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Posts Tagged ‘SNCF Voyages’

Le car en passe de concurrencer le train ?

Posted by ardsl sur 8 octobre 2012

Un car Starshipper à Chambéry. Photo : Alain Caraco. Sur la relation Lyon Part-Dieu – Turin, le car a déjà remplacé le train. L’offre routière du TER est complétée par une offre privée depuis juillet 2012.

Dépassé l’autocar ? La législation qui autorise le cabotage sur les liaisons internationales pour les transporteurs devrait lui donner une seconde vie. Eurolines et Mégabus se sont déjà lancés sur le créneau. Mais aussi SNCF qui, avec ses iDBUS, vient concurrencer ses propres trains. Sans compter les considérations budgétaires qui vont œuvrer à la réhabilitation du car dans les transports en région. Explications.

La France ouvre la voie à la libéralisation des bus longue distance

Pendant longtemps, le transport intérieur par autocar sur des liaisons régulières de longue distance était interdit en France. Du coup, il était impossible de prendre un car à Rennes pour se rendre à Paris. Et le client d’un autocar reliant Paris à l’Allemagne n’était pas autorisé à descendre en chemin à Strasbourg. Depuis 2009, la législation a changé et le cabotage sur les liaisons internationales est autorisé pour les transporteurs, à condition toutefois qu’il représente moins de 50% de leur trafic et de leur chiffre d’affaires. L’idée d’une libéralisation totale des dessertes nationales, souhaitée de longue date par les professionnels, avait en revanche à l’époque été retoquée, le gouvernement trouvant le développement du car peu compatible avec le Grenelle de l’environnement. Mais elle pourrait bien ressortir des cartons. Fin 2011, le gouvernement Fillon avait même annoncé le préparation d’un projet de loi en ce sens qui n’a finalement pas été présenté. Cette nouvelle donne crée une concurrence pour les trains SNCF… Et offre une nouvelle jeunesse au car, moins rapide, mais plus économique et susceptible notamment de séduire une clientèle jeune. Un mode de transport jusqu’à présent un peu laissé de côté dans l’Hexagone.

Les transporteurs s’organisent

Acteur de longue date du transport par autocar en Europe, Eurolines, filiale de Veolia Transdev, a été le premier à se lancer sur ce nouveau créneau du cabotage, à l’été 2011, en proposant une desserte française sur ses grands trajets internationaux. Au menu dans un premier temps, des Caen – Paris, Rouen – Paris, Rennes – Paris, Rennes – Rouen, Nantes – Paris et Angers – Paris, dans le cadre de voyages du Grand-Ouest vers l’Europe de l’Est. Eurolines a ensuite multiplié les lancements de lignes (il a demandé 500 liaisons à l’Etat et en a obtenu 230, soit 115 destinations aller-retour). Il prévoit de franchir la barre des 50000 passagers transportés à fin 2012. En avril 2012, Mégabus, filiale du groupe britannique Stagecoach, a lancé à son tour une offensive choc, en proposant des Londres – Paris à partir de 1€, à bord d’une flotte d’autocars flambant neuve. Avec dans l’idée, à terme, de faire de l’ombre à Eurostar, filiale de SNCF à 55%.

SNCF lance sa contre-attaque

De son côté, SNCF n’entend pas rester sans réagir. Pour couper la route à Eurolines et Mégabus, mais aussi pour prendre des parts de marché à la voiture, la compagnie ferroviaire annonce, en avril 2012, qu’elle lancera l’été suivant un service de desserte longue distance par autocar. Quitte à concurrencer ses propres trains… « Nous espérons être prêts pour les Jeux Olympiques de Londres », note Barbara Dalibard, directrice générale de SNCF Voyages. « Nous travaillons au lancement d’une offre de qualité, confortable et populaire, sur les trajets internationaux« , explique-t-elle. « Le projet est d’ouvrir un hub à Lille, à partir duquel nous desservirons les grandes capitales européennes : Paris, Londres, Bruxelles et Amsterdam dans un premier temps« . Le 23 juillet, SNCF lance ses iDBUS, une flotte de 46 autocars dotés de places spacieuses, de sièges inclinables et équipés d’une prise électrique, et même d’un réseau WiFi. Les tarifs sont économiques -ils s’échelonnent par exemple de 49€ à 65€FN pour un Paris – Londres. Inquiet de l’arrivée de SNCF sur son territoire et de sa puissance de feu, en terme de publicité et de marketing notamment, Eurolines entend résister grâce à une politique de prix encore plus attractive.

En région aussi, le retour en grâce de l’autocar est programmé

L’autocar est aussi appelé à revenir sur le devant de la scène pour des raisons économiques. Les régions, étranglées budgétairement, vont sans doute être obligées de délaisser les liaisons ferroviaires les moins fréquentées au profit des cars. C’est ce que redoute la Fédération nationale des associations des usagers des transports (FNAUT) qui estime que le train peut et doit rester la référence en matière de transport express régional (TER) de voyageurs. SNCF se prépare à ce scénario. Ce sont aussi des raisons budgétaires qui poussent Vinci et Veolia Transdev à proposer la mise en place de lignes d’autocars express circulant sur les autoroutes. Elles permettraient d’améliorer, à coûts réduits, la desserte des zones les plus éloignées des grandes agglomérations, particulièrement en Île-de-France.

