ARDSL Association Rail Dauphiné Savoie Léman

Le blog des usagers

Posts Tagged ‘Saint-Hilaire’

9 trains supprimés entre Saint-Marcellin et Valence du 15 au 19 octobre

Posted by ardsl sur 7 octobre 2012

Des travaux sont prévus sur la ligne Saint-Marcellin – Valence du 15 au 19 octobre.

Les TER suivants sont supprimés uniquement entre Saint-Marcellin et Valence :

  • 17512/3 (Annecy 7h38 – Valence 10h46).
  • 96634/5 (Genève 9h59 – Valence 13h18).
  • 17520/1 (Annecy 10h44 – Valence 13h46).
  • 17522/3 (Chambéry 12h38 – Valence 14h48).
  • 17574/5 (Valence 12h14 – Annecy 15h17).
  • 17576/7 (Valence 13h11 – Annecy 16h22).
  • 96614/5 (Valence 13h41 – Genève 17h00).
  • 17578/9 (Valence 14h14 – Annecy 17h25).
  • 17580/1 (Valence 15h14 – Annecy 18h22).

Des cars de remplacement assurent à Saint-Marcellin les correspondances pour Saint-Hilaire-du-Rosier, Romans-sur-Isère, Valence TGV et Valence ville. Télécharger les horaires de cars de remplacement

Publicités

Posted in Drôme, Isère, Travaux | Tagué: , , , , , , , | Leave a Comment »

La ligne Valence – Moirans sera fermée du 9 décembre 2012 au 7 décembre 2013

Posted by ardsl sur 29 août 2012

La ligne Valence – Moirans sera fermée du 9 décembre 2012 au 7 décembre 2013. Aucun ne circulera donc pendant une année entière entre Valence et Moirans.

RFF impose une fermeture d’un an de cette ligne pour procéder à son électrification et à son raccordement à la LGV au niveau de Valence TGV.

Les TER venant des Hautes-Alpes et d’Avignon seront limités à Valence ville. Seuls les TGV reliant la vallée du Rhône à Paris ne seront pas impactés par ce chantier.

Les TER de maillage régional reliant Annecy à Valence seront limités à Moirans.

SNCF a mis au point une substitution routière. SNCF estime à 10M€ le coût de la substitution routière.

Télécharger la grille horaire Grenoble – Valence pour le service 2013. Il s’agit d’une version mise à jour le 25 août 2012.

Les missions suivantes sont prévues pour les autocars :

