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Lyon – Turin : le débat dérape sur d’étranges terrains

Posted by ardsl sur 13 octobre 2012

Le sommet franco-italien de Lyon, début décembre, approche. François Hollande et le président du Conseil italien, Mario Monti, devraient y confirmer la volonté des deux États et donner l’élan décisif à la mise en chantier de la nouvelle liaison ferroviaire Lyon – Turin.

Au niveau gouvernemental, il a été à plusieurs reprises rappelé que ce dossier n’entrait pas dans la catégorie des grands travaux menacés pour raisons budgétaires : il s‘agit d’une priorité européenne et, de plus, faisant l’objet d’un traité international, la France ne pourrait y renoncer seule.

Cela dit, les opposants font feu de tout bois pour faire valoir leurs arguments. Le débat semble tourner à la guérilla. Un entrepreneur mauriennais vient d’en faire les frais.

Roger Truchet a ainsi pu lire dans Le Canard Enchaîné, mercredi 3 octobre, qu’on le soupçonnait de tremper dans une affaire de conflit d’intérêts. Le rapport de la commission d’enquête sur les “accès français” invite Réseau Ferré de France à examiner la possibilité d’utiliser un terrain de 9 hectares dont il est propriétaire, dans la zone d’activités d’Arbin, pour entreposer des déblais issus des travaux d’excavation. Or, parmi les membres de la commission d’enquête figure Guy Truchet, son frère… L’entrepreneur s’étouffe : « je n’ai pas vu mon frère depuis des décennies ».

Roger Truchet a effectivement déposé un mémoire, remarqué par la commission, pour l’utilisation de ce terrain, mais parce qu’il ne sait trop qu’en faire. « Je l’ai acheté 360000€ en 2002 pour créer une zone industrielle. Et quelques mois après, un plan de protection des risques a été mis en place et il est devenu inconstructible. Certes, je l’exploite, mais pour moi la solution, aujourd’hui, c’est que quelqu’un me le rachète. Dire que je pourrais faire 20 à 50 millions d’euros de bénéfices avec, c’est risible ».

Le maire d’Arbin, Carlo Apprati, confirme l’ensemble. « Le Canard m’a appelé, ils croyaient que Truchet avait acheté le terrain pour faire une carrière. Moi, ce que j’ai, c’est un dossier de lotissement industriel qui n’a pas abouti à cause du PPR ».

Pierre-Yves Fafournoux, président de la commission d’enquête a été attaqué, par Politis. Le magazine lui reproche des relations avec Egis, cabinet qui a réalisé des études d’impact pour le Lyon – Turin. « Diffamation », clame Pierre-Yves Fafournoux : ingénieur-conseil libéral, il n’a jamais été « associé à Egis entre 2004 et 2009 », comme le prétend l’hebdomadaire. Il a accompli, en 2003, une mission dans l’Aisne pour le compte d’une agence d’architecture, Base, qui collabore par ailleurs, de temps à autre, avec Egis, mais n’en dépend pas. Egis a aussi réalisé l’étude d’impact sur l’aménagement de la Romanche, en Isère, dossier dont Pierre-Yves Fafournoux a dirigé l’enquête publique. Mais cela « n’implique aucun lien avec les membres de la commission », indique-t-il.

Noël Communod, conseiller régional EÉLV, naguère favorable au Lyon – Turin et qui a rejoint les rangs des opposants, est bien embêté : il a relayé ces accusations pour le moins légères et se trouve confronté à la réaction du mis en cause, par avocat interposé. Il promet un communiqué « davantage documenté dans les jours qui viennent ».

Le 2 juillet, la commission d’enquête a remis au préfet de la Savoie un rapport favorable, assorti de recommandations, au dossier des “accès français” présenté par Réseau Ferré de France.

(Avec Le Dauphiné Libéré).

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Jean-François Carenco : « on sera prêt » pour le Lyon – Turin

Posted by ardsl sur 13 octobre 2012

Jean-François Carenco, préfet de la région Rhône-Alpes, est en pleine tournée d’automne. L’occasion de garder le contact avec le terrain et les grands sujets d’actualité qui agitent les différents départements rhônalpins.

Vendredi 12 octobre, c’était en Savoie, et plus particulièrement en Maurienne, qu’il était en visite. Le Lyon – Turin et l’avenir de Rio Tinto Alcan ont été, assez logiquement, les principaux dossiers « évoqués en toute vérité avec les principaux élus ». Il a cependant banni toute annonce d’ampleur.

Comment vous positionnez-vous aujourd’hui face au projet du Lyon – Turin ?

