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Chambéry : du nouveau sur le réseau STAC

Posted by ardsl sur 11 septembre 2012

Plusieurs changements sont intervenus entre le 1er juillet et le 3 septembre 2012 dans les transports en commun de l’agglomération chambérienne.

Hausse du versement transport

Le taux du versement transport (VT) est passé de 1,6% de la masse salariale des entités de plus de 9 salariés depuis le  1er juillet 2012 à 1,65%. Cela représentera un gain de 565000€ par année pleine de fonctionnement pour Chambéry Métropole.

Ce taux pourrait être progressivement augmenté à 1,8% ou même 2% dans les années à venir.

Les recettes de billetterie ne couvrent que 20% du coût de fonctionnement du réseau STAC.

Mise en place d’une tarification sociale

Chambéry Métropole a étendu la tarification sociale, qui auparavant ne s’appliquait qu’aux abonnements annuels jeunes.

Selon les analyses disponibles, cette tarification a porté ses fruits avec 700 usagers supplémentaires en 2012 et 15% d’augmentation du nombre de déplacements exécutés. Le coût de la mesure a été de 100000€, soit la moitié de ce qui avait été estimé. La part de la tarification solidaire dans le total des recettes issues des usagers a été portée à 30 % environ.

La tarification sociale a été étendue à l’ensemble des usagers, ce qui revient à passer d’une tarification de statut à une tarification au revenu.

Plusieurs titres ont été supprimés (le carnet de 100 tickets Mobilo à 31€ pour les 60 ans et plus, le Solido annuel, …). Une tranche de pour les plus de 75 ans a été créée permettant de limiter la hausse tarifaire pour les publics se déplaçant peu. Les couples de personnes âgées de plus de 60 ans non imposables bénéficient de la tarification sociale (réduction de 50% au moins).

La hausse de la TVA a été répercutée sur les usagers. Ajoutée à l’inflation, les tarifs ont augmenté de 4%.

Les tarifs en vigueur au 1er septembre 2012 :

  • ticket à l’unité : 1,20€
  • carnet de 10 tickets : 9€ (7,50€ actuellement).
  • carnet de 10 tickets tarif réduit : 6€.
  • ticket 24h : 2,40€
  • ticket 7 jours : 9€ (8,20€ actuellement).

Pour faciliter les voyages réguliers à la fois sur le réseau STAC et le réseau Ondéa, le carnet de 10 tickets OndéStac est créé et vient compléter la gamme OndéStac, déjà composée des abonnements annuels et mensuels. Ce carnet est en vente dans les agences commerciales STAC et Ondéa. Il coûte 12€.

Télécharger la grille tarifaire complète

Réorganisation du réseau STAC : le 3 septembre 2012

11 millions de voyages ont été effectués sur le réseau STAC. Chambéry Métropole vise 14,4 millions de voyages en 2017. Pour cela, il faut que chaque habitant du territoire utilise 100 fois dans l’année le réseau STAC (contre 87,8 voyages par habitants en 2011).

Le réseau va être repensé. Le réseau STAC va passer d’un réseau en étoile non hiérarchisé à un réseau maillé et hiérarchisé. Chambéry Métropole entend convaincre de nouveaux usagers de prendre le bus pour se rendre au travail ou dans les centres commerciaux.

Ce travail a déjà été initié en 2011 avec le renforcement de la ligne 3 (La Motte-Servolex Grands Champs – Challes-les-Eaux Médipôle). Cela s’est traduit par une hausse de la fréquentation de 9,6%. 7600 voyages par jour sont désormais enregistrés sur cette ligne.

En septembre 2012, des mesures pour améliorer l’attractivité de la ligne 1 (Lycée Armand – Éléphants) ont été mises en œuvre. La ligne 1 a un itinéraire plus direct : Sonnaz parc relais maison brûlée – Chambéry Éléphants. Les arrêts intermédiaires sont : Morraz, Bouchets, Gendarmerie, Rops, Aoste, Bertillet, Mâconnais, Beaujolais, Cévennes, Provence, Hermitage, Domaine des Monts, Lémenc et Reclus. La fréquence est d’un bus de toutes les 6 minutes en heures de pointes (12 minutes en heures creuses). Le temps de parcours est de 18 minutes entre le parc relais (de 150 places) et le centre de Chambéry. Télécharger le plan de la ligne 1 dans Les Hauts de Chambéry

La desserte fine des quartiers est assurée par la ligne 6 Lycée Armand – Jacob Université avec un bus toutes les 10 minutes en heures de pointes (20 minutes en heures creuses). Les arrêts intermédiaires entre Lycée Armans et Éléphants sont : Sartre, Brel, Dardel, Faucigny, Pré de l’âne, Aoste, Bertillet, Mâconnais, Beaujolais, Avenue d’Annecy, Cévennes, Provence, Piochet, Trolles, Bruyères, Saint-Ombre, Chantemerle, Pellerin, Beauvoir, Rotonde, Cassine, Charmilles et Reclus. La ligne 2 ne circule plus entre Avenue d’Annecy et Éléphants. La ligne 23 (Parc relais maison brûlée – Éléphants) a été supprimée.

