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Liaison ferroviaire Lyon – Turin : des décisions cruciales sont attendues en décembre 2012

Posted by ardsl sur 20 septembre 2012

Dix-huit ans après avoir été désigné projet prioritaire de l’Union Européenne, le projet de nouvelle liaison ferroviaire Lyon – Turin attend de nouveaux signaux forts pour sa réalisation à l’occasion du prochain sommet bilatéral franco-italien de décembre 2012 à Lyon.

Réuni à Lyon le 13 septembre 2012 à l’occasion d’un Conseil d’administration extraordinaire, le Comité pour la liaison européenne Transalpine Lyon – Turin a émis ses souhaits en vue du prochain sommet bilatéral entre la France et l’Italie, qui doit se tenir à Lyon en décembre 2012.

Appel à la ratification

Il appelle les chefs d’État et de gouvernement à s’engager pour la réalisation du tunnel de base sous le Mont-Cenis dès que le budget européen consacré aux infrastructures sera approuvé mi-2013. Le comité demande donc une ratification dès que possible de l’accord signé le 30 janvier 2012 et des éléments concrets d’ici l’été 2013, comme la constitution de la société qui sera chargée des futurs travaux et la mise en oeuvre des premières mesures de report modal de la route vers le rail.

Le comité souhaite, par ailleurs, utiliser pleinement le financement européen déjà disponible, soit 671,8 millions d’euros, pour poursuivre les chantiers préparatoires en Italie et en France, en lançant, dès que possible, la nouvelle phase de percement au tunnelier, au droit de Saint-Martin-la-Porte, dans l’axe du tunnel.

Autre attente exprimée, celle de soutenir résolument le budget et le contenu du « Mécanisme pour l’interconnexion en Europe », notamment le financement à 40% des sections transfrontalières et la mise en oeuvre de « project bonds » lors des réunions du Conseil de l’Union Européenne sur le cadre financier 2014-2020. Ces 40%, s’ils sont obtenus, constitueraient une amélioration par rapport « au taux maximal pour les travaux qui est de 30% d’ici fin 2013« , indique Gunther Etil de la Commission européenne.

824 millions d’euros déjà investis

Présenté par Franck Riboud, président du Comité pour la Transalpine, comme « la locomotive du Lyon – Turin », le tunnel de base long de 57 km a déjà fait l’objet d’un investissement de 824 millions d’euros.

Trois descenderies ont d’ores et déjà été achevées côté français dont la dernière, celle de Saint-Martin-la-Porte (2400 mètres), en juin 2010. Une galerie est, par ailleurs, en cours de réalisation en Italie, le démarrage des travaux à l’explosif de la galerie de reconnaissance de La Manddalena (7500 mètres) ayant débuté à l’été 2012. L’objectif des promoteurs du projet est d’aboutir à un démarrage des travaux du tunnel de base fin 2013 et à une mise en service de l’ouvrage à l’horizon 2023.

Cette nouvelle infrastructure est censée permettre de transférer 700000 poids lourds sur le rail et d’accueillir 5 millions de voyageurs à grande vitesse. L’investissement est de 8,2 milliards d’euros avec une répartition prévisionnelle de 3,28 milliards pour l’Union Européenne, 2,85 milliards pour l’Italie et 2,07 milliards pour la France.

Signe de l’intérêt pour cette liaison présentée comme le seul axe Ouest-Est de l’Europe du Sud, la Région Languedoc-Roussillon vient de rejoindre les 80 adhérents du Comité pour la liaison européenne Transalpine Lyon – Turin. Elle devrait être suivie par la Communauté d’Agglomération de Nice.

(Avec wk-transport-logistique.fr).

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TER à 1€ : test concluant sur la ligne Perpignan – Villefranche-de-Conflent

Posted by ardsl sur 19 septembre 2012

Mis en place le 17 décembre 2011, la ligne TER à 1€ entre Villefranche-de-Conflent et Perpignan a été une belle réussite pour ce qui est de la fréquentation.

En juillet 2012, l’opération initiée par la Région Languedoc-Roussillon a réussi à séduire 18125 voyageurs, soit + 230% de fréquentation de plus par rapport à juillet 2011 avec les anciens tarifs. Du 1er janvier au 30 juin 2012, ils ont été 81804 à effectuer ce trajet en train contre 22846 entre le 1er janvier et le 30 juin 2011.

Selon la Région Languedoc-Roussillon, la promesse de la généralisation du tarif à 1€ sur l’ensemble du réseau TER du Languedoc-Roussillon est « toujours d’actualité surtout avec les très bons chiffres en terme de fréquentation sur les quatre lignes ouvertes dans toute la Région. Nous voulions tester une ligne par département avant la mise en place du tarif unique. En décembre, ce sera au tour de l’Hérault. Nous poursuivons les négociations avec la SNCF. Mais il faut savoir que c’est une mesure que les habitants du Languedoc-Roussillon attendent surtout en cette période de crise du pouvoir d’achat et de hausse du prix du carburant« .

