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Vers la mise en place de transports urbains à Privas ?

Posted by ardsl sur 13 octobre 2012

Le CUTPSA (collectif des usagers de transports publics en Sud-Ardèche, affilié à la FNAUT) ouvre le débat sur l’absence de transports urbains à Privas (8800 habitants), qui est pourtant le chef-lieu du département de l’Ardèche.

Outre Privas, ce futur réseau de bus pourrait desservir Veyras (1600 habitants), Allissas (1400 habitants) et Chomérac (3000 habitants).

Le CUTSA a organisé un débat public samedi 6 octobre à Privas. Deux conseillers régionaux étaient présents : Hervé Saulignac (PS) et François Jacquart (Front de gauche).

Le Dauphiné Libéré, 9 octobre

La Tribune, 11 octobre

 

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La fin programmée de la voiture individuelle

Posted by ardsl sur 1 octobre 2012

Face à l’indigestion, le nombre d’automobiles en circulation va régresser. De la voiture individuelle, on va passer au véhicule serviciel, assure un expert français en marge du salon de Paris.

La voiture est l’avenir de la voiture, juge Bruno Marzloff. Il suffit de réaliser qu’avec moins d’automobiles, on pourra mieux se déplacer.

En Suisse comme en France, une grande majorité de la population vit en ville. Et souvent, elle pendule. Résultat : une indigestion de voitures, dans les rues comme sur les autoroutes.

Mais pour Bruno Marzloff, spécialiste de la mobilité, le tournant n’est pas loin. Interrogé par Rue89 en marge du Mondial de l’auto à Paris, il estime que le nombre de voiture en circulation va fatalement régresser. Et ce partout dans le monde, y compris, d’ici quelques années, en Inde, en Chine ou au Brésil.

En ville, nous sommes entrés dans le «peak car», selon lui. «Le nombre de voitures diminue en même temps que le nombre de conducteurs et le nombre de places de stationnement

À Paris, déjà, moins de 40% des foyers ont leur propre voiture. Pourquoi ? «Parce que ça devient invivable (…). Et parce qu’il existe des solutions alternatives.»

La voiture publique

Covoiturage, auto-partage, location sont les pistes privilégiées par Bruno Marzloff. Elles permettent d’augmenter la productivité de la voiture et d’en réduire le nombre.

Pour lui, la voiture doit quitter le patrimoine individuel et intégrer l’offre en transports publics. Il faut aussi «faire en sorte que les gens se déplacent moins dans cette partie des usages qu’on pourrait appeler de la mobilité subie». Et vivent les outils numériques !

Bien sûr, l’emploi et l’industrie automobile en souffriraient. Réponse de Bruno Marzloff : «On persiste à administrer des calmants là où il faut de la chirurgie sévère

Selon lui, «la puissance publique favorise la voiture électrique, mais ne remet pas en cause la voiture patrimoniale. Elle considère la construction automobile comme un secteur fondamental pour le bien-être de la nation. Erreur ! (…) En ville, on a besoin du service de la voiture, pas de l’objet.»

Le fantasme des industriels

En clair, l’expert propose de repenser fondamentalement la place de la voiture dans nos sociétés. Il verrait bien les pouvoirs publics accompagner la transition et jouer les incitateurs en taxant l’essence.

Quant aux industriels, «soit ils actent la transformation de la demande et ils développent une logique servicielle, soit ils persistent dans la fantasme d’une croissance industrielle à retrouver et ils perdront».

(Source : Newsnet).

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Rumilly : des navettes entre la gare et les principales entreprises

Posted by ardsl sur 16 septembre 2012

À l’occasion de la Semaine Européenne de la Mobilité et dans le cadre du Plan de Déplacement Inter-Entreprises (PDIE) MOBIALB’ qu’il coordonne et anime, le CAE ( Comité d’Action Économique « Rumilly – Alby développement» ) offre l’opportunité aux entreprises de l’Albanais et à leurs salariés, de tester du lundi 17 au vendredi 21 septembre 2012 un mode alternatif à la voiture individuelle.

Une navette est mise à disposition du lundi 17 au vendredi 21 septembre de 4h35 à 20h30, entre la gare de Rumilly, et les zones d’activités de Rumilly et Alby-sur-Chéran.

Cette navette a pu être mise en place grâce au partenariat d’entreprises membres du PDIE MOBIALB’, Dupessey (un transporteur routier, dont le siège se trouve route d’Aix-les-Bains à Rumilly), Seb (dont la filiale Tefal, est implantée ZI des Granges à Rumilly) et Galderma (un laboratoire de dermatologie, située ZI Touvière à Alby-sur-Chéran).

L’accès à cette navette se fait sur réservation préalable auprès du CAE au 04 50 64 68 06.

La gare de Rumilly (13600 habitants) est desservie par 50 trains régionaux du lundi au vendredi. Télécharger la fiche horaire TER  Annecy – Rumilly – Aix-les-Bains – Chambéry. Le TER est le seul transport public qui dessert efficacement la ville de Rumilly.

Les lignes Lihsa 31 (Rumilly – Annecy, via Alby-sur-Chéran), 32 (Rumilly – Annecy, via Vallières) et 33 (Rumilly – Annecy, via Marcellaz-Albanais) ne font pas office de rabattement vers la gare de Rumilly.

