ARDSL Association Rail Dauphiné Savoie Léman

Le blog des usagers

Posts Tagged ‘vélos’

Genève ne veut plus de voitures en transit au centre-ville

Posted by ardsl sur 14 octobre 2012

Un tram des TPG. Photo : Nathalie Teppe.

Le Conseil d’État a présenté son plan «Mobilité 2030». Il prévoit de laisser le centre aux transports publics, vélos et piétons. Les automobiles venant de l’extérieur devront se garer avant d’entrer au centre-ville.

Genève a enfin un plan directeur général en matière de mobilité. Appelé «Mobilité 2030», le document dessine l’offre de transports et la hiérarchie de la circulation routière à l’horizon 2030. Il annonce la fin de la suprématie de l’automobile dans le cœur de l’agglomération, la construction de la traversée de la rade et un fort développement des transports en commun.

La situation actuelle de la mobilité genevoise est critique. Le système a atteint ses limites et il est incapable d’assumer la future hausse des déplacements prévue à l’horizon 2030, soit 350000 mouvements supplémentaires chaque jour rien que pour les habitants du canton. Forts de ce constat, les auteurs du rapport prennent clairement position en faveur d’une limitation du recours à la voiture dans l’hypercentre, où un maximum de trajets devront s’effectuer à pied ou à vélo. Cette diminution de 10% à 15% du trafic automobile estimé actuellement à 30000 véhicules par jour permettra, dans un premier temps, de libérer des espaces voués à la mobilité douce et aux transports publics.

Contourner le centre

Cette volonté démontre un changement de stratégie. «Mobilité 2030» intègre le passage d’une société où la possession d’un véhicule est la règle à une société où l’usage et la mutualisation priment la propriété du véhicule.» Afin d’atteindre un nouvel équilibre, le rapport prône une stratégie regroupant divers modes de déplacement qu’il priorise en fonction des zones territoriales.

Réseau routier amélioré

Comme pour le cœur de l’agglomération, les zones urbaines compactes devront se tourner prioritairement vers les transports collectifs ou la mobilité douce. Les déplacements en véhicule motorisé privé ne devraient plus transiter par le centre. Ils devront utiliser le réseau autoroutier de contournement, qui devrait être fortement amélioré grâce à la construction de voies supplémentaires. Quant aux zones périphériques peu denses, les déplacements se feront toujours majoritairement en voiture, mais jusqu’au P+R le plus proche, puis en transports publics.

Afin de libérer au maximum le centre de la circulation de transit, la traversée du lac fait sa réapparition et devient un maillon essentiel du projet.

Une augmentation drastique de l’offre des transports publics complète le panorama. Le but premier : relier les différents centres de l’agglomération entre eux afin d’éviter de passer systématiquement par le centre. Une ligne de tram devrait voir le jour sur le pont Butin. Une voie de bus relierait Plan-les-Ouates à Bernex. Enfin, une liaison ferroviaire souterraine entre Cornavin, l’aéroport et Meyrin se raccordant à la ligne de La Plaine dans la Zimeysa est prévue, une fois le CEVA achevé.

Sept milliards à investir

Si le document présenté mercredi 10 octobre par la conseillère d’État Michèle Künzler, en charge de la mobilité, ne comporte pas de grandes nouveautés, il a tout de même l’avantage de regrouper et de synthétiser toutes les données concernant la mobilité genevoise. Des domaines analysés jusque-là de manière sectorielle. Le document – unique en Suisse selon la direction générale de la mobilité – sera débattu dans le cadre d’une vaste procédure de consultation avant d’être définitivement validé par le Conseil d’État.

Reste à savoir si les députés du Grand Conseil – qui viennent d’adopter le plan directeur de la mobilité douce et celui du réseau routier – accepteront de débloquer les sommes nécessaires à la réalisation de ces infrastructures. L’estimation des coûts d’investissement est de 7 milliards au minimum. Une somme qui devrait être prise en charge en partie par la Confédération.

«C’est du terrorisme contre l’automobile !»

Jeudi 11 octobre, la plupart des élus et des acteurs de la mobilité n’avaient pas eu le temps de décortiquer les 68 pages détaillant la vision du Conseil d’État pour la mobilité en 2030. Mais les commentaires pleuvaient déjà.