(Avec L’Indépendant).

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Les travaux de la gare de Lunel vont prendre un tour impressionnant

Posted by ardsl sur 12 septembre 2012

Réseau Ferré de France (RFF) a entamé, voici quelques mois, d’importants travaux de modernisation de la gare de Lunel et des voies ferrées qui permettent aux voyageurs de l’atteindre. Des travaux qui vont prendre, après des débuts relativement discrets, un tour très voyant, voire carrément impressionnant, en ce mois de septembre.

En effet, le tablier métallique du pont-rail qui surplombe le boulevard du Général-Sarrail doit être remplacé et élargi. Ceci lors de travaux de nuit, afin de gêner le moins possible la circulation sur cet axe majeur, qui permet de rejoindre, depuis le centre-ville, l’autoroute, puis Sommières.

La dépose du tablier actuel est tout d’abord programmée les nuits du mardi 11 au vendredi 14 septembre. Quant à la pose du nouveau pont, elle suivra lors des nuits du lundi 17 au mercredi 19 septembre.

Le coût total des travaux sur la gare de Lunel, financés par RFF, la Région Languedoc-Roussillon et l’État, s’élève à 17,42M€. Ils se poursuivront jusqu’en 2014.

(Source : Midi Libre).

 

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Ligne des Causses : les trains remplacés par des cars le 7 septembre en raison d’une grève

Posted by ardsl sur 7 septembre 2012

La quasi totalité des circulations ferroviaires prévues vendredi 7 septembre sur la ligne électrifiée à voie unique des Causses (axe Béziers – Millau – Marvejols – Saint-Chély-d’Apcher – Neussargues) sont assurées par autocar, en raison d’un mouvement de grève initié par la CGT, FO et Sud Rail. Il offre ainsi l’occasion pour SNCF de tester une desserte routière pour un jour de pointe hebdomadaire … Il n’est pas exclu que la route devienne le mode de transport unique dans ce secteur rural des Régions Auvergne, Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon.

En raison d’un mouvement de grève non reconductible mené par la CGT, FO et Sud Rail, SNCF n’assure que deux services ferroviaires sur la ligne des Causses vendredi 7 septembre. Il s’agit d’un aller-retour entre les deux villes les plus peuplées de Lozère (Mende 13300 habitants et Marvejols 5400 habitants) :

  • 878984 : Mende 16h20 – Marvejols 17h07.
  • 878987 : Marvejols 17h23 – Mende 18h10 (train prolongé à La Bastide Saint-Laurent).

Toutes les autres circulations sont transférées sur la route. L’Aubrac (le train Intercités quotidien entre Clermont-Ferrand et Béziers) est maintenu sur rail entre Clermont-Ferrand et Neussargues dans les deux sens. Des cars de remplacement sont mis en place entre Neussargues et Béziers.

Télécharger les horaires des cars sur l’axe Béziers – Clermont-Ferrand pour la journée du 7 septembre

La CGT, FO et Sud-Rail justifient ce mouvement de grève par une inquiétude sur le devenir de la ligne ferroviaire Neussargues – Béziers. En gare de Millau, un rassemblement des cheminots a eu lieu à 9h, avec prises de parole des délégués syndicaux. Un autre rassemblement s’est tenu en gare de Bédarieux à 10h30. Les syndicats dénoncent « un transfert du rail vers la route« . Pour Yves Béral, de la CGT : « le report modal sur la route aura des conséquences. On est en totale contradiction avec les directions prises lors du Grenelle de l’environnement où la priorité était donnée au ferroviaire ».

Dans les faits, ce transfert sur la route vendredi 7 septembre est le résultat direct du mouvement mené par ces trois organisations syndicales. Certains considèrent même que l’archaïsme des syndicats arcboutés sur le statut quo est responsable de l’agonie actuelle de la ligne et qu’elle va conduire à la fermeture de nombreuses lignes dans le Massif Central.

L’intersyndicale exige à la fois :

  • le maintien de tous les trains sur la ligne Béziers – Neussargues
  • une refonte des horaires des trains
  • la création d’arrêts supplémentaires
  • la modernisation de la ligne des Causses avec un relèvement des vitesses de circulation des trains
  • l’arrêt des transferts des trains vers les cars.

Les syndicats font courir une rumeur selon laquelle la Région Languedoc-Roussillon procéderait à une réduction du nombre de trains entre Millau (Aveyron – Région Midi-Pyrénées) et Béziers (Hérault) au service 2013 (qui débute le 9 décembre 2012). En tout cas, la Région n’a mené aucune concertation avec les usagers, puisqu’il n’y a pas de comités de ligne en Languedoc-Roussillon. Le service actuel entre Millau (22900 habitants) et Béziers (72600 habitants), villes reliés en 1h50 par le rail, pour un jour classique comporte 3 allers-retours (2 TER Languedoc-Roussillon et l’Intercités Clermont-Ferrand – Millau – Béziers). Selon les syndicats, un aller-retour TER pourrait être supprimé (il s’agirait des départs de Béziers à 12h03 et de Millau à 13h37).

