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Sorgues : des bus supplémentaires en attendant un renforcement de la desserte ferroviaire

Posted by ardsl sur 24 août 2012

Un bus du réseau Sorg’en bus.

La ville de Sorgues (18200 habitants), située entre Avignon et Orange tente progressivement de sortir du tout voiture.

Sorgues, septième ville la plus peuplée du Vaucluse (les 6 premières étant Avignon, Carpentras, Orange, Cavaillon, L’Isle-sur-la-Sorgue et Pertuis), dispose depuis avril 2011 d’un réseau de bus municipal « Sorg’en bus », dont l’offre sera renforcée dès septembre 2012. Sorgues dispose également d’une gare sur la ligne classique Valence – Avignon avec 29 arrêts par jour. Avec la réouverture en décembre 2014 de la ligne desservant Carpentras, la desserte de Sorgues sera plus que doublée.

Un constat : 90% des déplacements se font en voiture

Sorgues est une commune de 3340 hectares (densité : 155 habitants/km²). Elle fait partie la Communauté de communes des pays de Rhône et Ouvèze (CCPRO). Créée en 1993, la CCPRO compte 38000 habitants et comprend 6 communes (Bédarrides, Caderousse, Châteauneuf-du-Pape, Courthézon, Jonquières et Sorgues).

Selon une étude réalisée en 2008, 33,2% des habitants de Sorgues travaillaient dans leur commune de résidence et 66,8 % des habitants travaillaient dans une autre commune. Cette situation génère donc de nombreuses migrations quotidiennes vers les bassins d’emploi voisins (Avignon, en premier lieu). Ces déplacements se font très majoritairement en voiture individuelle. 83,8% des habitants sont motorisés (45,6% des ménages ont 1 voiture et 38,2% ont 2 voitures ou plus). 66,9% des ménages ont au moins un emplacement de stationnement réservé, en 2008.

Certains quartiers de la commune sont particulièrement isolés du centre, les quartiers Chaffunes et Bécassières. Les zones d’habitat pavillonnaire, en périphérie du centre, sont à l’écart des transports en commun.

6 lignes du réseau TransVaucluse desservent Sorgues. Les établissements de Carpentras, Cavaillon, Orange, Avignon et Vedène sont ainsi desservis, par des services scolaires organisés par le Conseil général du Vaucluse.

Ces offres ne sont adaptés aux déplacements domicile – travail.

Résultat : la voiture reste le moyen de transport majoritaire. Les navettes quotidiennes domicile-travail se font à 90% en voiture.

Une première réponse : la mise en place de bus urbains

La ville de Sorgues s’est doté depuis le 7 mars 2011 d’un service de bus : « Sorg’en bus ». C’est la commune seule qui est l’autorité organisatrice de ce réseau dont le périmètre de transports urbains (PTU) se limite au territoire de la ville de Sorgues.

Les services sont assurés par la société Voyages Arnaud, basée à Carpentas.

Deux lignes (avec 7 allers-retours du lundi au samedi, sauf jours fériés) desservent les différents quartiers afin de créer une dynamique entre le centre-ville (où se trouve la gare SNCF) et les quartiers périphériques tels que Bécassières et Chaffunes.

Le dimanche et les jours fériés, une seule ligne (avec 4 allers-retours), qui recoupe les deux lignes habituelles, dessert la ville.

La fréquentation du réseau est d’environ 8000 à 9000 voyages par mois en période scolaire. L’été, le réseau est nettement moins utilisé (avec environ 3300 voyages en juillet et en août).

Télécharger les horaires valables jusqu’au 31 août 2012

À compter de septembre 2012, le réseau sera renforcé. Une ligne supplémentaire sera mise en place.

L’objectif voulu à travers le développement du réseau Sorgu’en bus est d’offrir aux habitants de Sorgues une solution alternative, moins polluante que la voiture individuelle.

Tarification du réseau Sorgu’en bus

  • Ticket à l’unité (valable 1h) : 0,50€ (0,25€ pour les bénéficiaires du RSA).
  • Pass’journée : 1€.
  • Carnet de 10 voyages : 4€.
  • Abonnement mensuel plein tarif : 14€.
  • Abonnement mensuel tarif réduit (pour les scolaires, les étudiants, les bénéficiaires du RSA et les demandeurs d’emploi) : 12€.
  • Abonnement annuel plein tarif : 140€.
  • Abonnement annuel tarif réduit : 120€.
  • Handicapés titulaires d’une carte MDH, habitants de Sorgues non imposables âgés de plus de 65 ans et enfants de moins de 6 ans : gratuit.

Lors de sa mise en place, le réseau communal était gratuit pour tous les usagers pendant le mois de mars 2011. 10693 voyages ont alors été comptabilisés.

Une seconde réponse : le développement de la desserte TER

Avec le TER, il ne faut que 6 minutes pour se rendre de Sorgues à Avignon centre et 15 minutes pour se rendre de Sorgues à Orange.

Sorgues est desservi par :

  • 29 trains du lundi au vendredi (sauf fêtes)
  • 19 trains le samedi (sauf fêtes)
  • 13 trains le dimanche et les jours fériés.

La desserte est correcte le matin, le midi et en fin d’après-midi. Elle comprend des lacunes considérables en journée (avec une période de 4h30 sans aucune desserte), en soirée et le week-end. Cela explique la fréquentation actuellement très moyenne de la gare.

La desserte de la ligne classique Avignon – Valence n’est pas construite pour l’instant de manière à privilégier les déplacements périurbains vers Avignon. La desserte omnibus Avignon – Valence ne bénéficie toujours pas un vrai cadencement. Près de la moitié des TER circulant sur la ligne ne desservent pas Sorgues malgré une population de plus de 18000 habitants. Les TER Marseille – Lyon Part-Dieu (cadencés aux deux heures) sont en effet sans arrêts entre Orange et Avignon centre. En revanche, ils desservent des villes moins peuplées : Bollène (14100 habitants), Pierrelatte (13500 habitants), Tain-l’Hermitage (6100 habitants) et Le Péage-de-Roussillon (6800 habitants).

Horaires au service 2012 des TER au départ de Sorgues vers Avignon (hors impacts travaux)

  • 15 trains du lundi au vendredi (sauf fêtes) : 7h07, 7h23, 7h53, 8h23, 10h53, 12h53, 13h23, 14h53, 17h22, 18h23, 18h53, 19h23, 19h53, 20h23 et 20h53.
  • 10 trains le samedi (sauf fêtes) : 7h07, 7h53, 8h23, 10h53, 12h53, 14h53, 18h23, 18h53, 20h23 et 20h53.
  • 6 trains le dimanche et fêtes : 8h23, 10h53, 14h53, 18h23, 20h23 et 20h53.

Horaires au service 2012 des TER au départ d’Avignon centre vers Sorgues (hors impacts travaux)

  • 14 trains du lundi au vendredi (sauf fêtes) : 5h31, 6h01, 6h31, 7h01, 7h31, 12h01, 12h31, 13h01, 16h31, 17h01, 17h31, 18h31, 19h01 et 19h31
  • 9 trains le samedi (sauf fêtes) : 5h31, 6h31, 7h01, 7h31, 12h01, 13h01, 17h01, 19h01 et 19h31.
  • 7 trains le dimanche et fêtes : 6h31, 7h31, 12h01, 13h01, 17h01, 19h01 et 19h31.

Aucune n’est amélioration de la desserte de Sorgues n’est prévue pour le service 2013.

La desserte sera améliorée au service 2014 avec la mise en service de virgule entre Avignon centre et Avignon TGV. Ainsi la plupart des TER desservant Sorgues seront prolongés à Avignon TGV avec un temps de parcours d’environ 15 minutes. Ce sera une occasion que saisiront peut-être les Régions Rhône-Alpes et PACA pour renforcer la desserte TER au sud de Valence.

Le service 2015 sera marqué par la réouverture de la ligne desservant Carpentras (lire), fermée aux voyageurs depuis 1938. 19 allers-retours sont prévus entre Carpentras et Avignon. Ces trains desserviront systématiques la gare de Sorgues. Ainsi il y aura au minimum 33 allers-retours entre Sorgues et Avignon en 2015, avec un train tous les quarts d’heure en période de pointe et au moins un train par heure le reste du temps.

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La réouverture de la ligne Avignon – Carpentras déclarée d’utilité publique

Posted by ardsl sur 12 août 2012

La réouverture aux voyageurs de la ligne ferroviaire Avignon – Carpentras est plus que jamais sur les rails. Après la “concertation préalable” menée du 15 novembre au 20 décembre 2010 et l’enquête publique menée du 15 février au 15 mars 2012, la réouverture de la ligne a été déclarée d’utilité publique par le préfet du Vaucluse le 3 août 2012.

L’enquête publique se composait de deux enquêtes conjointes, relatives au parcellaire et à la “mise en compatibilité des documents d’urbanisme” sur le projet en question.

Pendant un mois, entre le 15 février et le 15 mars 2012, le public a pu se rendre dans l’une des sept mairies concernées (Avignon, Le Pontet, Sorgues, Entraigues-sur-la-Sorgue, Althen-des-Paluds, Monteux et Carpentras) afin de prendre pleine connaissance du projet.

Pendant toute la durée de ces trois enquêtes, le public a pu :

  • consulter les trois dossiers d’enquête déposés dans les sept mairies concernées ;
  • s’exprimer sur les trois registres d’enquêtes mis à disposition dans chaque mairie, ou par courrier adressé aux mairies des sept communes concernées, à l’attention de la commission d’enquête ;
  • rencontrer les commissaires enquêteurs lors de leurs permanences en mairies.

Un projet marginal dans les années 1970

Selon Ivan Rascle, chef du projet chez Réseau Ferré de France, les conventions de financement devaient être signées avant la fin du mois de mars 2012.

Dans les années 1970, seules quelques associations, qui paraissaient alors un peu marginales, ont cru possible et réclamé la réouverture de cette ligne aux voyageurs. Et puis le projet est apparu viable.

Une étude préliminaire, financée dans le cadre du contrat de plan État-Région 2000-2006, a conclu à sa “faisabilité”. Du coup, le projet a été inscrit dans le contrat de projet 2007-2013.

Réouverture prévue pour le 14 décembre 2014

Et le premier train de voyageurs est annoncé en gare de Carpentras pour fin 2014 !

La liaison Avignon – Carpentras nécessite la remise à niveau de l’infrastructure entre Sorgues et Carpentras qui n’accueille plus que quelques circulations de fret par jour. Un vaste chantier qui comprendra, notamment, le remplacement et l’adaptation de la totalité de la voie pour permettre la circulation de trains jusqu’à 120 km/h (contre 30 km/h aujourd’hui), la rénovation d’ouvrages d’art situés sur la ligne, la signalisation automatique avec commande à distance pour réguler la circulation des trains, l’aménagement des gares et la requalification des sites et de leurs accès, la fermeture de 9 passages à niveau (+ 1 “piéton”) sur les 12 existants.

Les travaux devraient avoir lieu de mars 2013 à juin 2014 avec une fermeture totale de la ligne. La réouverture au service des voyageurs pourrait coïncider avec l’entrée en vigueur du service 2015, soit le dimanche 14 décembre 2014.

La ligne ne sera pas électrifiée dans un premier temps, mais le gabarit réservé pour du 1,5 kV.

Il est envisagé 19 allers-retours entre la cité des Berlingots et celle des Papes. Le trafic sera assuré par 5 rames Régiolis « de 75 m de long ».

Le trajet entre Carpentras et Avignon Centre prendra 30 minutes. Les TER desserviront systématiquement Monteux, Entraigues et Sorgues. La réouverture de la gare du Pontet (terminus de la ligne 1 du futur tram du Grand Avignon) et la création d’une halte « Avignon Facultés » ne faisaient pas partie du projet soumis à enquête.

La ligne demeurera ouverte au fret.

Le coût total de la réouverture est de 79,75M€.

(Avec Vaucluse Matin et laprovence.com).

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Valence – Avignon : 2 trains supprimés les samedis 18 et 25 février

Posted by ardsl sur 13 février 2012

Les TER 886181 (Valence 9h34 – Avignon 10h59) et 886188 (Avignon 13h01 – Valence 14h26) ne circuleront pas les samedis 18 et 25 février. SNCF invoque des contraintes de production. Décryptage.

Les TER 886181 et 886188 sont assurés par le même matériel : un BGC. Ce matériel peut à la fois circuler sur les lignes sans alimentation électrique et sur les lignes alimentées en 1500 V continu (comme la ligne Valence – Avignon). Ce matériel du constructeur Bombardier comporte de 133 à 174 places assises suivant les modèles.

Ces trains ne sont pas supprimés en raison du grand froid ou d’un taux élevé de matériel en maintenance.

Ce matériel va être en réalité utilisé pour les trains Valence – Briançon qui vont connaître une très grande fréquentation les samedis 18 et 25 février en raison des vacances aux sports d’hiver.

Aucune substitution n’est prévue à la suppression de ces deux trains Valence – Avignon.

Les personnes qui auraient souhaité emprunter le TER 886181 (Valence 9h34 – Avignon 10h59) :

  • devront emprunter les TER trains encadrant : le 17705 (Valence 8h29 – Avignon 9h41) ou le 17709 (Valence 10h29 – Avignon 11h41) qui desservent uniquement Valence ville, Montélimar, Pierrelatte, Bollène, Orange et Avignon.
  • ou devront pour les autres gares (Livron, Loriol, Donzère, Courthézon, Bédarrides et Sorgues) se rabattre sur le TER 886177 (Valence 7h04 – Avignon 8h29) ou le TER 886183 (Valence 11h34 – Avignon 12h59) : soit une période de 4h30 sans aucune desserte !

Les personnes qui auraient souhaité emprunter le TER 886188 (Avignon 13h01 – Valence 14h26) peuvent se rabattre sur les trains suivants :

  • le TER (Avignon 12h01 – Valence 13h26). Attention l’omnibus suivant est à 17h01 au départ d’Avignon : soit une période de 5h sans aucune desserte pour les gares où les TER Marseille – Lyon ne s’arrêtent pas.
  • le TER (Avignon 12h18 – Valence 13h31) qui dessert uniquement Avignon, Orange, Bollène, Pierrelatte, Montélimar et Valence ville.
  • le TER (Avignon 14h01 – Valence 15h31) qui dessert uniquement Avignon, Orange, Bollène, Pierrelatte, Montélimar et Valence ville.

L’ARDSL s’étonne que SNCF informe les voyageurs seulement 5 jours avant la suppression des trains concernés. Nous sommes également surpris que SNCF se déclare incapable d’assurer deux trains Valence – Avignon un samedi, alors que de nombreux matériels sont inutilisés le week-end tant en Rhône-Alpes qu’en PACA.

Par ailleurs, SNCF pourrait recourir à des voitures Corail et des locomotives diesel pour assurer les dessertes Valence – Briançon lors des hyperpointes. Or, SNCF préfère utiliser des rames BGC en unité multiple, qui ne sont pas utilisées habituellement pour la desserte Valence – Briançon (assurée avec des X 72500).

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Microréseaux de transport : ils ont tout des grands

Posted by ardsl sur 13 février 2012

Relier les pôles d’habitat, de santé, de loisirs et administratifs , c’est la mission première du transport dans les grandes villes, comme dans les petites. En 2011, plusieurs d’entre elles ont créé une ou deux lignes de bus, d’autres ont structuré l’offre existante pour gérer l’arrivée des « rurbains ».

« La création d’un réseau de transport urbain est un peu un must pour passer du statut de gros bourg à celui d’une petite ville. Il permet de donner corps à l’unité d’un territoire et fait partie du bouquet de services que l’on peut attendre d’une collectivité locale« .

Voilà résumées par Franck Michel, directeur du marketing chez Veolia Transdev, les principales motivations des élus qui décident de dénouer les cordons de la bourse pour financer un service de transport urbain.

Une décision souvent lourde de conséquences financières car les villes de moins de 10 000 habitants ne perçoivent pas le versement transport (VT). Et celles qui comptent plus d’administrés sont peu nombreuses à avoir instauré cet impôt sur les entreprises de plus de neuf salariés. Malgré cela, ces collectivités de moins de 50 000 habitants débloquent de l’argent public pour financer un service transport collectif.

Le phénomène s’accélère avec les « rurbains »

S’il n’est pas nouveau, le phénomène prend de la vitesse avec la création d’une dizaine de microréseaux en 2011. Pour Christian Rey-Reynaux, directeur du pôle communication, recherche et développement chez Réunir (groupement de PME de transport de voyageurs), « les élus de ces collectivités souhaitent s’inscrire dans leur époque. S’il est impossible de travailler sans internet à haut débit, c’est la même chose pour le transport public. Les élus ont un peu le sentiment d’être décalés s’ils n’organisent pas un service de transport public parce qu’il est porteur d’image, et répond à une attente« .

La création de petits réseaux de transport est aussi l’une des conséquences du phénomène de « rurbanisation ». Avec le desserrement de l’habitat et la hausse du prix de l’immobilier dans les grandes agglomérations, les Français choisissent de résider dans des petites, voire de très petites communes où le prix du foncier reste encore accessible. Sans cesser de travailler en ville.

