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Le patron de Stadler va quitter le Parlement

Posted by ardsl sur 2 octobre 2012

L’UDC thurgovien Peter Spuhler quittera le Parlement à la fin de l’année pour se concentrer sur son entreprise, Stadler Rail, et ses autres activités entrepreneuriales, vu la situation économique, indique l’élu mardi 2 octobre dans un communiqué.

Peter Spuhler a donné mardi 2 octobre sa démission du Conseil national, où il représente l’UDC thurgovienne depuis 1999. Dès le 1er janvier 2013, il pourra davantage se concentrer sur ses responsabilités en tant que directeur de Stadler Rail et membre du conseil d’administration du Groupe Aebi Schmidt, Rieter et Autoneum.

Une attention de tous les instants

Pour le Thurgovien de 53 ans, marié et père de trois enfants, les appels d’offres en recul de sa société de construction de matériel ferroviaire roulant Stadler Rail et les effets néfastes du franc fort nécessitent une attention de tous les instants.

« Je pense que la crise du franc, et la récession dans de nombreux secteurs, doivent être perçus comme des challenges importants », a précisé mardi 2 octobre ce membre de la commission parlementaire de l’économie. Il souhaite dénicher de nouveaux marchés hors d’Europe dans les prochaines années.

Décision respectée

« Nous comprenons et respectons le fait que Peter Spuhler donne la priorité dans la situation actuelle à ses hautes responsabilités entrepreneuriales« , a communiqué Adrian Amstutz, président du groupe UDC aux Chambres fédérales. « Il est et reste pour nous un entrepreneur expérimenté, à qui nous continuerons de demander conseil en matière d’économie et de politique fiscale. »

Tout au long des dernières années, Peter Spuhler s’est régulièrement démarqué de la politique européenne de son parti. À l’instar de Bruno Zuppiger, l’ex-président de l’Union des arts et métiers (USAM), il a toujours représenté l’aile économique et modérée de l’UDC.

Le Groupe Stadler Rail et Aebi Schmidt

L’UDC thurgovien Peter Spuhler a pris les rênes de la société Stadler avec environ 20 collaborateurs et un chiffre d’affaires annuel de près de 5 millions de francs en 1989.

Très vite, le Groupe Stadler Rail occupe quelque 3000 collaborateurs dans 9 sites en Suisse, Allemagne, Hongrie, Pologne, République Tchèque et Algérie. En 2009, le chiffre d’affaires consolidé s’élevait à près d’un milliard de francs.

L’entrepreneur suisse a poursuivi le développement des activités, surtout grâce à la vente des trains à double étage en Suisse, en Allemagne et en Autriche.

Depuis 2007, Peter Spuhler est également l’actionnaire majoritaire du Groupe Aebi Schmidt, actif à l’échelle internationale, qui construit des véhicules agricoles, communaux et d’épandage des routes.

(Avec ATS et rts.ch).

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Déclin de l’eldorado français pour Alstom et Bombardier

Posted by ardsl sur 24 septembre 2012

La Région Rhône-Alpes a acheté 24 tram-trains à Alstom. Photo : Edmond Luca.

Coup de frein sur la grande vitesse et sur les commandes de TER à cause de l’asphyxie des finances publiques, les leaders de la construction ferroviaire ont eu beau afficher un grand optimisme au salon InnoTrans de Berlin, ils se demandent comment alimenter leurs usines françaises dans les prochaines années. L’appel d’offres de l’État pour renouveler les trains Intercités serait un appel d’air, mais il tarde à venir.

Avec un carnet de commandes mondiales de près de 32 milliards d’euros pour Bombardier, et de 6,3 milliards pour Alstom (+11%), les deux leaders du rail affichent un optimisme à toute épreuve. Mais sur l’Hexagone, ils voient fondre leurs carnets de commandes. Si Alstom rafle presque systématiquement la mise avec ses tramways, ce n’est pas le cas de Bombardier qui, lassé de perdre systématiquement les appels d’offres de transport urbain, a renoncé à y répondre.

Reste le marché des trains régionaux et Intercités. « Les besoins identifiés de TER et de TET représentent 400 à 500 trains« , estime Jean Bergé, patron de la division France de Bombardier Transport. Seulement les commandes ne suivent pas.

Manque de financements

Le moindre appétit des régions et de l’État est directement lié aux restrictions budgétaires auxquelles elles sont contraintes. Les régions, autorités compétentes pour les TER doivent se serrer la ceinture, et l’État censé lancer un appel d’offres pour renouveler la flotte des TET, tarde à le faire.

Les constructeurs ferroviaires guettent cet appel d’offres comme le lait sur le feu car cette commande créerait un appel d’air et l’assurance de plusieurs années d’activité dans leurs usines de Crespin (Nord) pour Bombardier et de Reischofenn (Alsace) pour Alstom. Jean Bergé avoue qu’à partir de 2015, « il y a de grande incertitudes sur l’activité de l’usine de Crespin« .

De fortes inquiétudes planent sur la capacité des régions à concrétiser leur méga-commandes de TER : celle des 1000 Regiolis passée à Alstom en 2009 et les 860 Regio2N passée à Bombardier. « À ce jour, nous avons enregistré 171 commandes fermes ce qui nous mène jusqu’à 2016 en terme de production« , explique Henri Poupart-Lafarge. Un retard important par rapport au plan de marche qui « devrait être autour de 400 aujourd’hui« . Mais le patron d’Alstom Transport reste optimiste : « nous avons des signes positifs de certaines régions. Il y aura d’autres commandes, la question est de savoir à quel rythme« .

De son côté, Bombardier n’a écoulé que 80 Regio 2N, sur les 860 en option. 5 régions ont commandé ce TER à deux niveaux : PACA, Rhône-Alpes, Centre, Aquitaine et Nord-Pas-de-Calais.

Un Francilien à Tunis ?

L’autre produit phare de Bombardier sur le marché hexagonal, c’est le « Spacium », plus connu sous son nom commercial « Francilien ». Vendu au syndicat des transports d’Île-de-France (STIF) et à SNCF qui l’exploite sur sa ligne H entre Paris gare du Nord et le Val d’Oise, ce nouveau train aux couleurs acidulées, doté d’un plate-forme haute et de larges baies vitrées, a connu de graves défaillances informatiques au démarrage. Sur les 172 rames commandées, 80 seulement ont été livrées, ce qui vaut de lourdes pénalités à Bombardier. Leur montant gardé bien secret alourdit le coût de développement. Bombardier est donc condamné à le vendre plus pour arriver à le rentabiliser.

La visite du ministre des Transports tunisien à Berlin pendant le salon InnoTrans, venu voir le Francilien de plus près, attise les espoirs de Bombardier de le vendre pour équiper le RER de Tunis. « Si l’on gagne, ce sera contre nos concurrents coréen (Rotem) et suisse (Stadler)« , précise Benoît Gachet, directeur marketing. La réponse de Tunis serait imminente.

Santé insolente des autres marchés

Mais ni André Navarri, président de Bombardier Transport, ni Hubert Poupart-Lafarge, président d’Alstom Transport, n’ont affiché la moindre inquiétude à Berlin, tant d’autres marchés que la France sont bouillonnants. Après le creux de 2009, la croissance de 135% du carnet de commandes enregistrée au premier trimestre 2012 par Alstom transporte le constructeur français sur un petit nuage.

Des chiffres en phase avec ceux révélés par une étude de l’Unife (Union des Industries ferroviaires) qui prévoit une croissance mondiale du secteur de l’ordre de 2,6% par an pendant les six prochaines années. L’Europe et l’Amérique du Nord, qui représentent la moitié du marché mondial devraient connaître des taux de croissance de cet ordre alors que la demande va fortement augmenter dans d’autres pays (+ 7% en Amérique latine, + 8% en Afrique). En Asie, la croissance prévue est de moindre importance (+ 1,9%) mais elle va changer de nature, la baisse du marché de la grande vitesse étant plus que compensée par la forte croissance de l’urbain et du régional.

La croissance attendue du marché mondial, notamment dans les pays émergents, influe sur la stratégie de développement des deux constructeurs qui cherchent à se rapprocher de leur clientèle en créant ou en musclant leurs centres de production locaux. Alstom Transport noue aussi des partenariats un peu partout dans le monde : en Russie avec Promoelectronica, au Kazakhstan avec KZT ou en Algérie ou le Français a créé une coentreprise avec EMA (métro d’Alger) et Ferrovial pour assurer le montage et la maintenance des tramways Citadis.

Et pour finir, Alstom ne veut pas se contenter de simplement vendre des matériels. « Nous voulons être présents pendant toute la durée de vie de nos trains« , explique Henri Poupart-Lafarge. D’où un positionnement de plus en plus affirmé sur les marchés de maintenance et la conclusion de contrats qui peuvent atteindre trente ans comme celui signé avec Trenitalia pour la maintenance de trains à grande vitesse Italo, ou avec le métro de Bucarest.

300 millions pour Alstom en Allemagne

Alstom a profité d’InnoTrans pour annoncer la signature d’un contrat de 300 millions d’euros avec la vente de 63 trains régionaux de type Coradia à la compagnie Netinera Deutschland, filiale allemande du groupe italien Ferrovie dello Stato (FS). Ces trains, qui seront conçus et produits dans l’usine d’Alstom de Salzgitter en Allemagne, doivent entrer en service à partir de décembre 2014 sur le réseau diesel du sud-ouest de l’Allemagne entre Francfort et Sarrebruck, mais aussi Coblence et Kaiserslautern.

Les Coradia Lint sont des unités diesel à deux ou trois voitures. Les rames auront une capacité de 160 à 270 places assises et pourront atteindre 140 km/h.

(Avec mobilicites.com).

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Le Panoramique des Dômes, sur les bons rails, malgré tout

Posted by ardsl sur 12 septembre 2012

Lancé en mai 2012, le Panoramique des Dômes a atteint 206000 voyageurs fin août 2012. Et ce, malgré une mise en service délicate et des péripéties multiples et diverses sur les versants du Puy-de-Dôme.

En 1907, déjà, un petit train rejoint le sommet du Puy de Dôme : une belle aventure contrariée par la Grande Guerre. Relancé dans les années 1920, le projet meurt finalement en 1925, faute de rentabilité.

Démantelée, la voie ferrée est asphaltée et un premier autobus atteint le sommet en juin 1926. Un péage est ensuite mis en service et l’accès aux voitures autorisé, avec toutes les joies que l’on connaît : pollution, embouteillages, accrochage, impossibilité d’avancer vers le sommet du volcan…

Si bien qu’il faut réglementer tout cela, voire interdire les voitures au profit des navettes d’autobus. Une solution qui, une fois mise en place, ne fait que déplacer le problème puisque 7000 bus circulent chaque année !

Le Conseil général du Puy-de-Dôme examine d’autres solutions compatibles avec les exigences du lieu, classé Grand Site de France en 2008. Il faut satisfaire les besoins touristiques mais aussi scientifiques (station météo et physique du globe), militaires (centre de transmission de l’armée), sans oublier les très nombreux libéristes et randonneurs.

Rames pendulaires à récupération d’énergie

Envisagés un temps, les projets de funiculaire et de téléphérique sont écartés pour éviter l’implantation de pylônes à flanc de montagne. Un train à crémaillère est donc choisi. Il part du pied du volcan et suit le tracé de la route, autrement dit celui de l’ancien chemin de fer.

Leader mondial dans le domaine du train à crémaillère, la société suisse Stadler emporte le marché. Elle propose des rames pendulaires à récupération d’énergie. La voiture descendante utilise son freinage électrique en inversant les moteurs : ils deviennent générateurs d’alimentation et distribuent le surplus d’électricité à la rame montante.

À l’issue de trois ans d’études et deux ans de chantier, aggravé par les conditions météorologiques, le Panoramique des Dômes entre en service en mai 2012 avec trois semaines d’avance.

Il atteint le sommet du Puy-de-Dôme en 15 minutes, soit 5 minutes de moins qu’il y a 100 ans ! Mais la vitesse n’est pas le but recherché.

Loi des séries

Le 26 mai rencontre le succès avec 5000 passagers mais… il y a souvent un mais qui vient tout gâcher. En fin de journée, un violent orage arrose abondamment le voyage inaugural.

Le bilan est lourd : coulée de boue, voies ferrées détruites, gare inondée, passagers bloqués au sommet…

« C’est un phénomène météo exceptionnel« , précise la direction. Un arrêté de catastrophe naturelle est décrété. Au final, ce sont trois semaines d’arrêt et surtout un bide en matière d’image et de communication.

« Cela ne se reproduira pas« , ajoute la direction. « On a refait le mur de Berlin, et trouvé les causes« . En l’occurrence, une large friche qui n’aurait pas dû être déboisée.

Le pépin se chiffre quand même à 1 million d’euros, pris en charge par les assurances.