Il faut dire que la Région Languedoc-Roussillon a purement et simplement supprimé 8 trains dans les départements de la Lozère, de l’Aveyron et du Cantal depuis le 8 juillet 2012, alors qu’ils existaient depuis plusieurs années avec une fréquentation quasi nulle. Il s’agissait d’un aller-retour Mende – Saint-Chély-d’Apcher positionné à un horaire totalement aberrant, d’un aller-retour Marvejols – Saint-Chély-d’Apcher, d’un train Tournemire – Saint-Rome, d’un train Millau – Saint-Chély-d’Apcher et d’un aller-retour hebdomadaire Millau – Neussargues.

Toujours le 8 juillet 2012, la desserte ferroviaire entre Alès (42900 habitants) et Bessèges (3200 habitants), dans le département voisin du Gard qui comportaient 3 allers-retours du lundi au samedi et 2 allers-retours le dimanche a été suspendue en raison du manque d’usagers et de l’état calamiteux de la ligne. Une desserte routière de remplacement a été mise en place. En 2007, malgré l’insistance de feu Georges Frêche (PS) qui présidait alors le Conseil régional Languedoc-Roussillon, Max Roustan, alors député-maire UMP d’Alès, avait refusé d’inscrire la rénovation de la ligne ferroviaire  Alès – Bessèges au contrat de plan État-Région.

Yves Béral (GCT) n’y va pas par quatre chemins pour critiquer la politique de la Région Languedoc-Roussillon. Pour lui, « la Région fait clairement le choix du bus, mais considère du coup les habitants des hauts cantons de l’Hérault, de la Lozère et de Millau comme des citoyens de seconde zone. » Il estime que la Région veut « faire des économies et […] déshabiller les petites lignes pour tout envoyer sur le littoral » (l’axe Cerbère – Perpignan – Narbonne – Béziers – Montpellier – Nîmes – Avignon).

Christian Bourquin, le président PS de la Région Languedoc-Roussillon, s’est rendu en gare de Mende le 22 juin 2012. Il venait inaugurer la mise en place du train à 1€ en Lozère. Cette mesure est en vigueur depuis le 23 juin pour les trajets internes à l’axe Marvejols – Mende – La Bastide Saint-Laurent. Cette mesure est soutenue par la CGT, sous réserve qu’il y ait des trains. Ainsi Yves Béral affirme que « le TER à 1€ entre La Bastide et Marvejols, c’est une très bonne chose.Cela peut amener du monde dans les trains. Mais faut-il encore qu’il y ait des trains« . D’ailleurs même, SNCF semble septique quant à l’efficacité de la mesure. Elle table sur une hausse de la fréquentation limitée à 10% sur l’axe Marvejols – La Bastide Saint-Laurent grâce à l’instauration du TER à 1€. Les prévisions de SNCF sont donc très éloignés des résultats obtenus par cette mesure sur la ligne Nîmes – Le Grau-du-Roi où la fréquentation estivale a été multipliée par 6.

Le revers de la médaille du TER à 1€ revient à la Région qui doit compenser les pertes de recettes à SNCF. C’est autant d’argent qui n’est plus disponible pour maintenir ou développer la desserte ferroviaire en zone rurale. Le Languedoc-Roussillon est d’ailleurs la seule Région à avoir mis en place partiellement le TER 1€. Mais cette mesure tarifaire, ne résout en rien la question de l’économie ferroviaire, qui résulte de deux facteurs : le niveau du trafic et les coûts de production. Désormais on conjugue des coûts d’exploitation élevés par rapport au trafic et un niveau de recette minimaliste du fait de la tarification à 1€.

La Région Languedoc-Roussillon va désormais développer de nouvelles dessertes routières pour désenclaver la Lozère. Ainsi lors de sa venue à Mende, Christian Bourquin a annoncé le lancement en décembre 2012 d’une liaison en car directe entre Mende et Montpellier. « Il faut que la Lozère et Mende soient encore plus reliés à la capitale régionale. La Région a besoin de Montpellier, mais Montpellier a aussi besoin de la Région« , a justifié le président du Conseil régional. Ce n’est pas le point de vue des syndicats qui estiment que les cars « vont faire doublon avec les trains » existant entre Mende et Nîmes via la ligne des Cévennes.

La CGT accuse la Région Languedoc-Roussillon de tenir un double discours. Selon le syndicat, avec en réduisant les dessertes ferroviaires, la Région Languedoc-Roussillon « précipite ainsi la fermeture des lignes Béziers – Neussargues et Marvejols – Mende« . Déjà en 2009, une étude intitulée « Transports, communications, déplacements pour le Massif central » évoquait la nécessité de fermer les sections Bédarrieux – Saint-d’Apcher et Mende – Marvejols.