« Cette population a un très haut niveau d’exigence en matière de services publics« , note Magalie Dujancourt, directrice de la communication chez Agir Transport. Un niveau de service équivalent à ceux dont ils bénéficiaient dans les grandes agglomérations. Un package comprenant cantine, piscine, crèche et transport urbain.

À Manosque, par exemple (Alpes-de-Haute-Provence), la population s’est fortement développée ces dernières années avec l’installation de personnes ayant quitté l’aire urbaine de Marseille mais continuant de travailler dans la cité phocéenne. Conséquence : avec 23 000 habitants (36 000 dans la communauté de communes), Manosque a créé en avril 2010 un réseau urbain doté de quatre lignes de bus qui ne désemplissent pas.

Par étapes

Si le transport public reste un facteur déterminant d’attractivité pour un territoire et assure son développement, dans les petites agglomérations, l’offre de transport reste toutefois modeste mais elle se structure progressivement. Une montée en gamme qui peut s’échelonner sur une dizaine d’années, le temps nécessaire pour tester les services et observer la réaction des habitants. « La tendance est de passer progressivement d’une navette à vocation plutôt sociale à un vrai réseau de transport, lisible, efficace, desservant des pôles à fort trafic » constate Franck Michel.

Mais dans ce schéma-là, la tentation, voire le risque, est d’étendre à l’infini ces services au fur et à mesure du développement de l’intercommunalité. Avec comme conséquence, un saupoudrage de l’offre, au détriment de toute efficacité commerciale.

Un piège évité dés lors que l’offre est centrée sur un axe essentiel reliant l’hôpital, le centre-ville, le centre commercial, les établissements scolaires, toutes les 15 à 20 minutes. Cette option a été retenue à Fougères (20 000 habitants en Ille-et-Vilaine), à Saint-Dié-des-Vosges (21 700 habitants) et à Saint-Avold (15 000 habitants). « Dans les villes moyennes, au delà de la voiture, le concurrent des transports publics peut être la marche à pied car généralement, on peut traverser la commune en 15 minutes. Or s’il faut attendre le bus pendant une demi-heure, les gens se déplacent à pied !« .

Saint-Avold a créé une maison de la mobilité, ce qui est peu banal dans une petite ville. Autre exemple, le système de location de vélos (dont certains à assistance électrique) proposé à Verdun (19 200 habitants), en complément des trois lignes régulières et d’un service de Transport à la demande.

Saint-Dié-des-Vosges a opté pour un Bus à haut niveau de service (BHNS) pour diffuser une image moderne du transport public. Guingamp a pour sa part mis en place un vélo-cargo-électrique pour « vendre » le transport public. Au Péage-de-Roussillon, l’exploitant a proposé d’installer des bornes d’information voyageur solaires aux principaux arrêts.

« Il n’y a pas de grands et de petits réseaux »

Bien que ces microréseaux portent sur de « petits » chiffre d’affaires (250 000 à 2 millions d’euros), ces marchés sont autant « disputés » par les groupes (Veolia, Transdev, Keolis, RATP Dev par exemple) que par les transporteurs indépendants. En atteste la mise en concurrence lors des appels d’offres : à Vesoul, cinq candidats se sont positionnés, à Lons-le-Saunier, il y en a eu deux. « Pour nous il n’y a pas de grands ou de petits réseaux. Tous exigent le même professionnalisme, le même engagement« , commentent les responsables marketing des groupes.

Jacques Pélissard : « il y a une prise de conscience en faveur du transport public« 

Pour Jacques Pélissard, député-maire de Lons-le-Saunier et président de l’Association des maires de France, l’intérêt des petites villes pour le transport public est grandissant mais ne participe pas d’un mouvement de fond.

Les créations de microréseaux en 2011

Guingamp, Oloron-Sainte-Marie, Plaine-Fougères, Le Péage-de-Roussillon, Sorgues. Ces cinq collectivités locales ont décidé en 2011 de créer un service de transport public. Soit pour répondre à des besoins internes de déplacements, soit pour assurer les correspondances avec les trains et les cars.

(Source : mobilicites.com).

