l’un des deux itinéraires est superflu et d’évidence, Pontarlier et Neuchâtel ne font plus le poids face à Berne.

La direction régionale SNCF de Franche-Comté a néanmoins averti récemment Marie-Guite Dufay, d’une hypothèse de suppression, en décembre 2013, de la liaison Lyria Berne – Paris via Neuchâtel, Pontarlier, Frasne et Dole.

Dilemme pour Marie-Guite Dufay

L’ennui, c’est que la capitale du canton de Neuchâtel et la sous préfecture du Doubs, qui ont l’habitude de bénéficier de desserte TGV depuis un quart de siècle, ont déjà perdu le bénéfice du second aller-retour Paris – Berne (supprimé au service 2009 par Lyria qui avait invoqué alors une fréquentation insuffisante). La Région Franche-Comté et le canton de Neuchâtel avaient dû pour éviter d’être isolé du réseau à grande vitesse mettre en place une desserte TER  transfrontalière en correspondance à Frasne sur les TGV Paris – Lausanne.

Si le « principe de réalité » économique l’emporte cette fois encore, Neuchâtel et Pontarlier n’auront plus la moindre relation directe avec Paris. Au plan local de l’aménagement du territoire, le coup serait rude.

Ainsi la président de la Région Franche-Comté, Marie-Guite Dufay, se trouve-t-elle face à un dilemme. Soit elle joue la carte rentable du Rhin-Rhône, dont elle s’est érigée en porte-drapeau près de SNCF, de RFF et de l’État, pour justifier notamment les participations financières conséquentes qu’elle sollicite afin de poursuivre le chantier qui réduira encore le temps de parcours entre Paris et Bâle. Soit elle lui préfère le désenclavement par la grande vitesse d’un secteur moins significatif au plan économique et à plus faible population. Espérer cumuler les deux semble relever du rêve improbable. Le Paris – Berne via Neuchâtel et Pontarlier semble donc condamné à disparaître. Si tel est le cas, la Région Franche-Comté et le canton de Neuchâtel devront à nouveau compenser le désengagement de relier par la mise en place de TER transfrontaliers supplémentaires.

La présidente du Conseil régional de Franche-Comté a réagi au travers du communiqué ci-dessous.

« Un premier TGV Lyria avait déjà été supprimé sur cette ligne en 2009, ce qui avait imposé la mise en place d’une liaison TER de substitution entre Neuchâtel et Frasne. Cette perspective, qui contredit toutes les assurances données par Lyria et la SNCF au cours des dernières années, aurait des conséquences très graves sur le secteur de Pontarlier, qui ne disposerait plus de liaison directe avec la Capitale. Marie-Guite Dufay souhaite que cette hypothèse donne impérativement et rapidement lieu à une large concertation avec les élus des territoires concernés. Elle relève qu’un démenti a été donné il y a quelques jours quant au risque de création d’une desserte Lausanne-Paris via Genève, évoquée lors du dernier Conseil d’administration de la SNCF. La Présidente s’était alors adressée au Président de Lyria pour lui demander des explications. Face à cette situation, Marie-Guite Dufay organisera dans les prochains jours une réunion des élus suisses et français concernés, et demandera des précisions au Président de Lyria. Je ne doute pas que la mobilisation des élus et des usagers soit très forte« .

« Étude de forme »

 Au Conseil régional, certains soupçonnent cette « concertation » avec les élus frontaliers de n’être qu’un simple « cache-sexe » diplomatique, destiné à faire avaler la pilule d’un changement d’itinéraire qui aurait été secrètement prescrit par l’état-major de Lyria. Le directeur régional SNCF en Franche-Comté, Dominique Devin, chargé d’accompagner la phase d’échanges, s’en défend. L’homme jure que « rien n’est acté », qu’il ne s’agit que de « l’étude de forme » d’une « hypothèse ». Il ajoute cependant que « la nouvelle situation nécessite un réexamen de l’existant » et glisse, l’air de rien, « qu’il serait beaucoup plus lourd s’il impactait Dole… »

(Avec macommune.info et L’Est Républicain).

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Cars complets : veuillez descendre !

Posted by ardsl sur 2 octobre 2012

Les cars TER sont de mieux en mieux remplis au départ de La Roche-sur-Foron et parfois même complets.

De plus en d’usagers pour les transports publics. Il n’est pas rare de voir désormais des cars TER ou des cars interurbains refuser des passagers ! Illustration avec deux cas de figures.