La Communauté de communes du canton de Rumilly ne possède pas pour l’heure la compétence transports urbains. Elle souhaite néanmoins définir sa propre politique des déplacements, des transports et de la mobilité. Pour cela, elle a lancé l’élaboration d’un schéma directeur des déplacements et des infrastructures. Les objectifs du schéma directeur sont les suivants :

  • Favoriser la cohérence entre développement urbain et efficacité du système de déplacements
  • Maîtriser l’usage de la voiture
  • Développer et promouvoir les modes de déplacements doux
  • Mettre en place des services de transports publics
  • Favoriser l’intermodalité
  • Organiser et planifier le développement du réseau d’infrastructures.

Le schéma directeur des déplacements et infrastructures doit traiter de l’ensemble des modes de déplacements (transports en commun, transports individuels motorisés, vélo, marche à pied) et doit tenir également compte des équipements structurants, des infrastructures routières existantes et en projet. Il doit permettre de définir la politique des déplacements de la Communauté de communes, notamment dans les secteurs suivants :

  • la hiérarchisation du réseau de voiries et les plans de circulation
  • la politique de stationnement
  • l’offre de transports en commun et l’intermodalité
  • les cheminements piétonniers
  • la politique cyclable
  • les services à la mobilité (covoiturage, auto-partage, conseil en mobilité, plans de déplacements entreprises…)
  • les mesures d’accompagnement et de valorisation des modes de déplacements alternatifs etc.

Une étude, en 3 phases a été lancée le 20 février :

  • Phase 1 : réalisation d’un diagnostic du système de déplacements et de transports, et des pratiques de mobilité des habitants du canton de Rumilly
  • Phase 2 : élaboration et analyses d’un scénario « au fil de l’eau » poursuivant les tendances actuelles et de plusieurs scénarios prospectifs
  • Phase 3 : approfondissement du scénario final et élaboration du schéma directeur et de son programme d’actions à court, moyen et long termes

Le schéma directeur permet aussi d’étudier les modalités d’une éventuelle prise de compétence de la Communauté de communes dans l’organisation des transports urbains à l’échelle du canton, en lieu et place du Département. Concrètement, cette nouvelle compétence se traduirait par la création d’un Périmètre de Transports Urbains (PTU), érigeant ainsi la Communauté de communes en Autorité Organisatrice des Transports Urbains (AOTU) sur son territoire, à l’instar des intercommunalités voisines d’Annecy (C2A) ou d’Aix-les-Bains (CALB).

La communauté de communes de Rumilly pourrait donc mettre en place à partir de 2013 ou 2014 un service de transports urbains sur son territoire. La ville de Rumilly retrouverait alors une desserte en transports urbains qui avait été supprimée par la municipalité actuelle.

En attendant ce sont les entreprises qui substituent au Département, à la Communauté de communes et à la ville de Rumilly du 17 au 21 septembre (dans le cadre à la semaine de la mobilité) pour organiser des transports collectifs entre la gare et les zones industrielles.

À terme, la mise en place d’un réseau de transports urbains dans l’Albanais devrait permettre une desserte des zones industrielles. Ainsi les salariés pourraient alors venir en TER à Rumilly, puis prendre une navette jusqu’à leur lieu de travail.

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Les transports urbains connaissent une poussée de fréquentation : + 8,3% en 18 mois

Posted by ardsl sur 12 septembre 2012

Fréquentation à la hausse dans les transports publics qui font l’objet d’opérations promotionnelles le 19 septembre 2012 à l’occasion la Journée des transports publics, mais l’offre ne suit plus, faute de financement de la part des collectivités locales dont les budgets sont asphyxiés. Les exploitants suggèrent d’autres sources de financement.

À deux jours de la Conférence environnementale organisée par le ministère de l’Écologie les 14 et 15 septembre 2012, les Français interrogés par l’Ipsos se disent très soucieux sur l’impact de l’environnement sur la santé. Et encore, l’étude de l’Institut de veille sanitaire (InVS) n’avait pas encore rendu public ses conclusions concernant cette fois, l’impact de la pollution sur la santé dans 9 villes françaises dont Paris, Lyon, Lille et Marseille.

« Le coût de la mortalité liée à la pollution de l’air s’élève à 442 euros par an et par habitant« , a relevé Bruno Gazeau, délégué général de l’Union des transports publics et ferroviaires (UTP), lors d’une conférence de presse présentant la Journée des transports publics du 19 septembre. Il citait les résultats d’une étude publiée en mars 2012 par le Conseil national de l’air.

Cette journée nationale dédiée aux transports collectifs urbains, départementaux et régionaux organisée pendant la Semaine européenne de la mobilité vise à faire découvrir les transports publics (bus, métros, tramways, autocars, trains) en les rendant plus attractifs, parce que gratuits ou à 1 euro seulement le trajet. (Consulter la liste des réseaux participants et leurs actions).

Fréquentation à la hausse en 2011 et 2012

De fait, les transports urbains attirent de plus en plus de clients au fil des ans. Après les années fastes comprises entre 2000 et 2010 où les chiffres de fréquentation ont connu des hausses annuelles importantes, +25% en dix ans, avant de se heurter aux réalités de la crise économique de 2008, le trafic est reparti à la hausse en 2011 à + 5% (+5,3% dans les villes de plus de 250000 habitants) et +3,5% depuis début 2012, selon les statistiques de l’UTP qui regroupe près de 200 réseaux de transport urbain.