Toujours en septembre 2012, la desserte de Technolac, du centre commercial Chamnord, de la zone des Lanciers et de l’université à Jacob-Bellecombette a été totalement réorganisée avec 4 lignes :

  • la ligne 2 Le Bourget-du-Lac plage – Technolac – Université Jacob cadencée au quart d’heure du lundi au samedi. Elle remplace l’ancienne ligne 9. La nouvelle ligne 2 n’emprunte pas la VRU, mais dessert le centre commercial Chamnord et la zone des Landiers (qui ne sont plus desservis par la ligne 6), dotée d’un parc relais de 85 places. La commune du Bourget-du-Lac est desservie toutes les 30 minutes. Un bus sur 2 est limité à l’arrêt ESC.
  • la ligne 2D Technolac – Chambéry Éléphants assurée lors des pointes de trafic avec des articulés empruntant la VRU (comme la ligne 9 actuelle). 17 allers-retours du lundi au vendredi. Temps de parcours : 20 minutes.
  • la ligne 6 Lycée Armand – Université Jacob avec un bus toutes les 10 minutes en heures de pointes (20 minutes en heures creuses). Elle reprend le tracé de l’ancienne ligne 6 entre Éléphants et Jacob-Bellecombette Champ Parin et poursuit sa route jusqu’à l’université.
  • la ligne 9 Chambéry Éléphants – Chambéry Salins qui remplace l’ancienne ligne 2. Un bus toutes les 20 minutes. 84 allers-retours.

Télécharger :

Les utilisateurs de l’actuelle ligne 6 du STAC à Voglans devront n’ont plus de ligne directe pour se rendre à Chambéry. Ils doivent emprunter une ligne Ondéa (avec 10 allers-retours) en correspondance avec la nouvelle ligne 2 du STAC. Une tarification commune aux deux réseaux a été mise en place.

Création d’un réseau de soirée

Auparavant, l’offre en soirée était disparate et peu efficace (très peu de services après 21h). Un vrai réseau de soirée a été mis en place début septembre 2012. Il fonctionne du lundi au samedi à partir de 20h.

Le réseau noctambus comprend 5 lignes :

  • la ligne 1 Sonnaz parc relais maison brûlée – Cognin Debussy desservant Les Hauts de Chambéry, Le Biollay et Cognin. Un bus toutes les 40 minutes.
  • la ligne 2 Le Bourget-du-Lac plage – Université Jacob. Un bus toutes les heures.
  • la ligne 3 La Motte-Servolex De Gaulle – Challes-les-Eaux Médipôle via Barberaz et La Ravoire. Un bus toutes les heures.
  • la ligne 4 Chambéry Éléphants – Challes-les-Eaux Casino via Bassens, Saint-Alban Leysse et, Barby. Un bus toutes les 45 minutes.
  • la ligne 5 Chambéry avenue d’Annecy – Saint-Baldoph Champet via Chambéry-le-Vieux et Barberaz. Un bus toutes les heures.

Les derniers départs se font à 22h45. Seule la ligne 1 effectue un ultime départ à 23h20.

Toutes les lignes sont en correspondances entre elles aux Éléphants à 20h45, 21h50 et 22h45.

Télécharger le plan des lignes Noctambus

Desserte du Phare

Un service spécifique sera mis en place pour assurer les retours lors des événements sportifs et culturels se déroulant au Phare.

Autres modifications

  1. Les lignes 3 et 22 empruntent la rue des Belledones à La Ravoire. En raison de travaux de longue durée rue de la Concorde, les lignes 3 et 22 passent par la rue des Belledonnes, où un nouvel arrêt « Centre Ville » est créé pour desservir le cœurde la commune. Plan des lignes 3 et 22 à La Ravoire
  2. Les services scolaires desservant Saint-Jean-d’Arvey sont remplacés par une ligne régulière (la 23) entre Saint-Jean-d’Arvey chef lieu et Saint-Alban-Leysse collège de Maistre. Plan de la ligne 23
  3. L’itinéraire de la ligne 5 (La Motte Servolex De Gaulle – Éléphants) dans La Motte-Servolex a été revu. Les arrêts à l’École Saint-Jean et au Collège Sand ont été supprimés et remplacés par les arrêts Reinach, Parc, Saint-Éxupéry et Roland Garros. Des correspondances quai à quai sont ainsi possibles avec la ligne 3 à l’arrêt « Reinach ». Plan de la ligne 5 à La Motte-Servolex
  4. L’itinéraire de la ligne 4 (Saint-Baldoph Champet – Chambéry Chamoux) dans Barberaz a été revu. Exit les arrêts Barberaz Centre, LP Le Margériaz, Buisson Rond et Monge. Ils sont remplacés par les arrêts ZA Barberaz, Madelaine, Sainte-Thérèse et Garatte. Sa fréquence est d’un bus toutes les 30 minutes.
  5. L’itinéraire de la ligne 40 (Saint-Baldoph Champet – Chambéry Chamoux, 20 allers-retours) dans Barberaz a été revu. Les arrêts Barberaz Centre, LP Le Margériaz, Buisson Rond et Monge sont désormais desservis. Exit les arrêts ZA Barberaz, Madelaine, Sainte-Thérèse et Garatte. La desserte du collège de Vilette se fait uniquement aux heures d’entrée et de sortie de l’établissement. Des services express sont ponctuellement mis en place entre Saint-Baldoph et Chambéry. Son itinéraire plus direct permet de relier plus rapidement Saint-Baldoph et Chambéry (20 minutes de trajet, contre 25 auparavant).

