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Agglomération grenobloise : pendant l’été, les travaux du tram E prennent de l’avance

Posted by ardsl sur 29 juillet 2012

Ne vous fiez pas aux apparences, aux trous et aux barrières qui jonchent tout le tracé du Fontanil-Cornillon au cours de la Libération, la future ligne E est sur la bonne voie pour tenir les délais… Car le chantier de Grenoble et de l’agglomération, lui, ne prend pas de vacances. Explications avec Philippe Billard, du SMTC (Syndicat mixte des transports en commun de l’agglo), maître d’ouvrage du projet.

Le chantier du tram E est-il dans les temps ?

« Globalement, nous sommes dans les temps. Il y a même des secteurs où le chantier avance plus vite que prévu, comme sur le cours Jean-Jaurès par exemple. Forcément, on profite de la période d’été et de l’absence d’intempéries. Quand, du fait des congés d’été, il y a moins de circulation, moins de cyclistes et moins de piétons, le rendement des entreprises est meilleur. En même temps, il faut être très prudent, ce qui est gagné un jour ne l’est pas obligatoirement pour toujours. Notre objectif est en tout cas la bonne tenue du calendrier ».

Parmi les différents travaux engagés, quel est le plus spectaculaire ?

« Ceux du pont de la Porte de France qui enjambe l’Isère. Il s’agit là du plus gros ouvrage de la ligne E. D’ailleurs, c’est le chantier de construction le plus long mené par la même entreprise puisqu’il a démarré en décembre 2011 et devrait normalement s’achever avec la pose des rails au printemps 2013. Enfin, si tout se passe bien… »

Et du côté de l’avenue des Martyrs et du prolongement de la ligne B, est-ce qu’il se passe vraiment quelque chose ?

« Il est vrai que cela fait longtemps que le chantier dure dans ce secteur mais il ne se passe pas rien ! C’est une opération de longue haleine. Beaucoup de choses, jusqu’à présent, se sont déroulées en souterrain. Il y a eu de gros travaux de déviation et de confortement des réseaux qui vont accueillir le développement de la Presqu’île scientifique et l’urbanisation de cette zone. On commence maintenant à voir l’espace urbain s’organiser : en face du CEA, des bordures sont sorties de terre. Nous avons aussi travaillé sur le remblaiement de l’avenue des Martyrs pour élever l’espace public et donc le tram, en prévision de la construction d’un pont qui relierait l’avenue des Martyrs à la rue Émile-Gueymard ».

Les lignes A et B aussi subissent un lifting…

« Effectivement, à côté de l’installation de l’échangeur des lignes A, B et E à l’angle de l’avenue Alsace-Lorraine et du cours Jean-Jaurès, l’autre gros chantier de l’été qui nécessite la coupure des trams A et B, nous procédons au renouvellement des rails les plus fatigués. C’est le cas, pour la ligne B, de la courbe derrière le Palais de justice et de celle devant l’école Anthoard, dans le quartier Berriat. Quant à la ligne A, elle subit elle aussi quelques changements : un aiguillage au niveau de Louis-Maisonnat à Fontaine et des rails neufs avenue Alsace-Lorraine ».

Des travaux qui seront tous terminés pour le 25 août, date à laquelle les trams A et B circuleront à nouveau comme avant. La mise en service de la ligne E est prévue pour fin 2014.

(Avec Le Dauphiné Libéré).

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Agglomération grenobloise : le tracé du tram E devient un véritable « boulevard de l’habitat »

Posted by ardsl sur 22 mai 2012

L’énorme chantier du tram E génère des dizaines d’autres chantiers : près de 2000 nouveaux logements verront ainsi le jour entre 2010 et 2015 à proximité immédiate du tracé du futur tram.

Quand on construit une grosse infrastructure de transports en commun qui, s’agissant de la ligne de tram E, coûte 300 millions d’euros, financés pour l’essentiel _ car la participation de l’État se limite à 9 % _ par les contribuables locaux et les entreprises (via le versement transports), mieux vaut s’assurer que ledit tram est pertinent, qu’il sera utilisé par le maximum de gens. Car une fois que ce tram est construit, il faut encore le faire fonctionner, et pour une ligne de ce type (11,5 km entre Grenoble/Louise-Michel et Le Fontanil, pour un fonctionnement, grosso modo, de 5h30 du matin à 1h du matin, 7 jours sur 7), cela coûte au bas mot 10 M€ par an, de nouveau payés pour l’essentiel par le contribuable et, un peu, par l’usager (17 % du prix).

Mention particulière pour Saint-Martin-le-Vinoux

Construire un tram qui dessert le maximum de logements présents… ou à venir rapidement : c’est donc l’impératif que s’est fixé le Syndicat mixte des transports en commun de l’agglomération (SMTC), maître d’ouvrage du tram E. En concluant notamment avec les quatre communes concernées un “contrat d’axe” ou chacune s’engage à réaliser un certain nombre de logements le long du tram, en contrepartie de quoi le SMTC financera une partie des travaux d’aménagement des voiries liés à l’arrivée du tram. Ce qui représente un engagement global de 1980 nouveaux logements en cinq ans à proximité du tram E, et une aide du SMTC de 11,5 M€.

Alors, si les travaux du tram E font désormais partie du paysage quotidien des habitants de l’agglo depuis près d’un an, les chantiers immobiliers poussent également comme des champignons. Avec une mention particulière pour Saint-Martin-le-Vinoux, qui a intégré très en amont l’arrivée du tram en lançant ses premiers projets bien avant la validation de la ligne de tram E. Sur cette petite commune (5400 habitants), on peut vraiment décrire la RD 1075 comme un “boulevard de l’habitat”. La remarque sera prochainement valable pour Saint-Égrève (16300 habitants), et il faudra attendre encore un peu pour Le Fontanil-Cornillon (2800 habitants).

La transformation sera sans doute moins frappante pour Grenoble, déjà fortement urbanisée (158200 habitants). Et, s’agissant des deux gros chantiers, en cours pour Jean-Macé et à venir pour l’Esplanade, « on les aurait faits même sans le tram, car on a besoin de logements, mais c’est vrai que la présence du tram ne fait que renforcer la cohérence du projet de l’Esplanade », note Philippe de Longevialle, adjoint (MODEM) au maire de Grenoble chargé de l’urbanisme. Une remarque qu’auraient sans doute pu faire à l’identique les maires des trois autres villes.

(Avec Le Dauphiné Libéré).

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Une télécabine entre Fontaine et Lans-en-Vercors ?

Posted by ardsl sur 19 mars 2012

Un projet de liaison par câble entre l’agglomération grenobloise et le Vercors a été présenté aux médias lundi 19 mars 2012. Une télécabine irait de Fontaine à Lans-en-Vercors (villes distantes de 10 kilomètres à vol d’oiseau), avec une gare intermédiaire à Saint-Nizier-du-Moucherotte. La construction de l’équipement et son exploitation seraient confiées à un opérateur privé. La Métro (la communauté d’agglomération Grenoble Alpes-Métropole) devrait en principe assurer la maîtrise d’ouvrage.

La présentation de ce projet a été assuré par Yannick Belle (PS, président de la Sémitag, la société gérant le réseau TAG), Yannick Boulard (PS, maire de Fontaine), Pierre Buisson (UMP, conseiller général du canton du Vercors isèrois et président de la communauté de communes du massif du Vercors), Marc Baïetto (PS, président de la Métro), Guillaume Lissy (PS, conseiller régional), Michel Destot (PS, député-maire de Grenoble), Jean-Paul Gouttenoire (maire de Lans-en-Vercors), Christian Coigné (maire de Sassenage), Charles Bich (PS, conseiller général) et Michel Issindou (président du SMTC).

Nous avons décidé de lancer la réalisation d’un transport par câble entre Grenoble et le Vercors”, a déclaré Marc Baïetto. Une télécabine devrait donc relier Fontaine (22 200 habitants) à Lans-en-Vercors (2700 habitants), avec une halte à Saint-Nizier-du-Moucherotte (1 000 habitants).

Cette première annonce, bien que l’idée était dans les cartons depuis quelque temps, sonnait comme un faire-part familial. Les parents – la Métro, les maires, le conseil général et la Région – sont heureux d’annoncer publiquement la naissance d’un projet préélectoral. Tout le monde est heureux, même si personne ne sait vraiment qui financera le nouveau-né jusqu’à ses premiers pas.

Saint-Nizier-du-Moucherotte serait à 13 minutes de Fontaine

Imaginez : en un quart d’heure, on est là-haut”, s’est extasié Marc Baïetto. Selon les prévisions, on mettrait 13 minutes de Fontaine à Saint-Nizier-du-Moucherotte, et 16 autres de Saint-Nizier à Lans-en Vercors, sur une longueur totale de 10km, à une vitesse moyenne de 20km/heure.

Le débit envisagé permettrait de transporter jusqu’à 2400 personnes à l’heure, sur un dénivelé total de 795 mètres (et un dénivelé positif de 1380 mètres). Tout ça, dans des petites cabines.

Un projet qui dépasse les clivages politiques

La Communauté de communes du massif du Vercors, présidée par l’UMP Pierre Buisson, soutient à l’unanimité ce projet. Le président de la Métro et les maires PS de Grenoble et Fontaine sont favorables à ce projet de télécabines entre Lans-en-Vercors et Fontaine.

Avec “99% du foncier public”, “pas d’habitations à proximité” et “des maires qui en veulent”, on n’est pas dans un “terrain hostile”, selon le président Baïetto.

40% de la population active du Vercors isèrois travaille sur Grenoble et son agglomération

40% de la population active du Vercors descend chaque jour pour bosser dans l’agglo”, a affirmé Pierre Buisson, et même 60% à Lans-en-Vercors, a ajouté Jean-Paul Gouttenoire, le maire de la commune. Les comptages routiers montrent que le trafic journalier entre le plateau du Vercors et l’agglomération grenobloise s’élève à 9000 voyages journaliers.

Outre ceux qu’on appelle les pendulaires, qui montent et descendent la semaine, la liaison câblée pourrait aussi intéresser les touristes et les habitants de l’agglomération. “Le dimanche, 3000 à 4000 véhicules montent dans le Vercors”, a affirmé Marc Baïetto. Sept jours sur sept, donc, les routes du Vercors sont utilisées sans relâche. Alors “si on peut capter 30% du trafic, on aura gagné le pari”, a estimé Yannick Belle, le président de la Sémitag.

Pourquoi Fontaine ?

Et pourquoi Fontaine plutôt qu’une autre commune mitoyenne au plateau du Vercors ? « Parce qu’il n’y a rien, parce que c’est tout droit« , a justifié le président de la Métro. « Si on allait dans une zone plus urbanisée, on aurait 15 recours par jour. Nous avons choisi ce qui nous permettait de faire au plus simple« . Et ni Yannick Boulard, le maire de Fontaine, ni Christian Coigné, le maire de Sassenage, ne s’en plaignent. « Fontaine, c’est la ville des entreprises des télésièges« , a souligné Yannick Boulard. « Fontaine est le meilleur site pour recevoir ce terminal, c’est proche de notre ville et ça nous aidera pour le développement du tourisme« , a estimé Christian Coigné.

À Fontaine, la gare de départ de la télécabine devrait être installée à proximité d’une station de la ligne A du tramway.

40 à 50 millions d’euros

Côté finances, “on fera appel aux partenaires privés”, a expliqué d’entrée de jeu Marc Baïetto. “Les finances publiques étant ce qu’elles sont, c’est le meilleur moyen de réaliser le projet”. L’appel d’offres devrait être lancé avant l’été et le président escompte un début des travaux d’ici un an. La Métro a estimé à “40 à 50 millions d’euros, pour la totalité de l’opération” le coût du projet, pour un coût de fonctionnement annuel estimé à 3 millions d’euros, “avec un million de passagers”. Ce qui revient à envisager un trafic de 2740 voyages par jour.

La maitrise d’oeuvre sera prise en charge, a priori, par la Métro. “Si je voulais la paix des ménages, je dirais le SMTC, mais si je veux l’efficacité, je répondrais plutôt la Métro. Le SMTC est plutôt encombré avec ce qu’il essaye de mener à bien, avec succès, je pense aux deux grands chantiers de la création de la ligne E et de la prolongation de la ligne B”, a expliqué Baïetto.

La mise en service est envisagé pour fin 2014.

Quel tarif pour les usagers ?

Si Baïetto s’est défendu de donner un quelconque ordre de grandeur, Yannick Belle a évoqué un “tarif adapté”, voire une sorte de “Tagocâble”. “Évidemment, nous voulons que l’usager ne soit pas prisonnier du tarif et puisse utiliser une carte lisible dans tous les transports en commun. Nous aurons une base tarifaire claire, même si nous avons quelques progrès à faire sur la question.

« En voiture, si on compte 50 centimes du kilomètre, on arrive à environ 10€ pour Grenoble / Lans-en-Vercors. Avec le câble, le prix sera attractif mais devra couvrir le coût du trajet”, a calculé encore le président Baïetto pour qui la télécabine ne sera “pas beaucoup plus cher, ni beaucoup moins cher, qu’un ticket de transport couvrant cette zone”.

Un prolongement vers Villard et Corrençon ?

Certains élus parlent déjà d’étendre la télécabine plus loin dans le Vercors. “Nous voulons voir vers Villard-de-Lans et Corrençon”, imagine Pierre Buisson.

Quid de la Chartreuse et de Belledone ?

Une télécabine pourrait relier Fontaine à Saint-Martin-le-Vinoux selon les souhaits de certains élus. Cette télécabine franchirait le Drac et l’Isère. Des stations intermédiaires seraient envisagées à la presqu’île scientifique. Des correspondances avec les trams A, B et E seraient possibles.

Michel Destot (PS, député-maire de Grenoble) a évoqué le transport par câble pour la Chartreuse et même Belledone.

« Une annonce sans étude » pour Olivier Bertrand

Olivier Bertrand, conseiller général EÉLV, a regretté « de ne pas avoir été associé aux réflexions de la Métro sur le projet de liaison par câble vers le Vercors« . L’élu y a vu « une annonce politique sans réelle concertation entre les collectivités concernées et précédant les études qui devraient être menées pour estimer la pertinence du projet, risque d’aboutir à son échec. Ces considérations politiciennes risquent de nuire au projet lui-même« .

Olivier Bertrand estime que « la  loi ne permet pas à la Métro d’opérer en dehors de son périmètre de transports urbain (PTU). Le maître d’ouvrage de ce projet ne pourra donc pas être la Métro, à moins d’inclure Saint-Nizier et Lans dans une Métro élargie… ce qui n’est pas à l’ordre du jour« .

L’élu EÉLV rappelle que « le Conseil général a déjà envisagé ce projet de liaison par câble dans le cadre du projet de Jeux Olympiques en 2007. Il a été abandonné faute de circulation suffisante entre le plateau du Vercors et l’agglomération. On notera, qu’aucun représentant du conseil général n’a indiqué que le Département était disposé à relancer ces études. »

Pour Olivier Bertrand, le financement et l’exploitation privés évoqués par Marc Baïetto n’ont pas de sens : « les déficits d’exploitation en matière de transport public sont de l’ordre de 70 à 90%. Et évidemment un ticket d’accès très cher ferait fuir les usagers potentiels. Le seul financement privé possible serait via un partenariat public privé (PPP). Mais, outre que les socialistes sont, comme les écologistes, officiellement contre ce mode de gestion très contestable des services publics, il aurait pour conséquence de fortement retarder le projet : la seule phase juridique d’un PPP dure au minimum 18 mois et demande l’accord du ministère des finances selon des critères qu’il sera difficile de remplir (notamment le caractère d’urgence). »

(Avec le dauphine.com et citylocalnews.com).

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Grenoble : un nouveau pont pour le tram E

Posted by ardsl sur 22 février 2012

Dans un an, un nouveau pont franchira l’Isère au niveau de la Porte de France à Grenoble. « Ce pont, destiné au tram E, sera accolé au pont existant. La volonté de l’architecte a été de faire en sorte que les Grenoblois aient le sentiment que l’ouvrage actuel a été élargi, pas qu’un nouvel édifice a été construit », explique Robert Olivieri, chef d’opérations au SMTC, qui gère les transports en commun grenoblois.

Depuis plusieurs mois, les opérations de construction du pont ont débuté… sur terre. « Sur le pont existant, les parapets ont été enlevés, l’encorbellement découpé. L’entreprise a également débuté sur chaque rive la réalisation des culées », précise Robert Olivieri. Les travaux ont commencé “sous” les eaux de l’Isère. Depuis quelques jours, une barge est en effet positionnée en aval du pont existant. Elle “accueille” une pelle mécanique qui réalise les premières étapes nécessaires à la création de bâtardeaux indispensables à la construction des deux piles du nouveau pont, alignées à celles existantes. Une fois les bâtardeaux en place, le lit de l’Isère asséché, les fondations des piles débuteront.

Le pont doit être livré dans un an. « Il faudra ensuite procéder à l’habillage de l’édifice, à la pose des voies ferrées, des poteaux et des câbles électriques indispensables au tram », souligne Robert Olivieri. L’ouvrage accueillera aussi un cheminement piétonnier et une voie pour les cycles.

(Avec Le Dauphiné Libéré).

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Agglomération grenobloise : travaux du tram E, tout ce qui vous attend en 2012

Posted by ardsl sur 2 janvier 2012

Avec le début de la réalisation de la plateforme du tram et de la construction du pont sur l’Isère, entre autres, l’année 2012 sera chargée pour la ligne E. Explications.

C’est le moment des vœux. Alors, on souhaite une bonne année aux initiateurs du tram E et aux dizaines de milliers d’Isérois qui l’attendent, parfois avec impatience.

On souhaite aussi une bonne année aux quelques centaines de riverains qui, individuellement ou via une association ou une copropriété, ont déposé des recours en justice pour faire dérailler le tram E… ou ne manqueront pas de le faire dans les mois qui viennent.

Pour les uns comme pour les autres, 2012 sera une année décisive. Parce que c’est l’été prochain que débutera la construction de la plateforme du tram (dalle, rails, etc.), réalisation plus visible que les actuelles déviations des réseaux.

Pour le Syndicat mixte des transports en commun (SMTC), maître d’ouvrage du projet, cette nouvelle ligne sera plus facile à promouvoir auprès de la population au fur et à mesure qu’elle prendra physiquement forme.

Et les dizaines de milliers d’automobilistes qui sont régulièrement confrontés aux bouchons qu’aggravent forcément les chantiers du tram prendront d’autant plus facilement leur mal en patience qu’ils ressentiront la fin des travaux approcher… ou au moins le chantier avancer à un bon rythme.

L’année 2012 sera également décisive pour les recours en justice, en cours et à venir, car on suppose qu’il est plus aisé pour un juge de stopper un projet de tram avant la pose des rails et la réalisation des gros ouvrages d’art qu’après…

Bref, l’année 2012 sera décisive en ce sens qu’au fil des mois, on identifiera visuellement de mieux en mieux l’objet de ces chantiers. Parce que jusqu’à maintenant, du futur tram E, les automobilistes ne voient que des centaines de plots rouges et blancs répartis sur des dizaines de chantiers…

Et les bouchons ? Il devrait y en avoir autant en 2012 qu’en 2011. Mais, fin 2012, si tout va bien, on sera à mi-parcours de la réalisation du tram E.

La réalisation de la ligne de tram E devrait coûter 298 millions d’euros HT.

(Source : Le Dauphiné Libéré).

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Agglomération grenobloise : tour d’horizon des chantiers du tram E

Posted by ardsl sur 24 décembre 2011

Le Syndicat mixte des transports en commun de l’agglomération grenobloise (SMTC) a organisé une visite de plusieurs chantiers du tram E.

Plusieurs, car, en dehors des chantiers très ciblés, comme les démolitions de bâtiments, le déplacement des chaussées de l’ex-A 48 (qui s’appelle désormais RN 481, puisque ce n’est plus une autoroute) ou encore la réalisation d’un mur de soutènement contre la voie SNCF devant la mairie de Saint-Martin-le-Vinoux, il s’agit en fait de multiples chantiers de déviation des réseaux.

Par exemple, rien que pour Grenoble, de la Porte de France au cours de la Libération (Louise-Michel), il faut déplacer les réseaux (gaz, électricité, téléphone… mais pas l’assainissement, qui passe dans de très gros tuyaux inspectables de l’intérieur et qui sont situés près de 2 m sous la plateforme du tram) à une trentaine d’endroits différents. Et, à chaque fois, pour une “traversée” totale d’un trottoir à l’autre de Jean-Jaurès ou de Libération, il faut fractionner l’opération en 5 phases distinctes, afin de laisser à chaque fois la circulation libre dans les deux sens. Pas simple. Et tout ça va durer jusqu’à l’été prochain.

Le passage le plus compliqué : place Hubert-Dubedout

Bref, si ça bouchonne plus que d’habitude pour accéder à Grenoble ou y circuler, les explications ne manquent pas. C’est ce qu’ont souligné hier Michel Issindou, président du SMTC, Michel Destot, maire de Grenoble, et Jacques Chiron, vice-président du SMTC et adjoint au maire de Grenoble chargé des déplacements, entourés des responsables et techniciens du SMTC et de Territoires 38.

Au fil de la visite, on a ainsi appris que la RN 481 (ex-A 48) sera rendue à deux fois deux voies dès la mi-février, avec des chaussées un peu rétrécies (de 3,50 m à 3,20 m) et la suppression de la bande d’arrêt d’urgence ; la vitesse sera limitée à 70 km/h.

Au niveau de la circulation, ce n’est, d’après les élus, pas si catastrophique que ça. Il est vrai que, globalement, ça circule moins mal que redouté sur l’ex-A 48 malgré la mise à deux fois une voie un peu en amont de la Porte de France.

En revanche, certains carrefours (notamment Jaurès/Félix-Viallet et Jaurès-Berriat) posent de gros problèmes aux heures de pointe, ainsi que la place Dubedout, « parce la multiplicité des plots rouges et blancs désoriente les automobilistes », précise un technicien. Et c’est là qu’on redécouvre l’importance de l’humain : Jacques Chiron a eu l’idée, depuis quelques jours, de mettre ponctuellement, à ces carrefours stratégiques, du personnel municipal muni de sifflets, notamment pour indiquer aux automobilistes qu’il ne faut pas s’engager dans un carrefour dont l’accès est bloqué de l’autre côté. Et il paraît que ça marche… un peu. Bref, quand on est bloqué dans sa voiture, il faut toujours se dire que ça pourrait être pire…

(Source : Le Dauphiné Libéré).

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