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La RATP ne connaît pas la crise

Posted by ardsl sur 3 septembre 2012

Malgré un contexte économique déprécié et les chiffres du chômage qui s’envolent, entraînant forcément une baisse de la mobilité en partie compensée par la hausse des prix du carburant, la RATP qui exploite les transports publics parisiens, une partie du réseau francilien et de nombreux réseaux en province et à l’étranger tire son épingle du jeu. Les filiales réalisent 14% du chiffre d’affaires du groupe.

« Les résultats semestriels 2012 se maintiennent à un niveau historiquement élevé, en ligne avec les objectifs. Ces bons résultats concernent aussi bien l’ÉPIC que les filiales », se félicite le patron de la RATP Pierre Mongin.

Les filiales, dont le chiffre d’affaires atteint 365 millions d’euros, contribuent à 14% du chiffre d’affaires du groupe, contre 12% au 30 juin 2011 à périmètre constant.

Au premier semestre 2012, sa principale filiale, RATP Dev qui réalise 64% de son chiffre d’affaires à l’international, a remporté plusieurs marchés au Maghreb (tram d’Alger, d’Oran et de Constantine en Algérie, tram de Casablanca au Maroc) et aux États-Unis avec le réseau de bus d’Austin au Texas et le tram de Washington.

En Grande-Bretagne, RATP Dev a racheté le transporteur britannique HR Richmond, et le marché britannique constitue aujourd’hui la première zone d’activité de la filiale à égalité avec la France. Grâce à la force de la livre sterling par rapport à l’euro et depuis l’héritage des actifs nés de la fusion Veolia Transdev.

CA « impacté » et légère baisse de trafic

Au 30 juin 2012, semestre au cours duquel les activités de gestionnaire d’infrastructure et d’opérateur de transport ont été séparées dans les comptes de l’entreprise publique, le chiffre d’affaire consolidé du groupe s’élevait à un peu plus de 2,5 milliard d’euros, en progression de 0,2% à périmètre constant, mais impacté négativement par la déconsolidation de Systra et l’application de la nouvelle norme comptable IFRIC 12 au matériel roulant dans le cadre du nouveau contrat signé avec le Syndicat des transports d’Île-de-France (STIF), précise le communiqué. « À méthode constante, la progression du chiffre d’affaires consolidé aurait été de 4,5%« , a insisté Pierre Mongin lors de sa présentation devant la presse, le 3 septembre en fin de matinée.

Le résultat d’exploitation se maintient à 265 millions grâce notamment à la performance des filiales et en dépit d’un contrat plus exigeant avec le STIF qui s’est traduit part la remise à zéro des incitations financières de la RATP. Le contrat signé en mars est implacable sur la ponctualité et la régularité des métros, RER et bus. Malus à l’appui.

Le résultat net du groupe baisse à 149 millions d’euros, contre 155 millions en juin 2011 (en partie à cause de ce système de bonus-malus plus drastique), et la contribution des filiales à ce résultat net augmente de 3 millions d’euros.

Quant aux recettes voyageurs, elles affichent une hausse de 3,2% à 1,126 milliard d’euros, malgré une baisse du trafic de 0,8% depuis janvier 2012, uniquement sur le réseau d’autobus et de tramways. Recul que Pierre Mongin attribue eassentiellement aux travaux de construction ou de prolongement des lignes de tramways. La bonne tenue des recettes malgré le recul du trafic s’explique par la hausse des prix des tickets et l’augmentation du nombre des abonnements vendus.

Signe d’un report de la voiture vers les transports collectifs à cause de l’envolée du prix des carburants ? Pierre Mongin en a l’intuition, « même si nous ne disposons d’aucune étude pour l’étayer« , a t-il confié.

6,5 milliards d’investissements d’ici à 2016

Au premier semestre, le groupe a investi 580 millions d’euros dont 564 millions en Île-de-France (+7,2%) avec notamment les nouvelles rames du RER A et les rames rénovées sur le RER B. En ligne de mire pour le second semestre 2012, l’automatisation intégrale de la ligne 1 du métro (et les prolongements de la ligne 12 du métro et des lignes de tramway T1, T2 et T3, soit 25 kilomètres de lignes de tram.

Et sur les quatre prochaines années, le budget d’investissement inscrit dans le contrat avec le STIF est de 6,5 milliards d’euros pour moderniser les transports franciliens.

La capacité d’autofinancement du groupe représente 430 millions d’euros, « mais un besoin en fonds de roulement conjoncturel a nécessité un endettement supplémentaire sur la période« , indique la RATP dont la dette historique représente plus de 5 milliards d’euros.

Les perspectives pour fin 2012

Le transporteur public compte bien jouer un rôle de choix dans le projet du Grand Paris Express en se positionnant sur les marchés de maîtrise d’œuvre, « en particulier celui des systèmes« , a indiqué Pierre Mongin.

En province, où RATP Dev a remporté les bus de Charleville-Mézières et a été renouvelée pour exploiter ceux de Moulins et de Bourges, la filiale est candidate à l’exploitation de plusieurs autres réseaux comme à Boulogne-sur-Mer, Sens, Châtellerault, Pays des Olonnes. À l’international enfin, l’entreprise attend des résultats d’appels d’offres en Asie et « sur la route de l’Asie« .

Restent certains actifs de Veolia qui cherche à se désinvestir de sa filiale transport Veolia Transdev et qui semblent intéresser la RATP, comme SNCF : « nous nous sommes mis d’accord avec Guillaume Pépy, mais la décision revient d’abord à l’État« . Et à l’autorité de la concurrence … C’est vers l’Asie, où RATP Dev a une joint venture avec Veolia que le duo Mongin – Janaillac lorgne tout particulièrement.

(Avec mobilicites.com).

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Systra veut conquérir les trams et les trains du monde entier

Posted by ardsl sur 28 mai 2012

Après des années de concurrence entre les deux groupes publics et leurs équipes, toutes les entités dédiées à l’ingénierie ferroviaire seront effectivement fusionnées le 1er juillet prochain.

Un nouveau logo, bientôt un nouveau siège à deux pas de celui de Microsoft à Issy-les-Moulineaux… Systra, le leader français de l’ingénierie ferroviaire, détenu à part égale par la RATP et SNCF, est en ordre de marche pour accélérer sa croissance en France et à l’étranger, où il réalise la moitié de son chiffre d’affaires.

Après des années de concurrence entre les deux groupes publics et leurs équipes, toutes les entités dédiées à l’ingénierie ferroviaire seront effectivement fusionnées le 1er juillet prochain. L’État avait finalement décidé, il y a un an et demi, de couper court aux ambitions de prise de pouvoir de la RATP et de SNCF sur Systra.

Gestion paritaire entre SNCF et la RATP

Il a préféré donner naissance à un champion tricolore de l’expertise ferroviaire en répartissant son capital à parts égales entre les deux groupes et en organisant sa gouvernance avec un directoire et un conseil de surveillance présidé tour à tour par le président de SNCF et celui de la RATP. En France, Systra peut s’enorgueillir d’avoir réalisé l’ingénierie de toutes les lignes à grande vitesse françaises et de 21 des 28 lignes de tramway en service dans l’Hexagone.

Grâce à l’absorption d’Inexia et de Xelis, les filiales de SNCF et de la RATP, Systra devient le numéro deux mondial de l’ingénierie ferroviaire et leader dans le domaine de la grande vitesse, compte doubler son chiffre d’affaires (416 millions d’euros en 2011) d’ici à 2016. «Nous avons l’intention d’y arriver grâce à notre croissance organique», affirme Pierre Verzat, le nouveau président du directoire. Pour y parvenir, Systra mise sur le Grand Paris Express dont il espère décrocher des appels d’offres mais surtout sur l’international.

« La population ne cesse de croître dans les villes« , rappelle Pierre Verzat. « À l’heure actuelle, plus de 25000 d’entre elles comptent plus de 10 millions d’habitants. Et la circulation deviendra ingérable si le transport individuel s’impose. »

Mais les dirigeants de Systra reconnaissent avoir saisi les opportunités les unes après les autres. «Nous avons été très présents en Amérique du Sud que nous avons un peu abandonnée pour l’Asie et ensuite le Moyen-Orient.» Dorénavant, les équipes de Systra devront rester en veille dans les zones à fort potentiel. Outre le Moyen-Orient, où Systra a réalisé la conception et la mise en œuvre du métro automatique de Dubaï, l’Asie – avec notamment la ligne à grande vitesse coréenne – et l’Amérique latine, de nouveaux projets de trains ou de tramways devraient émerger en Europe du Nord et de l’Est, en Russie notamment. Quant à l’Amérique du Nord, Systra réfléchit à un éventuel partenariat avec un acteur local pour décrocher, entre autres un projet de tramways à Los Angeles.

(Avec lefigaro.fr).

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