  1. Moirans – Tullins – Vinay – Saint-Marcellin –  Saint-Hilaire – Romans-sur-Isère – Valence TGV – Valence ville. Temps de parcours total : de 1h47 à 2h10. 7 allers- retours du lundi au vendredi. 5 allers-retours le week-end.
  2. Moirans – Tullins – Vinay – Saint-Marcellin. Temps de parcours total : 55 minutes. 22 allers / 24 retours du lundi au vendredi. 15 allers / 14 retours le samedi. 9 allers-retours le dimanche. Ces cars sont le plus souvent en correspondance à Moirans avec des trains venant ou à destination d’Annecy, Chambéry, Gières ou Grenoble.
  3. Tullins – Poliénas. Temps de parcours : 10 minutes. 11 allers et 14 retours du lundi au vendredi. Ces cars sont en correspondance à Tullins avec des cars en provenance ou à destination de Moirans.
  4. Grenoble – Valence TGV – Valence ville. Temps de parcours total : 1h25 à 1h40. 7 allers / 8 retours du lundi au vendredi. 5 allers-retours le samedi. 2 allers / 3 retours le dimanche.
  5. Grenoble – Saint-Marcellin – Romans-sur-Isère. Temps de parcours total : 1h25 à 1h30. 9 allers-retours du lundi au samedi. 7 allers / 9 retours le dimanche.
  6. Saint-Marcellin – Saint-Hilaire – Romans-sur-Isère – Valence TGV – Valence ville. Temps de parcours total : 1h12 à 1h15. 7 allers-retours du lundi au vendredi. 5 allers-retours le samedi. 4 allers-retours le dimanche.
  7. Grenoble – Valence TGV.  Temps de parcours : 1h05 à 1h10. 12 allers / 14 retours le vendredi. 16 allers / 14 retours le samedi. 13 allers / 16 retours le dimanche. Ces cars sont en correspondance avec les TGV pour Madrid, Montpellier, Marseille, Barcelone, Nice, Perpignan, Toulouse et Toulon.
  8. Moirans – Tullins. Temps de parcours : 17 à 20 minutes. 7 allers / 6 retours du lundi au vendredi. Ces cars sont le plus souvent en correspondance à Moirans avec des trains venant ou à destination de Gières ou d’Annecy.
  9. Moirans – Galifette. Temps de parcours : 6 à 8 minutes. 15 allers / 14 retours du lundi au vendredi. Ces cars sont le plus souvent en correspondance à Moirans avec des trains venant ou à destination de Gières ou d’Annecy.
  10. Grenoble – Valence ville. Temps de parcours : 1h10 à 1h25. 12 allers / 14 retours du lundi au vendredi. 9 allers / 10 allers le samedi. 8 allers / 9 allers le dimanche.
  11. Grenoble – Saint-Marcellin. Temps de parcours : 50 minutes à 1h05. 4 allers / 3 retours du lundi au vendredi.
  12. Grenoble – Saint-Marcellin – Valence ville. Temps de parcours : 1h35 à 1h50. 7 allers / 4 retours du lundi au vendredi. 4 allers / 2 retours le samedi. 4 allers / 1 retour le dimanche.
  13. Grenoble – Romans-sur-Isère. Temps de parcours : 1h10 à 1h19. 3 allers / 3 retours du lundi au samedi. 3 allers / 1 retour le dimanche.
  14. Valence ville – Romans-sur-Isère – Saint-Marcellin – Grenoble. Temps de parcours : 2h. 1 aller du lundi au vendredi.
  15. Saint-Marcellin – Moirans. Temps de parcours : 41 minutes. 1 allers du lundi au vendredi.
  16. Valence ville – Valence TGV – Romans-sur-Isère – Saint-Marcellin – Grenoble. Temps de parcours : 2h. 1 aller du vendredi au dimanche.

Toutes les remarques sur la grille 2013 Grenoble – Valence sont les bienvenues. N’hésitez pas à commenter cet article. Nous relaierons vos remarques à SNCF et à la Région Rhône-Alpes.

Télécharger la brochure présentant les travaux à venir et les principes de la desserte 2013

Une réunion de préparation sur la substitution routière a eu lieu le 25 avril à Grenoble, en présence des associations d’usagers (dont l’ARDSL), de SNCF, de RFF et de la Région Rhône-Alpes. Télécharger le compte-rendu.

Posted in Alpes du Sud, Comités de ligne, Drôme, Isère, Service 2013, Travaux | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , | 13 Comments »

Sillon alpin : une desserte sensiblement améliorée, mais il reste des points noirs

Posted by ardsl sur 26 janvier 2012

Des améliorations non négligeables ont été apportées en décembre 2011, avec les nouveaux horaires, à la desserte ferroviaire du sillon alpin. Mais il reste quelques points noirs comme la non circulation du TER 17534/5 (Annecy 16h41 – Valence 19h46) les samedis, qui entraîne un intervalle de 2 heures sans train.

Les dessertes ferroviaires Annecy – Valence, Annecy – Grenoble, Genève – Valence et Genève – Grenoble se sont sensiblement améliorées grâce aux nouveaux horaires introduits le 11 décembre. La Région Rhône-Alpes et SNCF ont mis en oeuvre certaines demandes exprimées par l’ARDSL, qui avait pointé les insuffisances des dessertes Annecy – Grenoble et Genève – Grenoble.