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Vaucluse : La réouverture de la ligne ferroviaire Sorgues – Carpentras sur la bonne voie

Posted by ardsl sur 29 octobre 2011

L’autorité environnementale, qui est rattachée au ministère du développement durable, a rendu mercredi 26 octobre son avis sur le projet de réouverture au trafic voyageurs de la ligne ferroviaire Sorgues – Carpentras (Vaucluse).

La réouverture au trafic de voyageurs de la ligne Sorgues-Carpentras en 2014 a pour objectif d’offrir une alternative ferroviaire de qualité au trafic routier, avec un temps de parcours de 30 minutes entre Carpentras et la gare d’Avignon-centre, et de 38 minutes entre Carpentras et la gare d’Avignon-TGV.

Les travaux prévus pour cette réouverture consistent principalement en la rénovation de la voie ferrée, la fermeture de 9 passages à niveau sur les 12 existants et l’amélioration de la sécurité des passages à niveau non supprimés, la remise en état des bâtiments-voyageurs des gares d’Entraigues-sur-la-Sorgue, de Monteux et de Sorgues ainsi que la construction d’un nouveau bâtiment-voyageurs à Carpentras, l’aménagement des abords des gares.

La maîtrise d’ouvrage de l’opération sera assurée par Réseau Ferré de France pour l’infrastructure ferroviaire, par la SNCF pour les gares, par les collectivités pour les aménagements des abords des gares.

La ligne ferroviaire Sorgues-Carpentras fut fermée au trafic de voyageurs en 1938 et n’y circulent aujourd’hui que des trains de fret (2 allers-retours quotidiens) à la vitesse de 30 km/h.

A voie unique et non électrifiée, d’une longueur de 16,5 kilomètres, elle se raccorde à la ligne PLM un peu au nord de la gare de Sorgues et à une dizaine de kilomètres de la gare d’Avignon-centre.

Carpentras ne bénéficiant pas d’une desserte ferroviaire de voyageurs, une liaison par cars est assurée par le réseau TransVaucluse : sa fréquentation est en hausse, mais les temps de parcours sont fortement tributaires de la congestion des axes routiers aux abords d’Avignon.

La desserte envisagée est de 19 allers-retours avec cadence à 30 minutes aux heures de pointe.

Les travaux prévus pour cette réouverture consistent principalement en :

  • la rénovation de la voie ferrée (ballast, traverses en béton et longs rails soudés)
  • la création d’une voie d’évitement dans les emprises ferroviaires à Monteux
  • la reconstruction ou la remise en état des ouvrages d’art
  • la fermeture de 9 passages à niveau sur les 12 existants, le cas échéant avec rétablissement par des ouvrages routiers de franchissement de la voie ferrée, et la fermeture d’un passage piéton
  •  l’amélioration de la sécurité des passages à niveau non supprimés
  •  l’installation d’une signalisation automatique commandée à distance
  • la remise en état des bâtiments-voyageurs des gares d’Entraigues-sur-la-Sorgue et de Monteux, et la construction d’un nouveau bâtiment-voyageurs à Carpentras
  • l’aménagement des abords des gares : parkings, aires de dépose-minute, aménagement des itinéraires de rabattement pour les véhicules particuliers, les transports en commun et les deux-roues, aménagements paysagers
  • la rénovation du bâtiment-voyageurs de la gare de Sorgues, implantée sur la ligne PLM, et la mise de cette gare aux normes d’accessibilité aux personnes handicapées ou à mobilité réduite.
Le montant total des travaux est de 67M€.
La réouverture au trafic de voyageurs de la ligne Sorgues-Carpentras est l’une des deux opérations inscrites au contrat de projets 2007-2013 entre l’Etat et la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, dans le département de Vaucluse.
L’autre opération est la construction d’une ligne ferroviaire nouvelle entre les gares d’Avignon-TGV et d’Avignon-centre, dite virgule d’Avignon. Outre les navettes entre les deux gares d’Avignon, cette ligne pourra être empruntée par des TER au départ d’Avignon-TGV et à destination d’Orange, de Cavaillon et Miramas. Sa mise en service est prévue pour fin 2013 (service 2014). Conjuguée à la réouverture au trafic de voyageurs de la ligne Sorgues-Carpentras, cette nouvelle ligne rendra possible la desserte Avignon-TGV – Carpentras par un même TER.
Entre Avignon centre et Carpentras (30 100 habitants), les TER desserviront Sorgues (18 400 habitants), Entraigues-sur-la-Sorgue (7 700 habitants) et Monteux (11 000 habitants).

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