Le nouveau ministre délégué aux Transports est-il favorable au développement de l’autocar comme alternative au train ? Interrogé début octobre 2012, Frédéric Cuvillier déclare : « je n’y suis pas hostile, sous réserve que le critère soit la qualité de service rendue aux usagers. L’objectif est d’irriguer tout le territoire. On ne peut mettre des trains partout si les infrastructures et les conditions économiques ne sont pas satisfaisantes. Le sujet est le même pour les liaisons interrégionales : tout le monde n’a pas besoin du même mode de transport. L’important, c’est de répondre aux besoins de chacun ».

(Avec lesechos.fr).

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SNCF se fixe l’objectif de baisser ses prix en réduisant ses coûts

Posted by ardsl sur 25 septembre 2012

Dans un contexte de crise, SNCF affiche l’ambition de baisser ses tarifs à l’horizon 2020 en diminuant ses coûts, notamment énergétiques, en renouvelant sa gamme de réductions et en élargissant, parallèlement au rail, son offre routière.

« On doit aujourd’hui produire le service public moins cher. Nous devons être capables de baisser nos prix et pour baisser nos prix, il faut baisser nos coûts« , a souligné le président de SNCF Guillaume Pépy en clôturant un séminaire de presse organisé à Berlin.

« C’est un chantier essentiel dans les années de crise qui sont devant nous« , a-t-il résumé.

Depuis dix ans, les dépenses de consommation des ménages en transports ont progressé de 31%, et de 60% pour les services de transports collectifs, souligne l’entreprise publique.

« Cette forte demande de mobilité survient à un moment où les pouvoirs publics ont moins d’argent pour financer les politiques de transports et où les individus ont un budget de plus en plus contraint« , analyse Sophie Boissard, directrice générale déléguée de SNCF.

Pour la dirigeante, SNCF doit donc « produire de la mobilité à un meilleur prix sous peine d’avoir à réduire son offre« . Pour y parvenir, elle prévoit de refondre sa gamme d’offres avec notamment le lancement de produits Éco.

Ce travail a déjà commencé avec la branche SNCF Voyages et le programme grande vitesse Éco qui donnera accès, chaque année, à un million de places à moins de 25€ sur TGV. « Nous l’avions fait avec le Corail, nous allons le faire sur le TGV et nous le ferons sur les TER si les régions le souhaitent« , a annoncé Guillaume Pépy.

SNCF va aussi engager une réflexion sur la bonne combinaison, « le bon mix« , entre les différents modes de transports : trains, bus ou transport à la demande, a expliqué Sophie Boissard.

Pas d’impact sur l’emploi

Le groupe a lancé cet été des lignes d’autocars low cost iDBUS vers Londres et le nord de l’Europe, via son hub situé à Lille (un second hub doit être mis en service à Lyon en novembre).

Une première étape qui pourrait le conduire à transférer vers la route des liaisons ferroviaires nationales ou régionales peu rentables.

La politique de réduction des coûts ne devrait pas affecter l’emploi. Le groupe SNCF (250000 salariés) a prévu d’embaucher en 2012 10000 personnes, dont plus de la moitié (5300) pour l’établissement public (ÉPIC), l’entreprise historique SNCF (156000 cheminots).

Quelque 500 jeunes seront aussi recrutés, dans le cadre des emplois d’avenir mis en place par le gouvernement.

« Les effectifs sont désormais stables« , a assuré le directeur des ressources humaines François Nogué, ajoutant que « dans l’avenir, le levier de productivité ne passera pas par des suppressions de postes« .

Le groupe, qui veut porter son chiffre d’affaires de 34 à 40 milliards d’euros en 2017, entend tirer ses économies du déménagement en 2013 du siège de Paris-Montparnasse vers Saint-Denis, censé épargner 10 millions d’euros de loyer par an, ainsi que d’une politique d' »optimisation des achats« .

SNCF prévoit aussi d’être moins gourmande en énergie, alors qu’elle anticipe une hausse de 7% par an du prix de l’électricité, et veut « doubler la part des énergies renouvelables (…) de 12 à 24% » dans sa consommation énergétique, largement dominée actuellement par le nucléaire (65%).

Guillaume Pépy a aussi réaffirmé les priorités du groupe depuis cinq ans : le réseau existant et la remise à niveau des trains de la vie quotidienne, « qui répond à la question que 100% des clients nous posent : pourquoi tout n’est pas comme le TGV ?« .

« Nous sommes des militants du réseau existant par rapport à l’extension des nouvelles lignes, que cela soit en Île-de-France ou à grande vitesse« , a insisté Guillaume Pépy.

(Avec AFP).

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SNCF : la carte 12-25 remplacée par des cartes 12-17 et 18-27

Posted by ardsl sur 24 septembre 2012

Des nouvelles cartes de réduction destinées aux jeunes seront lancée mardi 25 septembre par le transporteur.

Ces nouvelles cartes font suite au succès populaire qui avait suivi le lancement de la carte 12-30, l’an dernier (500000 exemplaires vendus en quelques semaines).