Des critiques du même ordre sont émises vis à vis de la Région Midi-Pyrénées. « Le Grand Toulouse a été une priorité. On l’a compris. Mais on a l’impression que l’Aveyron est le grand oublié« .

Christian Bourquin affirme lui que « la fréquentation doit être le seul gage de la survie de nos lignes« . Autrement dit, les trains peu ou pas fréquentés sont sur la sellette de la Région. D’autres lignes du Languedoc-Roussillon pourront donc voir leur desserte ferroviaire réduite dans les prochains mois.

Dans les faits, la prochaine ligne concernée par une fermeture, pourrait être la section Neussargues – Saint-Chély-d’Apcher de la ligne Clermont-Ferrand – Béziers. Cette section cumule les handicaps :

  • sur un linéaire de 55 kilomètres entre Neussargues (1000 habitants) et Saint-Chély-d’Apcher (5100 habitants), se trouve une seule localité, la ville de Saint-Flour (7300 habitants).
  • une ligne vieillissante (ouverte en 1888 et électrifiée en 1931) et insuffisamment entretenue. Conséquence : des ralentissements ont été mis en place. La vitesse maximale autorisée se situe entre 75 et 90km/h.
  • un ouvrage d’art dans un état inquiétant : la traversée viaduc de Garabit (long  de 564 mètres et haut de 123 mètres) est limitée à 40 km/h.
  • un temps de parcours peu performant : il faut désormais compter une heure pour un trajet ferroviaire entre Neussargues et Saint-Chély-d’Apcher.
  • une desserte à cheval sur les Régions Auvergne et Languedoc-Roussillon. Ces deux Régions n’ont jamais collaboré pour mettre en place une desserte interrégionale contrairement à la desserte ferroviaire Clermont-Ferrand – Nîmes via la ligne des Cévennes. Résultat : la Région Auvergne a orienté en toute logique sa desserte TER vers Aurillac (29 900 habitants, ce qui est en fait la ville la plus peuplée du Cantal) et ne met en place que quelques liaisons par autocar pour desservir Saint-Flour. De son côté, la Région Languedoc-Roussillon limite sa desserte à Saint-Chély-d’Apcher, dernière gare de Lozère avant l’Auvergne. Ainsi depuis le service 2012, il n’y a plus de desserte TER ferroviaire entre Neussargues et Saint-Chély-d’Apcher.
  • une desserte ferroviaire réduite à peau de chagrin. En dehors du fret (usine ArcelorMittal à Saint-Chély-ad’Apcher), il ne reste plus qu’un aller-retour sur cette section assurée au quotidien par l’Aubrac, le train Intercités Béziers – Clermont-Ferrand (assuré par du matériel thermique alors que la section Béziers – Neussargues est sous caténaire). Un train classé parmi les trains d’équilibre du territoire jusqu’en décembre 2013. Quel sort lui sera réservé par l’État en 2014 ? Rien ne filtre à ce sujet. Mais la suppression pure et simple n’est pas à exclure, en raison de la vétusté de la ligne.
  • la concurrence de l’A75, qui est gratuite sur tout son parcours (sauf pour la traversée du viaduc de Millau).
  • un tracé qui multiplie les détours. L’A75 est directe entre Saint-Flour et Clermont-Ferrand, tandis que la voie ferrée est contrainte à un détour par Neussargues. Ainsi la Région Languedoc-Roussillon a développé depuis plusieurs années des relations par autocars via l’A75 entre Clermont-Ferrand et Mende (avec arrêts systématiques à Marvejols et Saint-Chély d’Apcher et à certains horaires à Saint-Flour) avec un temps de parcours largement inférieur à celui permis par la voie ferrée.

Plus globalement, ce début de polémique pourrait enclencher un véritable débat sur le devenir du transport ferroviaire en zone rural. Dans le cas du Massif Central, la faible fréquentation liée à une densité de population très faible sur des lignes en piteux états. Le plan Rail Auvergne, comme son homologue de Midi-Pyrénées a permis de sauvegarder les lignes les plus fréquentées. Mais il ne comportait aucune intervention sur les lignes Millau – Rodez ou Saint-Chély-d’Apcher – Neussargues. De son côté, la Région Languedoc-Roussillon n’a opté pour un plan Rail.

La situation des finances publiques amène un jour ou l’autre à se poser la question suivante. Est-il raisonnable d’engager des centaines de millions d’euros pour rénover une ligne avec un trafic qu’on sait par définition faible ?

Dans le cas de la ligne des Causses, il faudrait investir plusieurs centaines de millions d’euros pour moderniser l’alimentation électrique, régénérer la voie, reprendre les ouvrages d’art et rénover les points d’arrêts pour un potentiel de voyageurs très limités. Même sur une ligne rénovée de A à Z, on voit mal les Régions Auvergne, Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon financer une desserte cadencée aux 2 heures entre Béziers et Neussargues, car les besoins de déplacements entre Neussargues et Béziers sont très faibles.

