ARDSL Association Rail Dauphiné Savoie Léman

Le blog des usagers

Posts Tagged ‘SEV’

CFF Cargo ferme 128 points de desserte

Posted by ardsl sur 6 juin 2012

CFF Cargo va réduire son réseau de desserte en fermant 128 gares de chargement pour le trafic de marchandises sur un total de 500. Deux cents postes de travail vont être supprimés.

L’entreprise de transport de marchandises CFF Cargo réduit son réseau de desserte. Sur 500 gares de chargement pour le trafic de marchandises, 128 vont être fermées. Au départ, les CFF prévoyaient de fermer 155 points de desserte (lire).

Les branches de l’agriculture, du ciment et du bois sont particulièrement touchées par ces fermetures, expliquent mercredi 6 juin 2012 les CFF. Elles fournissaient trop peu ou trop irrégulièrement des marchandises qui puissent être transportées par rail.

En moyenne, moins d’un wagon par jour transitait par les 128 gares qui seront fermées lors du changement d’horaire (le 9 décembre 2012), explique la compagnie.

Craintes de voir le trafic routier augmenter

Philipp Hadorn, secrétaire général du syndicat des transports publics (SEV) et conseiller national (SO/PS) redoute que des dizaines de milliers de camions en plus circulent sur les routes suisses.

Pour le syndicaliste soleurois, la réduction des gares de desserte est « un affront » d’un point de vue politique. CFF Cargo a pris sa décision avant que la stratégie globale sur le transport de marchandises demandée par le parlement n’ait abouti.

Les Chambres fédérales avaient transmis une motion il y a un an à ce propos au Conseil fédéral. « Une autre solution à la fermeture aurait dû être trouvée jusqu’à ce que la politique sache ce qu’elle veut« , a déclaré Philipp Hadorn.

200 postes supprimés

La compagnie ferroviaire cherchait depuis des années à réduire le nombre de points de desserte. L’entreprise en a d’abord été empêchée par les politiques, avant que les chiffres rouges du transport de marchandises ne convainquent le Conseil fédéral de donner son accord au démantèlement ce printemps.

CFF Cargo, déficitaire depuis des années, espère pouvoir économiser 35 millions de francs annuellement avec la réduction du nombre de gares desservies. Une grande partie des économies devrait se faire sur le dos des employés : 200 postes vont être supprimés. En tout, ce sont 100 personnes qui sont touchées. Il ne devrait pas y avoir de licenciements.

La Suisse romande touchée

La Suisse romande est autant touchée que les régions alémaniques par ces fermetures.

Sur 108 points de dessertes basés dans les cantons romands, un quart (27) ne seront plus desservis. Fribourg va en perdre un peu moins de la moitié (8 sur 19), Neuchâtel un tiers (4 sur 12), Genève un quart (1 sur 4).

Le canton de Vaud, qui possède le plus grand nombre de gares de transfert de marchandises (46), compte le moins de pertes (-8).

Le détail de la restructuration

Gares fermées par cantons:

  • AG : 10
  • AR : –
  • BE : 32
  • BL : 1
  • BS : –
  • FR : 8
  • GE : 1
  • GL : 3
  • GR : –
  • JU : 3
  • LU : 6
  • NE : 4
  • SG : 4
  • SH : 5
  • SO : 3
  • SZ : 3
  • TG : 12
  • TI : 3
  • UR : 1
  • VD : 8
  • VS : 3
  • ZG : –
  • ZH : 18.

(Sources : ATS et rts.ch).

Publicités

Posted in Fret, Genève, Service 2013, Suisse, Valais, Vaud | Tagué: , , , , , | Leave a Comment »

Les CFF ont transporté près de 1 million de personnes par jour en 2011

Posted by ardsl sur 29 mars 2012

Andreas Meyer, directeur des CFF, lors du lancement du chantier du CEVA le 15 novembre 2011 à Genève. (Photo : Joël Grandcollot).

Les CFF ont enregistré un nouveau record en 2011 avec 977000 personnes véhiculées par jour. Mais sans un financement durable, le groupe ferroviaire est pessimiste. C’est pourquoi il a insisté sur la nécessité du projet FAIF.

Avec ses 977000 personnes transportées chaque jour en 2011, le résultat de la régie fédérale est en hausse à 338,7 millions de francs.

Toutefois, le groupe ferroviaire a insisté sur la nécessité du projet FAIF, un projet de financement durable.

«En première ligne, il s’agit d’une proposition de financement qui doit nous apporter les moyens nécessaires à l’entretien du réseau», a expliqué devant les médias jeudi 28 mars à Zurich le directeur des CFF Andreas Meyer. La définition des priorités des projets spécifiques est «secondaire».

Le projet de financement et d’aménagement de l’infrastructure ferroviaire (FAIF) est controversé. Les cantons se disputent la répartition des 3,5 milliards de francs qui doivent être investis d’ici 2025.

Pour les CFF, cette somme est insuffisante. Dans leur prise de position sur le FAIF, ils estiment que 5,7 milliards sont nécessaires d’ici 2025 pour éliminer les principaux goulets du réseau.