Une carte attendue

Une nouvelle offre SNCF, admettons-le, c’est tout sauf une surprise : la carte 12-30 ans avait été un succès. À l’époque, souvenez-vous, Barbara Dalibard, la directrice générale de SNCF Voyages, se félicitait : « on voulait faire un test d’appétit de nos clients pour une carte type 12-30. En analysant les résultats, nous allons revoir notre offre de cartes pour les jeunes. On va voir comment on va pouvoir élargir notre offre de cartes et réfléchir aux types de services que l’on peut apporter à nos clients au travers de cette carte. »

Puis, au fur et à mesure des mois, SNCF a égrèné quelques indices quant à cette fameuse nouvelle « offre de cartes pour les jeunes ». Pour avoir les infos, il fallait écouter attentivement la radio officielle SNCF. Le 20 juin, Guillaume Pépy, le président de la SNCF, révélait : « en septembre, on annoncera une bonne nouvelle. On n’ira pas jusqu’à 30 ans, mais on ira un petit peu plus loin que les 25 ans. »

SNCF lance donc mardi 25 septembre deux nouvelles cartes de réductions destinées aux jeunes, 12-17 ans et 18-27 ans, dans une gamme renouvelée et censée répondre « aux attentes de chaque âge de la vie« .

La carte 12-25 ans, mise en circulation en 1997, est donc scindée en deux nouvelles cartes, la carte 12-17 et la carte 18-27 offrant toujours les mêmes réductions, allant de 25% à 60% pour un abonnement annuel inchangé à 50 euros, mais avec des services adaptés à chaque tranche d’âge.

La carte 18-27 donnera désormais accès, tous les mois, à 10000 billets à petits prix disponibles quelques heures avant le départ des trains.

La carte « Enfant + » donne droit à des réductions de 25% à 50% pour l’enfant jusqu’à 12 ans et quatre accompagnateurs. Conçue pour des voyages en famille, elle offrira désormais une réduction de 20 euros par an sur les services de TGV Family (espace d’animation dédiés aux familles).

Accessible à partir de 60 ans, la carte « Senior + » permettra à ses détenteurs de voyager avec 40% de réduction sur la 1ère classe, contre 25% jusqu’ici, « sur tous les trains, tout le temps et en tout lieu« , a assuré Barbara Dalibard.

Les 5 nouvelles cartes

Ma Carte de Réduction Enfant + (75€)

Cette carte, conçue pour voyager ensemble jusqu’à 5 personnes (l’enfant de moins de 12 ans et jusqu’à 4 accompagnateurs), permet de bénéficier de réductions de 25% à 50% sur tous les trains. Elle offre un nouvel avantage exclusif : 20€ de réduction par an sur TGV Family, mais également des réductions au Bar TGV, avec 15% sur une sélection de menus du Bar TGV ou de la restauration ambulante Intercités, et le Menu Enfant à 5€.

Ma Carte de Réduction Jeune 12-17 (50€)

Les 12-17 auront la possibilité de voyager avec des réductions allant de 25 à 60%. De plus, ils pourront bénéficier de réductions dans le domaine du sport et des loisirs : grâce à un nouveau partenariat avec l’UCPA, les porteurs de cette carte auront 5% de réduction toute l’année sur les séjours sportifs UCPA en France et à l’étranger. SNCF souhaite également proposer des rencontres avec les athlètes SNCF. D’autre part, la carte offre 15% sur une sélection de menus du Bar TGV ou de la restauration ambulante Intercités, et le Menu Malin ne coûte que 6 euros.

Ma Carte de Réduction Jeune 18-27 (50€)

Cette carte, tant attendue par les + de 25 ans qui avaient déjà profité de l’édition limitée « 12-30 », permettra désormais aux voyageurs, jusqu’à la veille de leur 28 ans, de profiter de réductions allant de 25 à 60% ! Des offres « dernière minute carte Jeune » seront également proposées : ces billets (non échangeables et non remboursables) seront accessibles uniquement sur internet quelques jours avant le départ. Sur TGV, les Prem’s Dernière Minute disparaissent en tant que tels, car ils sont désormais réservés aux porteurs de cartes Jeune 12-17 ou 18-27. La carte offre 15% de réduction sur une sélection de menus du bar TGV ou de la restauration ambulante Intercités, et le Menu Malin ne coûte que 6 euros.

Ma Carte de Réduction Week-End (75€)

La carte de réduction Week-end, accessible à tout âge, permet de bénéficier de prix réduits toute l’année (25 à 50%). Il suffit de passer une nuit du week-end sur place (vendredi, samedi ou dimanche soir) ou de faire un aller-retour sur la journée du samedi ou du dimanche, pour pouvoir bénéficier de réductions. Nouvel avantage exclusif : la carte offre la possibilité à un accompagnateur de bénéficier des mêmes réductions que son porteur. Cette carte offre 15% de réduction sur une sélection de menus du bar TGV ou de la restauration ambulante Intercités, pour le titulaire de la carte et celui qui l’accompagne.

Ma Carte de Réduction Senior + (65€)

La carte de réduction Senior+ est accessible dès 60 ans et permet de voyager avec des réductions allant de 25 à 50% en 2nde classe, et de 40 à 50% en 1ère classe. Sur TGV, Intercités ou TER . D’autre part, la carte offre 15% sur une sélection de menus au Bar TGV ou en restauration ambulante Intercités.

(Avec lyonmag.com, streetpress.com et rhone-alpes.france3.fr).

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iDBUS débarque en Rhône-Alpes

Posted by ardsl sur 24 septembre 2012

Les cars Starshipper (ici à Chambéry) qui relient Lyon à Turin depuis le 6 juillet 2012 devraient bientôt être concurrencés par des cars iDBUS. Photo : Alain Caraco.

SNCF annonce le lancement d’une nouvelle plateforme d’autocars low-cost IDBUS à Lyon. Les premiers autocars iDBUS pourraient circuler en Rhône-Alpes dès novembre 2012. Sur quelles destinations ? Mystère pour l’instant. Décryptage de cette annonce par l’ARDSL.

iDBUS fonctionne depuis le 23 juillet 2013 en reliant Londres, Bruxelles ou Amsterdam à Paris et à Lille.

« En deux mois de fonctionnement, nous avons vendu 27000 billets, c’est à dire touché 16000 voyageurs« , annonce Barbara Dalibard, la directrice générale de la branche SNCF Voyages. La plupart des clients ont donc effectuer un trajet aller et retour. Le taux de remplissage s’élève en moyenne à 79%. « C’est une surprise de constater que plus de 50% des clients n’utilisaient jusqu’alors pas les transports collectifs« , commente Barbara Dalibard. Autrement dit, un client d’iDBUS sur deux n’était jamais monté dans un autocar, ni à bord d’un train.

Dans la foulée de ce démarrage encourageant, SNCF qui se découvre des talents d’autocariste confirme la poursuite de la montée en cadence d’iDBUS, avec à partir du 15 octobre, une augmentation du nombre de liaisons vers les capitales d’Europe du Nord (Londres, Amsterdam et Bruxelles), soit 19 rotations quotidiennes, contre 9 actuellement.

Cap sur l’Italie

« Fin 2012, nous ouvrirons un deuxième hub à Lyon« , indique Barbara Dalibard. Mais concurrence oblige, motus et bouche cousue sur les destinations envisagées. La Suisse, l’Italie, l’Espagne ? Réponse sans doute dans le courant de l’automne.

Des destinations en Suisse, cette hypothèse parait pour le moins farfelue. Cela reviendrait en concurrencer directement la relation TER Lyon – Genève, largement subventionnée par la Région Rhône-Alpes.

Des destinations en Italie, cette hypothèse parait quasi certaine. La Région Piémont s’est désengagée du financement des cars TER Lyon – Chambéry – Turin. La Région Rhône-Alpes pourrait en faire de même. Ainsi la desserte TER Lyon – Chambéry – Turin assurée par autocars pourrait disparaître à compter du 9 décembre 2012. L’exploitant de cette relation, Les Courriers Rhodaniens (membre de Réunir et donc concurrent direct de Keolis), n’a même pas attendu cette date pour lancer des relations Lyon – Chambéry – Turin à ses risques à périls. Il s’agit des cars Starshipper, qui roulent depuis le 6 juillet 2012 (lire). Cette relation connaît un démarrage délicat, selon nos informations (lire).

Visiblement, le groupe SNCF n’entend pas laisser la route libre à Starshipper. Elle devrait donc lancer ses iDBUS entre Lyon, Chambéry et Turin.

Cette offre iDBUS ne concurrencerait pas directement l’offre ferroviaire de SNCF. En effet :

  • il n’existe aucune offre ferroviaire directe entre Lyon Part-Dieu et Turin. Les voyageurs lyonnais voulant se rendre en train à Turin doivent emprunter un TER jusqu’à Chambéry, puis un TGV.
  • les TGV Paris – Milan ne desserviront pas Saint-Éxupéry pendant plusieurs mois en 2013 en raison de travaux entre Grenay et Saint-André-le-Gaz (lire). Ils seront détournés par Bourg-en-Bresse, Culoz et Aix-les-Bains.
  • l’offre ferroviaire entre Chambéry et Turin ne comprend que 3 allers-retours quotidiens.

Autrement dit, le lancement d’iDBUS sur la relation Lyon – Turin ne devrait pas entraîner de report modal du rail sur la route, mais une diminution du transport individuel motorisé au profit d’un développement du transport collectif routier. Pour remplir ses iDBUS Lyon – Turin, le groupe SNCF pourra s’appuyer sur la force de vente de voyages-sncf.com, qui ignore les offres concurrentes.

Une telle stratégie du groupe SNCF en dit long sur l’absence d’ambitions ferroviaires de SNCF sur les relations Lyon – Chambéry – Turin. Ce qui n’est pas une surprise pour l’ARDSL qui s’est heurté aux refus de Guillaume Pépy (président de SNCF) et Josiane Beaud (directrice SNCF en Rhône-Alpes) en la matière.

Il s’agit aussi pour le groupe SNCF de prendre une longueur d’avance sur Veolia Transdev et Trenitalia qui annoncent leur volonté de mettre en place de 2 à 3 allers quotidiens entre Lyon, Aix-les-Bains, Chambéry, Modane, Bardonecchia, Oulx et Turin depuis plusieurs années. Des annonces qui jusqu’à présent sont restées sans lendemain !

Et l’Espagne ?

Les seules relations ferroviaires directes entre Rhône-Alpes et l’Espagne sont actuellement assurées par l’intermédiaire des TGV Paris – Figueras desservant Valence TGV. Autrement dit, bien peu de Rhônalpins prennent le train pour se rendre en Espagne. La route et les compagnies aériennes sont ultra-dominantes sur ce marché.

Le lancement d’une desserte iDBUS Lyon – Barcelone serait avant tout pour l’instant au moyen pour le groupe SNCF de concurrencer Eurolines.

Mais l’ouverture de la LGV Figueras – Barcelone courant 2013 devrait changer la donne. SNCF et RENFE ont constitué une filiale commune, Gala, chargée d’exploiter les nouvelles dessertes transfrontalières. Deux allers-retours en AVE sont prévus entre Lyon et Barcelone. Un aller-retour sera même proposé entre Genève et Madrid. Valence TGV disposera de plusieurs relations quotidiennes avec Barcelone et Madrid. (Lire à ce sujet notre article complet sur la future desserte Genève – Lyon – Valence TGV – Barcelone). Cette LGV mettra Lyon à moins de 4h30 de Barcelone, rendant le train plus concurrentiel face à l’avion ou à la route.

iDBUS pourrait éventuellement proposer des dessertes Milan – Barcelone et Genève – Barcelone alors que les trains hôtels Élipsos (opérés par SNCF et RENFE) vont disparaître (lire).

Des cars construits par Irisbus

Le constructeur Irisbus, l’un des fournisseurs d’iDBUS, doit d’ailleurs dévoiler dans les prochains jours à Annonay (Ardèche) les autocars qu’il livrera à SNCF pour accompagner la croissance de son client.

(Avec AFP, mobilicites.com et rhone-alpes.france3.fr).

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voyages-sncf.com veut s’étendre en Europe

Posted by ardsl sur 20 septembre 2012

L’agence de voyages a annoncé vouloir déployer sa marque en dehors des frontières françaises et s’étendre aux autres marchés européens pour devenir “le leader de la distribution ferroviaire”. Elle remplace et s’affiche à compter du 20 septembre, sur les autres sites SNCF à l’étranger utilisés jusqu’à présent, tgv-europe.com en Europe, et raileurope.co.uk au Royaume-Uni.

Cette nouvelle dimension répond à l’ouverture des marchés en Europe, à l’évolution des modes de consommation et à l’influence des grands acteurs du digital qui transforment le marché du e-tourisme”, explique un communiqué. L’annonce a été faite par Barbara Dalibard, directrice générale de SNCF Voyages, et Yves Tyrode, directeur général de voyages-sncf.com à l’occasion d’un salon spécialisé sur le transport ferroviaire à Berlin, InnoTrans.

Pour “devenir un acteur référent du e-travel face à une concurrence mondiale menée par des acteurs puissants”, voyages-sncf.com souligne pouvoir compter sur dix sites web, des applications mobiles en six langues, six boutiques et un service intégré de call center.

(Avec pros-du-tourisme.com).

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SNCF : les ventes en agences progressent de 2,8% au 1er semestre

Posted by ardsl sur 20 septembre 2012

Après une hausse de 3,5% en 2011, les ventes SNCF dans les agences de voyages se maintiennent avec une nouvelle progression de 2,8% au premier semestre 2012. « Ce résultat provient de la bonne tenue des ventes affaires malgré un renforcement du contrôle des budgets par les entreprises« , analyse Barbara Dalibard, directrice générale de SNCF Voyages.

La part de marché des agences dans le voyage d’affaires progresse. Les ventes SNCF ont notamment été dopées par l’ouverture de la LGV Rhin – Rhône qui a entraîné de fortes progressions sur Lyon – Strasbourg, Paris – Belfort, Paris – Zurich … À l’international, si Thalys sourit (+10% sur Amsterdam), Eurostar pleure (-4%) en raison de la crise qui touche les trafics dans le secteur bancaire entre Londres et le Vieux Continent. Enfin, les ventes de billets TGVAir sont à nouveau en forte progression après une hausse de 20% en 2011.

Les ventes aux tarifs Pro continuent toutefois de baisser, se situant à 71% (-1,3 point). Les ventes de billets de première classe sont également en retrait de 1 point à 42%. Si la vente de billetterie loisir demeure plus difficile, ne représentant plus que 15% des ventes, la part de marché des agences au global reste stable à 19% des ventes de la SNCF. Le cap de 1,3 milliard d’euros de volume d’affaires devrait être franchi contre 1,255 milliard en 2011. Effet d’un marché arrivant à maturité et de la crise en France, la progression des agences en ligne est pour sa part tombée à 10%.

(Avec pros-du-tourisme.com).

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Nominations au sein de SNCF Voyages

Posted by ardsl sur 19 septembre 2012

Jean-Yves Leclercq a été nommé, au 1er septembre 2012, Directeur Europe & Développement International de la branche SNCF Voyages. Gwendoline Cazenave lui succède à la Direction Finance Stratégie Juridique.

Jean-Yves Leclercq (43 ans, ÉNS, ÉNSAE) succède à Frank Bernard, il sera en charge du pilotage et du développement des activités européennes de transport ferroviaire à grande vitesse de SNCF. Il quitte le poste de directeur de la Direction Finance Stratégie Juridique à SNCF Voyages qu’il occupait depuis septembre 2008. Durant quatre ans, il a conduit la transformation du pilotage économique de la branche avec notamment la mise en place des axes TGV et a engagé la refonte de son modèle économique.

Frank Bernard, a passé six ans à la tête de la Direction Europe et Développement International, où il a apporté à la branche une forte croissance sur ce périmètre et une présence plus structurée, tout en développant des partenariats européens rentables et en prenant des participations voire en exploitant en direct des dessertes internationales. Il va désormais se consacrer au pilotage de grands projets internationaux.

Gwendoline Cazenave est nommée, depuis le 3 septembre, directrice de la Direction Finance Stratégie Juridique en remplacement de Jean-Yves Leclercq. Pour ses nouvelles fonctions, elle s’appuiera sur différentes expériences menées notamment comme Directrice Déléguée TER de la région Bretagne puis en qualité de Directrice de la Stratégie de la Branche Proximités.

(Source : deplacementspros.com).

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SNCF lance un m-billet pour le TGV Pro

Posted by ardsl sur 19 septembre 2012

Après avoir créé en début d’année une «business unit» dédiée aux pros, Barbara Dalibard reconnait que le marché du voyage d’affaires est «une cible très importante» qui mérite des services spéciaux pour justifier, au-delà de leur flexibilité, le niveau des billets «pros». Elle lance mercredi 19 septembre le m-ticket, billet directement affichable sur les smartphones.

TGV Pro renforce son offre avec pour objectif de « faire gagner du temps » à la clientèle des voyageurs d’affaires. La nouvelle application disponible à partir de mercredi 19 septembre permet d’échanger son e-billet sur son mobile aux tarifs pro en 1ère et 2nde classe mais aussi de passer au m-billet, accessible directement sur le téléphone portable (iPhone, Blackberry et Android). La formule permet de stocker directement le e-billet sur le smartphone avec un contrôle direct du téléphone par le contrôleur. Le m-billet est notamment disponible pour l’heure sur certaines destinations :

  • Paris – Lyon
  • Paris – Aix-en-Provence TGV
  • Paris – Marseille
  • Paris – Montpellier
  • Paris – Nîmes
  • Paris – Avignon TGV
  • Paris – Valence TGV
  • Paris – Clermont-Ferrand
  • Paris – Nevers
  • Paris – Milan.

Le m-Billet s’accompagne d’un nouveau service d’indication de la voie du train directement sur le smartphone du voyageur avant le départ.

Les pros, une cible privilégiée

L’annonce de la mise en place de ce m-billet s’est fait à l’occasion du salon professionnel du tourisme, l’IFTM Top Resa. Le marché est essentiel pour les agences de voyage puisque 85% de la billetterie SNCF qu’elles réalisent est professionnelle. Ces agences représentant 19% de la distribution de la compagnie ferroviaire (1,3 milliards d’euros, projection 2012), on peut ainsi estimer sans beaucoup se tromper que le marché pro vaut au moins 85% de ce montant soit environ 1,1 milliards d’euros. Sans compter les achats directs des voyageurs d’affaires en gare ou sur Internet. Une paille. De quoi justifier les efforts annoncés sur cette «cible» par Barbara Dalibard, directrice générale de SNCF Voyages qui, après avoir créé un groupe de travail dédié au début de l’année, compte exploiter ce «champ de développement marketing produit». Pour l’heure, 71% des clients des agences de voyage prennent du tarif pro, parce qu’il correspond en fréquence et en flexibilité à leurs besoins. Mais la tendance est en très légère baisse en 2012 (-1,3%) et SNCF considère que le service doit être à la hauteur du prix pour justifier sa différence. Un effort devrait être fait pour un meilleur accompagnement en gare d’ici a fin de l’année et 2013 devrait marquer le lancement de nouvelles options comme la restauration, qui pourrait devenir disponible sur réservation via mobile. SNCF Voyages envisage par ailleurs l’extension de la garantie voyages pour les pros.

(Avec deplacementspros.com).

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SNCF dévoile ses nouvelles cartes de fidélité

Posted by ardsl sur 24 mai 2012

L’entreprise lance le 31 mai un système similaire à celui proposé par les compagnies aériennes.

«Voyageur», tout simplement ! SNCF n’a pas eu besoin de longues séances de brainstorming pour trouver un nom au programme de fidélité qu’elle lancera le 31 mai. Dorénavant, tous les clients SNCF auront la possibilité de devenir gratuitement des membres du programme de fidélité et des titulaires d’une carte Voyageur qui servira aussi de titre de transport sur les trains Intercités et TGV. Le programme fonctionnera aussi sur des trajets internationaux, avec Eurostar, Thalys, Lyria…, les filiales de SNCF. En revanche, les voyages en iDTGV ne seront pas pris en compte.

«Ce qui intéresse les clients, c’est de pouvoir convertir leurs points de fidélité dans des voyages ou des services liés au train», résume Barbara Dalibard, directrice générale de SNCF Voyages. Un critère que ne remplissait pas le programme multimarque S’Miles, partagé avec Les Galeries Lafayette et Monoprix notamment, et que SNCF a décidé de quitter en janvier dernier. Sur les 21 millions d’adhérents, seulement 2,3 millions avaient en effet profité des services offerts par l’opérateur ferroviaire. « Le programme S’Miles était complexe et difficile à utiliser pour les clients de la SNCF« , remarque Bertrand Le Moigne, consultant chez SIA Conseil. « Il n’était pas possible d’obtenir un billet gratuit aux périodes de pointe, et, souvent, les clients ne parvenaient pas à accumuler assez de points. » Cette fois, une palette de «récompenses», pour l’essentiel liées au train, sera proposée aux voyageurs. Les plus fréquents se verront offrir des services spécifiques – salons d’attentes, files réservées, réductions en partenariat avec Avis ou Accor… – qui leur rappelleront ceux que proposent les compagnies aériennes.

Mieux connaître les clients

Ce nouveau programme illustre un vrai changement dans la stratégie commerciale de la SNCF. «L’évolution du métier de cheminot, c’est d’apporter encore plus de valeur ajoutée aux clients à bord et de prendre en compte le fait que certains sont de grands voyageurs et des clients ­fidèles», explique Barbara Dalibard, qui rappelle que 30000 personnes ont été formées en interne à l’utilisation des nouvelles cartes Voyageur.

Outre les services offerts aux plus fidèles, ce programme va permettre à SNCF de mieux connaître ses clients et de personnaliser ses offres. Jusqu’à présent, l’opérateur ferroviaire jonglait avec différentes cartes payantes : Grand voyageur, Senior, 12-25, Enfant +… À présent, tous ces programmes et toutes les données seront fondus dans une seule plate-forme informatique qui réunira l’ensemble des informations sur les clients de la SNCF. «Ce nouveau programme de fidélité s’ajoute à la garantie Voyage que nous avons lancée il y a un mois et demi, explique la directrice de la branche Voyage. Ces deux engagements vont permettre de renforcer les relations entre la SNCF et ses clients.» Prochaine étape : faire entrer les «voyageurs du quotidien» dans la danse.

Questions à Barbara Dalibard, directrice générale de SNCF Voyages

Pourquoi avoir quitté S’miles ?

« S’miles permettait de bénéficier de produits et de services sans rapport avec le train. Nous avons voulu construire un nouveau pilier de notre relation client avec une carte gratuite qui servira aussi de billet de train. »

À quels services cette carte donnera-t-elle accès ?

« D’abord elle permettra de bénéficier de réductions et de billets gratuits. Les voyageurs qui ont effectué 10 trajets bénéficieront de 10% de réduction sur leur prochain parcours et 20% pour 20 trajets. Pour les plus fréquents, ils cumuleront des points donnant droit notamment à des allers-retours. Des guichets leur seront dédiés dans les grandes gares, et l’accès aux salons leur sera ouvert. Les points de fidélité pourront aussi être convertis en services en boisson au bar ou en jeux et en musique téléchargeables. »

Comment passez-vous d’un système à l’autre ?

« Les 2,3 millions de clients SNCF bénéficiaient du programme S’miles. Les 750000 voyageurs les plus fréquents recevront automatiquement leur nouvelle carte, au plus tard le 6 juin, créditée des points acquis. Pour ceux qui voyageaient occasionnellement, nous les avons tenus informés au cours des derniers mois qu’ils devaient convertir leurs points avant le 25 mai. »

Réactions à la nouvelle offre SNCF

Un effort louable de remise à plat, mais une offre encore complexe et pas assez grand public : les associations de voyageurs ont réservé un accueil mitigé au nouveau programme de fidélité présenté jeudi 24 mai par SNCF.

« C’est une remise à plat de l’offre fidélité, on ne peut que l’apprécier« , juge Fabrice Michel, porte-parole de la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (FNAUT). « Mais la SNCF a tendance à vouloir trop concurrencer l’avion et moins l’automobile. C’est regrettable« , ajoute-t-il.

Les bénéficiaires de ce nouveau programme devront choisir parmi quatre statuts, chacun disposant d’une carte, selon la fréquence de leurs déplacements : Voyageur (occasionnels), Grand Voyageur et Grand Voyageur Plus (fréquents) et Grand Voyageur Le Club (très fréquents).

« Il faut y réfléchir à deux fois pour savoir dans quelle case rentrer« , estime Thierry Saniez, délégué général de l’association Consommation, logement, cadre de vie (CLCV). « On ne voit pas concrètement de quoi on va pouvoir profiter. Cette offre fidélité est à l’image de la tarification complexe proposée par la SNCF« , ajoute-t-il.

Pour tous les porteurs d’une carte, des réductions de 10% sont prévues après dix trajets (soit cinq allers-retours) et de 20% après vingt trajets, à valoir sur un trajet de leur choix.

« Plus les clients voyagent, plus ils accèdent rapidement aux statuts supérieurs et peuvent bénéficier de services SNCF et d’avantages supplémentaires« : accès à un catalogue cadeaux, bons d’achat à valoir sur certains services (bagages à domicile, restauration à bord…), a indiqué SNCF dans un communiqué.

« Pour les clients les plus fréquents, des services pour améliorer le confort tel que l’accès aux salons SNCF Grand Voyageur » sont prévus.

« Voyageur repose sur une double logique de récompense pour tous les voyageurs et de reconnaissance pour les clients les plus fréquents« , fait valoir l’entreprise publique.

Les associations de voyageurs regrettent cependant l’exclusion des TER, Transilien et iDTGV du programme. « Comme d’habitude, cette offre est réservée aux grandes lignes. Le TER est un peu le parent pauvre de ces annonces« , a souligné Fabrice Michel.

L’incorporation dans les cartes de fidélité des billets électroniques (e-billet) du voyageur, qui n’aura plus besoin d’imprimer ou de composter, est en revanche accueillie favorablement par Fabrice Michel, qui a salué cette « simplification » et a réclamé une « généralisation du e-billet« .

