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Les premiers pas de Frédéric Cuvillier dans son ministère parisien

Posted by ardsl sur 3 juin 2012

Deux semaines après sa nomination comme ministre délégué au Transport et à l’Économie maritime, Frédéric Cuvillier découvre sa fonction, son nouveau bureau et les problèmes d’intendance.

6h29, gare de Fréthun : le TER-GV emmène Frédéric Cuvillier vers son nouveau bureau parisien. Deux semaines après sa nomination, changement de tempo et de décor pour le député-maire de Boulogne-sur-Mer. « Le plus surprenant au début, c’est la succession des rythmes. Parfois, c’est le calme plat. Et puis tout à coup, ça s’accélère, le téléphone, les conseillers… On sent la crise arriver… »

8h14 : gare du Nord, un chauffeur du ministère le cueille à sa descente du TGV. La 308 grise l’emmène boulevard Saint-Germain, dans l’ancien hôtel de Roquelaure qu’il partage aujourd’hui avec Nicole Bricq, sa ministre de tutelle. Au second étage, une succession de bureaux… vides. Une standardiste pour des appels qui se font rares, deux-trois proches. C’est tout. Le nouveau ministre n’a pas eu le temps de constituer son équipe de travail. Dix conseillers, pas plus, a dit François Hollande. Trois ont déjà été recrutés : Emmanuel Kessler, son directeur de cabinet ; Jérôme Martin, son chef de cabinet qu’il a connu lorsqu’il était attaché parlementaire de Guy Lengagne ; le Boulonnais François Lambert, 27 ans, auparavant directeur des affaires maritimes. Dans ses bagages ce jour-là, sa secrétaire Anouck Coppin qui a la lourde tâche de gérer son agenda et ses quatre smartphones. Elle le suit depuis la mairie, est passée par la communauté d’agglomération du Boulonnais puis l’Assemblée nationale.

Frédéric Cuvillier est ainsi : il aime travailler en équipe avec des fidèles, des proches. Au bureau solennel de Cambacérès occupé en 1981 par Charles Fiterman et qui donne sur le parc, le nouveau ministre a préféré un bureau plus modeste qui donne sur la cour, pour être au plus près de ses conseillers.

Derrière son fauteuil, une photo satellite du port de Boulogne. « Elle me suit depuis l’Assemblée nationale. »

9h : première réunion de la journée avec les membres de son cabinet restreint. Au programme : comment caser les demandes de rendez-vous, le Conseil des ministres, la préparation des prochains grands sommets (transport jeudi, pêche le 12 juin), sans oublier de faire campagne pour les élections législatives. « Eh oui, il faut que je sois élu sinon tout ça va s’arrêter. » Et Frédéric Cuvillier, qui a hérité d’un ministère bicéphale, est bien décidé à défendre son pré carré. « On savait qu’il serait ministre de la Mer, avait déclaré quelques jours » avant Daniel Percheron, président PS de la Région Nord Pas-de-Calais. « Mais le Transport, c’est un miracle pour la région ! » Canal Seine-Nord, Eurostar, Calais-Boulogne 2015 : les enjeux sont énormes. Frédéric Cuvillier en est conscient. « Je suis un Boulonnais ministre, mais je ne suis pas ministre boulonnais. » Il sait qu’il va devoir se détacher, prendre du recul, arrêter de raisonner en élu régional.

9h30 : compte rendu rapide des événements du week-end. L’actualité (SeaFrance, Air France, retards TGV) le poursuit.

10h : premier rendez-vous de la journée avec Pierre Mongin, président de la RATP. Suivront ensuite Bruno Baraduc, inspecteur général des affaires maritimes, puis Guillaume Pépy, président de SNCF. Les cases vides de son agenda se sont assombries. La folle journée commence, elle n’est pas près de s’achever. •

 (Avec La Voix du Nord).

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La CGT rappelle la nécessite du Lyon – Turin ferroviaire

Posted by ardsl sur 5 février 2012

La CGT a diffusé un communiqué sur son positionnement sur le Lyon – Turin, alors que se déroule l’enquête publique sur la partie française entre l’agglomération lyonnaise et le tunnel de base à Saint-Jean-de-Maurienne.

Le Lyon – Turin est un maillon essentiel pour le réseau européen de transport. À ce titre, l’Union Européenne assurera une part importante du financement.

Pour la CGT, le Lyon – Turin a deux objectifs :

  • un report du trafic marchandises sur le rail.
  • l’amélioration des relations voyageurs internationales et nationales avec des liaisons régionales rapides.

La CGT rappelle que « depuis 2004, la part modale du fret ferroviaire dans le marché des transports de marchandises est passée en France de 14 % à un peu plus de 10 %. Cette situation a conduit à mettre près de 2 millions de camions supplémentaires sur les routes. »

La CGT argumente que « 1,5 million de camions par an traversent la vallée de la Maurienne, avec des dégradations très importantes au niveau des routes et de l’environnement. Or, les coûts externes (accidents, pollution, nuisances, dégradations, congestion) générés par le mode routier en France s’élèvent à 87 milliards d’euros contre seulement 2 milliards au niveau ferroviaire. Le transport ferroviaire n’est responsable que de 1,3 % des émissions de CO2 liées au transport en France contre 93 % par la route. Avec un bilan carbone extrêmement positif, le fret ferroviaire apparaît comme le mode le plus adapté à une politique de développement durable. Le Lyon-Turin vise à transférer sur le rail une partie significative du trafic de marchandises avec des prévisions de l’équivalent de 700 000 camions dès 2020 et 1 million lorsque l’intégralité du projet aura été réalisé. Par le rééquilibrage modal en faveur du rail qu’il permet d’opérer, le projet Lyon-Turin est un élément clé de préservation de la qualité de l’air et de la santé des populations alpines, ainsi que de lutte contre le changement climatique. En endiguant la croissance des trafics routiers et en transférant une partie des trafics actuels de marchandises et de voyageurs sur le rail, le projet Lyon-Turin contribue à réduire les émissions de polluants atmosphériques, liés au transport, dont les effets sont démultipliés dans les territoires de montagne et participe ainsi pleinement d’une qualité de l’air améliorée pour les habitants des vallées et des stations alpines, avec des impacts sanitaires positifs. »

Pour les voyageurs, la CGT met en avant :

  • « des gains de temps considérables seront obtenus (trajet Lyon-Turin en 1h40 à terme contre 4h actuellement, trajet Paris – Milan en 4h au lieu de 8h à ce jour)« .
  • l’amélioration des « relations entre le sillon alpin et l’Italie« .
  • « une amélioration et une accélération des relations entre Lyon et les principales agglomérations du sillon alpin (Annecy-Chambéry, Aix les Bains et Grenoble), de même que des gains de temps de 20 minutes entre Lyon et Chambéry. La mise en circulation de TER grande vitesse offrira la possibilité de fréquences accrues des circulations, devant ainsi faciliter l’accès aux deux Savoie et plus globalement les relations internes au territoire régional« .

La CGT réclame un raccordement entre la ligne Grenoble – Montmélian et la ligne nouvelle pour permettre des liaisons directes entre Grenoble et l’Italie.

La CGT évoque aussi les aspects positifs pour les dynamiques démographique et économique du sillon alpin.

Lire le point de vue complet de la CGT sur le Lyon – Turin

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