Autant dire, que la ligne des Causses est dans une impasse totale. Il n’y a guère que les sections Séverac-le-Château – Millau – Béziers et Marvejols – Mende qui peuvent justifier la pertinence d’une modernisation de la ligne ligne et un certain potentiel de trafic local. Les analystes les plus sévères ne voudraient conserver que la section Bédarrieux (6800 habitants) – Béziers, c’est-à-dire le seul trafic du périurbain biterrois.

Autrement dit si l’on refuse à cette perspective, il convient de changer les conditions d’exploitation sur les lignes rurales du Massif central. La FNAUT considère que l’exploitation ferroviaire avec un seul agent à bord (le conducteur) est une solution préférable au transfert sur route et à la fermeture d’une ligne ferroviaire. ces méthodes d’exploitation courantes en Suisse ont permis de sauver les lignes du Morvan (Bourgogne).

(Avec Midi Libre et midilibre.fr).

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Les Régions ont du mal à instaurer le « TER à 1€ »

Posted by ardsl sur 27 juin 2012

Deux ans après les élections régionales, les exécutifs éprouvent des difficultés à instaurer les trajets TER à 1 euro. Les dispositifs visent surtout les abonnés domicile-travail. Seul le Languedoc-Roussillon veut généraliser la démarche à tous les déplacements.

Le train à 1 euro ! La formule fait penser à un slogan. Pas étonnant. Lors de la campagne pour les élections régionales de 2010, cette proposition faisait partie de la plate-forme électorale des candidats socialistes. Deux ans plus tard la promesse s’est concrétisée, mais pas partout. Surtout, elle revêt des réalités très différentes.

Il y a d’abord les régions qui utilisent ponctuellement la formule en proposant des billets à 1 euro sur une période très limitée (le week-end), sur des destinations bien précises ou à l’adresse d’une population spécifique. La Région Nord-Pas-de-Calais, par exemple, le fait depuis 2003, 4 week-ends l’été vers la côte. C’est l’opération « TER mer ». Au total près de 650000 personnes en ont profité.

D’autres régions, en nombre encore limité toutefois, détournent la formule en proposant, non pas des billets à 1 euro, mais des trajets à 1 euro sur les déplacements domicile-travail. Poitou-Charentes fut sans doute la première à généraliser ce type d’offre sur son réseau. Le mécanisme est simple. Il s’appuie sur la législation en vigueur depuis 2008 sur la prise en charge à 50% par l’employeur du coût d’un abonnement. La collectivité, elle, offre le coup de pouce sur les 50% restant à la charge de l’usager du TER. En Poitou-Charentes l’abonné ne paie ainsi plus que 40 euros par mois pour deux trajets quotidiens sur vingt jours. Soit en effet 1 euro par trajet… Un millier de ces abonnements ont été vendus, une dépense raisonnable pour la région, mais un nombre de personnes touchées finalement assez réduit.

Favoriser le pouvoir d’achat

Après réflexion, la Région Pays de la Loire va se jeter à l’eau en septembre. « Il s’agit de favoriser le pouvoir d’achat des salariés dans une région très étendue », souligne Gilles Bontemps, vice-président (PC) chargé des transports au conseil régional. Ses promoteurs pensent que ce type d’offre devrait bénéficier à plus de 40% des abonnés de travail. Le coût du dispositif est estimé à 600000 euros en année pleine auquel s’ajouteront les coûts de gestion du service, de l’ordre de 200000 euros. La Région Centre évoque, elle, une dépense de 6 millions d’euros par an. Mais son offre équivaut à un trajet à 4 euros par jour pour l’aller-retour. Mise en œuvre depuis janvier, cette offre s’applique aux trajets infra et interrégionaux, y compris à destination de l’Île-de-France.

Beaucoup d’autres régions n’éprouvent pas la nécessité de telles offres, car, de facto, les trajets courts se situent déjà en dessous de 1 euro pour les abonnés domicile-travail. « Nous nous sommes aperçus que cette mesure n’était pas nécessaire dans la mesure où le prix moyen acquitté par un salarié pour son trajet domicile-travail est déjà en effet de 1 euro si l’on tient compte de la part payée par l’employeur », argumente-t-on au Conseil régional d’Aquitaine. Un constat toutefois seulement valable pour les employés d’entreprises de plus de 9 salariés.

En Rhône-Alpes, on est beaucoup plus réticent, même si l’engagement en 2010 de Jean-Jack Queyranne, le président PS du conseil régional, que les trajets en TER ne coûteraient pas plus de 2 euros aux abonnés domicile-travail et aux abonnés étudiants, est tenu. « Nous sommes réticents à l’idée du TER à 1 euro. Nous partons du constat que ce qui favorise le report modal massif, ce n’est pas le tarif mais le niveau de service », insiste Jean-Charles Kohlhaas, président (EÉLV) de la commission transport. Précisément, pour améliorer ce service « nous ne pouvons pas nous priver de recettes ». D’après l’élu écologiste, le passage à 1 euro entraînerait un manque à gagner de quelque 100 millions pour un peu plus de 180 millions de recettes billettiques.

