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Agglomération grenobloise : le tracé du tram E devient un véritable « boulevard de l’habitat »

Posted by ardsl sur 22 mai 2012

L’énorme chantier du tram E génère des dizaines d’autres chantiers : près de 2000 nouveaux logements verront ainsi le jour entre 2010 et 2015 à proximité immédiate du tracé du futur tram.

Quand on construit une grosse infrastructure de transports en commun qui, s’agissant de la ligne de tram E, coûte 300 millions d’euros, financés pour l’essentiel _ car la participation de l’État se limite à 9 % _ par les contribuables locaux et les entreprises (via le versement transports), mieux vaut s’assurer que ledit tram est pertinent, qu’il sera utilisé par le maximum de gens. Car une fois que ce tram est construit, il faut encore le faire fonctionner, et pour une ligne de ce type (11,5 km entre Grenoble/Louise-Michel et Le Fontanil, pour un fonctionnement, grosso modo, de 5h30 du matin à 1h du matin, 7 jours sur 7), cela coûte au bas mot 10 M€ par an, de nouveau payés pour l’essentiel par le contribuable et, un peu, par l’usager (17 % du prix).

Mention particulière pour Saint-Martin-le-Vinoux

Construire un tram qui dessert le maximum de logements présents… ou à venir rapidement : c’est donc l’impératif que s’est fixé le Syndicat mixte des transports en commun de l’agglomération (SMTC), maître d’ouvrage du tram E. En concluant notamment avec les quatre communes concernées un “contrat d’axe” ou chacune s’engage à réaliser un certain nombre de logements le long du tram, en contrepartie de quoi le SMTC financera une partie des travaux d’aménagement des voiries liés à l’arrivée du tram. Ce qui représente un engagement global de 1980 nouveaux logements en cinq ans à proximité du tram E, et une aide du SMTC de 11,5 M€.

Alors, si les travaux du tram E font désormais partie du paysage quotidien des habitants de l’agglo depuis près d’un an, les chantiers immobiliers poussent également comme des champignons. Avec une mention particulière pour Saint-Martin-le-Vinoux, qui a intégré très en amont l’arrivée du tram en lançant ses premiers projets bien avant la validation de la ligne de tram E. Sur cette petite commune (5400 habitants), on peut vraiment décrire la RD 1075 comme un “boulevard de l’habitat”. La remarque sera prochainement valable pour Saint-Égrève (16300 habitants), et il faudra attendre encore un peu pour Le Fontanil-Cornillon (2800 habitants).

La transformation sera sans doute moins frappante pour Grenoble, déjà fortement urbanisée (158200 habitants). Et, s’agissant des deux gros chantiers, en cours pour Jean-Macé et à venir pour l’Esplanade, « on les aurait faits même sans le tram, car on a besoin de logements, mais c’est vrai que la présence du tram ne fait que renforcer la cohérence du projet de l’Esplanade », note Philippe de Longevialle, adjoint (MODEM) au maire de Grenoble chargé de l’urbanisme. Une remarque qu’auraient sans doute pu faire à l’identique les maires des trois autres villes.

(Avec Le Dauphiné Libéré).

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Agglomération grenobloise : travaux du tram E, tout ce qui vous attend en 2012

Posted by ardsl sur 2 janvier 2012

Avec le début de la réalisation de la plateforme du tram et de la construction du pont sur l’Isère, entre autres, l’année 2012 sera chargée pour la ligne E. Explications.

C’est le moment des vœux. Alors, on souhaite une bonne année aux initiateurs du tram E et aux dizaines de milliers d’Isérois qui l’attendent, parfois avec impatience.

On souhaite aussi une bonne année aux quelques centaines de riverains qui, individuellement ou via une association ou une copropriété, ont déposé des recours en justice pour faire dérailler le tram E… ou ne manqueront pas de le faire dans les mois qui viennent.

Pour les uns comme pour les autres, 2012 sera une année décisive. Parce que c’est l’été prochain que débutera la construction de la plateforme du tram (dalle, rails, etc.), réalisation plus visible que les actuelles déviations des réseaux.

Pour le Syndicat mixte des transports en commun (SMTC), maître d’ouvrage du projet, cette nouvelle ligne sera plus facile à promouvoir auprès de la population au fur et à mesure qu’elle prendra physiquement forme.

Et les dizaines de milliers d’automobilistes qui sont régulièrement confrontés aux bouchons qu’aggravent forcément les chantiers du tram prendront d’autant plus facilement leur mal en patience qu’ils ressentiront la fin des travaux approcher… ou au moins le chantier avancer à un bon rythme.

L’année 2012 sera également décisive pour les recours en justice, en cours et à venir, car on suppose qu’il est plus aisé pour un juge de stopper un projet de tram avant la pose des rails et la réalisation des gros ouvrages d’art qu’après…

Bref, l’année 2012 sera décisive en ce sens qu’au fil des mois, on identifiera visuellement de mieux en mieux l’objet de ces chantiers. Parce que jusqu’à maintenant, du futur tram E, les automobilistes ne voient que des centaines de plots rouges et blancs répartis sur des dizaines de chantiers…

Et les bouchons ? Il devrait y en avoir autant en 2012 qu’en 2011. Mais, fin 2012, si tout va bien, on sera à mi-parcours de la réalisation du tram E.

La réalisation de la ligne de tram E devrait coûter 298 millions d’euros HT.

(Source : Le Dauphiné Libéré).

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Agglomération grenobloise : tour d’horizon des chantiers du tram E

Posted by ardsl sur 24 décembre 2011

Le Syndicat mixte des transports en commun de l’agglomération grenobloise (SMTC) a organisé une visite de plusieurs chantiers du tram E.

Plusieurs, car, en dehors des chantiers très ciblés, comme les démolitions de bâtiments, le déplacement des chaussées de l’ex-A 48 (qui s’appelle désormais RN 481, puisque ce n’est plus une autoroute) ou encore la réalisation d’un mur de soutènement contre la voie SNCF devant la mairie de Saint-Martin-le-Vinoux, il s’agit en fait de multiples chantiers de déviation des réseaux.

Par exemple, rien que pour Grenoble, de la Porte de France au cours de la Libération (Louise-Michel), il faut déplacer les réseaux (gaz, électricité, téléphone… mais pas l’assainissement, qui passe dans de très gros tuyaux inspectables de l’intérieur et qui sont situés près de 2 m sous la plateforme du tram) à une trentaine d’endroits différents. Et, à chaque fois, pour une “traversée” totale d’un trottoir à l’autre de Jean-Jaurès ou de Libération, il faut fractionner l’opération en 5 phases distinctes, afin de laisser à chaque fois la circulation libre dans les deux sens. Pas simple. Et tout ça va durer jusqu’à l’été prochain.

Le passage le plus compliqué : place Hubert-Dubedout

Bref, si ça bouchonne plus que d’habitude pour accéder à Grenoble ou y circuler, les explications ne manquent pas. C’est ce qu’ont souligné hier Michel Issindou, président du SMTC, Michel Destot, maire de Grenoble, et Jacques Chiron, vice-président du SMTC et adjoint au maire de Grenoble chargé des déplacements, entourés des responsables et techniciens du SMTC et de Territoires 38.

Au fil de la visite, on a ainsi appris que la RN 481 (ex-A 48) sera rendue à deux fois deux voies dès la mi-février, avec des chaussées un peu rétrécies (de 3,50 m à 3,20 m) et la suppression de la bande d’arrêt d’urgence ; la vitesse sera limitée à 70 km/h.

Au niveau de la circulation, ce n’est, d’après les élus, pas si catastrophique que ça. Il est vrai que, globalement, ça circule moins mal que redouté sur l’ex-A 48 malgré la mise à deux fois une voie un peu en amont de la Porte de France.

En revanche, certains carrefours (notamment Jaurès/Félix-Viallet et Jaurès-Berriat) posent de gros problèmes aux heures de pointe, ainsi que la place Dubedout, « parce la multiplicité des plots rouges et blancs désoriente les automobilistes », précise un technicien. Et c’est là qu’on redécouvre l’importance de l’humain : Jacques Chiron a eu l’idée, depuis quelques jours, de mettre ponctuellement, à ces carrefours stratégiques, du personnel municipal muni de sifflets, notamment pour indiquer aux automobilistes qu’il ne faut pas s’engager dans un carrefour dont l’accès est bloqué de l’autre côté. Et il paraît que ça marche… un peu. Bref, quand on est bloqué dans sa voiture, il faut toujours se dire que ça pourrait être pire…

(Source : Le Dauphiné Libéré).

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Agglomération grenobloise : le SMTC dans une situation financière délicate

Posted by ardsl sur 12 octobre 2011

Michel Issindou, président du Syndicat mixte des transports en commun (SMTC) de l’agglomération grenobloise, ne se cache pas derrière son petit doigt . Il déclare, dans Le Dauphiné Libéré du 12 octobre : « La situation est effectivement difficile mais sans être mauvaise ».

Le rapport provisoire de la Chambre régionale des comptes dit à peu près la même chose : « En dépit d’un encours de dette élevé, le SMTC dispose d’une situation financière saine. Mais, compte tenu des perspectives, sa situation financière n’est pas confortable ».

L’encours de la dette du SMTC s’élevait à 601,4 millions d’euros (M€) début 2011 (avec capacité de désendettement sur 14 années), soit moins que début 2010 (626 M€). C’est à partir des années 2005-2006 que la dette a commencé à crever le plafond. « Ça correspond au début des gros investissements pour les lignes de tram C et D, c’est assez mécanique. Et si notre endettement va baisser un peu pour descendre sous les 600 M€ à la fin de l’année, on sait qu’il va remonter avec la réalisation du tram E », poursuit le président Issindou. « Quand on construit un tram, les travaux sont grosso modo couverts à 80 % par l’emprunt, 10 % par l’autofinancement et 10 % par les aides de l’Etat » .

Cette situation financière difficile va inciter le SMTC à être très vigilant sur la délégation de service public (DSP) des transports en commun de l’agglo, actuellement assurée par la Semitag, et qui arrive à échéance mi-2013. « Cette DSP coûte près de 80 M€ au SMTC, donc si on gagne quelques millions, c’est autant d’autofinancement de gagné. On veut donc qu’il y ait une nouvelle DSP attractive, sachant qu’il nous faudra trouver un équilibre entre la qualité du service public à préserver et la bonne gestion de notre budget. On fait donc tout un travail qui permettra d’exploiter le réseau à des coûts constants, voire moindres, sans pour autant dégrader le service ».

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