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49% des Genevois ont des abonnements TPG ou CFF

Posted by ardsl sur 4 octobre 2012

Les transports publics sont de plus en prisés par les habitants de Genève. Photo : Nathalie Teppe.

Une étude montre que les habitants de la ville de Genève ont moins d’automobiles par ménage mais plus d’abonnements de transports collectifs.

Une douce révolution est en marche dans la Cité de Calvin. Alors que la mobilité est en constante augmentation, le nombre de voitures immatriculées dans le canton reste stable depuis douze ans (près de 217000 véhicules).

Autre indice, les premiers chiffres genevois extraits, par la Direction générale de la mobilité (DGM), du micro-recensement mobilité et transports suisses montrent que les habitants de la ville de Genève délaissent peu à peu l’automobile. Dans la municipalité, le nombre moyen de voitures par ménage est passé de 0,79 en 2005 à 0,74 en 2010. Alors que sur l’ensemble du canton de Genève, le nombre d’automobiles par ménage est resté stable ; il s’élevait à 1,07 en 2010 contre 1,08 en 2005.

Vers la fin du tout-voiture ?

Genève se dirige-t-elle vers la fin du tout-voiture ? Pas si sûr, car ces données cachent une bonne et une moins bonne évolution. La bonne ? L’usage des transports publics a le vent en poupe. La moins bonne ? Le nombre de motos et de scooters explose.

Selon les calculs de la DGM, les Genevois sont de plus en plus friands d’abonnements de transports publics : 32% d’entre eux possédaient une carte annuelle ou mensuelle Unireso ou CFF en 2010 contre 27% en 2005. Les abonnements demi-tarif connaissent encore plus de succès : 23% de Genevois en ont acheté un en 2010 contre seulement 14% en 2005.

« Les habitudes individuelles changent« , analyse Damien Cataldi, ingénieur à la DGM. « L’usage de la mobilité douce continue sa progression. Mais, au regard des autres agglomérations suisses, Genève compense le retard pris en matière de transports en commun. Dans ce domaine, la région a encore un fort potentiel à développer. » En effet, les Suisses utilisent plus les bus et trains que les Genevois. À titre d’exemple, à l’échelle de la Suisse, seuls 43,5% des habitants ne possèdent aucun abonnement de transports publics contre 51% dans le canton du bout du lac.

En revanche, bien plus que leurs compatriotes, les Genevois favorisent les scooters et les motos. Le nombre d’immatriculations de motocycles a bondi au cours de la décennie. En 2000, le Bureau des automobiles en enregistrait 34129 contre 49462 en 2011.

Ces statistiques démontrent une autre tendance : les Genevois ne sont pas accrochés à leur voiture. «On constate que le portefeuille des moyens de transport à disposition des usagers s’est étoffé et que les gens les utilisent», précise Damien Cataldi.

«Penser agglomération»

La stabilisation du nombre de voitures laisse Lisa Mazzone, coordinatrice de Pro Vélo, dubitative : «il serait intéressant d’avoir une étude qui ne se limite pas à Genève mais qui s’étende à l’agglomération. Je pense qu’à cette échelle, le nombre de voitures aura augmenté

En revanche, la diminution du nombre de voitures par ménage la conforte dans son sentiment : «je reste persuadée que la mobilité douce a encore un grand potentiel.» Lisa Mazzone avance deux solutions : le vélo électrique comme «alternative valable aux scooters» et les vélos en libre-service comme «complément aux transports publics au centre-ville».

Pour le président du Touring Club Suisse Genève (TCS), Guy Zwahlen, si le nombre de voitures est resté le même, il ne faut pas pour autant en déduire que l’utilisation de la voiture a diminué. «Si une famille avait deux voitures, elle a pu abandonner un véhicule pour des raisons financières tout en utilisant l’autre deux fois plus», relève-t-il. Le président du TCS préfère attendre les autres données genevoises extraites du micro-recensement, prévues pour parution au début de l’année prochaine, pour voir la tendance générale.

(Avec La Tribune de Genève).

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Annemasse : hausse de 8% de la fréquentation des bus en 2011

Posted by ardsl sur 4 août 2012

Directeur du réseau du réseau de transports en commun de l’agglomération annemassienne (TP2A), Jérôme Lavenier dresse le bilan de l’exercice écoulé et évoque les perspectives d’avenir.

En 2011, le nombre d’usagers n’a jamais été aussi nombreux sur votre réseau : comment cela s’explique-t-il ?