Un objectif pas seulement social

L’objectif social de ces offres est clair. Mais ce n’est pas le seul. Le but consiste aussi à obtenir un effet d’entraînement sur la fréquentation des TER. « La finalité est de reporter une part du trafic automobile sur les transports en commun. C’est un objectif partagé avec la SNCF », affirme l’élu des Pays de la Loire, Gilles Bontemps.

Le Languedoc-Roussillon est seul à vouloir pousser le système jusqu’à son extrême

Seule à ce jour la Région Languedoc-Roussillon veut pousser la démarche jusqu’à l’extrême avec l’instauration du billet à 1 euro sur toutes les lignes. L’expérience est suivie avec attention mais non sans une certaine incrédulité, notamment sur les capacités financières de la région à soutenir une telle ambition sur le long terme.

Quatre lignes de TER à 1 euro fonctionnent à ce jour dans la région. Une cinquième est prévue en décembre.

La Région Languedoc-Roussillon et SNCF viennent tout juste de démarrer la quatrième expérience du TER à 1 euro en Lozère sur la ligne La Bastide-Saint-Laurent – Mende – Marvejols. Un vrai billet à 1 euro, qui porte sur les déplacements occasionnels ! Sur Mende – Marvejols, SNCF mise sur une hausse de la fréquentation de 10% à très court terme. Une première expérience avait été lancée il y a un an sur la ligne Nîmes – Le Grau-du-Roi en bord de mer avec une hausse de fréquentation de 196 % sur les deux mois d’été. Entre septembre et la fin de l’année dernière, la hausse de la fréquentation a encore été de 71 %. Auparavant près d’un tiers des usagers faisait le trajet en voiture sur cette ligne.

Généraliser le dispositif

Lancée en décembre dans les Pyrénées-Orientales, la ligne Perpignan – Villefranche-sur-Mer – Vernet-les-Bains a enregistré, elle, une progression de 222 % du trafic passagers. Une troisième ligne a été ouverte en mars dans l’Aude, entre Carcassonne et Quillan, qui sera suivie en décembre prochain de la ligne Béziers – Bédarieux. « Nous ne sommes pas très loin du point d’équilibre, ce qui est l’objectif recherché par la Région. Nous serons entre 0 et 5% de déficit sur une année d’exploitation avec peu de dépenses supplémentaires », assure Jean Ghédira, directeur régional de SNCF.

In fine, le conseil régional souhaiterait généraliser le dispositif du TER à 1 euro. Selon Christian Bourquin, président PS de la Région, « c’est un moyen de redonner du pouvoir d’achat aux habitants ». En 2013, il souhaiterait mettre en place une sorte de « Métro Express Régional » reliant le chapelet des villes côtières entre Nîmes et Perpignan. « Aujourd’hui notre dépense totale en faveur des TER s’élève à 106 millions d’euros. Puisque nous payons l’addition, autant que ça marche et que les trains soient remplis ! Selon nos calculs, la généralisation du train à 1 euro pourrait occasionner un surcoût d’exploitation entre 5 et 6 %, mais guère plus », explique Christian Bourquin.

Tensions avec SNCF

Les négociations avec SNCF sont toutefois tendues car, selon la Région, le transporteur national se montre très gourmand et voudrait multiplier par trois ou quatre le montant de la contribution régionale ! À tel point que Christian Bourquin aurait menacé de faire appel à un opérateur privé… « Les expérimentations se poursuivent et il n’y a pas de réticences au sein de la compagnie. Nous avons même le sentiment de participer à une aventure révolutionnaire. Notre souci, c’est d’offrir à nos clients et à la région les meilleures conditions d’exploitation », assure SNCF.

Mais avant de généraliser le « Métro Express Régional », il sera nécessaire de remédier aux heures de pointe à la saturation de la ligne Perpignan – Nîmes. Or le contournement Nîmes-Montpellier ne devrait voir le jour qu’en 2016 et la ligne nouvelle entre Montpellier et Perpignan n’entrera pas en service avant 2020.

Chiffres clés du TER en France

  • 800000 voyageurs par jour
  • 5700 trains quotidiens
  • 299000 abonnés
  • 2000 services réguliers par autocar TER
  • 260 lignes assurées par trains TER
  • 240 lignes d’autocars TER
  • 91 % de régularité à 5 minutes (en 2009)
  • Matériels roulants : 90% du parc renouvelé en 2010, dont 700 Autorails à Grande Vitesse (AGC) et 220 TER à Deux Niveaux nouvelle Génération (TER 2Nng).

(Avec Les Échos).