Les principales améliorations depuis le 11 décembre 2011 de la desserte ferroviaire du sillon alpin sont les suivantes :

  1. Création d’un train quotidien Valence – Genève. Il s’agit du TER 96608/9 (Valence 6h41 – Genève 9h57). L’ARDSL s’est mobilisée pour la création de ce train supplémentaire pour réduire le creux de dessserte de Genève depuis le sillon alpin. En 2011, aucune arrivée à Genève n’était possible entre 8h58 et 13h58.
  2. Création d’un train quotidien Genève – Grenoble. Il s’agit du TER 96638/9 (Genève 11h59 – Grenoble 14h05). Au service 2011, il n’y avait aucun train pour Grenoble au départ de Genève entre 8h41 et 14h57. L’ARDSL s’est fortement mobilisée pour la création de ce train qui garantit désormais un train pour Grenoble au moins toutes les 3 heures au départ de Genève.
  3. Création d’un train Annecy – Valence les samedis, dimanches et fêtes. Il s’agit du TER 17516/7 (Annecy 8h37 – Chambéry 9h35/38 – Grenoble 10h27/30 – Valence 11h46). En 2011, il y avait aucun train pour Grenoble au départ d’Annecy entre 7h38 et 12h43.
  4. Amorce quotidienne à Annecy d’un train Chambéry – Valence.  Il s’agit du TER 17520/1 (Annecy 10h44 – Chambéry 11h35/38 – Grenoble 12h27/30 – Valence 13h46.) Au service 2011, ce train circulait uniquement entre Chambéry et Valence.
  5. Repositionnement et prolongement quotidien à Valence d’un TER Genève – Grenoble. Le TER Genève 8h41 – Grenoble 11h05 a été remplacé par le TER 96634/5 (Genève 9h59 – Chambéry 11h16/20 – Grenoble 12h05/08 – Valence 13h18).
  6. Amorce quotidienne à Valence d’un train Grenoble – Genève. Il s’agit du TER 96614/8 (Valence 13h41 – Grenoble 14h52/55 – Chambéry 15h41/44 – Genève 17h00). En 2011, ce train circulait uniquement entre Grenoble et Genève.
  7. Amorce les samedis, dimanches et fêtes à Annecy d’un train Chambéry – Valence. Il s’agit du TER 17522/3 (Annecy 11h37 –  Chambéry 12h30/38 – Grenoble 13h27/30 –  Valence 14h48). Au service 2011, ce train circulait uniquement entre Chambéry et Valence.
  8. Le dernier TER partant d’Annecy à 19h37 pour Grenoble est désormais au quotidien. Il s’agit du TER 17544/5 (Annecy 19h37 – Grenoble 21h27). Au service 2011, ce train ne circulait pas le samedi. L’ARDSL est à l’origine de cette amélioration.
  9. Prolongement d’un TER Genève – Grenoble à Valence le vendredi. Il s’agit du TER 96646/7 (Genève 16h42 – Chambéry 18h16/20 Grenoble 19h05/08 – Valence 20h18.

Cependant, la desserte du sillon alpin comporte encore un certain nombre de points noirs.

Le tableau des prochains départs en gare d'Aix-les-Bains. Photo prise le samedi 21 janvier vers 18h10.

L’ARDSL et l’ADTC Savoie ont dénoncé à plusieurs reprises le choix de la Région Rhône-Alpes de ne pas faire circuler le TER 17534/5 (Annecy 16h41 – Chambéry 17h31/38 – Grenoble 18h27/30 – Valence 19h46) le samedi.

Cela laisse une période de 2 heures sans train entre les TER 17532/3 (Annecy 15h37 – Valence 18h46) et 17538/9 (Annecy 17h37 – Valence 20h46).

Cela est pénalisant pour :

  • les voyageurs en provenance de la vallée de l’Arve par le train arrivant à Annecy à 16h29. Ils doivent attendre le TER partant à 16h52 d’Annecy pour se rendre à Rumilly ou Aix-les-Bains, le TGV de 17h31 ou le TER de 17h37 pour se rendre à Chambéry.
  • les voyageurs au départ d’Annecy, Rumilly, Albens, Grésy-sur-Aix et Aix-les-Bains qui n’ont aucune desserte pour Chambéry et Grenoble pendant 2 heures.
  • les voyageurs à destination ou au départ d’Albens ou Grésy-sur-Aix qui n’ont aucune desserte pendant 2 heures.
  • les voyageurs au départ ou à destination de Saint-Hilaire, Romans et Valence TGV et ceux se rendant à Valence sont pénalisés par une période de deux heures sans train.