Appel à une position commune

Malgré cela, le président du conseil d’administration des CFF Ulrich Gygi a appelé les acteurs politiques à adopter une position commune. «Il faut penser avant tout à l’intérêt national», a-t-il souligné.

Le FAIF fait figure de contre-projet à l’initiative de l’Association transports et environnement (ATE) qui veut affecter les recettes de l’impôts sur les huiles minérales à parts égales à la route et au rail. Il sera probablement soumis à votation en 2014.

Bénéfice voyageurs en baisse

Dans l’immédiat, les bénéfices enregistrés en 2011 et les années précédentes permettent d’aborder les futurs investissements avec plus de sérénité, a affirmé Andreas Meyer. L’endettement de l’ex-régie demeure élevé, à près de 8 milliards de francs.

Si le nombre de voyageurs-kilomètres parcourus a augmenté à 17749 millions (+ 1,3%) et le nombre de personnes transportées sur l’année se monte à 357 millions (+ 2,7%), le résultat du trafic voyageurs est en baisse. Il se chiffre à 213,9 millions de francs, contre 292,6 millions en 2010.

Lourd prix du sillon

Ce fléchissement est dû a une croissance faible et à la hausse de 90% du prix du sillon, a indiqué le chef des finances Georg Radon. La hausse du prix des billets n’a permis qu’une compensation partielle.

Pour faire face aux nouvelles hausses prévues, les CFF veulent améliorer l’efficacité et la productivité de 2%. La régie fédérale s’est félicitée des aménagements déjà accomplis, ayant même permis d’économiser 72 millions de francs alloués par la Confédération pour l’infrastructure. En accord avec Berne, cet argent pourra être investi dans les prochaines années.

Meilleure ponctualité

Les CFF se sont également réjouis de la hausse de la ponctualité des trains. En 2011, 89,8% des passagers sont arrivés à destination avec au maximum trois minutes de retard (87% en 2010). Dans 97,7% des cas, les correspondances ont pu être assurées, un record. Les passagers se montrent par contre mécontents du rapport-qualité prix et du confort à bord des trains.

Restructurations chez CFF Cargo

Le trafic marchandise reste dans le rouge. Il a connu une stagnation sous l’effet de la baisse des transports en trafic intérieur et de la cherté du franc suisse. En 2011, CFF Cargo et CFF Cargo International ont transporté quelque 195000 tonnes de marchandises par jour contre 200’000 en 2010.

CFF Cargo a toutefois ramené sa perte à 45,9 millions de francs, contre 64 millions l’année précédente. Le but est d’enregistrer des chiffres noirs dès 2013.

Des restructurations seront nécessaires, a indiqué Ulrich Gygi. Le syndicat du personnel des transport SEV s’en est indigné, regrettant un démantèlement «au détriment du service public».

Quant au personnel, il n’est toujours pas entièrement satisfait des conditions de travail au sein des CFF, a déploré Ulrich Gygi. Certains employés ont vu leur salaire gelé lors d’une mise à niveau sur les salaires du marché, a expliqué le président. La compagnie ferroviaire comptait en 2011 28586 collaborateurs, soit 443 de plus qu’un an auparavant.

(Source : ATS).

Posted in Fréquentation, Suisse | Tagué: , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Genève : haro sur la fermeture prochaine de l’agence CFF de Longemalle

Posted by ardsl sur 29 mars 2012

Soutenue par le Syndicat du personnel des transports (SEV) et l’Agence transports et environnement (ATE), une pétition exige des CFF le maintien d’une présence rive gauche.

Si l’on excepte les petites succursales de Balexert et de l’aéroport, seule la gare Cornavin abritera une agence CFF l’année prochaine. L’entreprise ferroviaire souhaite en effet se séparer de son point de vente place Longemalle, dont le loyer triplera suite à des rénovations prévues début 2013.

Des raisons financières qui suscitent la grogne des riverains et du SEV, à l’origine de la pétition qui circule depuis un mois. «Un sacrifice des services publics à la course au profit», dénonce un communiqué du syndicat. «On nous dit vouloir développer les transports publics, et dans le même temps, on ferme ses points de vente ?» Valérie Solano, secrétaire du SEV, ne décolère pas. «Je comprends que la hausse du loyer mette l’entreprise en difficulté. Mais je regrette que l’entreprise n’ait pas cherché de nouveaux locaux plutôt que de renvoyer tout le monde sur la gare.»

Un reproche qui fait bondir Frédéric Revaz, porte-parole des CFF : «nous avons au contraire contacté de nombreuses régies et recherché intensivement un local au coût équivalent. Mais cette quête s’est malheureusement révélée infructueuse». Le porte-parole regrette la fermeture de l’agence, mais «le loyer exigé dépassait nos moyens. La décision est définitive.»

Il n’empêche que la pétition, dont les signataires enjoignent les CFF à «trouver une solution» pour conserver une agence Rive Gauche, rencontre un écho certain. «Nous avons recueilli 3800 signatures en quatre semaines» se targue la secrétaire du SEV. «Des personnes de tout âge, quel que soit leur lieu de résidence, se sentent concernées par la disparition de ce point de vente.»