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Pas de réouverture aux voyageurs de la rive droite du Rhône entre Valence et Avignon avant décembre 2014

Posted by ardsl sur 18 juin 2012

La réouverture aux voyageurs de la ligne ferroviaire de la rive droite du Rhône est à nouveau retardée. Il ne fait guère de doute que la réouverture ne se fera pas avant décembre 2014. Et encore, cette date est pour le moins optimiste. Décryptage.

Il faut se souvenir que l’engagement des Régions Rhône-Alpes, PACA et Languedoc-Roussillon pour financer une étude d’opportunité et de faisabilité de la réouverture aux voyageurs de la ligne ferroviaire de la rive droite du Rhône date du 26 septembre 2005. Le premier comité de pilotage s’est tenu le 24 octobre 2005 à Bourg-Saint-Andéol (Ardèche). Les résultats de l’étude menée par le cabinet TTK ont été proposés au comité de pilotage le 20 décembre 2006. La Région Rhône-Alpes a adopté le protocole d’intention pour la réouverture de la ligne de la rive droite du Rhône au TER lors de son assemblée plénière le 30 novembre 2007. L’ensemble des collectivités concernées ont signé le protocole d’intention le 21 janvier 2008 à Bourg-Saint-Andéol.

Le 5 janvier 2010, un TER entrait en gares de Pont-Saint-Esprit, Bagnols-sur-Cèze, Laudun-L’Ardoise, Remoulins… C’était le train expérimental, bondé de décideurs et de politiques, qui circulait sur la voie ferrée de la rive droite du Rhône. Sa réouverture ne faisait plus aucun doute. En effet, tous les partenaires du dossier avaient validé sa faisabilité, ses études techniques et financières. Et l’entente semblait royale entre SNCF, Réseau Ferré de France et les trois Régions Languedoc-Roussillon, Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côtes-d’Azur. Dans ce bel élan de générosité, la communauté de communes Rhône Cèze Languedoc avait sorti son chéquier pour financer les études de réhabilitation des trois gares de Pont-Saint-Esprit, Bagnols-sur-Cèze, Laudun-L’Ardoise.

Il avait été alors avancé un scénario de desserte comprenant 7 allers-retours du lundi au vendredi. Puis, un scénario se limitant à 5 allers-retours (2 le matin, un le midi et 2 le soir) fut avancé.

Jean-Jack Queyranne à Genève le 15 novembre 2011 lors de l’inauguration des travaux du CEVA. Photo : Joël Grandcollot.

À l’automne 2011, Le Dauphiné Libéré, avait interrogé le président de la Région Rhône-Alpes sur le projet d’une liaison TER Valence – Avignon par la rive ardéchoise du Rhône. À la question, « Qu’en est-il du projet de réouverture de la rive droite du Rhône aux trains de voyageurs ?« , Jean-Jack Queyranne avait répondu : « Des études ont été menées avec les régions Provence-Alpes-Côte d’Azur et Languedoc-Roussillon. La région Rhône-Alpes a mis en place un service d’autocars entre Le Pouzin et Pierrelatte qui n’a pas eu un grand succès. On va le faire évoluer vers un transport à la demande moins coûteux et plus souple. Mais la Région maintient son objectif de réouverture d’une ligne voyageurs. Si l’offre est là, il devrait y avoir une fréquentation. Il faut en convaincre la SNCF et nos régions partenaires. On avait défini un niveau de services de 3 allers-retours par jour. »

Le 25 avril 2012 à Privas, lors du comité de ligne du Sud Ardèche, l’association d’usagers CUTPSA (membre de la FNAUT) a demandé si la réouverture de la rive droite se ferait au service 2014. La Région Rhône-Alpes a répondu que la rive droite ne sera pas rouverte au trafic voyageurs en 2014. Les études d’avant-projet sont toujours en cours. Le président du comité de ligne François Jacquart (Front de Gauche) a précisé que les partenaires sont toujours en attente de la réponse de l’État quant à la nature des investissements à réaliser au regard du fait qu’il s’agira d’une expérimentation (question de l’accessibilité aux Personnes à Mobilité Réduite).

Une présentation du projet et de son avancement devrait être faite par RFF, maître d’ouvrage, lors du prochain comité de ligne (au second semestre 2012).

Ce dossier bute sur la nature des travaux à mener pour réhabiliter les gares abandonnées dans le Gard et en Ardèche n’ont toujours pas commencé. Les Régions Rhône-Alpes et Languedoc-Roussillon veulent contourner la réglementation sur les PMR pour limiter le coût des travaux.

D’autres obstacles devraient surgir dans ce dossier. Aucun accord n’est en vu sur le financement de l’exploitation de cette nouvelle ligne TER entre les 3 Régions concernées. Aucune commande de matériel nouveau n’est prévue pour assurer les futures dessertes Avignon – Bagnols-sur-Cèze – Valence. Il faudrait donc prendre des rames électriques circulant sur d’autres lignes de Rhône-Alpes, PACA ou Languedoc-Roussillon.