Thierry Saniez note pour sa part que cette offre est « très orientée vers les internautes« . « La moitié de la population, voire plus, n’est ni mobile, ni internaute et la majorité va encore en gare« , souligne-t-il

« Attention à ce que les avantages donnés à certains ne se fassent pas au détriment du prix du billet pour tous« , a-t-il prévenu.

(Avec Le Figaro et lamontagne.fr).

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Les secrets de la patronne de SNCF Voyages

Posted by ardsl sur 4 mai 2012

PORTRAIT- La scientifique Barbara Dalibard sait se fondre dans la foule pour capter les attentes des voyageurs et des cheminots.

Comme toujours au début des vacances scolaires, Barbara Dalibard est discrètement passée gare de Lyon, à Paris, observer la marée des grands départs, vendredi 13 avril. Anonyme… mais avec un gilet rouge « SNCF Assistance » sur le dos. Donc corvéable à merci. « Un jour, une vieille dame m’a traitée d’incompétente parce que je ne pouvais pas lui indiquer l’arrêt du bus« , se souvient, sourire en coin, la directrice générale de SNCF Voyages, 7,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2011. Anonyme aussi parmi les 30000 cheminots qu’elle dirige et qui ne s’intéressent pas toujours à leur hiérarchie. « La dernière fois, j’ai entendu derrière mon dos un cheminot qui murmurait mon nom à un autre, pour le prévenir. Et l’autre de lui répondre: Barbara QUI? »

Des idées tirées du terrain

La directrice générale s’en amuse, elle qui a toujours une histoire à raconter sur ses visites, au moins une fois par semaine, dans les gares ou dans les trains. C’est là, sur le terrain, qu’elle trouve idées et inspiration. Ainsi la remarque anodine d’un chef de bord, dans un train en direction de Rennes, l’a fait un jour sursauter. Il lui avait dit: « quand je monte dans le train, je repère tout de suite les passagers qui ont un smartphone, afin de pouvoir le leur emprunter et savoir ce qu’il se passe en cas d’incident. » Sur le coup, la patronne est consternée. Mais réagit : depuis fin mars, les 10000 contrôleurs SNCF sont munis de téléphones Android produits par Samsung et équipés d’une application dédiée à l’information voyageurs. « Il faut simplifier la vie des cheminots en leur donnant les outils nécessaires pour rendre service« , conclut Barbara Dalibard.

Calme et méthodique

L’objectif est plus stratégique qu’anecdotique : faire grimper la courbe de la satisfaction des clients en même temps que celle de la satisfaction des salariés, étant démontré que, lorsque les deux progressent, la rentabilité de l’entreprise s’améliore. Depuis 2010, date de son arrivée à SNCF, Barbara Dalibard a fait de la qualité de service une priorité absolue. Elle y consacre tout son temps soit dans son bureau du Cnit, à la Défense, où sont rassemblées les équipes de SNCF Voyages et de voyages-sncf.com, soit dans celui qu’elle occupe au siège SNCF, à côté de la gare Montparnasse. Une sorte de pied-à-terre, où elle passe le lundi, jour de réunion avec le comité exécutif du groupe, et où elle vient travailler le week-end. « C’est plus près de chez moi« , explique-t-elle. « J’avais pris l’habitude, quand mes enfants étaient petits, de ne pas travailler à la maison. Ils sont grands maintenant, mais je continue à séparer les univers. » Une fois tous les quinze jours, Barbara Dalibard y donne rendez-vous à ses pairs de SNCF Proximités et de Gares & Connexions pour faire le point sur le « monde voyageurs« . « Elle prend les choses dans l’ordre, remonte les modes de production point par point et en améliore la robustesse« , témoigne Sophie Boissard, qui dirige Gares & Connexions. « C’est fluide, c’est calme, c’est scientifique. » Normal pour une agrégée de mathématiques, diplômée de Télécom Paris Tech et de Polytechnique – de la même promotion que Hervé Mariton, député UMP de la Drôme, et qu’Antoine Frérot, PDG de Veolia Environnement, dont la branche transport est numéro un mondial du transport urbain.

De retour au Cnit, Barbara Dalibard retrouve son autonomie : même si Guillaume Pépy, actuel président de SNCF, a occupé son poste avant elle, il n’interfère pas dans son quotidien. « Il a toujours beaucoup d’idées, et nous nous appelons régulièrement, mais il est très soucieux de me laisser ma zone de travail. » Si elle se définit comme « opérationnelle » avant tout, Barbara Dalibard se force à réserver du temps dans son agenda pour réfléchir avec ses équipes aux projets à long terme. « La semaine dernière, nous avons consacré une journée et demie à la stratégie que nous voulons lancer pour dans trois ou quatre ans, depuis la distribution jusqu’aux partenariats intra-européens. » Dans son entourage, des cheminots, bien sûr, mais aussi des geeks venus tout droit du monde des télécoms, comme Yves Tyrode, qui dirige voyages-sncf.com après avoir été à la tête du Techno-centre d’Orange. « Les cheminots font circuler les trains. Nous, nous les vendons aux voyageurs« , explique-t-il. « C’est vrai que nous sommes un melting-pot, mais nous avons un objectif commun. Barbara Dalibard arrive à transformer ce melting-pot en valeur. » Et si, en plus, les trains arrivent à l’heure…

(Avec challenges.fr).

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