« Les chiffres sont bons, la demande est là, mais l’offre ne peut plus suivre faute de financements« , déplore Bruno Gazeau.

En panne de ressources

Si la Fédération nationale du transport de voyageurs (FNTV) qui regroupe les autocaristes ne pas dispose de chiffres de fréquentation précis à bord des cars interurbains parce que le marché est très atomisé avec de nombreuses PME familiales, « les départements ne cessent de développer l’offre de transport, parfois jusqu’à 50%« , constate Éric Ritter, secrétaire général de la fédération professionnelle. « Mais, ces collectivités locales commencent à revenir sur la gratuité des services scolaires, par exemple en Isère ou dans le Haut-Rhin« , ajoute-t-il.

C’est bien ici que le bât blesse : devant les changements de comportement des citoyens, une plus grande sensibilité à l’environnement, et sans doute à cause de la hausse du prix de l’essence, la demande de transport augmente. Mais l’offre ne suit plus, faute de recettes et de financements suffisants. Les collectivités locales doivent se serrer la ceinture, leurs budgets sont asphyxiés.

« L’offre de transports publics progresse moins que la demande« , déplorent les deux organisations professionnelles réunies au sein de l’Apam (Association pour la promotion des acteurs de la mobilité). Dans l’urbain, cette offre n’augmente que de 3,5% en 2011 contre + 5% pour la trafic.

Nouvelles sources de financement

Pour rappel, outre les recettes commerciales, les transports publics sont financés par la fiscalité locale et le versement transport (VT), un impôt assis sur la masse salariale des entreprises de plus de neuf salariés.

Selon l’UTP, ces deux derniers leviers sont aujourd’hui difficilement mobilisables compte tenu de la conjoncture économique, voilà pourquoi elle défend « la pérennité du versement transport dans la configuration actuelle pour limiter les charges qui pèsent sur les employeurs« , auquel viendrait s’ajouter un VT « interstitiel » dans les zones situées hors des périmètres de transport urbain mais où se trouvent des zones d’habitat et d’emplois.

« La tendance des collectivités est de nous inciter à réduire l’offre« , explique Bruno Gazeau qui plaide aussi pour l’augmentation de la contribution des voyageurs : « depuis dix ans l’augmentation des tarifs est inférieure à l’inflation« . L’UTP déplore une « baisse continue et régulière des recettes commerciales qui couvre 35% des dépenses« .

L’organisation propose aussi de nouvelles sources de financement « vertueuses« , selon les principes pollueur-payeur ou utilisateur-payeur. Comme « l’incitation des entreprises à réduire l’accidentologie routière (deux-tiers des accidents du travail sont des accidents de trajets)« , la mise en place de péages urbains ou encore la réforme du stationnement dont le montant des recettes « est aujourd’hui largement inférieur à son potentiel« .

« Faute d’un système performant de contrôle et de recouvrement des amendes (…), une large part des automobilistes préfère prendre le faible risque d’une amende plutôt que de s’acquitter du prix de leur stationnement« , explique l’UTP, qui rejoint les élus du transport réunis au sein du Gart. Ils revendiquent le transfert de la compétence du stationnement payant de surface vers les collectivités locales.

Autant de sujets sur le bureau du nouveau ministre des Transports qui n’en manque déjà pas.

La pollution atmosphérique tue

Dans une étude publiée le 10 septembre 2012, l’Institut de veille sanitaire (InVS) tire un bilan accablant : sur neuf villes françaises – Paris, Bordeaux, Lyon, Lille, Le Havre, Marseille, Rouen, Strasbourg et Toulouse – les conséquences de la pollution sur la santé et sur les coûts sociaux sont « tout à fait substantielles ».

L’étude (Aphekom) porte sur l’impact sur la santé à court et long terme de la pollution atmosphérique, en particulier des particules fines (PM 10), et très fines (PM 2,5) en suspension dans l’air, très dangereuses, car pénétrant profondément dans l’organisme. Ces microparticules générées par les gaz d’échappement des véhicules, notamment les moteurs diesel, l’activité industrielle ou les systèmes de chauffage affectent les voies respiratoires et le cœur. Les zones étudiées par les scientifiques concernent 12 millions de citadins français, dont 6,5 millions pour Paris et ses alentours.

Premier constat : aucune des villes françaises ne respecte les seuils de pollution admis par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à savoir 10 microgrammes par m³ de PM 2,5. Marseille est la ville française dont l’air est le plus pollué aux particules fines, suivi de Strasbourg, Lille, Lyon. Paris arrive cinquième position, devant Bordeaux, Rouen, Le Havre et Toulouse.

(Avec mobilicites.com).

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Des travaux à la gare de Saint-Chamond

Posted by ardsl sur 11 septembre 2012

Augmentation importante du nombre de places de stationnement, réorganisation totale du fonctionnement du parking, mise en accessibilité des quais aux personnes à mobilité réduite et création d’une gare routière, tels sont les travaux qui débutent en cette rentrée 2012 à proximité et dans la gare SNCF de Saint-Chamond.

C’est grâce à un partenariat regroupant la ville de Saint-Chamond (36500 habitants), l’État, la Région Rhône-Alpes, Saint-Étienne Métropole, SNCF et Réseau Ferré de France (RFF) que la gare de Saint- Chamond va devenir un véritable pôle d’échanges multimodal. Ce projet d’aménagement s’articule autour de trois idées principales :

  • privilégier le recours aux transports collectifs par rapport à la voiture particulière
  • améliorer l’intermodalité entre les différents type de transports (train, bus, voitures, vélos)
  • garantir l’accessibilité des personnes à mobilité réduite aux différents types de transports.

Si le fonctionnement du « dépose minute » actuel, situé sur le parvis de la gare ne sera pas modifié, le reste du parking va être entièrement réorganisé, avec notamment 453 places de stationnement payant contre les 270 places actuellement gratuitement ; un agrandissement rendu possible, grâce à la cession par RFF d’une bande de terrain située le long de la voie de chemin de fer.

La gare SNCF accessible à tous

Parallèlement à l’aménagement du parking, RFF va conduire des travaux pour garantir l’accessibilité de la gare, en particulier celle des deux quais, aux personnes à mobilité réduite. Ainsi, une rampe d’accès permettra de rejoindre le bâtiment et le quai n°1 (direction Lyon) à partir du parking. Une rampe souterraine et un ascenseur garantiront quant à eux, l’accès au quai n°2 (direction Saint-Étienne), ce dernier étant déjà accessible aux personnes à mobilité réduite par la rampe d’accès donnant sur la route du Coin.

La fin des travaux est prévue pour juin 2013.

(Avec zoomdici.fr).

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Le gouvernement promet de lancer « assez rapidement » un 3e appel à projets de transport en site propre

Posted by ardsl sur 10 septembre 2012

Ce sera fin 2012 ou début 2013, a promis Frédéric Cuvillier aux élus du Groupement des autorités responsables de transport (Gart) menés par le maire de Strasbourg Roland Ries, venus rencontrer le ministre des Transports le 6 septembre. Entre 400 et 450 millions d’euros seraient dégagés pour aider une quarantaine de projets de transport en site propre, dont des téléphériques urbains. De son côté, Jean-Marc Ayrault annonce un plan d’urgence pour Marseille avec des aides pour les transports.

Roland Ries, chef de file du Groupement des autorités responsables de transport (Gart), est sorti plutôt confiant de son entretien le 6 septembre au soir avec Frédéric Cuvillier, le ministre délégué aux Transports. Le sénateur-maire PS de Strasbourg, conseiller transport de François Hollande pendant la campagne électorale, était accompagné des plusieurs autres élus du Gart pour obtenir des réponses du gouvernement sur plusieurs dossiers en suspens.

Notamment sur la suite des subventions inscrites au Grenelle de l’environnement pour des projets de transports collectifs en site propre (TCSP). Mais aussi sur l’élargissement des compétences des autorités organisatrices de transport à l’ensemble des mobilités, y compris le stationnement.

Le président du Gart qui revendique depuis 2011 un troisième appel à projets TCSP retoqué par l’ancien gouvernement, a trouvé l’oreille plus conciliante du nouveau locataire de l’Hôtel de Roquelaure : l’enveloppe serait de « entre 400 et 450 millions d’euros pour subventionner la quarantaine de projets recensés par le Gart« , confie Roland Ries. C’était l’une des promesses électorales de François Hollande.

En juin 2012 déjà, l’éphémère ministre de l’Écologie, Nicole Bricq, avait donné le feu vert d’un 3e appel à projets lors de sa visite au Salon européen de la mobilité, porte de Versailles à Paris.

Juste avant sa visite à Marseille lundi 10 septembre, le premier ministre a par ailleurs annoncé des actions en faveur des transports dans le cadre un plan de l’État.

Téléphériques urbains

Pour rappel, les deux premiers ont déjà permis de subventionner plus d’une centaine de métros, tramways, bus à haut niveau de service, navettes martimes ou pôles d’echange multimodaux dans presque autant de villes françaises. Soit 1,4 milliard d’euros de subventions dégagées par le précédent gouvernement.

Au total, le Grenelle prévoit 2,5 milliards d’euros à l’horizon 2020 pour financer des systèmes de TCSP dans le but de favoriser le report modal, c’est-à-dire le transfert de l’usage de la voiture vers les transports collectifs. Mais avec les restrictions budgétaires, une certaine incertitude régnait sur ce nouvel engagement de part de l’État. Frédéric Cuvillier a visiblement levé les doutes, et les projets de transport par câbles feront partie du lot. Une dizaine de villes ont des projets de téléphériques dans les cartons.

Autre sujet évoqué lors de cette rencontre, la décentralisation et la dépénalisation du stationnement payant de surface. Le sujet agace beaucoup Bercy qui voit d’un mauvais œil la « fuite » des recettes des amendes de stationnement vers les caisses des collectivités locales. Revendiquant le statut d’autorités organisatrices de la mobilité durable (AOMD), elles auraient alors la compétence du stationnement considéré comme un maillon de la chaîne des déplacements. Ces AOMD fixeraient le niveau des amendes et utiliseraient les recettes du stationnement pour développer leurs transports publics.

Ça fait 15 ans que le sujet est bloqué, Dominique Bussereau (secrétaire d’État aux Transports de 2007 à 2010) a commandé un rapport au sénateur-maire UMP de Cagnes-sur-Mer, Louis Nègre. Remis fin 2011, il a été enterré avant la présidentielle .

« Frédéric Cuvillier a reconnu la grande opacité de ce dossier et nous a promis de tenter de faire la lumière sur l’origine des blocages« , rapporte Roland Ries. Le dossier sera étudié dans le cadre du projet de loi de Marylise Lebranchu sur la décentralisation, acte 3.

Un nouveau rendez-vous entre le Gart et le ministre est fixé pour aborder le sujet le plus épineux, la réforme du système ferroviaire et le statut des cheminots. « Ce sera pour fin octobre, quand le gouvernement aura avancer sur le dossier en vue du projet de loi« , confime Roland Ries qui se dit favorable au modèle à l’allemande selon lequel le gestionnaire des infrastructures et l’exploitant commercial des trains sont intégrés au sein d’une holding. Une position qui ne fait pas forcément l’unanimité parmi les élus du Gart.

Jean-Marc Ayrault au chevet de Marseille

Le premier ministre a annoncé l’aide de l’État pour améliorer les transports collectifs de la ville :

  • extension de la ligne 2 du tramway entre la Canebière et la Castellane en 2014.
  • création de trois lignes de bus à haut niveau de service (BHNS) pour desservir l’université de Luminy (2014), Capitaine Sèze-Saint-Antoine dans les quartiers nord (2014), et Château-Gombert-Saint Jérôme.
  • d’autres projets pourront être étudiés dans le cadre du futur appel à projets TCSP.

Parmi les projets candidats à ce 3e appel à projets, Marseille a un programme d’amélioration pour 11 lignes de BHNS.

D’autres aides pour réaliser la rocade reliant l’autoroute A7 au nord à l’A50 à l’est pour contourner la ville et soulager la circulation sur les boulevards sont aussi annoncés, ainsi que des investissements pour le port (réouverture du chantier de réparation navale, construction d’un terminal de transports combinés à Marseille-Mourepiane et meillure desserte routière de Fos).

(Avec mobilicites.com).

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Chalon-sur-Saône : le bus en site propre débarque en force

Posted by ardsl sur 7 septembre 2012

Lundi 3 septembre 2012, Chalon-sur-Saône a mis en service une ligne de bus à haut niveau de service (BHNS). Dans les agglomérations de taille moyenne, le BHNS va ainsi jouer le rôle structurant qu’a eu le tramway dans les plus grandes.

Le mouvement est lancé. Si la période 1990-2000 a été celle du tramway qui équipe désormais presque toutes les grandes agglomérations, les années qui viennent vont être celles du bus à haut niveau de service. Une terminologie un peu barbare pour désigner un bus circulant majoritairement dans une emprise qui lui est réservé et équipée de vraies stations et pas de simples arrêts.

Chalon-sur-Saône « flash » sur ses bus

À Chalon-sur-Saône, la ligne de BHNS longue de 6,4 kilomètres, dont les trois premiers kilomètres ont été inaugurés le 3 septembre, a été baptisée Flash en référence à Nicéphore Niépce, pionnier de la photographie natif (en 1765) de la ville. Ce site propre dessert désormais les principaux pôles d’activités de la ville : la zone industrielle de Saôneor (où se trouve le site du cybermarchand Amazon), des établissements scolaires et un quartier en renouvellement urbain. Il tangente également la zone piétonne (créée en 2011), passe à proximité du palais de justice, de la sous-préfecture et a son terminus à la gare SNCF. « Laquelle est amenée à se développer avec le TGV Rhin/Rhône« , souligne Jean-Noël Despocq, vice-président des transports et de l’intermodalité au Grand Chalon (39 communes, 110000 habitants). C’est pourquoi ce pôle d’échanges a été requalifié pour devenir un lieu d’intermodalité avec la création de chemins piétonniers sécurisés. D’autres secteurs du centre-ville ont également bénéficié d’opérations de requalification urbaine. Notamment la rue Niépce où un auto-pont a été détruit dans l’objectif de réduire les flux de transit. Cette politique s’est enfin accompagnée de la suppression de places de stationnement en centre-ville. En échange, deux parc-relais ont été construits en périphérie pour inciter l’utilisation des transports collectifs.

Une vitesse commerciale de 19 km/h

Fin 2013, cette ligne sera totalement achevée et les bus évolueront alors en site protégé sur 4,5 kilomètres. Une extension permettra de relier le centre-ville aux Près Saint-Jean, un quartier en renouvellement urbain concentrant 15% de la population de l’agglomération. Avec une fréquence de 10 minutes en heure de pointe, Flash dessert un bassin de vie de 18000 habitants et autant d’emplois. Le tout en moins de 20 minutes grâce à une vitesse commerciale de 19 km/h, soit 6 km/h de plus que les bus évoluant au cœur de la circulation.

Ce projet qui a nécessité un investissement de 11 millions d’euros (HT), en incluant le matériel roulant, a bénéficié d’une subvention de l’État (1,1M€) dans le cadre du Grenelle 2 de l’Environnement.

« Une nouvelle ère est en route pour les moyens de transports doux dans les deux principales agglomérations de Bourgogne« , souligne Michel Neugnot, conseiller régional. « Dijon a inauguré son tramway, Chalon, son bus à haut niveau de service« .

Faire préférer le bus à la voiture

Pour Michel Neugnot, « le temps est au changement de comportements face à la problématique du coût du pétrole et de ses produits dérivés mais aussi, face à la problématique du vieillissement de la population ».  À Chalon-sur-Saône, cela passe par le BHNS

Le député-maire de Chalon, Christophe Sirugue, a félicité lors de l’inauguration tous les artisans de ce projet, « partenaires et entreprises qui ont permis de réaliser en un temps record cette première ligne du Flash ».

Un nouveau mode de transport qui « vient s’ajouter au Pixel, Déclic, Pouce, vélos Réflex et au réseau Zoom », a-t-il rappelé. « Même si », concéda-t-il, « il y a encore quelques ajustements à faire pour le Flash au niveau des feux aux carrefours pour permettre une meilleure fluidité du trafic ».

Si le Flash se veut plus rapide, il se veut aussi plus accessible aux personnes à mobilité réduite et plus confortable tout en circulant plus fréquemment aux heures de pointe et sur une amplitude horaire, étendue jusqu’à 23h30, les vendredis et samedis. « 18000 habitants vivent le long de la ligne 1 du Flash », a rappelé le sous-préfet de Chalon. « Ce qui était », selon lui, « un gage de développement pour les services de proximité ».

L’opposition municipale « Chalon pour tous » a tout bonnement boycotté l’inauguration en « fanfare du Flash » qui selon elle, est « la pire erreur du mandat de M. Sirugue et de sa majorité ». Un projet qu’elle juge « démesuré » et aux « conséquences néfastes » avec « la création d’embouteillages », mais aussi « la dissuasion pour la clientèle de venir faire ses courses en centre-ville avec la suppression de parking ».

L’association « Vélosursaône » a également menacé la municipalité chalonnaise de la proposer pour le titre de « Clou rouillé », qui, au contraire du « guidon d’or », pointe du doigt les municipalités qui entravent la circulation des cyclistes. « Sur le boulevard rien n’a été pensé pour la circulation des vélos », dénonce M. Pouleau, « On nous conseille la route ou le trottoir selon l’élu, alors que nous ne demandons que la permission de pouvoir emprunter le couloir du bus comme cela se fait déjà à Mâcon ou Dijon. Le seul couloir qui nous est accessible celui de l’avenue Jean-Jaurès en venant de la gare ». L’association laisse six mois à la ville de Chalon-sur-Saône pour revoir sa copie avant d’entamer ses démarches.

(Avec mobilites.com et Le Journal-de-Saône-et-Loire).

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Création d’une navette entre la gare de Belleville et Saint-Jean-d’Ardières

Posted by ardsl sur 22 août 2012

Depuis le 20 août, une navette relie Saint-Jean-d’Ardières à la gare SNCF de Belleville.

Il s’agit d’une initiative de la communauté de communes Beaujolais Val-de-Saône. Le service est assuré par les Autocars Maisonneuve qui disposent d’un dépôt à Saint-Jean-d’Ardières.

La navette reliant Saint-Jean-d’Ardières à Belleville est une ligne circulaire, avec arrivée et départ de la gare SNCF, qui dessert 9 arrêts sur la commune de Belleville (7700 habitants) et 6 arrêts sur la commune de Saint-Jean-d’Ardières (3300 habitants). 18 courses sont assurées du lundi au vendredi (sauf les jours fériés) entre 5h50 et 20h30.

Des horaires synchronisés avec les TER

Belleville dispose d’une excellente desserte TER sur l’axe Dijon – Mâcon – Lyon. Comme il ne faut que 32 minutes en train pour rejoindre Lyon Part-Dieu, la gare de Belleville est très fréquentée. En 2011, SNCF a enregistré une moyenne de 2061 voyages par jour entre Belleville et Lyon (soit 3,2% de plus qu’en 2010). Cela ne va sans poser des problèmes de stationnement aux abords de la gare. Face à ce problème, la communauté de communes Beaujolais Val-de-Saône a donc mis en place une navette locale pour réduire le nombre de personnes se rendant en voiture à la gare.

En conséquence, les horaires de la navette ont été conçus par assurer des correspondances optimisées avec les TER. La navette assure 13 correspondances avec les TER à destination de Lyon Part-Dieu et 9 correspondances avec les trains en provenance de Part-Dieu. (Des correspondances sont assurées avec les TER à destination de Mâcon à 8h06, 9h06, 14h06 18h07, et 19h06 ; ainsi qu’avec les TER partant de Mâcon à 6h02, 6h35, 7h35, 17h35 et 18h35).

Horaires des TER au départ de Belleville :

  • 19 trains et 1 car du lundi au vendredi (sauf fêtes) vers Lyon Part-Dieu : 5h25 (car), 6h24, 7h08, 7h40, 8h08, 8h40, 9h08, 10h08, 11h08, 12h08, 13h08, 14h08, 15h08, 16h08, 17h08, 18h08, 19h08, 20h08, 21h08 et 22h08.
  • 7 trains du lundi au vendredi (sauf fêtes) vers Vaise et Perrache : 6h01, 6h55, 7h55, 8h55, 12h55, 17h55 et 18h55.
  • 7 trains le samedi (sauf fêtes) vers Lyon Part-Dieu : 8h08, 10h08, 12h08, 14h08, 16h08, 18h08 et 20h08.
  • 4 trains le samedi (sauf fêtes) vers Vaise et Perrache : 6h55, 7h50, 12h55 et 18h55.
  • 8 trains le dimanche et fêtes vers Lyon Part-Dieu : 8h08, 10h08, 12h08, 14h08, 16h08, 17h08, 18h08, 20h08 et 22h08.
  • 2 trains le dimanche et fêtes vers Vaise et Perrache : 12h55 et 18h55.

Horaires des départs de Lyon Part-Dieu vers Belleville :

  • 20 trains les lundis et le 2 novembre : 5h20, 6h20, 7h20, 8h20, 9h20, 10h20, 11h20, 12h20, 13h20, 14h20, 15h20, 16h20, 16h46, 17h20, 17h46, 18h20, 19h20, 20h20, 21h20 et 22h20.
  • 19 trains du mardi au vendredi (sauf fêtes) : 6h20, 7h20, 8h20, 9h20, 10h20, 11h20, 12h20, 13h20, 14h20, 15h20, 16h20, 16h46, 17h20, 17h46, 18h20, 19h20, 20h20, 21h20 et 22h20.
  • 8 trains le week-end et les jours fériés : 7h20, 9h20, 11h20, 13h20, 15h20, 17h20, 19h20 et 21h20.

Horaires des départs de Lyon Vaise vers Belleville :

  • 7 trains du lundi au vendredi (sauf fêtes) : 7h31, 8h31, 13h31, 16h32, 17h31, 18h31 et 19h31.
  • 3 trains le samedi (sauf fêtes) : 8h31, 17h31 et 19h31.
  • 2 trains le dimanche et fêtes : 8h31 et 19h31.

Télécharger les horaires complets de la navette Belleville – Saint-Jean-d’Ardières

Tarification

La navette est gratuite jusqu’au 31 août. À partir du 3 septembre, il faudra débourser 0,50€ par trajet ou 12€ par mois (abonnement mensuel).

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Riom : la ville lance une étude urbaine sur le quartier de la gare

Posted by ardsl sur 9 juin 2012

L’idée est de faire du quartier de la gare «une porte d’entrée ferroviaire accueillante» sur le bassin de vie riomois ce qui n’est pas le cas actuellement avec une organisation des déplacements aux abords du Pôle d’Échange Intermodal (PEI) illisible et source de conflits entre piétons et véhicules.

La ville de Riom (185000 habitants, dans le Puy-de-Dôme)  lance une étude urbaine sur le quartier de la gare. Un quartier qui a beaucoup évolué ces dernières années avec notamment la création de 370 logements tant publics que privés, l’implantation de nouveaux commerces et la mise en œuvre à la gare SNCF, d’un Pôle d’Échange Intermodal (PEI) qui a trouvé sa vitesse de croisière.

Un quartier en pleine rénovation aussi avec la réhabilitation de la salle Dumoulin et la création à plus long terme de la médiathèque de Riom Communauté dans les locaux de l’ancienne caserne Vercingétorix, aux côtés de l’école de musique.

« Cette étude qui intéresse aussi Riom communauté doit préciser quels sont les enjeux sur ce quartier, dans la perspective d’une modification à venir du PLU auquel le SCOT est opposable » précise Jean-Claude Zicola, maire de Riom.

Parmi les enjeux listés dans le cahier des charges (valoriser l’image de la commune et de l’agglomération, conduire la mutation d’un secteur à forte valeur ajoutée du fait de la présence du Pôle Intermodal, orienter et accompagner le développement d’une offre commerciale), on retrouve la problématique du stationnement.

Le parking derrière la gare « que beaucoup avaient décrié en leur temps, est aujourd’hui totalement saturé. Mais on ne sait pas exactement qui stationne là. Est-ce que ce sont des résidents du quartier, des gens qui viennent faire leurs courses en ville, ou des salariés qui prennent le train » commente le maire.

Actuellement, les questionnaires pleuvent sur les pare-brise et la ville espère avoir des retours. D’autant qu’une extension du parking est parfaitement envisageable : Gédimat\SATMA installé de l’autre côté de la route déménage pour Layat et un terrain qui lui est contigu est en vente.

Avec cette étude urbaine, la ville signifie en tout cas sa volonté de « faire de ce quartier un morceau de ville à part entière qui soit, aussi, une porte d’entrée ferroviaire accueillante sur le bassin de vie riomois », en assurant notamment, précise le cahier des charges, « une transition vers la coulée verte de l’Ambène ».

(Avec La Montagne).

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Les entreprises ferroviaires veulent être impliquées dans la future gouvernance du rail

Posted by ardsl sur 27 mai 2012

Au lendemain de la présidentielle et avant que le nouveau gouvernement ne remette en chantier le dossier du ferroviaire, l’Union des transports publics urbains et ferroviaires (UTP) publie une position sur l’organisation de la gouvernance du secteur. Le syndicat patronal qui représente l’ensemble des entreprises ferroviaires opérant en France, demande qu’elles soient davantage impliquées dans le fonctionnement global du système ferroviaire.

C’est Michel Bleitrach, président de l’UTP, qui a fait cette annonce lors d’une rencontre avec la presse le 24 mai 2012.

L’UTP avait déjà pris position en novembre dernier, juste avant les assises du ferroviaire, pour un rapprochement entre RFF et SNCF aboutissant à la création d’un gestionnaire unique du réseau (lire). Une solution partagée désormais par tous les acteurs du système même si on n’en connait pas encore les contours.

Avec cette nouvelle position votée à l’unanimité par les membres du conseil administration (SNCF comprise), l’UTP veut attirer l’attention sur le fait que tous les acteurs, notamment les entreprises ferroviaires privées, mais aussi les autorités organisatrices et les chargeurs doivent être associés « aux choix stratégiques relatifs à l’accès et à l’utilisation du réseau ferroviaire, dans des structures décisionnelles de coopération pour une meilleure transparence et efficacité du système ferroviaire« .

Deux instances de contrôle

Concrètement, l’UTP recommande que l’État distingue deux instances dans lesquelles toutes les entreprises ferroviaires seraient représentées. La première « correspondant au conseil d’administration du gestionnaire du réseau » serait en charge des aspects stratégiques de moyen et long terme : grands investissements d’intérêt général, investissements liés à la régénération du système ferroviaire, grands enjeux économiques…

L’autre instance, serait en charge de la « supervision, le pilotage, le monitoring du réseau (…) RFF doit traiter ses clients comme des clients et pas comme de simples usagers. Ils ne doivent pas être seulement consultés une ou deux fois par an à l’occasion du DRR (Document de référence du réseau) ou de la conférence des sillons« , soutient Bruno Gazeau, délégué général de l’UTP.

Le DRR fixe pour une année les conditions d’attribution des sillons, les redevances de circulation et les redevances d’accès que devront payer les opérateurs ferroviaires.

Cette instance, qui se réunirait tous les mois, pourrait prendre la forme d’un conseil de surveillance qui suivrait, à la fois, les sujets relatifs à l’optimisation de l’utilisation du réseau (planification des capacités et des suivis de chantier, examen des régularités, gestion des défaillances…) et les sujets relatifs à l’accès du réseau (suivi du code d’accès au réseau et les compensations, rationalisation des systèmes d’information…).

Un État fort

Par ailleurs, face à un gestionnaire du réseau réunifié, l’UTP veut un État fort, qui joue son rôle de pilote et de stratège tout en restant garant de la sécurité. « Pour être fort l’État a deux outils, le réseau dont il est actionnaire et les trains d’équilibres du territoire dont il est devenu autorité organisatrice. Il est garant de l’organisation du système ferroviaire, responsable de son financement et des grands choix d’investissements… » Pour l’aider dans sa tâche et baliser le cadre de son action, l’UTP fait une suggestion importante, l’élaboration d’un « code du réseau« , à l’image du « network code » britannique.

« Il s’agit de créer en amont du Document de Référence du Réseau annuel, un code qui fixe plus précisément le cadre contractuel qui lie le gestionnaire du réseau et les entreprises ferroviaires« . Dans le même esprit, l’UTP plaide pour un gendarme du rail, l’ARAF, renforcé et « aux compétences élargies« .

Les autres propositions de l’UTP

La gouvernance du ferroviaire n’est pas la seule préoccupation de l’UTP. Lors de cette rencontre avec la presse, Michel Bleitrach, qui était entouré de ses deux vice-présidents, Jean-Marc Janaillac, PDG de RATP Dev et Marc Delayer, directeur général des transports publics de Cholet, a abordé les autres dossiers de la profession.

Ainsi à propos du transport urbain, le syndicat professionnel, qui rejoint sur ce point le Gart, milite pour que les autorités organisatrices des transports urbains deviennent des « autorités organisatrices de la mobilité durable » dotées de compétences élargies à la voirie, au stationnement, « voire à l’habitat« . L’UTP, réfléchit depuis quelques mois avec les élus du Gart sur la définition d’un nouveau modèle économique des transports publics (lire).

Les deux partenaires ont déjà identifié des leviers permettant de résoudre l’équation du financement du transport urbain français tout en faisant face l’augmentation de la fréquentation des réseaux (+ 4,5% en 2011). Ces réflexions vont être présentées et discutées avec les collectivités et opérateurs du secteur de province dans une sorte de « Road-Show » qui va débuter dans quelques mois.

L’UTP estime « nécessaire une augmentation de la contribution des voyageurs au coût de leur voyage. » Elle plaide également, pour un fléchage des ressources liées au stationnement vers l’amélioration du transport public. Il y a de la marge en la matière puisque « les spécialistes estiment que le taux de fraude dans le stationnement atteint 80%« , souligne Michel Bleitrach.

Un VT pérenne mais pas étendu

Concernant le versement transport (VT), taxe acquittée par les entreprises de plus de 9 salariés, l’UTP qui rappelle que son produit atteint 6 milliards d’euros par an, ce qui en fait le levier économique essentiel du secteur, considère qu’elle doit être pérennisée mais pas étendue avec, par exemple, la création d’un VT additionnel, comme le suggère certains élus. Seule concession de l’UTP « un VT interstitiel peut être envisagé au motif de l’équité des employeurs vis à vis des transports sur l’ensemble du territoire. »

« Nous ne voulons pas alourdir un peu plus les charges des entreprises« , a indiqué Michel Bleitrach qui recevra, le 6 juin, au salon européen de la mobilité, la visite de la présidente du Medef Laurence Parisot « accompagnée de patrons de grands groupes industriels« .

Autre dossier important sur lequel l’UTP travaille depuis plusieurs mois, la recherche de nouveaux modes de financement du transport public. Avec une piste privilégiée, la prise en compte des « externalités » du transport (pollution, accident, congestion), provoquées par la voiture mais payées par l’ensemble de la collectivité.

Consultez les positions de l’UTP sur :

(Avec mobilicites.com).

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