La mise en place d’une desserte TER Valence – Avignon centre par la rive droite du Rhône permettrait de rétablir une desserte voyageurs pour 75000 habitants des villes suivantes :

  • Le Teil (8300 habitants) en Ardèche
  • Le Pouzin (2900 habitants) en Ardèche
  • Bourg-Saint-Andéol (7500 habitants) en Ardèche
  • Viviers (4000 habitants) en Ardèche
  • Rochemaure (2100 habitants) en Ardèche
  • Cruas (2700 habitants) en Ardèche
  • Pont-Saint-Esprit (10500 habitants) dans le Gard
  • Laudun-l’Ardoise (5700 habitants) dans le Gard
  • Bagnols-sur-Cèze (18600 habitants) dans le Gard
  • Villeneuve-lès-Avignon (12900 habitants) dans le Gard

Ces TER pourraient être prolongés à Romans-sur-Isère, de sorte à desservir Valence TGV.

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Financement des transports publics : faut-il augmenter le prix des tickets ou le versement transport ?

Posted by ardsl sur 7 juin 2012

Le modèle économique du transport public est à bout de souffle. Affecter au transport public les plus-values foncières liées à la création d’un axe de transport structurant, créer une taxe sur le CO2, augmenter le taux du versement transport et la part payée par les usagers ? Autant de solutions envisagées par les élus et les opérateurs pour dégager de nouvelles sources de financement. Un enjeu de taille abordé pendant le salon européen de la Mobilité, le 6 juin 2012.

Le transports publics sont fauchés. En dix ans, l’offre de métro, tramway et bus a augmenté de 25%, la fréquentation de 30%, mais dans le même temps, les prix payés par les usagers ont baissé en moyenne de 9%, en euros constants.

Autre chiffre révélateur, la faiblesse du taux de couverture (20%), c’est-à-dire le ratio entre les recettes commerciales et les dépenses d’exploitation. « 80% du coût du transport est financé par le versement transport et les contributions publiques« , rappelle Michel Bleitrach, président de l’Union des transports publics (UTP). Une situation qui ne peut perdurer, crise des finances publiques et enjeu de développement durable oblige.

Élus des transport et opérateurs s’accordent : il faut trouver de nouvelles sources de financement pour continuer à développer l’offre de transport public et inciter les gens à abandonner le volant de leur voiture, ce qu’on appelle le report modal.

Des tickets plus chers ou le TER à 1 euro ?

Première solution, augmenter la part payée par les usagers. « Il faut que les tarifs suivent à minima l’inflation« , juge le président de l’UTP. Même sentiment pour Bernard Rivalta, président du SYTRAL, le syndicat mixte des transports pour l’agglomération lyonnaise. « Il n’y a pas de mystère, il faut régulièrement augmenter les prix pour maintenir les niveaux d’investissement« , selon l’élu lyonnais. Et maintenir ainsi la qualité de service.

Dans ce registre, la Région Languedoc-Roussillon est à contre courant. En juillet 2011, cette collectivité locale a lancé le TER à 1 euro. « Nous avons joué la carte de l’offre en investissant 1 milliard d’euros entre 2007 et 2011 dans les infrastructures et le matériel. Parallèlement, nous avons baissé les prix pour attirer une nouvelle clientèle vers le train« , explique Jean-Claude Gayssot, vice-président de la Région.

Résultat : une fréquentation qui a bondi de 70 à 100% sur les trois lignes TER où cette tarification a été instaurée. « Financièrement, c’est soutenable« , affirme l’ancien ministre des Transports. « Le système est viable, même s’il représente une dépense conséquente pour la collectivité« , reconnaît-il.

Taxer les plus-values foncières ou augmenter le versement transport ?

Autre piste évoquée pour renflouer les caisses du transport public, la hausse du taux du versement transport (VT). Une solution à manipuler avec « précaution« , selon Bernard Rivalta et Charles-Éric Lemaignen, président de la communauté d’agglomération d’Orléans.

« Soyons prudents, car 40% du VT sont issus des établissements publics. Si nous augmentons le taux, il y aura des répercussions sur les impôts locaux« , prévient l’élu.

Pour sa part, Jean-Claude Gayssot milite en faveur d’un VT interstitiel dédié aux régions. « Nous pourrions de manière raisonnable leur consacrer 0,2 ou 0,3% du VT« .

Enfin, deux autres solutions sont à creuser : la taxation des émissions de CO2 et l’attribution des plus-values foncières liées à la création d’une infrastructure de transport public. « Cela permettrait de financer les investissements lourds que nous ne pouvons plus réaliser car nous sommes fauchés« , affirme Yves Krattinger, président du Conseil général de Haute-Saône. Dans le même esprit, Charles-Éric Lemaignen propose de « taxer la propriété de voitures« , et de dépénaliser le stationnement.

(Avec mobilicites.com).

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