Mauvais aiguillage

Et la loi des séries se poursuit le 13 juillet à minuit, heure du dernier trajet. Inattention ? Fatigue ? Toujours est-il que le pilote ne respecte pas l’aiguillage.

L’engin déraille près du sentier des muletiers. Pas de victime mais une turbine détériorée et un aiguillage cassé. Il faut en commander un autre, le fabriquer, mais les Suisses sont en vacances ou en effectif réduit. Il a fallu attendre mi-août pour réparer les dégâts.

Résultat : un seul train a pu effectuer les allers-retours durant cette période. TC Dôme s’est adapté. « Il n’y a pas eu de bousculade au portillon, ni file d’attente« , affirme Jérôme Geoffray, le directeur. Un avis pas forcément partagé par tous les usagers.

Sécurité thermique

Dernier incident les 18 et 19 août à la suite d’une mise en route intempestive de la sécurité thermique qui a bloqué le train. On ne sait pas si la canicule est responsable de la surchauffe mais les passagers ont du attendre au sommet, voire redescendre à pied. Le problème, résolu en quelques jours, n’était « qu’une histoire de réglages ! »

Une consolation tout de même : « les victimes de dysfonctionnement sont remboursées si elles en font la demande« .

L’hiver

Le train est désormais passé à l’heure d’hiver, c’est-à-dire un aller-retour toutes les heures pour un voyage allongé de 2 minutes.

La neige et les grands froids, attendus dans quelques mois, ne semble pas effrayer Louis-Rolland Gosselin, le directeur général. « C’est une première ! Jusqu’à présent, l’accès au sommet était interdit en hiver. Nous avons les équipements appropriés : une fraise à neige très puissante et une lame sous le train. Nous ne redoutons pas les mois à venir même si l’on est jamais à l’abri d’un pépin« .

Rappelons au passage que le constructeur est suisse. Et en Helvétie, le froid est connu, comme en Auvergne d’ailleurs.

Optimisme

206000 montées enregistrées, chiffre jugé très satisfaisant par les responsables . « Nous avions fixé notre objectif annuel à 400000 personnes et en trois mois, nous avons fait plus de la moitié« .

Côté restauration au sommet (une cafétéria et un restaurant gastronomique), on risque même, à terme, de manquer de place. « Nous sommes victimes de notre succès. L’offre pourrait devenir insuffisante. Nous avons fait des propositions au Conseil général pour augmenter la capacité d’accueil. Sachant que nous n’avons pas le droit de construire, nous risquer très vite d’arriver à saturation« .

(Avec tourmagazine.fr).

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Enfin, les deux étages entre Lausanne et Genève !

Posted by ardsl sur 8 juin 2012

Enfin ! diront les voyageurs entre Lausanne et Genève. Les deux premières rames à deux étages Duplex Regio CFF pour la Suisse romande vont en effet entrer en service dimanche 10 juin 2012. Les voyageurs devraient bénéficier de plus de confort et de plus de places, selon les CFF.

Les deux premières rames ne vont assurer que certaines relations, dès dimanche 10 juin 2012. Les rames suivantes seront mises en service progressivement pour atteindre un total de 13 rames au changement d’horaire, le 9 décembre 2012.

Les nouveaux trains à deux étages offrent un tiers de places assises en plus par rapport au matériel conventionnel. Chaque rame dispose de 337 places assises, dont 277 en seconde. Aux heures de pointe, elles circuleront en composition double, avec une capacité de 674 places assises.

Les trains sont également plus confortables : climatisation, plancher surbaissé pour un accès facilité, toilettes pour les fauteuils roulants, espaces multifonctions pour vélos, poussettes et bagages, écrans d’information et surveillance vidéo font partie de l’équipement.

Les nouveaux trains, fabriqués par Stadler AG en Thurgovie, permettront de doubler les cadences des RegioExpress entre Genève et Lausanne dès le changement d’horaire. Avec un train toutes les demi-heures, les villes profiteront d’une amélioration de leur desserte ferroviaire. Les relations RegioExpress Genève – Lausanne seront en outre prolongées une fois l’heure sur Romont et Vevey dès le changement d’horaire. Entre Lausanne et Vevey, les nouvelles rames devraient fortement améliorer la capacité d’un tronçon aujourd’hui surchargé aux heures de pointe.

(Source : AP).

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