« Il y a une volonté claire d’enterrer la hache de guerre des transports et c’est la première fois qu’un texte législatif fixe la traversée du lac et l’élargissement de l’autoroute A1« , se félicite Guy Zwahlen, président du Touring Club Suisse (TCS). « L’esprit général est donc positif, mais il va falloir conduire une étude plus approfondie« . François Gillet, président de la Commission des transports du Grand Conseil, se réjouit d’un document de travail «qui permette enfin de hiérarchiser les modes de transport selon les différentes zones du canton».

Le libéral Alain Meylan, qui siège également en Commission des transports, partage son avis, «mais il ne faut pas oublier que le diable se cache dans les détails. Il est probable que selon ce que l’on découvre, on commence à se fâcher». Le député a repéré des points conflictuels : la diminution importante du trafic au centre-ville, le passage d’un tram sur les ponts du Mont-Blanc et Butin. La coordinatrice de Pro Vélo, Lisa Mazzone, s’est concentrée sur la mobilité douce : «le texte renforce les modes de transport doux et les considère comme un moyen de déplacement à part entière. C’est une bonne chose». Cependant, elle se dit un peu déçue «que l’on vise un passage de la part modale du vélo de 4% à 7% alors que dans des villes modèles comme Copenhague, elle avoisine 50%».

Du côté des mécontents, on trouve le maire de Veyrier (10000 habitants), commune peu desservie par les transports publics, le PLR Thomas Barth. « Je dis oui au développement des transports en commun, oui à la mobilité douce, mais non à la réduction de la liberté individuelle« , plaide-t-il. « Le libre choix du moyen de transport est inscrit dans la Constitution genevoise, il faut le respecter« .

Le MCG entame le même refrain. « Ce texte est une régression face à la complémentarité des modes de transport« , s’insurge Roger Golay, chef du groupe MCG au Grand Conseil. « On développe les transports publics, c’est bien. Mais il y a de moins en moins de place pour les voitures. C’est du terrorisme contre l’automobile ! »

Le projet a en revanche le soutien total du camarade de parti de Michèle Künzler, le député Vert Roberto Broggini : «Genève a pris un retard fou quant au développement de la mobilité. Nous sommes la ville avec le plus de scooters et de voitures par habitant. Il faut aller de l’avant. Cela va être difficile, mais qui ne tente rien n’a rien. En ce sens, Michèle Künzler a été courageuse et je la félicite».

Consultation générale

«Mobilité 2030» constitue la base d’une consultation prévue par le Conseil d’État. Le document sera présenté mardi 16 octobre à la Commission des transports du Grand Conseil, avant d’être soumis au Conseil des déplacements, qui regroupe les associations actives dans le domaine de la mobilité. Au mois de novembre, la direction générale de la mobilité organisera un forum réunissant différents acteurs, dont les communes et les représentants de partis. Les autorités vaudoises et françaises seront également consultées ainsi que les députés du Grand Conseil. Une stratégie finalisée sera adoptée par le Conseil d’État en 2013.

(Avec La Tribune de Genève).

Publicités

Posted in Genève | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Vers la mise en place de transports urbains à Privas ?

Posted by ardsl sur 13 octobre 2012

Le CUTPSA (collectif des usagers de transports publics en Sud-Ardèche, affilié à la FNAUT) ouvre le débat sur l’absence de transports urbains à Privas (8800 habitants), qui est pourtant le chef-lieu du département de l’Ardèche.

Outre Privas, ce futur réseau de bus pourrait desservir Veyras (1600 habitants), Allissas (1400 habitants) et Chomérac (3000 habitants).

Le CUTSA a organisé un débat public samedi 6 octobre à Privas. Deux conseillers régionaux étaient présents : Hervé Saulignac (PS) et François Jacquart (Front de gauche).

Le Dauphiné Libéré, 9 octobre

La Tribune, 11 octobre

 

Posted in Ardèche, Associations, Etudes, Tarification | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Gilles Boivert, le directeur de l’Agence Écomobilité de Chambéry est mort

Posted by ardsl sur 8 octobre 2012

La vélo-station de la gare de Chambéry, a été créé en 2002 par Gilles Boivert.

Gilles Boivert, 48 ans, directeur de l’Agence Écomobilité de Chambéry, est décédé dimanche 7 octobre.

Fervent adepte du vélo, c’est malheureusement sur son vélo que Gilles Boivert a trouvé la mort dimanche 7 octobre vers 16h45 à Chapareillan (Isère), sur le D1090. Il a été mortellement percutée par une puissante voiture, qui circulait dans le sens opposé, alors qu’il rentrait d’une ballade à Grenoble.

Gilles Boivert se déplaçait systématiquement en transports publics ou à vélo (y compris sous la pluie et la neige).

Gilles Boivert et son équipe de l’Agence Écomobilité était devenu un interlocuteur de référence dans la promotion des modes doux de déplacements. Il a développé de nombreux plans de déplacement doux pour les établissements scolaires et les PDE dans l’agglomération chambérienne.

Gilles Boivert a créé il y a dix ans la vélo-station de la gare de Chambéry. Vous ne le saviez peut-être pas, mais c’est l’Agence Écomobilité de Chambéry qui gère la vélo-station.

(Avec France Bleu Pays de Savoie, Le Dauphiné Libéré et ledauphine.com).

Posted in Savoie | Tagué: , , , , , | Leave a Comment »

49% des Genevois ont des abonnements TPG ou CFF

Posted by ardsl sur 4 octobre 2012

Les transports publics sont de plus en prisés par les habitants de Genève. Photo : Nathalie Teppe.

Une étude montre que les habitants de la ville de Genève ont moins d’automobiles par ménage mais plus d’abonnements de transports collectifs.

Une douce révolution est en marche dans la Cité de Calvin. Alors que la mobilité est en constante augmentation, le nombre de voitures immatriculées dans le canton reste stable depuis douze ans (près de 217000 véhicules).

Autre indice, les premiers chiffres genevois extraits, par la Direction générale de la mobilité (DGM), du micro-recensement mobilité et transports suisses montrent que les habitants de la ville de Genève délaissent peu à peu l’automobile. Dans la municipalité, le nombre moyen de voitures par ménage est passé de 0,79 en 2005 à 0,74 en 2010. Alors que sur l’ensemble du canton de Genève, le nombre d’automobiles par ménage est resté stable ; il s’élevait à 1,07 en 2010 contre 1,08 en 2005.

Vers la fin du tout-voiture ?

Genève se dirige-t-elle vers la fin du tout-voiture ? Pas si sûr, car ces données cachent une bonne et une moins bonne évolution. La bonne ? L’usage des transports publics a le vent en poupe. La moins bonne ? Le nombre de motos et de scooters explose.

Selon les calculs de la DGM, les Genevois sont de plus en plus friands d’abonnements de transports publics : 32% d’entre eux possédaient une carte annuelle ou mensuelle Unireso ou CFF en 2010 contre 27% en 2005. Les abonnements demi-tarif connaissent encore plus de succès : 23% de Genevois en ont acheté un en 2010 contre seulement 14% en 2005.

« Les habitudes individuelles changent« , analyse Damien Cataldi, ingénieur à la DGM. « L’usage de la mobilité douce continue sa progression. Mais, au regard des autres agglomérations suisses, Genève compense le retard pris en matière de transports en commun. Dans ce domaine, la région a encore un fort potentiel à développer. » En effet, les Suisses utilisent plus les bus et trains que les Genevois. À titre d’exemple, à l’échelle de la Suisse, seuls 43,5% des habitants ne possèdent aucun abonnement de transports publics contre 51% dans le canton du bout du lac.

En revanche, bien plus que leurs compatriotes, les Genevois favorisent les scooters et les motos. Le nombre d’immatriculations de motocycles a bondi au cours de la décennie. En 2000, le Bureau des automobiles en enregistrait 34129 contre 49462 en 2011.

Ces statistiques démontrent une autre tendance : les Genevois ne sont pas accrochés à leur voiture. «On constate que le portefeuille des moyens de transport à disposition des usagers s’est étoffé et que les gens les utilisent», précise Damien Cataldi.

«Penser agglomération»

La stabilisation du nombre de voitures laisse Lisa Mazzone, coordinatrice de Pro Vélo, dubitative : «il serait intéressant d’avoir une étude qui ne se limite pas à Genève mais qui s’étende à l’agglomération. Je pense qu’à cette échelle, le nombre de voitures aura augmenté

En revanche, la diminution du nombre de voitures par ménage la conforte dans son sentiment : «je reste persuadée que la mobilité douce a encore un grand potentiel.» Lisa Mazzone avance deux solutions : le vélo électrique comme «alternative valable aux scooters» et les vélos en libre-service comme «complément aux transports publics au centre-ville».

Pour le président du Touring Club Suisse Genève (TCS), Guy Zwahlen, si le nombre de voitures est resté le même, il ne faut pas pour autant en déduire que l’utilisation de la voiture a diminué. «Si une famille avait deux voitures, elle a pu abandonner un véhicule pour des raisons financières tout en utilisant l’autre deux fois plus», relève-t-il. Le président du TCS préfère attendre les autres données genevoises extraites du micro-recensement, prévues pour parution au début de l’année prochaine, pour voir la tendance générale.

(Avec La Tribune de Genève).

Posted in CFF, Etudes, Fréquentation, Genève | Tagué: , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Veolia Transdev est reconduit pour six ans à Chalon-sur-Saône

Posted by ardsl sur 3 octobre 2012

Opposé à RATP Dev, c’est finalement Veolia Transdev, candidat sortant, qui exploitera jusqu’en 2018 les transports publics du Grand Chalon. Le nouveau délégataire s’est engagé à augmenter la fréquentation de 35% et les recettes de 49%.

« La procédure a été marquée par un climat très concurrentiel qui a permis à la communauté d’agglomération d’obtenir une offre particulièrement intéressante tant sur le plan technique que financier« , indique-t-on au Grand Chalon (39 communes, 110000 habitants autour de Chalon-sur-Saône).

À partir du 1er janvier 2013, la collectivité va disposer d’une offre de transport étoffée (+ 22%) pour une subvention forfaitaire inférieure au montant actuel. La subvention s’élèvera en moyenne à 8,997 millions d’euros par an, contre 9,009 millions d’euros en 2011.

Parmi les actions à mener, Veolia Transdev devra réorganiser le réseau urbain autour de la nouvelle ligne de BHNS (inaugurée le 3 septembre 2012) reliant la gare SNCF aux pôle d’activités de Saôneor. Il devra également exploiter la nouvelle desserte permettant aux salariés d’Amazon de se rendre au Distripôle à Sevrey. L’offre sera également renforcée en deuxième couronne.

Plus de sous-traitance

« Pour ce réseau, Veolia Transdev recourra à la sous-traitance de façon plus importante, associant de la sorte les transporteurs locaux et les artisans taxis. Ce qui permet de préserver l’emploi et le tissu économique local« , explique le Grand Chalon. Enfin, Veolia Transdev développera un système de vélos en libre-service doté de 150 vélos, répartis dans 12 stations.

Il est également prévu de créer un système de location en longue durée avec 50 vélos, dont 20 pliants et 10 en assistance électrique. Ces mesures devraient porter à 9,05 millions le nombre de voyages en 2018 (6,7 millions en 2001) et augmenter de 49% les recettes commerciales.

(Avec mobilicites.com).

Posted in Bourgogne, Veolia | Tagué: , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Les hirondelles prennent le train

Posted by ardsl sur 26 septembre 2012

123 kilomètres entre Dole et Saint-Claude, 36 tunnels, 18 viaducs : la ligne ferroviaire des hirondelles est une ode trissante et aérienne aux merveilles du Haut-Jura. Attention à la fermeture des portes…

D’elle, Raymond Devos aurait dit qu’elle n’a pas de sens. Drôle de ligne en effet qui impose à notre fringant autorail diesel – on aurait préféré une vieille locomotive à vapeur… – de changer trois fois de direction en une centaine de kilomètres pour s’adapter au relief tout en plateaux et reculées et, surtout, ne rien perdre d’un paysage qu’en son temps, Auguste Pointelin aima peindre tout en poésie et en tendresse.

Exploitée depuis 2003 par les Offices de tourisme de Dole et Saint-Claude et le TER Franche-Comté sur la base d’une liaison commerciale préexistante, la ligne des Hirondelles emprunte, aller-retour, un parcours imaginé fin 19e et dont l’audace technique le dispute à la beauté des paysages : 123 kilomètres, entre Dole et Saint-Claude via 36 tunnels et 18 viaducs, chef-d’œuvre du génie de l’homme enchâssés dans un écrin merveilleusement naturel, voire surnaturel lorsque le train, en équilibre entre deux à-pics, comme flottant entre ciel et terre, laisse derrière lui le col de la Savine (948 mètres d’altitude) pour plonger, deux cents mètres plus bas sur, Morez, capitale de la lunette, et trois cents autres mètres plus bas sur Saint-Claude et ses pipiers.

Les pauvres mains des ouvriers

Il y a là sans aucun doute une véritable prouesse technologique pour les bâtisseurs de l’époque dont André Besson, l’emblématique écrivain franc-comtois, et les Moréziens diront qu’ils tutoyaient les hirondelles tant ils opéraient près des nuages. Il en sera ainsi près d’un demi-siècle, le temps, notamment, de relier Andelot-en-Montagne et Saint-Claude et de percer 25 tunnels pour venir à bout d’une nature si belle mais franchement hostile. À l’époque, point de tunnelier mais les seules pauvres mains des ouvriers, pour beaucoup venus d’Italie et, au bilan, beaucoup de sueur et des larmes aussi : le risque était partout, compagnon de route au quotidien. Mais pour quel résultat !

Comme un apéritif…

Reste qu’au-delà des considérations techniques, le grand mérite de cette ligne des Hirondelles (qui vient tout juste de fêter son centenaire) est d’ouvrir grand les portes du Haut-Jura. Comme un apéritif appelle le bon repas et augure de plaisirs à venir. Ce jour-là, Jean-Pierre Cuinet, retraité bénévole, est le guide-animateur du petit groupe. 35 personnes au départ de Dole, pour l’essentiel des gens du cru. Une chorale autochtone en ballade entre deux balades. Jean-Pierre ? L’encyclopédie de la ligne des Hirondelles.

Un peu plus de deux heures durant, le temps de gagner Saint-Claude en doublant Arc-et-Senans (la saline royale), Arbois (son vin), Mouchard (la gare préférée d’Edgar Faure), Champagnole (la porte d’entrée du Haut-Jura), Syam (les forges) et Morbier (le fromage), il va très joliment raconter le parcours, son histoire, celle de la région, pimentant son exposé magistral de petits secrets et d’anecdotes. Comme icelle : les aiguillages de la ligne sont gérés depuis Dijon à l’exception de celui de la gare d’Andelot ; du coup, c’est le chef de gare lui-même qui doit enfourcher son vélo, été comme hiver, pour aller régler le dispositif à 200 m de là… Furieusement Tati, non ?

Les exploitants de la ligne des Hirondelles proposent, au départ de Dole (à 10h21) et trois fois par semaine (les mardis, mercredis et samedis, jusqu’au 31 octobre), un aller-retour dans la journée avec notamment une formule Prestige à 55€ incluant le transport avec guide et, à Saint-Claude (arrivée à 12h37), le repas de midi dans un restaurant, la visite du musée de la pipe et du diamant et de la cathédrale ainsi qu’un pot d’au-revoir à la gare avec, évidemment, comté et vin du Jura. Retour par le TER de 17h25 à Saint-Claude. Arrivée à Dole à 19h45.

Renseignements et réservations : Office de Tourisme du Pays de Dole,  6 Place Grevy –  39100 DOLE.  Tel : 03.84.72.11.22 ou info@tourisme-paysdedole.fr

Le trajet ferroviaire entre Dole et Saint-Claude peut s’effectuer en dehors de cette formule touristique. Horaires des TER :

  • au départ de Saint-Claude : 4h49 (les lundis et le 2 novembre), 6h25, 9h54 et 17h25.
  • au départ de Dole : 6h14, 10h21, 11h14, 18h21 (les vendredis, dimanches ainsi que le 31 octobre et 1er novembre).

Horaires détaillés des TER Saint-Claude – Dole

(Avec L’Alsace).

Posted in Jura, Loisirs | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | 1 Comment »

Un seul ticket électronique pour payer tous ses transports

Posted by ardsl sur 22 septembre 2012

Payer le parking, acheter un billet de bus et louer un vélo avec une seule et même carte de transport, c’est le nouveau système de billet électronique présenté par l’industriel allemand Siemens au salon des transports ferroviaires InnoTrans à Berlin.

Doté d’une puce RFID, comme la carte Navigo en Île-de-France, ce ticket électronique du format d’une carte de crédit « facilite le passage d’un mode de transport à un autre« , explique Siemens, dans un communiqué.

« Les usagers n’ont plus à se souvenir des tarifs, ils paient seulement la distance parcourue, peu importe qu’ils prennent le train, louent un vélo ou utilisent un parking« .

Pour l’heure, Siemens a développé deux modèles : le premier amène l’usager à passer sa carte devant un lecteur spécifique au début et à la fin de chaque déplacement, tandis que le deuxième passe par un système « sans contact« .

Dans les deux cas, l’usager paie soit par carte bancaire soit par prélèvement automatique sur son compte bancaire à la fin de son trajet et « uniquement pour les services qu’il a utilisés« , détaille Siemens. Ce système central de « e-ticketing » se gère avec le système de back-office de SAP, baptisé Ptnova.

(Avec mobilicites.com).

Posted in Tarification | Tagué: , , , , | Leave a Comment »

Rumilly : des navettes entre la gare et les principales entreprises

Posted by ardsl sur 16 septembre 2012

À l’occasion de la Semaine Européenne de la Mobilité et dans le cadre du Plan de Déplacement Inter-Entreprises (PDIE) MOBIALB’ qu’il coordonne et anime, le CAE ( Comité d’Action Économique « Rumilly – Alby développement» ) offre l’opportunité aux entreprises de l’Albanais et à leurs salariés, de tester du lundi 17 au vendredi 21 septembre 2012 un mode alternatif à la voiture individuelle.

Une navette est mise à disposition du lundi 17 au vendredi 21 septembre de 4h35 à 20h30, entre la gare de Rumilly, et les zones d’activités de Rumilly et Alby-sur-Chéran.

Cette navette a pu être mise en place grâce au partenariat d’entreprises membres du PDIE MOBIALB’, Dupessey (un transporteur routier, dont le siège se trouve route d’Aix-les-Bains à Rumilly), Seb (dont la filiale Tefal, est implantée ZI des Granges à Rumilly) et Galderma (un laboratoire de dermatologie, située ZI Touvière à Alby-sur-Chéran).

L’accès à cette navette se fait sur réservation préalable auprès du CAE au 04 50 64 68 06.

La gare de Rumilly (13600 habitants) est desservie par 50 trains régionaux du lundi au vendredi. Télécharger la fiche horaire TER  Annecy – Rumilly – Aix-les-Bains – Chambéry. Le TER est le seul transport public qui dessert efficacement la ville de Rumilly.

Les lignes Lihsa 31 (Rumilly – Annecy, via Alby-sur-Chéran), 32 (Rumilly – Annecy, via Vallières) et 33 (Rumilly – Annecy, via Marcellaz-Albanais) ne font pas office de rabattement vers la gare de Rumilly.

La Communauté de communes du canton de Rumilly ne possède pas pour l’heure la compétence transports urbains. Elle souhaite néanmoins définir sa propre politique des déplacements, des transports et de la mobilité. Pour cela, elle a lancé l’élaboration d’un schéma directeur des déplacements et des infrastructures. Les objectifs du schéma directeur sont les suivants :

  • Favoriser la cohérence entre développement urbain et efficacité du système de déplacements
  • Maîtriser l’usage de la voiture
  • Développer et promouvoir les modes de déplacements doux
  • Mettre en place des services de transports publics
  • Favoriser l’intermodalité
  • Organiser et planifier le développement du réseau d’infrastructures.

Le schéma directeur des déplacements et infrastructures doit traiter de l’ensemble des modes de déplacements (transports en commun, transports individuels motorisés, vélo, marche à pied) et doit tenir également compte des équipements structurants, des infrastructures routières existantes et en projet. Il doit permettre de définir la politique des déplacements de la Communauté de communes, notamment dans les secteurs suivants :

  • la hiérarchisation du réseau de voiries et les plans de circulation
  • la politique de stationnement
  • l’offre de transports en commun et l’intermodalité
  • les cheminements piétonniers
  • la politique cyclable
  • les services à la mobilité (covoiturage, auto-partage, conseil en mobilité, plans de déplacements entreprises…)
  • les mesures d’accompagnement et de valorisation des modes de déplacements alternatifs etc.