Cela est moins pénalisant pour :

  • les voyageurs à destination de Rumilly et Aix-les-Bains qui peuvent emprunter le train pour Lyon partant à 16h00 et 16h52 d’Annecy.
  • les voyageurs au départ de Chambéry. Ils peuvent emprunter les trains omnibus de 17h24 et 17h58 pour se rendre à Grenoble.
  • les voyageurs au départ de Grenoble souhaitant se rendre à Tullins et Saint-Marcellin. Ils peuvent emprunter l’omnibus de 18h42.

La problématique de la non circulation du TER 17534/5 le samedi existe depuis le service 2011, marqué par la réouverture de la ligne du Haut-Bugey. La Région Rhône-Alpes a été contrainte de réorganiser les dessertes TER. Des dessertes supplémentaires ont été mises en oeuvre. Elles ont été en partie financer des coupes sombres dans les dessertes du week-end du sillon alpin. Ainsi la Région a supprimé un aller-retour Annecy – Valence  le samedi. Il s’agit des 17534/5 (Annecy 16h41 – Valence 19h46) et 17594/5 (Valence 20h14 – Annecy 23h17).

L’ARDSL réclame à nouveau le rétablissement d’une périodicité quotidienne pour le TER 17534/5. Nous souhaitons que soit étudier la mise en place de correspondances systématiques pour Chambéry en gare d’Aix-les-Bains pour tous les trains Annecy – Lyon. Cela permettrait de proposer deux liaisons par heure entre Annecy, Rumilly, Aix-les-Bains et Chambéry.

Par ailleurs, il convient de bâtir la desserte Culoz – Chambéry en tenant compte de la desserte Annecy – Chambéry puisque ces deux dessertes ont un itinéraire commun entre Aix-les-Bains et Chambéry.

Le samedi, il n’y aucun train régional au départ d’Aix-les-Bains pour Chambéry entre 16h25 et 18h25. Mais il y a un autocar à … 18h22 ! Il s’agit du car 49863 en provenance de Culoz.

L’ARDSL reste mobilisée pour obtenir des avancées pour traiter les autres points noirs dans la desserte du sillon alpin.

  1. Des TGV à réservation obligatoire entre Annecy, Aix-les-Bains et Chambéry. L’ARDSL juge absurde l’obligation de réserver pour effectuer des trajets de courte distance sur ligne classique en TGV.
  2. Des temps de parcours peu compétitifs face au réseau autoroutier. L’ARDSL constate que la vitesse des trains est relativement faible dans le sillon alpin. Certains trajets sont beaucoup plus rapides en voiture individuelle grâce à un réseau autoroutier très performant. L’ARDSL est impliquée depuis toulours pour la modernisation complète des lignes ferroviaires du sillon alpin.
  3. Un nombre insuffisant de trains intervilles. La Région Rhône-Alpes a fortement développé les dessertes périurbaines du sillon alpin ces dernières années. Il convient également de développer un desserte interville régulière avec des trains Annecy – Valence et Genève – Bellegarde ne s’arrêtant qu’à Bellegarde, Rumilly, Aix-les-Bains, Chambéry, Gières, Grenoble, Saint-Marcellin, Romans et Valence TGV.
  4. Des trains régionaux trop lents entre Annecy et Aix-les-Bains. Les trains Annecy – Chambéry mettent jusqu’à jusqu’à 47 minutes pour parcourir la section à voie unique entre Annecy et Aix. L’ARDSL fera des propositions précises pour réduire les temps de parcours sur cette section.
  5. Des correspondances manquées à Montmélian. Les arrêts à Montmélian sur les TER Annecy – Valence ont été systématisés au service 2010 pour favoriser les correspondances avec la Maurienne et la Tarentaise. Malheureusement, la nouvelle organisation imposée par RFF des sillons pour le service 2012 ne permet plus les correspondances à Montmélian entre les TER Annecy – Valence et les TER Saint-Pierre-d’Albigny – Lyon.
  6. Encore des trous de 3 ou 4 heures sans desserte ferroviaire entre Annecy et Grenoble ainsi qu’entre Genève – Grenoble. De telles carences ne sont pas de nature à favoriser un report modal vers le transport public. L’ARDSL soutient un cadencement aux 2 heures de la desserte Genève – Grenoble et à l’heure de la desserte Annecy – Grenoble. Il faudrait pour remédier à ce problème créer au moins un aller-retour supplémentaire sur ces deux lignes.
  7. Les derniers départs pour Grenoble ne sont pas assez tardifs. Il est impossible de rejoindre Grenoble en partant de Genève après 18h42, en partant d’Annecy après 19h37 et de Chambéry après 20h38. L’ARDSL demande la mise en oeuvre de relations plus tardives à destination de Grenoble.
  8. Un dernier départ pour Genève trop tôt. Le train pour la cité de Calvin quitte Grenoble à 17h55 et Chambéry à 18h44. L’ARDSL estime qu’il y a besoin d’un train supplémentaire part de Grenoble à 19h55 et de Chambéry à 20h44.