Client assidu de l’agence Longemalle depuis plus de vingt ans, Jean-Marc déplore avant tout la perte d’un lieu «chaleureux, où l’on ne venait pas seulement acheter son billet, mais passer du temps avec un conseiller, qui nous guidait et nous connaissait bien.» Une proximité humaine qu’il craint ne pas retrouver. «À la gare, nous ne serons que des numéros. Je ne remets pas en cause la compétence des employés de cette agence, mais ils n’ont tout simplement pas le temps de s’attarder sur les demandes des clients.»

Un avis que ne partage pas Frédéric Revaz. Il explique que «les six employés de la place de Longemalle viendront renforcer l’équipe en place à la gare, et apporteront avec eux leurs compétences communicatives et humaines. Tout sera fait pour assurer la même qualité de service.»

(Avec La Tribune de Genève).

Posted in Genève | Tagué: , , , , , | Leave a Comment »

Le durcissement des CFF fâche les voyageurs et le personnel

Posted by ardsl sur 17 janvier 2012

Amendes salées, restrictions diverses. Les nouvelles mesures passent mal auprès des usagers.

Depuis le changement d’horaire, ça râle sec dans les compartiments des trains. Motif : l’introduction de plusieurs mesures perçues comme vexatoires par les voyageurs et maladroites par le personnel. En vrac, l’amende de 90 francs – au lieu de 10 francs – infligée aux personnes qui voyagent sans billet dans les trains grandes lignes. La hausse de 5 à 10 francs du montant minimum du surclassement. Et, cerise sur le gâteau, la possibilité de faire payer un billet demi-tarif au voyageur qui étale ses bagages sur un deuxième siège dans un train bondé.

«Il ne s’agit pas d’une mesure tarifaire», précise Patricia Claivaz à propos de l’occupation d’un deuxième siège. Mais d’une campagne de sensibilisation rappelant le principe «une place payée égale une place». « En pratique, les voyageurs sont courtois et nous n’avons pas vendu de demi-tarif pour ce motif« , indique la porte-parole des CFF. « Mais les gens font désormais davantage attention. »

Le poids de la resquille

Les CFF expliquent le durcissement dans les Intercity par une volonté de serrer la vis. Car la resquille pèse lourd dans les comptes : 10 millions de francs par an uniquement pour les amendes non payées. La compagnie a constaté en particulier que des petits malins ont fait leurs comptes : il est plus rentable de voyager sans billet, quitte à se faire pincer de temps en temps et à payer la taxe de 10 francs. «Le prélèvement d’une amende de 90 francs est un signal à leur égard, et aussi vis-à-vis de la majorité des voyageurs qui paient leur billet», explique Patricia Claivaz. «Le message est qu’on ne monte pas dans un train sans avoir acheté son billet. Ce d’autant plus que les possibilités n’ont jamais été aussi nombreuses : au guichet, à l’automate, en ligne, par smartphone…»

Il n’en demeure pas moins que cette mesure suscite des réactions non seulement parmi les usagers mais aussi parmi le personnel. « Nous ne sommes pas contents de la situation« , admet Peter Moor, porte-parole du syndicat SEV. « Les cheminots ont pu discuter de l’application, mais pas du principe même. S’ils n’avaient pas obtenu une certaine souplesse, la situation aurait été vraiment tendue. » De son côté, Patricia Claivaz confirme qu’il n’est pas question de prélever l’amende auprès des passagers qui sont visiblement de bonne foi, auprès des touristes égarés ou des handicapés, par exemple.

«Mauvaise image»

Secrétaire général de l’association Ouestrail, Jean-Claude Hennet nuance. «Je ne suis pas opposé au principe, car il ne serait pas correct de ne rien faire par rapport aux voyageurs en règle. Mais le montant de 90 francs est choquant et donne une mauvaise image.» Ce partisan du rail s’étonne aussi que les CFF veuillent renforcer la chasse aux fraudeurs alors qu’il constate qu’il y a moins de contrôles dans les trains. « Aux heures de pointe, nos agents n’ont souvent pas le temps de contrôler tous les voyageurs entre deux arrêts rapprochés« , reconnaît Patricia Claivaz. « Depuis l’an passé, nous avons donc systématisé l’accompagnement des trains grandes lignes par deux agents. »

Fausse identité

De manière générale, Peter Moor constate que les CFF ont tendance depuis plusieurs années à prendre des mesures restrictives à l’égard de la clientèle. Et de citer par exemple la réduction des ouvertures des guichets. «D’ailleurs, les quelques milliers de profiteurs qui donnent une fausse identité et ne paient jamais d’amende, ne seront pas davantage touchés par ces nouvelles règles.» « Il est difficile d’agir lorsqu’une personne est vraiment décidée à ne pas payer« , reconnaît Patricia Claivaz. « Un contrôleur ne peut pas la contraindre à décliner son identité ou à descendre du train. Cela relève des missions de la police des transports. »

(Source : 24heures.ch).

Posted in Suisse | Tagué: , , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :