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Posts Tagged ‘tunnel du Mont-Cenis’

Liaison ferroviaire Lyon – Turin : des décisions cruciales sont attendues en décembre 2012

Posted by ardsl sur 20 septembre 2012

Dix-huit ans après avoir été désigné projet prioritaire de l’Union Européenne, le projet de nouvelle liaison ferroviaire Lyon – Turin attend de nouveaux signaux forts pour sa réalisation à l’occasion du prochain sommet bilatéral franco-italien de décembre 2012 à Lyon.

Réuni à Lyon le 13 septembre 2012 à l’occasion d’un Conseil d’administration extraordinaire, le Comité pour la liaison européenne Transalpine Lyon – Turin a émis ses souhaits en vue du prochain sommet bilatéral entre la France et l’Italie, qui doit se tenir à Lyon en décembre 2012.

Appel à la ratification

Il appelle les chefs d’État et de gouvernement à s’engager pour la réalisation du tunnel de base sous le Mont-Cenis dès que le budget européen consacré aux infrastructures sera approuvé mi-2013. Le comité demande donc une ratification dès que possible de l’accord signé le 30 janvier 2012 et des éléments concrets d’ici l’été 2013, comme la constitution de la société qui sera chargée des futurs travaux et la mise en oeuvre des premières mesures de report modal de la route vers le rail.

Le comité souhaite, par ailleurs, utiliser pleinement le financement européen déjà disponible, soit 671,8 millions d’euros, pour poursuivre les chantiers préparatoires en Italie et en France, en lançant, dès que possible, la nouvelle phase de percement au tunnelier, au droit de Saint-Martin-la-Porte, dans l’axe du tunnel.

Autre attente exprimée, celle de soutenir résolument le budget et le contenu du « Mécanisme pour l’interconnexion en Europe », notamment le financement à 40% des sections transfrontalières et la mise en oeuvre de « project bonds » lors des réunions du Conseil de l’Union Européenne sur le cadre financier 2014-2020. Ces 40%, s’ils sont obtenus, constitueraient une amélioration par rapport « au taux maximal pour les travaux qui est de 30% d’ici fin 2013« , indique Gunther Etil de la Commission européenne.

824 millions d’euros déjà investis

Présenté par Franck Riboud, président du Comité pour la Transalpine, comme « la locomotive du Lyon – Turin », le tunnel de base long de 57 km a déjà fait l’objet d’un investissement de 824 millions d’euros.

Trois descenderies ont d’ores et déjà été achevées côté français dont la dernière, celle de Saint-Martin-la-Porte (2400 mètres), en juin 2010. Une galerie est, par ailleurs, en cours de réalisation en Italie, le démarrage des travaux à l’explosif de la galerie de reconnaissance de La Manddalena (7500 mètres) ayant débuté à l’été 2012. L’objectif des promoteurs du projet est d’aboutir à un démarrage des travaux du tunnel de base fin 2013 et à une mise en service de l’ouvrage à l’horizon 2023.

Cette nouvelle infrastructure est censée permettre de transférer 700000 poids lourds sur le rail et d’accueillir 5 millions de voyageurs à grande vitesse. L’investissement est de 8,2 milliards d’euros avec une répartition prévisionnelle de 3,28 milliards pour l’Union Européenne, 2,85 milliards pour l’Italie et 2,07 milliards pour la France.

Signe de l’intérêt pour cette liaison présentée comme le seul axe Ouest-Est de l’Europe du Sud, la Région Languedoc-Roussillon vient de rejoindre les 80 adhérents du Comité pour la liaison européenne Transalpine Lyon – Turin. Elle devrait être suivie par la Communauté d’Agglomération de Nice.

(Avec wk-transport-logistique.fr).

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Bilan de l’autoroute ferroviaire alpine à fin juillet 2012

Posted by ardsl sur 17 août 2012

L’autoroute ferroviaire alpine (AFA) relie Aiton à Orbassano par le tunnel du Mont-Cenis. Elle permet le transport international des marchandises par le rail. Le gabarit B1 est disponible depuis le 6 juin 2012.

Du 1er janvier au 31 juillet 2012, 1190 trains ont circulé (soit 595 allers-retours) avec un remplissage de 73%.

Détails mensuels :

  • En juillet, 192 trains ont circulé (soit 96 allers-retours) avec un remplissage de 84%.
  • En juin, 184 trains ont circulé (soit 92 allers-retours) avec un remplissage de 84%.
  • En mai, 172 trains ont circulé (soit 86 allers-retours) avec un remplissage de 75%.
  • En avril, 158 trains ont circulé (soit 79 allers-retours) avec un remplissage de 67%.
  • En mars, 176 trains ont circulé (soit 88 allers-retours) avec un remplissage de 66%.
  • En février, 158 trains ont circulé (soit 79 allers-retours) avec un remplissage de 66%.
  • En janvier, 150 trains ont circulé (soit 75 allers-retours) avec un remplissage de 63%.

Analyse des résultats du mois de juillet

10 trains ont été supprimés mercredi 18 et jeudi 19 juillet en raison d’une grève en Italie. Cela a entraîné 150 passages en moins sur l’autoroute ferroviaire alpine.

2788 passages (dont 555 au garabit B1) ont été comptabilisés sur l’AFA en juillet 2012. Il s’agit du record absolu depuis le lancement de l’AFA. Le précédent record datait du mois d’octobre 2008 avec 2600 passages.

Le trafic du mois de juillet 2012 est de 17% supérieur à celui de juillet 2011.

Sur les 7 premiers mois de l’année 2012, le trafic à l’ancien gabarit s’est effondré de plus de 17%. Tout trafic confondu, la baisse est de 11% par rapport aux 7 premiers mois de l’année 2013.

Depuis le lancement de l’exploitation au gabarit B1, 24 nouveaux utilisateurs de l’AFA sont apparus.

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Bilan de l’autoroute ferroviaire alpine à fin juin 2012

Posted by ardsl sur 29 juillet 2012

L’autoroute ferroviaire alpine (AFA) relie Aiton à Orbassano par le tunnel du Mont-Cenis. Elle permet le transport international des marchandises par le rail.

Du 1er janvier au 30 juin 2012, 998 trains ont circulé (soit 499 allers-retours) avec un remplissage de 71%.

Détails mensuels :

  • En juin, 184 trains ont circulé (soit 92 allers-retours) avec un remplissage de 84%.
  • En mai, 172 trains ont circulé (soit 86 allers-retours) avec un remplissage de 75%.
  • En avril, 158 trains ont circulé (soit 79 allers-retours) avec un remplissage de 67%.
  • En mars, 176 trains ont circulé (soit 88 allers-retours) avec un remplissage de 66%.
  • En février, 158 trains ont circulé (soit 79 allers-retours) avec un remplissage de 66%.
  • En janvier, 150 trains ont circulé (soit 75 allers-retours) avec un remplissage de 63%.

Le gabarit B1 est disponible sur la liaison Orbassano – Aiton de l’AFA depuis le 6 juin 2012. 18 nouveaux utilisateurs (9 italiens, 8 français et un autrichien) sont donc apparus, dont Jacquemmoz.

Le trafic à l’ancien gabarit stagne, avec moins de 100 voyages par jour. Cela s’explique par l’absence de trafic de sidérurgie en provenance d’Italie  et la crise qui frappe la chimie lyonnaise.

Avec l’ouverture au gabarit B1, le trafic mensuel a dépassé les 500 voyages et le trafic journalier progresse de 24 voyages en moyenne.

Un cinquième aller-retour a été mis en place les mercredis, jeudis et vendredis, jours où le trafic est le plus important. Des pics de fréquentation sont observés sur les trains de soirée et de nuit. En revanche, le trafic reste très faible le lundi.

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Bilan de l’autoroute ferroviaire alpine à fin mai 2012

Posted by ardsl sur 19 juin 2012

L’autoroute ferroviaire alpine (AFA) relie Aiton à Orbassano par le tunnel du Mont-Cenis. Elle permet le transport international des marchandises par le rail.

Du 1er janvier au 31 mai 2012, 814 trains ont circulé (soit 407 allers-retours) avec un remplissage de 69%.

Détails mensuels :

  • En mai, 172 trains ont circulé (soit 86 allers-retours) avec un remplissage de 75%.
  • En avril, 158 trains ont circulé (soit 79 allers-retours) avec un remplissage de 67%.
  • En mars, 176 trains ont circulé (soit 88 allers-retours) avec un remplissage de 66%.
  • En février, 158 trains ont circulé (soit 79 allers-retours) avec un remplissage de 66%.
  • En janvier, 150 trains ont circulé (soit 75 allers-retours) avec un remplissage de 63%.

Le gabarit B1 est disponible sur la liaison Orbassano – Aiton de l’AFA depuis le 6 juin 2012. La fréquentation de l’AFA devrait donc bondir dans les prochains mois.

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Bernadette Laclais : «Comment des écologistes peuvent-ils contester le Lyon – Turin ?»

Posted by ardsl sur 17 juin 2012

Bernadette Laclais

Bernadette Laclais, députée-maire socialiste de Chambéry et première vice-présidente de la Région Rhône-Alpes, chargé des Transports prêche toujours pour le Lyon – Turin ferroviaire.

À l’instar de son mentor Louis Besson, Bernadette Laclais est une farouche partisane de ce projet ferroviaire qui suscite aujourd’hui nombres d’interrogations quant à sa faisabilité et son utilité. Un sujet qui est devenu un point de discorde entre les socialistes et leurs alliés écologistes, à la Rhône-Alpes. Une situation incompréhensible pour elle qui a fait de la défense du Lyon – Turin une sorte de profession de foi écologiste.

Elle a accordé une longue interview à La Voix des Allobroges. Extraits.

Le PS a accordé aux écologistes un grand nombre de circonscriptions en raison des résultats électoraux qu’ils ont pu avoir ces dernières années, mais ils n’ont pas pesé grand-chose à la présidentielle. Après coup, regrettez-vous cet accord ?

« Il ne faut pas se tromper. Les élections nationales ne sont pas très favorables aux idées écologistes, et même les écolos le disent. D’où l’accord sur les législatives. Reste que le score d’Éva Joly n’est pas représentatif du vote écologiste, on le voit bien aux élections intermédiaires avec des résultats très différents. Ce serait une erreur de considérer le score d’Éva Joly comme une référence, de même que les régionales représentent aussi un contexte particulier. Et puis les écologistes sont des gens avec qui nous travaillons, alors je ne remets pas du tout en cause les conditions de l’accord qui va leur permettre d’avoir une représentation à l’Assemblée nationale. Je soutiens donc Alain Caraco dans la 1ère circonscription et je le suis dans sa campagne sur les transports, notamment le Lyon – Turin. »

Sur ce sujet, il n’est pas représentatif d’Europe Écologie car il défend le Lyon – Turin, ce qui n’est plus le cas d’un grand nombre de militants et surtout du groupe d’élus qui siège à la région Rhône-Alpes.

« C’est un sujet un peu complexe, car j’ai constaté que, chez Europe Écologie, ceux qui connaissent le réseau ferroviaire en Savoie sont favorables au Lyon-Turin, y compris à son volet voyageur. C’est qu’on a un grand problème avec 43 km de voie unique entre Saint-André-le-Gaz et Chambéry. Alain Caraco partage cette analyse, mais les élus écologistes de Savoie ont une vision qui n’est pas celles de ceux qui connaissent les difficultés du réseau ferroviaire. »

En gros, Alain Caraco a dit qu’il fallait faire le Lyon – Turin pour qu’il y ait des TER en Savoie. Mais est-ce qu’il faut nécessairement un chantier international coûtant des dizaines de milliards pour arriver à avoir des TER dans nos vallées ?

« C’est sûr que pour ça, il n’y a pas besoin d’un terminal pour l’Italie. Mais le projet prévu dans l’enquête d’utilité publique prévoit bien un itinéraire destiné aux marchandises qui a besoin d’un double tunnel, et de l’autre côté un volet voyageur. »

Ce projet dépasse largement le sujet des TER savoyards, car il est d’abord international. Est-ce forcément lié ?

« Oui, dans la mesure où le projet a toujours été celui-ci, avec deux dimensions marchandises et voyageurs. Et aujourd’hui, j’ai beaucoup de mal à comprendre pourquoi des élus régionaux s’opposeraient à la desserte des deux départements. »

Il y en a des raisons de s’interroger sur le Lyon – Turin, et peut-être d’abord parce que ce projet apparaît par les temps qui courent comme pharaonique et infinançable…

« Ce que je n’arrive pas à comprendre, c’est qu’on puisse se satisfaire de la situation. Même si l’on me dit que le trafic n’a pas augmenté autant qu’on le dit. »

Ça fait un moment que le trafic n’augmente plus…

« Peut-être, mais vous parlez d’un projet pharaonique, et moi je vous parle de report modal. »

D’autres parlent aussi beaucoup de développer le report modal sur la ligne actuellement sous-utilisée qui passe par le Mont-Cenis.

« Adapter la ligne historique, c’est l’analyse des opposants. Ils croient pouvoir tout faire à l’air libre. Moi, je pense que l’avenir est à des voies en partie couvertes. »

Mais au niveau de l’argent, comment ça se passe ?

« Ça fait l’objet d’une discussion concernant un plan de relance européen essentiel pour les infrastructures européennes. Il faut essayer d’avoir le maximum. N’oublions pas qu’on a eu à vivre cette année un accident qui a coûté la vie à cinq personnes. Cela traduit un trafic trop important. Alors pourquoi essayer de remettre en cause un projet qu’on défend depuis vingt ans et qui a fait un consensus ? D’ailleurs, l’opposition est plus extérieure que savoyarde. La vallée de la Maurienne n’est pas défavorable au Lyon – Turin. »

Il y a des éléments qui ont changé depuis les origines du projet. Là, vous parlez d’un accident bien sûr terrible, mais les chiffres du trafic routier ne sont pas du tout ceux prévu il y a vingt ans quand on annonçait qu’il y aurait deux fois plus de camions. Certains constatent au contraire aujourd’hui que le trafic a plutôt stagné.

« Le trafic n’est pas stable depuis vingt ans, mais c’est vrai qu’il y a eu la crise économique. Alors peut-on dire sur la base des chiffres que certains avancent qu’il y a eu stagnation ? Je ne sais pas. Mais quand bien même ça aurait stagné, reste pour la population le risque concernant la santé et l’environnement. Cela justifie une infrastructure dédiée. »

En tout cas, c’en est fini du consensus.

« Il y a un consensus avec la droite sur la desserte voyageur. Et il n’y a pas de projet où il ne faille se battre au niveau des États, alors si à chaque fois qu’il y a une difficulté on arrête… Il faut aller de l’avant. Nous savons très bien que nous sommes dans une période difficile pour le financement, mais on ne peut pas avoir voté le texte du Grenelle et refuser ça. D’autant que l’Europe a repéré le Lyon – Turin comme le maillon manquant et a confirmé qu’il fallait le faire. La question qui est posée au niveau européen, c’est le pourcentage du financement. Alors il faut discuter, mobiliser. »

C’est quand même étonnant qu’on ne sache toujours pas comment pourrait être financé ce grand chantier dont on nous parle depuis vingt ans.

« Aujourd’hui, il y a un accord France – Italie avec des engagements économiques. C’est déjà pas mal. Sauf qu’il y a beaucoup de méconnaissance et de sottise. On ignore qu’il y a eu cet accord le 30 janvier entre la France et l’Italie. »

Dans le Val de Suze, où on est particulièrement concerné par le projet, il y a une opposition très forte comme on l’a vu l’année dernière aux abords du chantier.

« C’est une majorité de groupes extrêmes qui sont contre le Lyon-Turin, une grande minorité pour le gouvernement italien. »

Dans le Val de Suze, l’opposition n’était pas le fait de groupes extrêmes mais de l’ensemble de la population.

« Il y a là-bas des élus qui ont exprimé leur soutien depuis que le projet a été modifié. Et s’il peut toujours y avoir des oppositions ponctuelles, la majorité des partis se sont prononcés pour le Lyon – Turin. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de contestations légitimes. »

Une des contestations du projet les plus courantes repose sur ce fait que les données ont changé depuis vingt ans, notamment en raison de l’avance prise par la Suisse avec ses tunnels et sa politique ferroviaire. Cela a impacté la répartition du trafic nord-sud et remettrait en cause l’utilité du Lyon – Turin.

« Je ne suis pas d’accord. L’évolution climatique comme les accidents qui ont eu lieu doivent nous inviter à être aussi ambitieux que la Suisse pour avoir un nouveau système de transport qui soit moins polluant et qui préserve la vie humaine. Comment des gens qui se revendiquent des mouvements écologistes peuvent-ils contester cela ? Je suis pour une ambition du ferroviaire, comme la Suisse a su le faire. »

En insistant sur les accidents ou sur les effets de la pollution, vous vous appuyez davantage sur l’émotion que sur la réalité des chiffres du trafic.

« On sait qu’un certain nombre d’accidents surviennent en fonction des risques du trafic. Et aucun scientifique n’a pu remettre en cause l’impact de la pollution sur les Alpes. »

La pollution est d’abord et très largement émise par les voitures.

« Et alors ? Est-ce qu’il faudrait dire pour autant que le trafic routier n’a pas d’impact ? Ce n’est pas comme ça qu’on va régler le problème. Mais il y a quand même des gens qui se battent depuis vingt ans à tous les niveaux dans tous les pays, et il n’est pas raisonnable de penser qu’il faudrait abandonner ce projet parce que le trafic augmente un peu moins que prévu. J’aimerais qu’on ait la même ambition que nos voisins suisses. »

Le chemin est aussi difficile pour l’environnement en ce moment, mais avec le niveau atteint par la crise, l’écologie semble être devenue le cadet des soucis des responsables politiques.

« Je ne pense pas. C’est un élément d’appréciation des politiques mais pas l’apanage d’un parti. Chez moi, c’est viscéral. Défendre le Lyon – Turin, c’est défendre l’environnement. Un plan ambitieux en matière de logement, c’est à la fois une dimension humaine et une dimension écologiste. Et quand je parle d’industrie, il y aussi des pistes industrielles et environnementales. Il y a une crise économique, sociale, financière, mais aussi environnementale. On a donc l’intention de mettre en œuvre un projet qui arrive à combiner tout ça.« 

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AFA : « la mise au gabarit GB1 du tunnel du Mont-Cenis nous ouvre un marché 5 à 8 fois plus important »

Posted by ardsl sur 15 juin 2012

Avec la fin des travaux de mise au gabarit GB1 du tunnel du Mont-Cenis, l’autoroute ferroviaire alpine (AFA) devrait monter en puissance. L’avis de Thierry Le Guilloux, directeur général de Lorry Rail, chargé des autoroutes ferroviaires au sein de Géodis.

L’ouverture au GB1 du tunnel du Mont-Cenis est une bonne nouvelle pour l’Autoroute ferroviaire alpine (AFA) ?

Thierry Le Guilloux : « Oui, désormais nous pouvons charger n’importe quelle semi-remorque à 4 mètres de haut, ce que nous voyons sur les routes et le train. Précédemment, le gabarit au Mont-Cenis était trop restrictif, seuls les citernes et quelques camions moins hauts pouvaient être chargés. Ce que nous attendions depuis des années, c’était la fin des travaux dans ce tunnel, essentiels par rapport à ceux en amont et en aval pour permettre le passage de ces gabarits GB1. Le problème était de finir les travaux de mise au gabarit des tunnels. Ils sont terminés depuis un moment mais après, de longues discussions sont intervenues entre les gestionnaires d’infrastructures français et italiens pour effectuer des travaux complémentaires. Ce qui a retardé l’ouverture au 4 juin 2012. »

Quel impact cette ouverture devrait-elle avoir sur l’activité ?

« Elle nous ouvre un marché beaucoup plus large que précédemment. Auparavant, nous chargions essentiellement de la citerne, c’est-à-dire un segment qui ne représente que 5% à 6% des trafics transalpins. Maintenant, nous nous adressons à un marché cinq à huit fois plus important. Cela nous permettra d’augmenter le taux de remplissage des trains et de transporter plus de camions sur les navettes. »

Qu’envisagez-vous pour l’avenir de l’activité, qu’attendez-vous ?

« Notre intérêt est d’obtenir un meilleur taux de remplissage. Ces derniers jours, il n’atteignait pas les 80%. Il dépend des périodes car l’activité de la chimie dans la région Rhône-Alpes a baissé récemment. Le taux de remplissage est moins bon depuis le début 2012 mais l’ouverture va nous permettre de l’améliorer et de proposer aux deux pays d’augmenter le nombre de navettes.

La décision n’appartient pas qu’à nous. Il faut que l’État français et que l’État italien décident de renforcer le service mais le potentiel du marché permet d’envisager d’opérer un plus grand nombre de navettes, actuellement au nombre de quatre par jour. Nous pouvons monter à cinq avec les moyens dont on dispose aujourd’hui. Au-delà, il faut attendre l’appel d’offres en cours lancé par les deux pays pour une concession de ce service« .

(Avec wk-transport-logistique.fr).

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Lisbonne – Kiev en TGV : départ retardé

Posted by ardsl sur 9 juin 2012

Il devait relier l’Atlantique aux steppes de la Russie. Mais le projet de corridor ferroviaire européen entre le Portugal à l’Ukraine bat de l’aile. En cause, la crise et les contestations qui marquent son parcours.

Lisbonne. À Santa Apolónia, la gare principale – une toiture en fer et verre fumé, l’air chargé des senteurs de l’Océan et du Tage – ne compte que deux quais pour les trains de banlieue et le rapide pour Bilbao. Lisbonne aurait dû devenir le point de départ du mythique “Corridor 5”, l’axe Lisbonne-Kiev, censé relier l’Europe atlantique aux steppes de Russie. Cinquième pilier d’un somptueux projet de réseau européen lancé au milieu des années 90, ce corridor est aujourd’hui un mystère.

Le 21 mars, le gouvernement portugais a annoncé qu’il abandonnait tous les projets de train à grande vitesse. Quant à l’Ukraine, on ignore où elle en est. Certes, le rêve d’une Europe unie par un réseau d’infrastructures ferroviaires est toujours là, mais sous la forme d’une toile d’araignée de tronçons et de bretelles à mi-parcours, étendue sur tout le continent et appelée ”TEN -T”. Quant au « Corridor 5 », redimensionné, il a été récemment rebaptisé « Corridor Méditerranéen ».

Investissements minimums

Quittons donc Santa Apolónia pour Algésiras, en face du Maroc, à un jet de pierres de Gibraltar. C’est d’ici que la Commission européenne veut faire partir le « Corridor Méditerranéen ».

Don Carlos Fenoy, président de la Chambre de commerce locale et un des défenseurs les plus fervents du « Corridor » et de son utilité affirme : “un TGV pour les marchandises ? Mais vous êtes fou ! La consommation d’énergie et l’usure des wagons au delà de 80 km/h augmenteraient les coûts de manière exponentielle”. L’Espagne, du reste, est en train de réduire de manière drastique ses investissements en matière d’infrastructures : 5,4 milliards d’euros de moins par rapport à 2001. Et pourtant, malgré ces coupes budgétaires, le TGV reliant Algésiras à Bobadilla (lieu de la connexion pour Madrid) sera bel et bien réalisé, grâce à une solution surprenante.

C’est simple : pour obtenir l’écartement des rails nécessaires aux trains à grande vitesse, nous ajoutons un troisième rail entre les deux autres sur la ligne existante. Les trains lents avanceront sur les rails à écartement espagnol, les TGV sur ceux aux normes internationales”, explique Rafael Flores, responsable du carrefour ferroviaire de Ronda. Sans béton et sans investissements colossaux.

Nous embarquons à Cordoue. Il y a 400 km jusqu’à Madrid que l’on parcourt presqu’en un éclair (mais à un prix record : 68,9 euros par seconde). Puis nous filons vers Barcelone, et la frontière française, avant d’arriver à Perpignan, l’étang de Thau, Montpellier, Lyon.

Un peu avant Saint-Jean-de-Maurienne, à l’entrée du terminal intermodal de Bourgneuf La Rochette, terminus de l’Autoroute ferroviaire alpine (AFA) qui mène à la gare de marchandise d’Orbassano, en Italie, quelques camions citernes attendent d’être chargés sur les trains. Quatre par jour. C’est peu, et le projet n’a survécu jusqu’à maintenant que grâce aux subventions de l’État : 900 euros environ pour chaque camion transporté. Mais si l’AFA passe par le tunnel du Mont-Cenis, à quoi peut bien servir le super-tunnel de la ligne Turin-Lyon ?

Michel Chaumatte, directeur de l’AFA explique : “en diminuant la dénivellation, on réduit les coûts liés à la traction”. À condition de renoncer à la vitesse : “disons que la grande vitesse est un avantage, qui concerne essentiellement les voyageurs”, assure-t-il. Mais ceux-ci sont de moins en moins nombreux. Les calculs financiers, eux aussi, ne laissent aucun doute : le coût des opérations sur l’ensemble du réseau “TEN-T” tourne autour des 500 milliards d’euros. La Commission européenne propose un financement à hauteur de 31,7 milliards, le reste étant à la charge de chaque pays traversé.

Pas de liaison entre l’Italie et la Slovénie

Nous poursuivons notre voyage dans des wagons, petits, sales et lents du réseau local, à travers les collines puis la plaine turinoise, jusqu’au moment où nous tombons sur un obstacle majeur dans la vallée, là où la ligne Lyon-Turin, “ne sera jamais terminée” comme nous l’assure un ingénieur de la Commission régionale pour l’évaluation de l’impact environnemental : “le projet prévoit que la ligne soit enterrée à 40 mètres de profondeur, c’est à dire dans la nappe qui alimente Turin en eau potable. C’est impensable et illégal”.

On repart. Nous voilà fonçant à plus de 300 km/h vers Milan. Étrangement, sur le tronçon géologiquement le moins problématique, de Brescia à Padoue, la grande vitesse se fera attendre encore longtemps. En revanche, depuis 2008, un segment de 28 km entre Padoue et Mestre, est prêt. Mais pas le temps de profiter de notre élan : nous voici à nouveau dans la panade, entre Venise et Trieste. Ici les maires dénoncent un désastre écologique à venir. La ville de Trieste a même refusé l’enterrement de la ligne. Nous quittons Trieste et prenons un car jusqu’au port de Koper (Slovénie), puis jusqu’à la gare de triage de Divaca, qu’aucune voie ferrée ne reliera jamais à l’Italie. Le dernier train pour Ljubljana est parti en décembre 2011, à cause des crocs-en-jambes, des mesquineries et autres représailles entre Rome et Ljubljana.

Nombreux sont ceux qui pensent aujourd’hui que le Corridor ferroviaire le plus rentable n’est pas l’axe Est-Ouest, mais l’axe Baltique-Adriatique qui relie la Méditerranée aux puissantes économies de l’Europe du nord et de l’Europe centrale. Le projet européen ne prévoit aucun débouché sur les ports du Frioul, de la région de Venise et de Ravenne. La demande slovène d’une bretelle qui les relierait avec Koper a été rejetée sous l’effet des pressions du gouvernement italien. Ljubljana est passée aux représailles : pas de liaison entre Trieste et les marchés orientaux.

Charmes de l’Orient en vue

Après la capitale slovène, nous faisons étape à Maribor avant de nous enfoncer dans un paysage de collines hongroises. Ici aussi on parle de transport sur pneus : ”la voie ferrée n’est pas notre priorité”, déclare un porte-parole du ministère des Transports. “Les financements de l’Union européenne serviront pour nos autoroutes”. On s’intéresse bien davantage aux liaisons avec le Nord, avec l’Autriche, via Györ.