« Il n’y a pas encore de feu vert absolu de l’État. Mais si une réponse positive devait être prise dans ce dossier, on sera prêts à engager les différentes procédures, on s’exécutera le plus vite et le mieux possible. Vous dire à quelle échéance, c’est impossible. Maintenant, il y a un sommet franco-italien en décembre où il devrait forcément ressortir quelque chose. »

(Avec Le Dauphiné Libéré).

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Ces investissements que l’État repousse faute de crédits

Posted by ardsl sur 8 octobre 2012

François Hollande a eu beau se montrer rassurant lors des états généraux de la démocratie territoriale, les 4 et 5 octobre, promettant aux territoires « pacte de confiance » pour les cinq années à venir, les élus locaux ne dissimulent plus leurs inquiétudes.

De la Somme aux Alpes-Maritimes, les grands projets d’infrastructures sont sur la sellette faute de financements. Le projet de loi de finances 2013 prévoit ainsi que « des projets non prioritaires ou dont le financement n’a jamais été établi sont décalés ou arrêtés« . Le gouvernement a annoncé une réduction de sa dotation de financement des collectivités de 1,5 milliard en2014 et 2015.

La peau de chagrin budgétaire pourrait aussi concerner les collectivités locales : selon un sondage TNS Sofres réalisé en septembre auprès d’un échantillon de 300 maires, 54% d’entre eux envisagent de différer des projets d’équipement alors même que l’investissement local représente 70% de l’investissement public.

Une commission pour revoir le plan transport

En juillet, Frédéric Cuvillier, ministre des transports, avait annoncé la création d’une commission chargée d’opérer un sérieux élagage du schéma d’infrastructure des transports (SNIT), censé fixer l’orientation de l’État en matière d’infrastructures pour les vingt à trente prochaines années. Une facture alors évaluée à 245 milliards d’euros mais critiquée, par les experts, pour la non hiérarchisation des projets et l’absence de financements précis.

La commission chargée de faire le tri devrait rendre ses arbitrages à la fin du premier trimestre 2013 en tenant compte « des priorités du gouvernement« , notamment l’amélioration des transports du quotidien, la modernisation du réseau ferroviaire et l’effort budgétaire accru sur les trains Intercités.

Les projets de lignes à grande vitesse (LGV) menacés

La poursuite des projets les plus difficiles à financer ne fait plus partie des urgences. Les différentes branches de la LGV Rhin – Rhône, qui demandent un investissement de près de 7 milliards d’euros, devraient ainsi être repoussées sine die.

De même, le lancement de la LGV Paris – Normandie est fortement compromis. Il devrait être à la fois requalifié en ligne classique et réalisés en deux étapes. Une nouvelle ligne Paris – Mantes pourrait ainsi précéder la modernisation du Paris – Le Havre.

La LGV menant à Amiens, en doublant la ligne Paris – Lille, est aussi peu probable que la LGV de Provence Côte-d’Azur. Les oppositions locales sont tellement fortes vis-à-vis des différents tracés que leur avenir est compromis. « Pourtant, cette ligne est considérée comme potentiellement la plus rentable d’Europe« , défend Éric Ciotti, président du Conseil général des Alpes-Maritimes (UMP), qui s’exaspère du manque de volontarisme de l’État. « Même si Michel Vauzelle, Jean-Noël Guérini et Jean-Claude Gaudin ont affiché très peu de motivation à la réalisation du projet, c’est à l’État de dépasser les problèmes de rivalités locales pour considérer l’intérêt général« , tonne-t-il.

Ceux qui devraient être sauvés

Quatre projets importants verront toutefois le jour. Le plus avancé, la prolongation de la ligne à grande vitesse Est vers Strasbourg, sera mené à terme. De même que les trois partenariats public-privé signés avec les sociétés Vinci (Tours – Bordeaux), Eiffage (Bretagne-Pays de la Loire) et Bouygues (Nîmes – Montpellier).

La construction de la ligne nouvelle Lyon – Turin, qui coûtera de 11 à 13 milliards d’euros à la France, ne devrait pas, non plus, être remise en cause, car elle a fait l’objet d’un traité international avec l’Italie.

Le gouvernement aura aussi du mal à s’opposer au prolongement de la LGV de Bordeaux vers Toulouse, un projet de 4,3 milliards d’euros. La Région Midi-Pyrénées détient en effet une carte maîtresse : elle ne participera au financement du tronçon Tours – Bordeaux que si la seconde phase est maintenue, avertit Martin Malvy, président PS du conseil régional de Midi-Pyrénées.

La ligne Poitiers – Limoges (1,6 milliard d’euros) a elle-aussi quelques chances d’aboutir. « N’est-ce pas le plus court chemin pour rallier Tulle ? » interroge, en réclamant l’anonymat, un expert ferroviaire, se référant au fief électoral du président de la République. « Si ce projet est mené, un tracé plus central de la ligne Paris – Orléans – Clermont – Lyon n’aurait plus guère de sens… »

Le 3 octobre, le préfet de la région Auvergne a annoncé des études complémentaires cette dernière ligne.

Incertitudes sur le canal Seine – Nord

Concernant le principal investissement fluvial, le canal Seine – Nord, Frédéric Cuvillier assure ne pas l’avoir complètement enterré. Ce projet pharaonique évalué à 4,2 milliards d’euros minimum, ne verra le jour que si l’Europe, qui a promis d’en financer 6,4% accepte de monter jusqu’à 25%.

En cas d’échec, un territoire déjà sinistré subira le choc dû à « la perte de 10000 créations d’emplois directs et indirects« , estime Alain Gest, député UMP de la Somme et président de Voie navigable de France.

C’est aussi un immense gâchis poursuit-il : « 200 millions d’études et de travaux réalisés pour rien. Des expropriations, l’aménagement d’infrastructures coûteuses comme le surbaissement de l’autoroute A29, déjà réalisé, qui a coûté à lui seul 10 millions d’euros. »

Les critiques des élus

Quelles que soient leurs couleurs politiques, les élus locaux réclament une politique d’investissement plus ambitieuse de l’État. « Les économies doivent être faites sur le fonctionnement, pas sur les investissements productifs« , martèle le centriste Jean-Marie Bockel, président du Grand Mulhouse.

Sa ville devra attendre avant de pouvoir espérer être raccordée à une LGV. « Le gouvernement ne cesse de dire que l’emploi est la priorité des priorités. Il devrait favoriser la création d’emplois et non pas seulement la défense de l’existant« , insiste Michel Destot, député-maire socialiste de Grenoble. « Il faut stimuler l’attractivité des territoires, c’est en développant nos infrastructures que nous attirons des entreprises étrangères. »

Position partagée par le socialiste Martin Malvy. « Une liaison TGV a des incidences lourdes sur les territoires, elle est le préalable d’implantations d’entreprises, de nouvelles ressource liées au tourisme, d’emplois« , note le président de la Région Midi-Pyrénées.

« Le gouvernement fait le choix d’embaucher 4000 enseignants, une charge qui pèsera pendant quarante ans. On brûle le présent en hypothéquant le futur« , se scandalise Éric Ciotti.

Les autres secteurs particulièrement touchés par la disette budgétaire sont la justice (avec moins de nouvelles prisons) et le culture (abandon de certains projets culturels).

(Avec Le Monde).

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Les horaires 2013 des TGV Paris – Chambéry – Turin – Milan

Posted by ardsl sur 30 septembre 2012

Les horaires 2013 entrent en vigueur dès le 9 décembre 2012. Les 3 allers-retours TGV quotidiens entre Paris et Milan sont maintenus. Ils desservent systématiquement Chambéry, Modane, Bardonecchia, Oulx et Turin Porta Susa. Les horaires et les arrêts sont légèrement modifiés.

Milan > Paris (à partir du 9 décembre 2012)

  • 9240 : Milan Garibaldi 6h07 – Novara 6h48/50 – Vercelli 7h01/03 – Turin Porta Susa 7h50 – Oulx 8h38/40 – Bardonecchia 8h48/50 – Modane 9h08/13 – Saint Jean-de-Maurienne 9h33/35 – Chambéry 10h16/20 – Saint-Éxupéry TGV 11h26/31 – Paris 13h23.
  • 9242 : Milan Garibaldi 8h50 – Turin Porta Susa 10h15 – Oulx 11h13 – Bardonecchia 11h21/23 – Modane 11h44/49 – Chambéry 12h48/52 – Aix-les-Bains 13h04/11 – Bourg-en-Bresse 14h10/13 – Mâcon TGV 14h32/34 – Paris 16h11.
  • 9248 Milan Garibaldi 16h10 – Turin Porta Susa 17h33/35 – Oulx 18h40/42 – Bardonecchia 18h52/54 – Modane 19h12/18 – Chambéry 20h17/24 – Saint-Éxupéry TGV 21h25/28 – Paris 23h19.

Les TGV 9240 et 9248 conservent des horaires quasi identiques à leurs horaires 2012. Le TGV 9242 remplace les TGV 9242 (Milan 10h12 – Paris 17h19, le week-end au service 2012) et 9244 (Milan 11h10 – Paris 19h10, du lundi au vendredi au service 2012). Ce nouvel horaire :

  • permet un gain de temps conséquent pour les usagers du 9244 version 2012 qui met 8h pour rallier Milan à Paris !
  • permet une arrivée à Chambéry à la mi-journée depuis Milan et Turin.
  • permet un départ de Chambéry à la mi-journée vers Paris (au service 2012 au départ de Chambéry : aucun TGV pour Paris entre 10h19 et 14h25 le week-end et entre 10h19 et 16h06 du lundi au vendredi).
  • permet de se rendre à Mâcon TGV depuis l’Italie.

Paris > Milan (à partir du 9 décembre 2012)

  • 9241 Paris 7h49 – Mâcon TGV 9h24/26 – Saint-Éxupéry TGV 9h47/49 – Chambéry 10h52/56 – Modane 11h57/12h02 – Bardonecchia 12h20 – Oulx 12h30 – Turin Porta Susa 13h25 – Milan Garibaldi 14h51.
  • 9245 Paris 10h41 – Saint-Éxupéry TGV 12h33/35 – Chambéry 13h35/41 – Modane 14h40/58 – Bardonecchia 15h16 – Oulx 15h26 – Turin Porta Susa 16h17 – Vercelli 16h57 – Novara 17h13 – Milan Garibaldi 17h51.
  • 9249 Paris 14h41 – Saint-Éxupéry TGV 16h33/35 – Chambéry 17h35/42 – Saint-Jean-de-Maurienne 18h22/24 – Modane 18h45/53 – Bardonecchia 19h11 – Oulx 19h19 – Turin Porta Susa 20h13 – Milan Garibaldi 21h45.

L’arrêt à Saint-Jean-de-Maurienne est positionné sur le 9249 (au lieu du 9241). Les arrêts à Vercelli et Novara deviennent quotidiens (le TGV 9245 ne circulant que du lundi au vendredi au service 2012). Le TGV 9247 (Paris 12h45 – Milan 19h47) qui circule uniquement le week-end au service 2012 est supprimé, mais le 9245 devient quotidien. (Un TGV de remplacement circule entre Paris – Chambéry).

3 TGV Milan – Paris couplés à des TGV Annecy – Paris entre la Savoie et Paris

Le TGV 9240 est couplé à Chambéry au TGV 6964/5 (Annecy 9h31 – Paris 13h23).

Le TGV 9242 est couplé à Aix-les-Bains au TGV 6972 (Annecy 12h31 – Paris 16h11).

Le TGV 9245 est couplé de Paris à Chambéry au TGV 6938/9 (Paris 10h41 – Annecy 14h30).

En couplant entre la Savoie et Paris 3 TGV Milan – Paris et Annecy – Paris, SNCF fait des économies sur les péages versés à RFF et sur les effectifs de conducteurs TGV.

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iDBUS débarque en Rhône-Alpes

Posted by ardsl sur 24 septembre 2012

Les cars Starshipper (ici à Chambéry) qui relient Lyon à Turin depuis le 6 juillet 2012 devraient bientôt être concurrencés par des cars iDBUS. Photo : Alain Caraco.

SNCF annonce le lancement d’une nouvelle plateforme d’autocars low-cost IDBUS à Lyon. Les premiers autocars iDBUS pourraient circuler en Rhône-Alpes dès novembre 2012. Sur quelles destinations ? Mystère pour l’instant. Décryptage de cette annonce par l’ARDSL.

iDBUS fonctionne depuis le 23 juillet 2013 en reliant Londres, Bruxelles ou Amsterdam à Paris et à Lille.

« En deux mois de fonctionnement, nous avons vendu 27000 billets, c’est à dire touché 16000 voyageurs« , annonce Barbara Dalibard, la directrice générale de la branche SNCF Voyages. La plupart des clients ont donc effectuer un trajet aller et retour. Le taux de remplissage s’élève en moyenne à 79%. « C’est une surprise de constater que plus de 50% des clients n’utilisaient jusqu’alors pas les transports collectifs« , commente Barbara Dalibard. Autrement dit, un client d’iDBUS sur deux n’était jamais monté dans un autocar, ni à bord d’un train.

Dans la foulée de ce démarrage encourageant, SNCF qui se découvre des talents d’autocariste confirme la poursuite de la montée en cadence d’iDBUS, avec à partir du 15 octobre, une augmentation du nombre de liaisons vers les capitales d’Europe du Nord (Londres, Amsterdam et Bruxelles), soit 19 rotations quotidiennes, contre 9 actuellement.

Cap sur l’Italie

« Fin 2012, nous ouvrirons un deuxième hub à Lyon« , indique Barbara Dalibard. Mais concurrence oblige, motus et bouche cousue sur les destinations envisagées. La Suisse, l’Italie, l’Espagne ? Réponse sans doute dans le courant de l’automne.

Des destinations en Suisse, cette hypothèse parait pour le moins farfelue. Cela reviendrait en concurrencer directement la relation TER Lyon – Genève, largement subventionnée par la Région Rhône-Alpes.

Des destinations en Italie, cette hypothèse parait quasi certaine. La Région Piémont s’est désengagée du financement des cars TER Lyon – Chambéry – Turin. La Région Rhône-Alpes pourrait en faire de même. Ainsi la desserte TER Lyon – Chambéry – Turin assurée par autocars pourrait disparaître à compter du 9 décembre 2012. L’exploitant de cette relation, Les Courriers Rhodaniens (membre de Réunir et donc concurrent direct de Keolis), n’a même pas attendu cette date pour lancer des relations Lyon – Chambéry – Turin à ses risques à périls. Il s’agit des cars Starshipper, qui roulent depuis le 6 juillet 2012 (lire). Cette relation connaît un démarrage délicat, selon nos informations (lire).

Visiblement, le groupe SNCF n’entend pas laisser la route libre à Starshipper. Elle devrait donc lancer ses iDBUS entre Lyon, Chambéry et Turin.

Cette offre iDBUS ne concurrencerait pas directement l’offre ferroviaire de SNCF. En effet :

  • il n’existe aucune offre ferroviaire directe entre Lyon Part-Dieu et Turin. Les voyageurs lyonnais voulant se rendre en train à Turin doivent emprunter un TER jusqu’à Chambéry, puis un TGV.
  • les TGV Paris – Milan ne desserviront pas Saint-Éxupéry pendant plusieurs mois en 2013 en raison de travaux entre Grenay et Saint-André-le-Gaz (lire). Ils seront détournés par Bourg-en-Bresse, Culoz et Aix-les-Bains.
  • l’offre ferroviaire entre Chambéry et Turin ne comprend que 3 allers-retours quotidiens.

Autrement dit, le lancement d’iDBUS sur la relation Lyon – Turin ne devrait pas entraîner de report modal du rail sur la route, mais une diminution du transport individuel motorisé au profit d’un développement du transport collectif routier. Pour remplir ses iDBUS Lyon – Turin, le groupe SNCF pourra s’appuyer sur la force de vente de voyages-sncf.com, qui ignore les offres concurrentes.

Une telle stratégie du groupe SNCF en dit long sur l’absence d’ambitions ferroviaires de SNCF sur les relations Lyon – Chambéry – Turin. Ce qui n’est pas une surprise pour l’ARDSL qui s’est heurté aux refus de Guillaume Pépy (président de SNCF) et Josiane Beaud (directrice SNCF en Rhône-Alpes) en la matière.

Il s’agit aussi pour le groupe SNCF de prendre une longueur d’avance sur Veolia Transdev et Trenitalia qui annoncent leur volonté de mettre en place de 2 à 3 allers quotidiens entre Lyon, Aix-les-Bains, Chambéry, Modane, Bardonecchia, Oulx et Turin depuis plusieurs années. Des annonces qui jusqu’à présent sont restées sans lendemain !

Et l’Espagne ?

Les seules relations ferroviaires directes entre Rhône-Alpes et l’Espagne sont actuellement assurées par l’intermédiaire des TGV Paris – Figueras desservant Valence TGV. Autrement dit, bien peu de Rhônalpins prennent le train pour se rendre en Espagne. La route et les compagnies aériennes sont ultra-dominantes sur ce marché.

Le lancement d’une desserte iDBUS Lyon – Barcelone serait avant tout pour l’instant au moyen pour le groupe SNCF de concurrencer Eurolines.

Mais l’ouverture de la LGV Figueras – Barcelone courant 2013 devrait changer la donne. SNCF et RENFE ont constitué une filiale commune, Gala, chargée d’exploiter les nouvelles dessertes transfrontalières. Deux allers-retours en AVE sont prévus entre Lyon et Barcelone. Un aller-retour sera même proposé entre Genève et Madrid. Valence TGV disposera de plusieurs relations quotidiennes avec Barcelone et Madrid. (Lire à ce sujet notre article complet sur la future desserte Genève – Lyon – Valence TGV – Barcelone). Cette LGV mettra Lyon à moins de 4h30 de Barcelone, rendant le train plus concurrentiel face à l’avion ou à la route.

iDBUS pourrait éventuellement proposer des dessertes Milan – Barcelone et Genève – Barcelone alors que les trains hôtels Élipsos (opérés par SNCF et RENFE) vont disparaître (lire).

Des cars construits par Irisbus

Le constructeur Irisbus, l’un des fournisseurs d’iDBUS, doit d’ailleurs dévoiler dans les prochains jours à Annonay (Ardèche) les autocars qu’il livrera à SNCF pour accompagner la croissance de son client.

(Avec AFP, mobilicites.com et rhone-alpes.france3.fr).

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Liaison ferroviaire Lyon – Turin : des décisions cruciales sont attendues en décembre 2012

Posted by ardsl sur 20 septembre 2012

Dix-huit ans après avoir été désigné projet prioritaire de l’Union Européenne, le projet de nouvelle liaison ferroviaire Lyon – Turin attend de nouveaux signaux forts pour sa réalisation à l’occasion du prochain sommet bilatéral franco-italien de décembre 2012 à Lyon.

Réuni à Lyon le 13 septembre 2012 à l’occasion d’un Conseil d’administration extraordinaire, le Comité pour la liaison européenne Transalpine Lyon – Turin a émis ses souhaits en vue du prochain sommet bilatéral entre la France et l’Italie, qui doit se tenir à Lyon en décembre 2012.

Appel à la ratification

Il appelle les chefs d’État et de gouvernement à s’engager pour la réalisation du tunnel de base sous le Mont-Cenis dès que le budget européen consacré aux infrastructures sera approuvé mi-2013. Le comité demande donc une ratification dès que possible de l’accord signé le 30 janvier 2012 et des éléments concrets d’ici l’été 2013, comme la constitution de la société qui sera chargée des futurs travaux et la mise en oeuvre des premières mesures de report modal de la route vers le rail.

Le comité souhaite, par ailleurs, utiliser pleinement le financement européen déjà disponible, soit 671,8 millions d’euros, pour poursuivre les chantiers préparatoires en Italie et en France, en lançant, dès que possible, la nouvelle phase de percement au tunnelier, au droit de Saint-Martin-la-Porte, dans l’axe du tunnel.

Autre attente exprimée, celle de soutenir résolument le budget et le contenu du « Mécanisme pour l’interconnexion en Europe », notamment le financement à 40% des sections transfrontalières et la mise en oeuvre de « project bonds » lors des réunions du Conseil de l’Union Européenne sur le cadre financier 2014-2020. Ces 40%, s’ils sont obtenus, constitueraient une amélioration par rapport « au taux maximal pour les travaux qui est de 30% d’ici fin 2013« , indique Gunther Etil de la Commission européenne.

824 millions d’euros déjà investis

Présenté par Franck Riboud, président du Comité pour la Transalpine, comme « la locomotive du Lyon – Turin », le tunnel de base long de 57 km a déjà fait l’objet d’un investissement de 824 millions d’euros.

Trois descenderies ont d’ores et déjà été achevées côté français dont la dernière, celle de Saint-Martin-la-Porte (2400 mètres), en juin 2010. Une galerie est, par ailleurs, en cours de réalisation en Italie, le démarrage des travaux à l’explosif de la galerie de reconnaissance de La Manddalena (7500 mètres) ayant débuté à l’été 2012. L’objectif des promoteurs du projet est d’aboutir à un démarrage des travaux du tunnel de base fin 2013 et à une mise en service de l’ouvrage à l’horizon 2023.

Cette nouvelle infrastructure est censée permettre de transférer 700000 poids lourds sur le rail et d’accueillir 5 millions de voyageurs à grande vitesse. L’investissement est de 8,2 milliards d’euros avec une répartition prévisionnelle de 3,28 milliards pour l’Union Européenne, 2,85 milliards pour l’Italie et 2,07 milliards pour la France.

Signe de l’intérêt pour cette liaison présentée comme le seul axe Ouest-Est de l’Europe du Sud, la Région Languedoc-Roussillon vient de rejoindre les 80 adhérents du Comité pour la liaison européenne Transalpine Lyon – Turin. Elle devrait être suivie par la Communauté d’Agglomération de Nice.

(Avec wk-transport-logistique.fr).

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Le lobby pro Lyon – Turin se lance dans la bataille du rail

Posted by ardsl sur 20 septembre 2012

Les partisans du projet de nouvelle ligne ferroviaire Lyon – Turin ont décidé de se faire entendre. Quelques semaines avant la tenue début décembre, à Lyon, d’un sommet bilatéral France – Italie, ils ont publié, jeudi 13 septembre, une « déclaration commune en faveur de la nouvelle liaison Lyon – Turin ».

Côté français, ces partisans sont réunis au sein du comité pour la Transalpine, présidé par Franck Riboud, PDG de Danone, et côté italien, de la Transpadana, présidé par Francesco Bettoni, président de la chambre de commerce de Brescia. Ces deux comités, crées en 1991, affirment rassembler « les principaux acteurs politiques et économiques de Rhône-Alpes et du Piémont ».

Tout en se disant « pleinement conscients des enjeux de redressement économique et budgétaire » qui se posent aujourd’hui à la France et l’Italie, « ils rappellent la nécessité de concentrer les investissements de croissance sur cet itinéraire à haute valeur ajoutée économique, environnementale et européenne ».

Ce projet de ligne nouvelle entre Lyon et Turin est relativement ancien puisqu’il est discuté depuis plus de vingt ans. Avantage : il permettrait de diminuer de moitié le trajet Lyon – Turin qui se ferait en 2 heures, et mettrait Paris à un peu plus de 4 heures de Milan contre plus de 7 heures actuellement.

Selon une analyse « coûts-bénéfices » élaborée sous la houlette de Mario Virano, commissaire spécial du gouvernement italien pour la ligne TAV rendue publique en avril, 4,5 millions de voyageurs pourraient emprunter ce couloir ferroviaire, dont 1,1 million d’anciens passagers de la route ou de l’avion. Côté fret ferroviaire, la nouvelle ligne devrait drainer une part importante (environ 55% contre 26% actuellement) du trafic de marchandises, permettant d’éviter le passage de 700000 camions par an.

Pendant la campagne présidentielle, François Hollande s’était déclaré favorable à cette liaison. En octobre 2011, il avait affirmé « concernant le Lyon – Turin, j’espère que le prochain président de la République fera le bon choix. Moi, je prends cet engagement car je considère que cette infrastructure correspond non seulement à l’intérêt de la région mais aussi à l’intérieur du pays, car le transport de marchandises doit s’effectuer sur la route mais aussi par le train ».

Las, en juillet 2012, le ministre délégué au Budget Jérôme Cahuzac annonce que le gouvernement n’aura « d’autre choix que d’abandonner certains projets » de ligne à grande vitesse. « On a ressenti certaines inquiétudes », rappelait, jeudi 13 septembre, Jean-Jack Queyranne, le président PS de la région Rhône-Alpes, membre de la Transalpine.

Réunis le 4 septembre, à Rome, François Hollande et Mario Monti, son homologue italien, ont annoncé qu’ils aborderaient cette question. Le président du conseil italien ajoutant que ce sommet sera « un signe concret de la volonté de concrétiser le projet de train à très grande vitesse ».

Selon la Transalpine et la Transpadana, la liaison Lyon – Turin représente un investissement de 8,2 milliards d’euros partagés entre la France, l’Italie et l’Union Européenne.

Si ce projet suscite peu de vagues en France, il a donné lieu à de nombreuses manifestations de l’autre côté des Alpes, notamment dans le val de Suse. Selon un sondage du Corriere della sera, 62% des Italiens approuvent le Lyon – Turin tout en déclarant comprendre les motivations de ses opposants.

(Avec libelyon.fr).

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Hollande et Monti veulent remettre le Lyon – Turin sur les rails

Posted by ardsl sur 5 septembre 2012

François Hollande et Mario Monti, président du Conseil italien, se retrouveront à Lyon début décembre pour un sommet bilatéral.

L’annonce de cette rencontre, ébruitée voilà quelques jours par Gérard Collomb, a été officialisée mardi 4 septembre à Rome par les deux chefs d’État. Au programme des discussions, un serpent de mer : le projet de ligne à grande vitesse reliant la capitale des Gaules à celle du Piémont, évoqué depuis 20 ans et dont la mise en service est annoncée à l’horizon 2023. À terme, le TGV mettrait Turin à deux heures de Lyon, et permettrait également de rallier Milan depuis Paris en quatre heures.

Pour Mario Monti, le sommet de décembre sera « un signe concret de la volonté de concrétiser le projet« . Reste que le mouvement de protestation côté transalpin ne faiblit pas, particulièrement dans le val de Suse, première région concernée par le tracé et où les manifestations se succèdent, à l’initiative notamment du collectif « No Tav« .

Côté français, le problème est davantage d’ordre financier. Début août, une commission a rendu un avis positif sur le projet (lire), jugeant que les avantages d’une ligne LGV l’emportaient sur les inconvénients, notamment l’impact « important » sur les terres agricoles. Mais le coût annoncé des travaux (13 milliards d’euros) fait tiquer en temps de crise, et alors que le gouvernement peine à boucler son budget 2013. Cet été, prenant comme exemple le Lyon – Turin, le ministre du Budget Jérôme Cahuzac a dit qu’il ne dépenserait pas de l’argent pour des projets ferroviaires non rentables.

Comment, alors, sortir de l’impasse ? Paris et Rome se montrent optimistes et volontaires. François Hollande a confié récemment à Gérard Collomb « être fan » du Lyon – Turin. Mario Monti explique, lui, que « certains dossiers délicats dans le passé ont été résolus avec la bonne volonté des deux parties« .

(Avec lyonmag.com).

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Starshipper a oublié ses clients à Turin le 15 août

Posted by ardsl sur 17 août 2012

Un car Starshipper à Chambéry. Photo : Alain Caraco.

Mésaventure pour les voyageurs qui devaient emprunter le car Starshipper à destination de Lyon Part-Dieu au départ de Turin mercredi 15 août à 14h.

Starshipper avance un problème technique lors des réservations. Ainsi les réservations enregistrées n’ont pas été prises en compte.

La compagnie n’a donc pas assuré la relation de 14h au départ de Turin, pensant qu’aucun voyageur n’avait réservé. Il s’agit peut-être d’une stratégie pour limiter les pertes. En effet, la nouvelle offre routière entre Lyon et Turin, qui souffre d’un déficit de notoriété, connaît un démarrage délicat. Les trajets à vide sont assez fréquents. La fréquentation est souvent inférieure à 10 passagers.

Les voyageurs présents à Turin ont donc dû rallier Chambéry ou Lyon, par leurs propres moyens.

Starshipper invite ses passagers du mercredi 15 août à se manifester auprès de son service client par mail (lyon-turin@starshipper.com) ou par téléphone (04 37 60 01 64) et s’excuse auprès des personnes concernées pour ce désagrément.

Starshipper promet de procéder aux modifications nécessaires afin que cela ne se produise plus à l’avenir.

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Avis favorable au Lyon – Turin ferroviaire

Posted by ardsl sur 1 août 2012

Les 13 commissaires enquêteurs ont rendu un avis favorable à la réalisation de la partie française des accès au tunnel de base du projet de Lyon – Turin ferroviaire. Cet avis favorable est assorti de nombreuses réserves.  L’enquête publique portait sur la liaison entre Grenay (Rhône) et l’entrée du tunnel de base en Maurienne (Savoie).

Après avoir recueilli les avis des habitants, la commission d’enquête publique a publié son rapport avec des réserves.

Entre janvier et mars 2012, les habitants des 71 communes, traversées par la future ligne Lyon-Turin, pouvaient donner leur avis en mairie ou ailleurs. Cette première phase de consultation terminée, une commission d’enquête publique a compilé les commentaires afin de présenter un rapport et de donner, à son tour, son avis.

Bilan, dans son rapport publié sur le site internet de la préfecture de la Savoie, la commission donne son feu vert mais avec quelques réserves.

Sur les 5700 observations faites par des habitants du Rhône, de l’Isère et de la Savoie,- issus des communes qui s’alignent en direction du tunnel franco-italien-, plus de 3700 sont parvenues aux enquêteurs via des pétitions.

La commission s’en est inspirée pour retenir 3 réserves ou plutôt pour donner 3 conseils essentiels :

  1. La nécessité de travailler en concertation avec le monde agricole et les acteurs locaux.
  2. La nécessité de réétudier la question des sites de dépôts des déblais impropres.
  3. La nécessité de mettre en place des commissions territoriales de concertation et de suivi

Avant cette conclusion, la commission rappelle les bienfaits de cet axe ferroviaire mais aussi les inconvénients.

En premier lieu, c’est l’impact sur l’agriculture qui est pointé du doigt. 680 hectares vont être pris sur les terres agricoles pour mener à bien ce projet. C’est beaucoup, juge les commissaires-enquêteurs qui estiment qu’une bonne étude pourrait permettre de ramener cette surface à 480 hectares.

Autre inconvénient, la traversée des zones urbanisées qui va créer des nuisances supplémentaires aux habitants, comme le bruit ou les vibrations, tant pendant le chantier qu’après. Des nuisances qui ne seront pas sans dévaloriser les biens immobiliers des riverains. Enfin, toujours au rang des méfaits, les expropriations d’habitants ou d’entreprises sont notées dans la colonne des « moins ».

La balle est à présent dans le camp de Réseau Ferré de France.

(Avec alpes.france3.fr).

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