Posted in Ain, ARDSL, Bassin annecien, Comités de ligne, Drôme, Genève, Isère, Savoie, Service 2012, Service 2013 | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Sillon alpin sud : un territoire sous l’influence grandissante de Grenoble et Valence

Posted by ardsl sur 22 octobre 2011

 

Le sillon alpin sud est un territoire, qui comptait 155 000 habitants en 2007, réparti sur 100 communes des départements de la Drôme et de l’Isère. Il est traversé par la voie ferrée reliant Valence à Grenoble, et dispose de plusieurs gares : Valence TGV, Romans, Saint-Hilaire, Saint-Marcellin, Vinay, Poliénas, Tullins, Galifette et Moirans.

 

Dans le cadre du contrat de plan État-Région 2007-2012, cette ligne fait l’objet de travaux importants. Les opératations de doublement sont terminées. La ligne est désormais à double voie sauf sur les sections Saint-Marcellin – La Sône et Saint-Hilaire – Romans. L’ensemble de la signalisation a été automatisée. L’électrification interviendra en 2013. En même temps sera réalisé le raccordement à la LGV.

Ces aménagements ont permis des améliorations de la fréquence des trains et des temps de parcours.

Sur les 63 500 actifs occupés comptabilisés dans le sillon alpin sud en 2007, seulement un sur trois travaille à l’extérieur. De ce fait, les distances domicile-travail des actifs résidents sont encore assez faibles. La moitié d’entre eux, qu’ils travaillent dans le territoire ou à l’extérieur, parcourent en effet moins de 7,6 km pour aller travailler. Plus de quatre actifs occupés sur cinq prennent leur voiture pour se rendre sur leur lieu de travail. Le recours aux transports en commun est quant à lui peu fréquent (environ 5 %). La dynamique du sillon alpin sud, fondée en partie sur l’accueil de nouveaux arrivants, dont la majorité va travailler à l’extérieur, sera donc sensible à une hausse du coût des carburants. Dans cette perspective, le développement de l’offre ferroviaire est une réponse politique adaptée.

En 2007, un emploi sur quatre est occupé par un actif habitant à l’extérieur de la zone, contre seulement un emploi sur cinq en 1999. Le sillon alpin sud n’est donc pas seulement un territoire résidentiel, lieu d’habitation d’actifs travaillant dans les métropoles voisines de Grenoble et Valence. Il offre en principe à sa population la possibilité de vivre et travailler sur place. Mais en réalité, la vitalité de son tissu économique exerce une attraction sur des actifs résidant à l’extérieur.

Les déplacements domicile-travail, que ce soit ceux des actifs habitant sur le territoire et travaillant à l’extérieur ou ceux des actifs habitant à l’extérieur et travaillant dans le sillon alpin sud, encore modérés en 2007, sont cependant en forte hausse depuis 1999. L’attractivité du territoire semble durable. Si les tendances démographiques récentes se confirment, la population augmenterait de 1 % par an entre 2007 et 2020. Le sillon alpin sud rassemblerait ainsi près de 176 000 habitants en 2020, soit 21 000 habitants de plus qu’en 2007.