Télécharger :

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De plus en plus de voyageurs dans les transports urbains, et pourtant les recettes baissent

Posted by ardsl sur 30 janvier 2012

Selon les chiffres de l’Union des transports publics et ferroviaires (UTP), le nombre de voyageurs dans les réseaux de transport urbain a augmenté de 1,8% en moyenne en 2010 et poursuivi sa progression en 2011 à +4,3% sur les neuf premiers mois de l’année. Seul point noir, de taille, les recettes accusent une forte baisse. Un « effet ciseau » qui inquiète la profession.

Après une pause en 2009 la fréquentation dans les transports urbains est repartie à la hausse en 2010 et s’accélère en 2011.

Cette croissance de la fréquentation, après une légère stagnation en 2009, s’est faite dans un contexte qui n’était pourtant pas très favorable : le chômage et la crise qui impactent la mobilité, mais aussi les intempéries de l’hiver 2010 et le soutien à la filière automobile, qui a dopé les ventes et l’utilisation de la voiture particulière.

« On sent bien que nous sommes à une période charnière : le transfert modal de la voiture vers le transport public est entamé et la prise de conscience des Français du caractère écologique et économique de ce mode de transport est réelle. Ca devrait accélérer la « bascule » si bien-sûr on s’en donne les moyens« , commente Stéphanie Lopes D’Azevedo, chargée de mission de l’UTP.

Le transport public urbain français est dans une situation paradoxale. La fréquentation augmente régulièrement depuis 10 ans (+ 25%), mais les recettes par voyage baissent. Un mouvement imputable à la fois à la croissance du nombre de bénéficiaires de tarifs sociaux et à la réticence de certains élus d’augmenter leurs tarifs au moins au niveau de l’inflation.

Un nouveau modèle

Ce contexte inquiète de plus en plus les opérateurs de transport adhérents de l’UTP, mais aussi les élus du Groupement des autorités responsables de transport (GART), qui réfléchissent ensemble depuis plusieurs mois à un nouveau modèle économique du transport urbain. « Comment dans ce contexte (de baisse des recettes), espérer maintenir le niveau d’offre que les voyageurs attendent ? Combien de temps une telle situation est-elle tenable ?« , s’interroge Bruno Gazeau, délégué général de l’UTP.

En 2010, la fréquentation a augmenté en moyenne de 1,8% dans les réseaux urbains. « Ces dernières années, on voyait bien la dichotomie entre les réseaux des grandes agglomérations ou la fréquentation était dopée par la mise en service de modes lourds, comme le tramway, et les plus petites villes qui peinaient parfois. C’est encore le cas pour 2010, mais on note également des variations importantes suivant les politiques plus ou moins volontaristes menées par les collectivités« , souligne Stéphanie Lopes d’Azevedo.

Volonté politique

Ainsi dans les agglomérations de province de plus de 250 000 habitants qui sont, pour la plupart, dotées de transport en commun en site propre (TCSP), la fréquentation a augmenté de 2,1 %. Mais la plus forte croissance est à mettre au compte des agglomérations de 50 000 à 100 000 habitants : + 3%. Ces réseaux ont accru leur attractivité soit en augmentant leur offre, ce qui est le cas le plus fréquent, soit en diminuant leurs tarifs analyse l’étude.

Pour les agglomérations de taille intermédiaire (entre 100 000 et 250 000 habitants), la fréquentation n’a augmenté que de 0,2%, ces réseaux étant en pleine mutation, selon l’analyse de l’UTP. Brest, Dijon ou le Havre par exemple, ont lancé les travaux de leurs tramways et Avignon projettent de le faire. L’effet TCSP devrait s’y faire sentir dans les prochaines années.

En 2011 l’embellie s’accentue. Pour les neuf premiers mois de l’année comparé aux neuf premiers mois de 2010, les chiffres de l’UTP montrent une augmentation du trafic de 4,3%.

(Source : mobilicites.com).

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