Nous atteignons enfin Lviv, l’ancienne Leopole : fastes impériaux, nid d’espions, capitale yiddish. Nous sommes à moins de 600 km de Kiev, mais nous n’y serons que dans 15 heures. Le voyage se fait de nuit, en troisième classe, sur des couchettes ouvertes, trois par trois, chauffés par un poêle à bois. Un chef de wagon, à la casquette rigide, nous offre du thé. La nuit, le train est un bazar : on peut y manger, faire des affaires, bavarder. Réveil à Kiev : la gare est un mélange de décor moderne et de style impérial russe. L’horizon est bouché par des rangées de tours de trente étages, mais les michelines, obsolètes et colorées, parcourent des lignes dont les noms font rêver : Chisinau – Saint-Pétersbourg, Odessa – Novgorod, Volgograd – Gdańsk. Mission accomplie.

(Avec La Repubblica).

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Ligne du Gothard coupée : casse-tête pour détourner les trains de marchandises

Posted by ardsl sur 7 juin 2012

La fermeture de la ligne ferroviaire du Gothard cause de gros soucis au trafic de marchandises. Près de 90 convois doivent être quotidiennement déviés par le Simplon.

«La situation est tendue», a déclaré le porte-parole des CFF Christian Ginsig jeudi 7 juin. Près de 120 trains de marchandises traversent chaque jour le Gothard, a-t-il précisé.

En raison de l’éboulement de Gurtnellen (UR), d’autres solutions doivent être trouvées. Environ 115 trains de marchandises passent actuellement quotidiennement par les tunnels du Lötschberg et du Simplon. Alors que ces déviations sont exploitées au maximum, les entreprises de cargo doivent trouver une solution pour quelque 90 autres convois.

Une réponse pourrait être l’un des passages alpins français ou autrichien. Mais là aussi, les capacités sont limitées : comme c’est le cas depuis mars au Simplon, des travaux d’assainissement restreindront le trafic au Brenner dès la semaine prochaine. Les CFF ne comptent donc guère sur cette solution.

Trajets nocturnes

Outre le passage franco-italien du Mont-Cenis, les entreprises examinent également celui du Tauern, en Autriche, même s’il est plutôt éloigné. Enfin, les CFF tentent de faire accepter aux entreprises de cargo des tranches peu populaires : le nombre de trains de marchandise devrait donc augmenter les dimanches ou la nuit ces prochains temps.

Les compagnies ferroviaires tiennent actuellement chaque jour une conférence téléphonique pour s’attribuer les rares tranches horaires. Dans le trafic des marchandises, il s’agit de prévoir large, a rappelé Christian Ginsig : un train ne peut démarrer en Allemagne que s’il a une fenêtre horaire pour l’ensemble de son trajet. Pour cette raison, de nombreux convois sont bloqués.

L’entreprise de trafic combiné Hupac craint un transfert à long terme du rail à la route, selon sa porte-parole Irmgard Tonndorf. Cette société suisse transporte des containers et des remorques sur des trains qui traversent en majorité le Gothard. Des 30 à 40 convois de Hupac empruntant ce tracé, seuls 30% peuvent être déviés.

«Nos clients se sont adaptés au transport combiné sur le rail», a expliqué Irmgard Tonndorf. S’ils doivent à nouveau engager davantage de camions, ils resteront peut-être à cette solution, estime-t-elle. «C’est mauvais pour le transfert de la route au rail».

Défi logistique

La fermeture du Gothard prévue pour plusieurs semaines est un gros défi logistique : il faudra des jours rien que pour envoyer au bon endroit les trains restés bloqués depuis mardi 5 juin, a ajouté la porte-parole. Chaque changement de route implique une réorganisation du chargement et du déchargement aux différents terminaux.

Enfin, si autant de trains marchandises ne peuvent rouler pour une aussi longue période, cela a des effets sur la production et la consommation. Pour cette raison, Irmgard Tonndorf demande que les autorités ne considèrent pas seulement le trafic des passagers mais aussi celui des marchandises.

 (Avec ATS).

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Ligne du Gothard coupée : et si le fret était détourné par le Mont-Cenis ?

Posted by ardsl sur 7 juin 2012

Vers 9h mardi 5 juin , une coulée de gravats est tombée sur les rails de la ligne ferroviaire du Gothard, emportant trois ouvriers. Les dégâts sont tels que le trafic ferroviaire au Gothard ne reprendra pas avant un mois. La ligne du Gothard voit circuler plus de 200 trains par jours, dont 125 convois de fret. Une partie du trafic marchandises pourrait être détourné par la France et traverser les Alpes par le tunnel ferroviaire du Mont-Cenis.

La ligne ferroviaire du Gothard sera impraticable durant environ un mois après l’éboulement survenu mardi 5 juin à Gurtnellen, dans le canton d’Uri.  La coulée a tout emporté sur son passage. Une hélicoptère a été envoyé sur place pour appuyer les secours. Des bâtiments de chantier ont été emportés. Il n’y a en outre plus d’espoir de retrouver vivant l’ouvrier enseveli sous les rochers.

« Il est tragique qu’un homme ait perdu la vie lors de travaux de sécurisation« , a déclaré mercredi 6 juin le géologue des CFF Marc Hauser aux médias réunis à Erstfeld (UR). Des chiens détecteurs ont pu localiser son corps mardi 5 juin, a-t-il précisé.

Éboulement imprévisible

Le malheureux – un Uranais de 29 ans – œuvrait pour le compte d’une entreprise privée pour sécuriser la falaise surplombant la ligne ferroviaire, suite au précédent éboulement survenu en mars. Ces travaux étaient en cours depuis le mois d’avril et auraient dû se terminer dans deux semaines.

Deux collègues du disparu ont été blessés dans l’éboulement d’un volume de 2000 à 3000m³. Hospitalisés, ils sont hors de danger. Tous les trois étaient protégés contre la chute de pierres par un filet de protection, a précisé Markus Liniger, géologue qui travaillait à la sécurisation de la falaise.

« Nous n’avions aucune chance de prévoir ce nouvel éboulement depuis la partie rocheuse située 30 à 50 mètres à droite de la précédente cassure« , a soutenu le géologue des CFF Marc Hauser. « Il n’y avait aucun signe d’alerte ni de mouvements de la paroi. »

Longs travaux

On ignore pour l’instant quand le corps pourra être extrait, car le risque d’un nouvel éboulement est élevé, a expliqué Marc Hauser. Il est toutefois prévu d’utiliser une pelleteuse téléguidée.

L’éboulement a fait bouger le tracé de la ligne ferroviaire. Entre 2000 et 3000 m³ de roche se sont décrochés et ont endommagé les voies, plusieurs pylônes de la ligne de contact ainsi qu’un mur de soutènement.

Mardi 5 juin dans la soirée, des travaux de défrichage ont commencé en amont de la falaise pour permettre aux appareils des géologues de sonder la roche à distance. Des travaux de dynamitage seront ensuite probablement nécessaires pour écarter le danger que représente le bloc de 60 mètres sur 40 et d’une épaisseur de 15 mètres qui menace de s’abattre dans la vallée.

Puis, il faudra stabiliser la falaise qui surplombe la ligne avant de commencer les travaux de déblaiement et de réparation du tronçon ferroviaire. L’ensemble durera au moins un mois, selon les CFF. La ligne du Gothard ne rouvrira pas avant.

Aucun train ne circule entre Flüelen et Göschenen (UR) depuis l’accident. Quelque 300 à 400 mètres cube de roche entravent le tronçon. La tranchée mesure de 50 à 70 mètres de large sur une hauteur de 80 mètres. 500 mètres cubes menacent encore de s’effondrer et il n’est pas possible de se rendre sur les lieux pour des raisons de sécurité. En mars, un éboulement avait déjà bloqué la ligne de chemin de fer au même endroit.

Les voyageurs détournés par le Simplon, le Lötschberg ou transportés en car

Le trafic ferroviaire restera perturbé jusqu’en juillet entre la Suisse alémanique et le Tessin, une destination convoitée. Plus de 4000 voyageurs sont concernés chaque jour. La situation devrait rentrer dans l’ordre au début des vacances d’été.

Depuis mardi 7 juin, les voyageurs venant de la Suisse romande, de Berne et du Nord-Ouest à destination du Tessin ou de l’Italie sont priés de passer par l’axe du Simplon. Le trafic par le Lötschberg et le Valais devrait pouvoir absorber ce surplus d’usagers, estime Reto Kormann, porte-parole des CFF.

Les usagers venant de Zurich et Lucerne sont eux acheminés depuis Arth-Goldau (SZ) par un train régional jusqu’à Flüelen (UR), d’où ils sont amenés en car à Göschenen (UR). Ils peuvent ensuite reprendre le train pour le sud.

Les CFF ont renforcé leur personnel d’information dans les grandes gares de l’axe Nord-Sud.

Trafic fret entravé

Le trafic marchandises est lui aussi détourné, voire entravé. Actuellement, dix trains de marchandises se trouvent bloqués en Suisse et dix autres en Allemagne.

« Nous étudions des solutions alternatives pour des passages en France et en Autriche« , selon le porte-parole des CFF Reto Kormann. Le trafic fret pourrait être détourné par le tunnel du Mont-Cenis (entre Modane et Bardonecchia).

En outre, la capacité du tunnel du Simplon est pour l’heure restreinte en raison de travaux.

(Avec rts.ch).

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Les horaires des TGV et des cars Modane – Bardonecchia

Posted by ardsl sur 6 juin 2012

Depuis le 11 décembre 2011, 3 allers-retours (au lieu 2 auparavant) sont assurés au quotidien en TGV entre Paris et Milan. Ils desservent systématiquement Modane et Bardonecchia. La Région Piémont assure des dessertes routières entre les deux localités en correspondance avec les trains régionaux pour Turin. Présentation.

Depuis le 11 décembre 2011, la SNCF opère seule la liaison TGV Paris – Milan après la fin de sa collaboration avec Trenitalia au sein d’Artesia, filiale commune des deux compagnies (lire). Ces TGV relient Modane et Bardonecchia par le tunnel ferroviaire du Mont-Cenis. La desserte est de 3 allers-retours quotidiens (sauf éventuels impacts travaux).

La Région Piémont a mis en place le cadencement sur la ligne ferroviaire Bardonecchia – Modane depuis le 11 décembre. Il y a un train toutes les heures du lundi au samedi et toutes les deux heures le dimanche (lire). Les trains régionaux n’ont pas été prolongés à Modane, malgré la fin des travaux au tunnel ferroviaire du Mont-Cenis. La desserte autocar par le tunnel routier du Fréjus a été maintenue. Il y a 4 allers-retours du lundi au samedi et 3 allers-retours le dimanche, tous en correspondance à Bardonecchia les trains régionaux pour Turin.

Bardonecchia > Modane

  • car 780 (du lundi au samedi, sauf fêtes italiennes) : Bardonecchia 8h00Modane 8h30. Ce car est en correspondance avec le train R 10002 (Turin Porta Nuova 6h20 – Bardonecchia 7h42), qui dessert Oulx à 7h30.
  • TGV 9240 (tous les jours, sauf les 23 et 30 juin) : Bardonecchia 8h47 Modane 9h10. Ce TGV part de Milan Garibaldi à 6h07. Il dessert Novara à 6h50, Vercelli à 7h05, Turin Porta Susa à 7h46 et Oulx à 8h37.
  • car 782 (les dimanches et fêtes italiennes) : Bardonecchia 9h25Modane 9h55. Correspondance avec le R 10036 (Turin Porta Nuova 7h45 – Bardonecchia 9h10), qui dessert Oulx à 8h58.
  • car 784 (du lundi au samedi, sauf fêtes italiennes) : Bardonecchia 12h00Modane 12h30. Correspondance avec le R 4002 (Turin Porta Nuova 10h20 – Bardonecchia 11h42), qui dessert Oulx à 11h30.
  • TGV 9242 (le week-end, sauf le 23 juin) : Bardonecchia 12h48Modane 13h10. Ce TGV part de Milan Garibaldi à 10h12. Il dessert Turin Porta Susa à 11h40 et Oulx à 12h36.
  • car 786 (les dimanches et fêtes italiennes) : Bardonecchia 13h25 Modane 13h55. Correspondance avec le R 10040 (Turin Porta Nuova 11h45 – Bardonecchia 13h10), qui dessert Oulx à 12h58.
  • TGV 9244 (du lundi au vendredi) : Bardonecchia 13h48Modane 14h08. Ce TGV part de Milan Garibaldi à 11h10. Il dessert Turin Porta Susa à 12h40 et Oulx à 13h37.
  • car 788 (du lundi au samedi, sauf fêtes italiennes) : Bardonecchia 15h00Modane 15h30. Correspondance avec le R 10012 (Turin Porta Nuova 13h20 – Bardonecchia 14h42), qui dessert Oulx à 14h30.
  • TGV 9248 (tous les jours, sauf le 23 juin) : Bardonecchia 18h48 Modane 19h05. Ce TGV part de Milan Garibaldi à 16h10. Il dessert Turin Porta Susa à 17h35 et Oulx à 18h37.
  • car 792 (les dimanches et fêtes italiennes) : Bardonecchia 19h25Modane 19h55. Correspondance avec le R 10050 (Turin Porta Nuova 17h45 – Bardonecchia 19h10), qui dessert Oulx à 18h58.
  • car 790 (du lundi au samedi, sauf fêtes italiennes) : Bardonecchia 20h00Modane 20h30. Correspondance avec le R 10022 (Turin Porta Nuova 18h20 – Bardonecchia 19h42), qui dessert Oulx à 19h30.

Modane > Bardonecchia

  • car 781 (du lundi au samedi, sauf fêtes italiennes) : Modane 7h25Bardonecchia 7h55. Correspondance avec le R 10007 (Bardonecchia 8h18 – Turin Porta Nuova 9h40), qui dessert Oulx à 8h30.
  • car 783 (les dimanches et fêtes italiennes) : Modane 8h05Bardonecchia 8h35. Correspondance avec le R 10039 (Bardonecchia 8h50 – Turin Porta Nuova 10h15), qui dessert Oulx à 9h02.
  • car 785 (du lundi au samedi, sauf fêtes italiennes) : Modane 9h25Bardonecchia 9h55. Correspondance avec le R 4003 (Bardonecchia 10h18 – Turin Porta Nuova 11h40), qui dessert Oulx à 10h30.
  • TGV 9241 (tous les jours sauf les 23 et 30 juin) : Modane 12h02Bardonecchia 12h20. Ce train dessert ensuite Oulx à 12h30,  Turin Porta Susa à 13h25 et Milan Garibaldi à 14h45.
  • car 787 (les dimanches et fêtes italiennes) : Modane 12h05Bardonecchia 12h35. Correspondance avec le R 10043 (Bardonecchia 12h50 – Turin Porta Nuova 14h15), qui dessert Oulx à 9h02.
  • car 789 (du lundi au samedi, sauf fêtes italiennes) : Modane 13h25Bardonecchia 13h55. Correspondance avec le R 10015 (Bardonecchia 14h18 – Turin Porta Nuova 15h40), qui dessert Oulx à 14h30.
  • TGV 9245 (du lundi au vendredi) : Modane 14h58Bardonecchia 15h16. Ce train dessert ensuite Oulx à 15h26, Turin Porta Susa à 16h17, Vercelli à 16h57, Novara à 17h11 et Milan Garibaldi 17h46.
  • car 791 (du lundi au samedi, sauf fêtes italiennes) : Modane 16h25Bardonecchia 16h55. Correspondance avec le R 10021 (Bardonecchia 17h18 – Turin Porta Nuova 18h40), qui dessert Oulx à 17h30.
  • TGV 9247 (le week-end, sauf le 23 juin) : Modane 16h53Bardonecchia 17h12. Ce train dessert ensuite Oulx à 17h23, Turin Porta Susa à 18h22 et Milan Garibaldi à 19h47.
  • car 795 (les dimanches et fêtes italiennes) : Modane 18h05Bardonecchia 18h35. Correspondance avec le R 10049 (Bardonecchia 18h50 – Turin Porta Nuova 20h15), qui dessert Oulx à 19h02.
  • TGV 9249 (tous les jours, sauf le 23 juin) : Modane 18h53Bardonecchia 19h11. Ce train dessert ensuite Oulx à 19h21, Turin Porta Susa à 20h13 et Milan Garibaldi à 21h45.

Aucun TGV ne circulera entre Paris et Milan samedi 23 juin en raison de travaux. De même les TGV 9240 et 9241 sont supprimés le 30 juin.

Tarification des TGV

Le trajet Bardonecchia – Modane coûte (pour un voyageur âgé de 26 à 59 ans) :

  • 23€ au tarif flexi. (Billet échangeable et remboursable sans frais avant départ. Billet non échangeable et non remboursable après départ).
  • entre 16 et 21€ au tarif standard. (Billet échangeable et remboursable avec une pénalité égale à 10% du prix du billet avant départ. Billet non échangeable et non remboursable après départ.)
  • 10€ au tarif éco. (Billet échangeable et remboursable avec une pénalité égale à 50% du prix du billet avant départ. Billet non échangeable et non remboursable après départ.)

Consulter les horaires complets des TGV Paris – Milan. Consulter les horaires complets des trains régionaux Bardonecchia – Turin.

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