Les aménagements de la ligne ferroviaire entre Valence et Grenoble visent à améliorer la qualité de la desserte dans le sillon alpin sud. Ces améliorations peuvent favoriser le développement démographique et économique du territoire. D’une part, la plus grande facilité d’accès aux deux grandes métropoles voisines peut accélérer l’installation de nouveaux actifs dans le sillon alpin sud. Ainsi, le nombre de déplacements domicile travail et la distance des déplacements augmenteraient, mais les actifs résidents pourraient donner la priorité aux transports en commun pour se rendre sur leur lieu de travail. D’autre part, l’installation de nouveaux habitants sur le territoire peut encourager la création d’emplois dans l’économie présentielle. Grâce à l’amélioration de la desserte ferroviaire et au dynamisme de l’industrie, de nouvelles entreprises industrielles pourraient également s’installer dans le territoire.

Des contrastes entre les aires de desserte des gares

Au sein du territoire, les aires de desserte des gares présentent des caractéristiques différentes. Dans celles situées aux extrémités du sillon alpin sud, aires de Valence TGV, Moirans et Tullins, la population a fortement augmenté en 45 ans, entre 1962 et 2007. Jusqu’en 1990, cette hausse est due essentiellement à l’arrivée de nouveaux habitants sur le territoire. Plus récemment, le solde naturel contribue aussi à la croissance de la population.

Dans les aires de desserte de Saint-Marcellin, Vinay-Poliénas et Saint-Hilaire-Saint-Nazaire, la hausse de la population s’accentue sur la période 1999-2007, en raison d’un fort solde migratoire.

À l’inverse, dans l’aire de desserte de la gare de Romans-Bourg-de-Péage, la hausse de la population est modérée entre 1962 et 2007. Avec beaucoup de nouveaux habitants, mais également de nombreux départs, le solde migratoire est plutôt faible sur toute la période, alors que le solde naturel contribue davantage à la hausse de population.

Les déplacements domicile-travail sont en augmentation dans toutes les aires de desserte des gares entre 1999 et 2007. L’amélioration de la desserte ferroviaire, et plus particulièrement son adaptation aux lieux d’habitation et de travail des actifs, peut donc présenter un intérêt particulier pour le territoire.

En 2007, les déplacements domicile-travail sont très importants aux extrémités du sillon alpin sud : Valence TGV et Moirans. L’aire de desserte de la gare de Moirans compte 130 emplois pour 100 actifs occupés résidant sur le territoire. Pourtant, peut-être du fait de l’inadéquation entre l’offre et la demande sur le marché du travail, 73 % des 4 700 actifs résidant sur place partent travailler à l’extérieur, notamment à Grenoble, Voiron ou Voreppe. À l’inverse, quatre emplois sur cinq sont occupés par des actifs qui résident à l’extérieur, dans les communes voisines ou même à Grenoble.

L’aire de desserte de Valence TGV comprend moins d’emplois que d’actifs occupés, 70 emplois pour 100 actifs occupés. Ainsi, plus de 76 % des 4 700 actifs résidant dans cette zone travaillent à l’extérieur, notamment à Valence, Bourg-lès-Valence, Romans-sur-Isère ou Bourg-de-Péage. À l’inverse, les deux tiers des emplois sont occupés par des actifs résidant à l’extérieur de l’aire de desserte. Dans les aires de desserte de Romans-Bourg-de-Péage et Saint-Marcellin, qui constituent les deux pôles d’emploi du territoire, les déplacements domicile-travail sont plus faibles.

Dans les aires de desserte de Tullins et Vinay-Poliénas, la part des actifs résidant dans ces territoires et travaillant à l’extérieur est relativement importante en 2007. Ces actifs vont plutôt travailler en dehors du sillon alpin sud, à Grenoble ou Voiron.

Dans l’aire de desserte de Saint-Hilaire-Saint-Nazaire, où le solde migratoire est très important entre 1999 et 2007, la part des actifs travaillant à l’extérieur a fortement augmenté. Mais ces actifs travaillent plutôt dans le sillon alpin sud, à Saint-Marcellin ou Romans-sur-Isère.

(Etude de l’INSEE, septembre 2011)

Posted in Drôme, Isère | Tagué: , , , , , , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :