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La qualité de l’air en Rhône-Alpes se dégrade

Posted by ardsl sur 22 octobre 2011

L’indice Atmo ou indice multipolluant de la qualité de l’air est un indicateur journalier destiné à fournir une information synthétique sur la qualité de l’air des agglomérations de plus de 100 000 habitants. Il ne permet pas de mettre en évidence des phénomènes localisés : pollution en proximité industrielle, automobile… Il est représentatif de la qualité globale de l’air sur l’ensemble d’une agglomération. Il est calculé chaque jour par les associations agréées de surveillance de la qualité de l’air (AASQA) à partir des concentrations dans l’air de quatre polluants : dioxyde de soufre (SO2), dioxyde d’azote (NO2), ozone (O3) et particules de diamètre inférieur à 10 µm (PM10). Pour chacun de ces polluants, un sous-indice est calculé à partir des concentrations mesurées et d’une échelle spécifique à chacun des polluants. Ces échelles sont divisées en 10 classes allant de 1 (très bon) à 10 (très mauvais). Elles sont basées sur des seuils réglementaires et des données toxicologiques. L’indice Atmo du jour est égal au plus élevé des 4 sous-indices.

Le plus souvent, les données publiées portent sur le pourcentage ou le nombre de jours pendant lesquels la qualité de l’air était :

  • très bonne, bonne (indice Atmo : 1 à 4) ;
  • moyenne, médiocre (indice : 5 à 7) ;
  • mauvaise, très mauvaise (indice 8 et plus).
L’INSEE a fait la synthèse des données sur la qualité de l’air des 6 principales villes de Rhône-Alpes de 2006 à 2009. Une forte dégradation est observée sur Annecy. La dégradation est moins marquée à Grenoble.
En 2009, l’air a été de mauvaise qualité : 52 jours à Valence, 50 jours à Annecy, 49 jours à Chambéry et Grenoble, 44 jours à Lyon et 33 jours à Saint-Etienne.
L’air a été de qualité de moyenne : 103 jours à Annecy, 89 jours à Lyon, 88 jours à Chambéry, 84 jours à Saint-Etienne, 82 jours à Valence et 80 jours à Grenoble.
L’air a été de bonne qualité : 248 jours à Saint-Etienne, 236 jours à Grenoble, 232 jours à Lyon, 231 à Valence, 228 jours à Chambéry et seulement 212 jours à Annecy.
Dans la vallée de l’Arve, la très  mauvaise qualité de l’air a poussé la Préfecture de la Haute-Savoie à mettre en place un plan de protection de l’athmosphère. Ce plan est soumis à enquête publique jusqu’au 28 octobre.

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39% des habitants du Genevois français ont un emploi en Suisse

Posted by ardsl sur 21 octobre 2011

La distance moyenne parcourue par l’ensemble des actifs de Rhône-Alpes atteint désormais 11 km. La Maurienne compte 40 000 habitants et 18 000 emplois. La métropole lyonnaise compte 1 680 000 habitants et 720 000 emplois .

Au sein d’une zone donnée, la cohérence entre la population et l’emploi peut être caractérisée par le taux de stables, c’est-à-dire le taux d’actifs travaillant dans la zone où ils résident. C’est dans la zone d’emploi  de Grenoble que le taux de stables est le plus élevé, atteignant 94% des actifs. Dans les grandes zones d’emploi de Lyon et de Saint-Étienne, ainsi que dans celles qui sont trop isolées pour permettre d’importants échanges quotidiens avec l’extérieur (Maurienne, Tarentaise), ce taux est également très élevé, supérieur à 90%.

Il est un peu plus faible, quoique supérieur à 80%, dans les zones d’emploi de villes moyennes (Valence, Roanne, Annecy, Chambéry, Bourg-en-Bresse, Mâcon) et dans celles bordées de territoires peu attractifs en termes d’emplois (Oyonnax, Aubenas).

En revanche, ce taux est plus faible (de 70 à 80%) dans les zones d’Annonay, de la Vallée de l’Arve, de Romans-sur- Isère ou du Chablais, zones de moindre taille à proximité d’espaces offrant beaucoup plus d’emplois (Genève pour la Vallée de l’Arve et le Chablais, Vienne-Roussillon et Lyon pour Annonay, Valence pour Romans-sur-Isère). Dans les zones entourant Lyon, le taux de stables ne dépasse pas les 70%.

Enfin, il n’est que de 50% dans la zone du Genevois Français, laquelle ne comprend pas la ville-centre de Genève, située en Suisse et principal pôle d’emploi de cet espace transfrontalier.

Les échanges entre les différentes zones sont, d’une manière générale, plutôt équilibrés, même si quelques déséquilibres méritent d’être signalés. Ainsi, la zone d’emploi reçoit, de la part des zones alentour, plus d’actifs qu’elle n’en envoie, sauf de la part des zones du Chablais, de la Tarentaise et de la Maurienne, probablement en raison des emplois saisonniers liés au tourisme d’hiver. À l’inverse, dans les zones d’Aubenas et d’Annonay, les actifs sortants sont plus nombreux que les entrants, et ce pour toutes les zones avec lesquelles les flux sont significatifs. Ces observations permettent la distinction entre des zones plutôt pôles d’emploi et des zones plutôt résidentielles.

Les principaux échanges entre zones de Rhône-Alpes :

  • 39% des habitants du Genevois français travaille en Suisse. Cela représente plus de 64 000 personnes.
  • 30% des résidents du secteur de Villefranche-sur-Saône ont un emploi dans la métropole lyonnaise. Cela représente plus de 31 000 personnes.
  • 27% des habitants du secteur d’Ambérieu-en-Bugey travaille dans la métropole lyonnaise. Cela représente près de 11 000 personnes.
  • 25% des résidents de l’agglomération de Bourgoin ont un emploi dans la métropole lyonnaise. Soit plus de 22 000 personnes.
  • 22% des habitants des agglomérations de Vienne et du Péage-de-Roussillon travaille dans la métropole lyonnaise. Soit plus de 19 000 personnes.
  • 20% des résidents de l’agglomération de Romans ont un emploi sur l’agglomération de Valence. Soit plus de 6 000 personnes.
  • 15% des habitants du Chablais travaille en Suisse. Soit plus de 6 000 personnes.
  • 14% des résidents du secteur d’Annonay ont emploi dans les agglomérations de Vienne ou du Péage-de-Roussillon. Soit plus de 2 900 personnes.
  • 12% des habitants de la vallée de l’Arve travaille dans le Genevois français. Soit plus de 3 300 personnes.
  • 11% des habitants de l’agglomération de Montélimar ont un emploi dans le Vaucluse. Soit plus 7 000 personnes.
  • 6% des habitants du Stephanois travaille dans la métropole lyonnaise. Soit plus de 14 100 personnes.
Les réseaux de transports publics ne sont pas toujours adaptés à ces migrations pendulaires. Les habitants de la métropole lyonnaise bénéficie d’un réseau de transport collectif très important. Ce n’est pas le cas des résidents du Genevois français.
(Données issues d’une étude l’INSEE d’octobre 2011).

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