Vendredi 21 septembre 14h12 à La Roche-sur-Foron. C’est l’heure de départ du car TER 49887 à destination de Genève Eaux-Vives (via Annemasse). De nombreux voyageurs, dont des scolaires regagnant Annemasse ou le Chablais, chargent leurs bagages dans les soutes du car. Le conducteur du car laisse monter l’ensemble des passagers, avant de constater que 10 personnes n’ont pas trouvé de places assises. Il descend de car et part chercher un agent SNCF en gare. Les voyageurs restés debout sont invités à descendre et à attendre le train suivant prévu à 14h52. Le car peut alors prendre la direction d’Annemasse. Il est 14h22.

Christine Jalicot, chargée d’axe TER pour la Haute-Savoie, signale qu’une « vigilance particulière ainsi qu’un suivi » vont être mis en place. Elle ajoute que « ce car n’a pas été repéré comme sous capacitaire« . Ce car semble être de plus en plus utilisé par des voyageurs en correspondance à La Roche-sur-Foron avec le TER 884113 (Annecy 13h32 – Saint-Gervais 14h57) qui arrive à La Roche à 14h06.

Dimanche 30 septembre 18h55 à Lons-le-Saunier. C’est l’heure de départ du car 53512 à destination de Dole (via Sellières, Tassenières et Le Deschaux). La ligne Lons-le-Saunier – Dole fait partie du réseau Jura Go du Conseil général du Jura. Les voyageurs SNCF sont acceptés sur cette ligne en vertu d’une convention entre le CG39, la Région Franche-Comté et SNCF. Ce car arrive à 19h55 à Dole et assure la correspondance avec le TGV 9272 (Dole 20h09 – Paris 22h21) en provenance de Lausanne. Le transport est assuré par Monts Jura Autocars.

« Je suis monté dans le bus, j’ai payé ma place. Au bout d’un moment, comme il y avait trop de monde, le chauffeur a demandé aux gens qui n’avaient pas de correspondance TGV à Dole de descendre. Pour laisser la place à ceux qui avaient un train à prendre. On ne nous a pas remboursés, on nous a dit qu’un taxi allait nous récupérer », rapporte Jimmy Bresillon. Il fait partie des 7 personnes qui se sont retrouvées sur le quai, alors qu’il avait pris son billet pour rejoindre Dole par le bus de 18h55.

Ces personnes ont attendu en vain le taxi promis en compagnie de trois autres jeunes de 16 ans qui avaient payé leurs places. Finalement, c’est un autre conducteur de car, qui avait fini son service et devait rentrer à vide sur Dole, qui a accepté de les emmener. Une heure plus tard selon notre témoin, une vingtaine de minutes d’après le transporteur. « Le problème de ce dimanche, c’est qu’il n’y avait pas de taxi disponible », explique Marc-Olivier Chauvet, chef des centres de Lons et Dole de Monts Jura Autocars. « Nous n’aimons pas laisser des passagers à quai. Mais il est très difficile d’organiser ce service. Nos bus font cinquante-sept places et la SNCF ne nous donne pas d’élément pour nous permettre des prévisions. Ca n’est pas faute de les demander. On ne peut pas savoir à l’avance combien elle va nous envoyer de clients. La plupart du temps, ça va. Lorsque cela ne passe pas, nous faisons appel à des taxis et c’est nous qui payons. C’est ce qui s’est passé la semaine dernière, par exemple », se défend cadre de Monts Jura autocars. Il ajoute que « dans le cadre de la délégation de service public qui nous a été confiée par le département, nous mettons les moyens qu’il faut en face de la demande. »

Cette situation est aussi le résultat d’une mauvaise organisation du service TER par la Région Franche-Comté qui persiste à faire passer les usagers de Lons-le-Saunier se rendant à Paris par Dole, un trajet qui oblige à emprunter les cars du Conseil général du Jura entre Lons-le-Saunier et Dole, alors que le trajet le plus rapide pour aller de Lons-le-Saunier à Paris consiste à transiter par Bourg-en-Bresse. Mais délibérément, la Région Franche-Comté refuse de mettre en correspondance les TER Lons-le-Saunier – Bourg-en-Bresse avec les TGV Bourg-en-Bresse – Paris.

(Avec Le Progrès).

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LGV Rhin-Rhône : il reste 50 kilomètres à réaliser

Posted by ardsl sur 28 juillet 2012

Jean-Pierre Chevènement, sénateur du Territoire de Belfort (MRC) a rencontré mercredi 25 juillet Frédéric Cuvillier, ministre délégué au Transport, pour évoquer notamment le financement des 50 kilomètres aux deux extrémités de la ligne à grande vitesse Rhin-Rhône, qui restent à réaliser.

Concernant l’achèvement de la branche Est de la LGV Rhin-Rhône, soit trente-cinq kilomètres de Belfort à Mulhouse et quinze kilomètres de Villers-les-Pots (Côte-d’Or) à Dijon, le financement de ces travaux est prévu par le protocole d’intentions signé en janvier dernier avec l’État.

Un gain de 25 minutes

« Madame Bacot, membre du Conseil général du Développement durable, a été particulièrement chargée de mettre au point le plan de financement définitif« , commente Jean-Pierre Chevènement. « J’ai demandé au ministre qu’elle prenne contact rapidement avec les collectivités locales, et notamment avec les trois régions de France-Comté, Bourgogne et Alsace afin de finaliser avec elle le bouclage du plan de financement. J’ai suggéré au ministre d’utiliser soit la procédure dite « investissements d’avenir », comme l’avait suggéré, en 2010, le président Sarkozy, soit les crédits inscrits au plan de croissance de 120 milliards d’euros adopté, sous l’impulsion de François Hollande, par le Conseil européen du 29 juin. L’achèvement de la branche Est représenterait un gain de temps de vingt-cinq minutes sur les parcours nord-sud et améliorerait substantiellement les temps de parcours sur l’axe Zurich – Paris. Après un échange de vue général sur l’état des projets TGV en France, j’ai souhaité que le dossier des branches Sud et Ouest du TGV Rhin-Rhône soit rapidement mis sur la table« , précise le sénateur du Territoire de Belfort.

« Le TGV Rhin-Rhône ne se limite pas à la seule branche Est : ses deux fonctionnalités nord-sud et est-ouest, qui en font un projet européen, doivent être respectées. S’il existe dans les cartons du ministère un projet de raccordement court entre Dijon et Saulieu, comme j’ai l’ai entendu dire, il faut qu’il soit rapidement porté à la connaissance des élus. Je rappelle que le projet Rhin-Rhône dans son intégralité a été inscrit dans la loi dite « Grenelle de l’environnement »« , rappelle Jean-Pierre Chevènement.

« Plus généralement« , conclut Jean-Pierre Chevènement, « la réalisation du TGV Rhin-Rhône amène nos voisins à vouloir s’en rapprocher (tunnel de Rastatt entre Strasbourg et Karlsruhe, modernisation, voire électrification du contournement ouest des Vosges). Je me tiens en liaison étroite avec l’ensemble des élus de la région, en particulier la présidente de la Région, Marie-Guite Dufay, afin que chacun se mobilise autant que possible pour faire avancer les principaux dossiers de désenclavement de la Franche-Comté« .

Belfort – Delle : démarrage rapide des travaux

Sur le dossier de la liaison Belfort – Delle, Jean-Pierre Chevènement explique que la Région de Franche-Comté a récemment accepté de pré-financer le surcoût incombant à l’État pour permettre un démarrage rapide des travaux. « J’ai demandé à Frédéric Cuvillier de veiller à ce que les engagements de l’État, en vue du contrat de plan 2016-2020, soient d’ores et déjà réservés à hauteur d’une trentaine de millions d’euros ».

(Avec Le Pays).

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Les dessertes TER seraient en voie d’amélioration, selon la Région Franche-Comté

Posted by ardsl sur 23 mai 2012

Franche-Comté. Les paiements, de la Région à SNCF, avaient été suspendus en raison des dysfonctionnements.

La présidente PS du Conseil régional de Franche-Comté, Marie-Guite Dufay, s’est dite satisfaite de voir des améliorations autour du trafic TER, après avoir procédé à la suspension de ses paiements à SNCF, durant un mois, en mars dernier (soit 6 millions d’euros sur un montant de 72 millions d’euros annuels). Cette décision faisait suite aux retards et suppressions de trains à répétition.

Aujourd’hui, selon ses dires, la situation semble être revenue à la normale.