« Effectivement, en 2011 nous avons transporté 4,5 millions de voyageurs, soit 8% de plus en un an. Depuis 2008, la hausse globale est de 30% : peu de réseaux peuvent se targuer d’afficher de telles progressions ! Cela s’explique par différentes raisons : tout d’abord l’augmentation constante de l’offre depuis 2008 avec une nette extension du périmètre du réseau. En 2011, nous avons également effectué un gros travail de remise à plat des temps de parcours pour mettre les bus à l’heure. »

Le respect des horaires c’est important ?

« C’est fondamental. Améliorer la ponctualité et la fréquence des bus font partie des exigences les plus fortes chez les usagers. »

La hausse de la fréquentation s’observe-t-elle dans les mêmes proportions selon les lignes ?

« Non. On a par exemple recensé 130000 voyageurs de plus sur la seule ligne 2 (+ 11%). C’est énorme compte tenu du fait que la hausse cumulée sur toutes les lignes en 2011 est de 330000 voyageurs. La principale ligne dominicale (DA), c’est + 34% en un an et la ligne 6 c’est + 15%. En revanche la 4 n’affiche qu’une hausse modeste de 2,1%. »

Les recettes ont-elles augmenté dans la même mesure ?

« Non : celle-ci est de 15% car il y a eu une hausse tarifaire en 2011, notamment sur les titres Unireso suivant l’évolution du taux de change avec le franc suisse. Mais ce relèvement des tarifs n’explique que 30% de la hausse des recettes. Le reste est dû à l’augmentation des ventes de titres (tickets, abonnements, etc.) Au total, les recettes 2011 s’élèvent à 2,1M€. »

Si l’on effectue le ratio entre ces recettes et vos dépenses, le réseau apparait comme étant l’un des meilleurs de France…

« Nous sommes le 6e sur les 144 recensés. Ce ratio représente la part de nos coûts de fonctionnement payés par les voyageurs : il est de 42%. La moyenne pour un réseau d’une agglomération d’environ 80000 habitants est de 20 à 22%. Nous faisons mieux que des réseaux comme ceux de Rennes ou Tours par exemple. On fait mieux que le réseau annécien (40%). Nous sommes au niveau de réseaux comme ceux de Lyon, Marseille ou Montpellier. »

Pourquoi de tels résultats ?

« Car nos recettes sont bonnes et que nos dépenses sont également très bien placées (11e réseau de France du coût par kilomètre). »

Comment anticipez-vous les travaux sur le réseau visant à accueillir le futur bus à haut niveau de service (BHNS) ?

« Cela risque de causer des retards, c’est évident. Mais il est très difficile d’anticiper l’impact sur notre fréquentation. Ce qui est sûr c’est qu’il y aura des périodes difficiles. »

La ligne desservant le nouvel hôpital de Findrol a-t-elle trouvé son public ?

Cette ligne (prolongement de la ligne 5 après Bonne) a vu le jour fin février : nous recensons sur celle-ci entre 500 et 600 voyageurs par semaine. C’est Annemasse Agglo, et elle seule, qui finance cette ligne sortant de son périmètre. Cela lui coûte environ 150000€/an, pour trois kilomètres supplémentaires effectués neuf fois par jour. Cette somme comprend également la hausse du transport à la demande pour les clients à mobilité réduite, mais aussi un bus supplémentaire et l’achat d’un nouveau véhicule pour personnes handicapées. »

Comment cette desserte va-t-elle évoluer depuis Annemasse ?

« Il faut d’abord que le nouveau syndicat mixte se crée. Quand ce sera le cas, avec l’appui du Conseil général, la desserte devrait logiquement se renforcer. »

Le coût (maîtrise d’ouvrage et d’œuvre, matériel roulant, P+R, travaux divers) du BHNS (Tango) sont estimés à 20,1M€

(Avec Le Messager et Le Dauphiné Libéré).

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Des vélos en libre-service à Genève dès l’été 2013

Posted by ardsl sur 8 juin 2012

Le financement est assuré. Dès l’été 2013, Genevois et touristes pourront profiter des vélos en libre-service.

Dès l’année prochaine, une centaine de stations réparties dans 15 communes mettront à disposition des vélos en libre-service (VLS), a annoncé mercredi 6 juin Michèle Künzler, la conseillère d’État en charge de la mobilité. Le Conseil d’État a approuvé une subvention de 1,345 million de francs à TPG Vélo SA, la société fille des TPG qui pilotera l’installation et la gestion du futur réseau.

«Comme nous sommes à peu près les derniers en Europe à nous doter de VLS, nous avons pu nous inspirer de ce qui se fait de mieux», a assuré Michèle Künzler. Il est vrai qu’il a fallu du temps à Genève pour mettre en place son projet de réseau, puisqu’on en parle depuis plus de deux ans. Le système prévoit la mise à disposition progressive de 150 stations, offrant la possibilité au public d’emprunter un vélo et de le restituer à un autre emplacement du canton. Environ 1500 vélos seront achetés dans un délai de trois ans.

Les communes participant au projet financeront les infrastructures (11,4 millions sur dix ans) et verseront 700000 francs par an pour les charges d’exploitation. Ces coûts ont poussé sept des communes approchées à renoncer à s’engager.

Les utilisateurs des VLS pourront acquérir un abonnement annuel de 70 francs ou de 45 francs s’ils possèdent déjà un abonnement Unireso. Il sera également possible de louer les vélos par heure ou par jour (5 fr. dans ce cas).

(Avec tdg.ch).

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Pas d’augmentation des fréquences des bus transfrontaliers

Posted by ardsl sur 10 décembre 2011

L’offre des TPG augmente dès le 11 décembre (les détails ici). À l’exception de la ligne Thonon-Genève, rien n’est prévu pour les transports publics transfrontaliers.

Les Transports Publics Genevois desservent Veigy (ligne G), Saint-Julien et Valleiry (ligne D), Saint-Genis et Val-Thoiry (ligne Y), Ferney-Voltaire (ligne O), Gex (ligne F), Bois-Chatton (P+R) (ligne Z). La ligne T relie depuis quelques mois Challex à la gare de La Plaine (ligne T). Aucune de ces lignes ne verra ses fréquences augmenter le 12 décembre prochain, malgré des fréquentations en forte hausse.

Ces lignes transfrontalières sont gérées par un GLCT (groupement local de coopération transfrontalière) qui réunit le canton de Genève et les départements de l’Ain et de la Haute-Savoie. Le GLCT est une institution binationale prévue par les Accords de Karlsruhe. Un GLTC permet des financements communs d’un service public spécifique, en l’occurrence les transports publics routiers. Le GLTC Unireso dispose d’un budget de 4,5 millions d’euros. Ainsi la ligne D Genève gare de Saint-Julien est subventionnée par le canton de Genève à hauteur de 600’000 euros et par le Conseil général de la Haute-Savoie à hauteur de 200000 euros. La clé de répartition est en l’occurrence de trois quarts, un quart. Elle varie pour chaque ligne en fonction du kilométrage parcouru en Suisse et en France.

Cette absence de renforcement des dessertes peut s’expliquer par :

  • des questions budgétaires : le canton de Genève n’a pas encore voté son budget 2012
  • des questions financières : les Conseils généraux de l’Ain et de la Haute-Savoie et le canton de Genève ont des moyens limités
  • des questions techniques : comme le gabarit des routes ou la présence de passage à niveau.

Feu rouge pour relier le téléphérique depuis Veyrier

Pour prolonger la ligne 8 de Veyrier jusqu’au téléphérique du Salève, il faudrait que le département de la Haute-Savoie installe des feux sur la D1206 juste après la douane de Veyrier au Pas de l’Échelle.

À Collonges-sous-Salève et Archamps, un temps desservis par la ligne 44 qui monte de Carouge à La Croix-de-Rozon, un prolongement de la ligne vers le business park et le multiplex cinématographique est envisagé. Là aussi, il faut attendre l’adaptation du réseau routier français, notamment la construction d’un giratoire au Pont-de-Combe, et trouver le financement.

Du côté du pays de Gex, l’augmentation de la fréquentation de la ligne Y vers Saint-Genis-Pouilly et Val-Thoiry, consécutive à la prolongation du tram jusqu’au CERN, achoppe à des problèmes financiers et techniques. En revanche, une ligne nouvelle reliera courant 2012 Gex à Coppet par Divonne.

«Le contrat septennal qui lie le GLCT aux concessionnaires expire en 2014. Les négociations sont en cours pour augmenter le service et la qualité des transports publics régionaux » assure Leuk Godbert, directeur du GLCT.

(Avec La Tribune de Genève).

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