Suite aux concertations avec SNCF et la venue de Claude Solard, directeur général SNCF Régions, le 18 avril, la présidente a constaté « une amélioration nette des choses. »

« Les retards quasi systématiques ne dépassent plus les 8 à 10%, contre 25 voire 40% en février », a-t-elle expliqué. Les suppressions de trains auraient également évolué dans le bon sens, selon l’élue. Seuls 84 trains ont été supprimés en mars contre 266 en février. Autre source de satisfaction : l’augmentation du nombre de voyageurs et de la recette, en hausse de 16% par rapport à 2011. Les paiements ont donc été repris, « tout en maintenant une pression. »

Des rencontres avec SNCF se tiendront dorénavant tous les deux mois et il y aura un renforcement de l’observation du fonctionnement du trafic.

Restent bien sûr quelques points noirs : la liaison Belfort – Lure et la ligne du Revermont se trouvent notamment surchargées le week-end.

« La SNCF devra trouver des solutions en attendant le renouvellement du matériel que nous financerons à partir de 2015», a déclaré Marie Guite-Dufay.

Enfin, pour les travaux menés par Réseau Ferré de France (RFF) qui affecteront aussi la ligne du Revermont, la correspondance entre Lons et Bourg-en-Bresse et la desserte de Mouchard notamment, la présidente rappelle que la Région n’a pas la main. Il s’agit plutôt d’« une joyeuse partie de ping-pong entre la SNCF et RFF », mais une nouvelle réunion de suivi aura lieu en juin. « J’espère que nous y serons entendus », a affirmé la présidente.

(Avec Le Progrès).

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La Région Franche-Comté dénonce des « dysfonctionnements graves du service des TER »

Posted by ardsl sur 21 février 2012

Marie-Guite Dufay, présidente du conseil régional de Franche-Comté, reproche à SNCF des « dysfonctionnements graves » des TER.

La présidente de la région de Franche-Comté interpelle une seconde fois dans un courrier Guillaume Pépy, le président de SNCF. Cette fois-ci, l’élue socialiste écrit pour dénoncer les « dysfonctionnements graves du service des TER en Franche-Comté, les annulations de trains, un taux de retard élevé, un matériel inadapté« .

Marie-Guite Dufay reconnaît que SNCF a pris des dispositions pour améliorer le fonctionnement mais demande « un traitement national spécifique afin que la Franche-Comté bénéficie d’un plan d’action et de moyens à la hauteur des dérèglements constatés sur le terrain » et de préciser à Guillaume Pépy que « la négociation de la nouvelle convention entre la région et la SNCF ne s’engage pas sous les meilleurs auspices« . Dans son courrier de janvier dernier, Marie-Guite Dufay reprochait à SNCF de ne pas proposer un service correct de navettes entre Besançon Viotte et Besançon Franche-Comté.

Il faut dire que la ponctualité n’est pas au rendez-vous sur la ligne Besançon – Belfort. Ces retards se répercutent jusqu’à Dijon, Lons-le-Saunier, Bourg-en-Bresse et Lyon.

Cette situation est liée à une limitation de vitesse à hauteur de Baume-les-Dames, en raison du risque lié à la chute possible d’un rocher instable sur la voie. La vitesse de tous les trains est ralentie à 10 km/h à la hauteur de Baume les Dames, suite à la découverte lors d’un débroussaillage des bordures des voies ferrées, d’un rocher instable, de plus d’une tonne, qui risque de tomber. Cette réduction de vitesse entraîne des retards de circulation entre 10 et 20 minutes.

À cela s’ajoute un temps de crochet (arrivée d’un train avant sa réutilisation en sens inverse) de seulement 12 minutes à Belfort.

Des trains ont été supprimés en raison du grand froid et de grèves régionales (certains syndicats se sont opposés à la mise en place de trains sans contrôleurs entre Besançon Viotte et Besançon Franche-comté TGV).

Des travaux à Dole conduisent à des retards sur les TER Dijon – Besançon (ainsi que sur les TGV Lausanne – Paris).

Ainsi la ponctualité de l’axe Dijon – Belfort a été de :

  • 79,1% entre le 13 et le 19 février.
  • 70,5% entre le 6 et le 12 février.
  • 72,2% entre le 30 janvier et le 5 février.
  • 86,0% entre le 23 et le 29 janvier.
  • 81,4% entre le 16 et le 22 janvier.
  • 68,7% entre le 9 et le 15 janvier.
  • 79,9% entre le 2 et le 8 janvier.
  • 90,7% entre le 26 décembre et le 1er janvier.
  • 86,4% entre le 19 et le 25 décembre.
  • 75,4% entre le 12 et le 18 décembre.

(Avec france-comte.france3.fr).

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