Une étude, en 3 phases a été lancée le 20 février :

  • Phase 1 : réalisation d’un diagnostic du système de déplacements et de transports, et des pratiques de mobilité des habitants du canton de Rumilly
  • Phase 2 : élaboration et analyses d’un scénario « au fil de l’eau » poursuivant les tendances actuelles et de plusieurs scénarios prospectifs
  • Phase 3 : approfondissement du scénario final et élaboration du schéma directeur et de son programme d’actions à court, moyen et long termes

Le schéma directeur permet aussi d’étudier les modalités d’une éventuelle prise de compétence de la Communauté de communes dans l’organisation des transports urbains à l’échelle du canton, en lieu et place du Département. Concrètement, cette nouvelle compétence se traduirait par la création d’un Périmètre de Transports Urbains (PTU), érigeant ainsi la Communauté de communes en Autorité Organisatrice des Transports Urbains (AOTU) sur son territoire, à l’instar des intercommunalités voisines d’Annecy (C2A) ou d’Aix-les-Bains (CALB).

La communauté de communes de Rumilly pourrait donc mettre en place à partir de 2013 ou 2014 un service de transports urbains sur son territoire. La ville de Rumilly retrouverait alors une desserte en transports urbains qui avait été supprimée par la municipalité actuelle.

En attendant ce sont les entreprises qui substituent au Département, à la Communauté de communes et à la ville de Rumilly du 17 au 21 septembre (dans le cadre à la semaine de la mobilité) pour organiser des transports collectifs entre la gare et les zones industrielles.

À terme, la mise en place d’un réseau de transports urbains dans l’Albanais devrait permettre une desserte des zones industrielles. Ainsi les salariés pourraient alors venir en TER à Rumilly, puis prendre une navette jusqu’à leur lieu de travail.

Posted in Bassin annecien | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Des travaux à la gare de Saint-Chamond

Posted by ardsl sur 11 septembre 2012

Augmentation importante du nombre de places de stationnement, réorganisation totale du fonctionnement du parking, mise en accessibilité des quais aux personnes à mobilité réduite et création d’une gare routière, tels sont les travaux qui débutent en cette rentrée 2012 à proximité et dans la gare SNCF de Saint-Chamond.

C’est grâce à un partenariat regroupant la ville de Saint-Chamond (36500 habitants), l’État, la Région Rhône-Alpes, Saint-Étienne Métropole, SNCF et Réseau Ferré de France (RFF) que la gare de Saint- Chamond va devenir un véritable pôle d’échanges multimodal. Ce projet d’aménagement s’articule autour de trois idées principales :

  • privilégier le recours aux transports collectifs par rapport à la voiture particulière
  • améliorer l’intermodalité entre les différents type de transports (train, bus, voitures, vélos)
  • garantir l’accessibilité des personnes à mobilité réduite aux différents types de transports.

Si le fonctionnement du « dépose minute » actuel, situé sur le parvis de la gare ne sera pas modifié, le reste du parking va être entièrement réorganisé, avec notamment 453 places de stationnement payant contre les 270 places actuellement gratuitement ; un agrandissement rendu possible, grâce à la cession par RFF d’une bande de terrain située le long de la voie de chemin de fer.

La gare SNCF accessible à tous

Parallèlement à l’aménagement du parking, RFF va conduire des travaux pour garantir l’accessibilité de la gare, en particulier celle des deux quais, aux personnes à mobilité réduite. Ainsi, une rampe d’accès permettra de rejoindre le bâtiment et le quai n°1 (direction Lyon) à partir du parking. Une rampe souterraine et un ascenseur garantiront quant à eux, l’accès au quai n°2 (direction Saint-Étienne), ce dernier étant déjà accessible aux personnes à mobilité réduite par la rampe d’accès donnant sur la route du Coin.

La fin des travaux est prévue pour juin 2013.

(Avec zoomdici.fr).

Posted in Loire, Travaux | Tagué: , , , , , , , , , , | 3 Comments »

Grenoble : inauguration lundi 17 septembre de l’agence de mobilité

Posted by ardsl sur 10 septembre 2012

Lundi 17 septembre, l’agence de mobilité de Grenoble sera inaugurée. Présentation.

Cette agence multimodale se situe au n° 15 du boulevard Joseph-Vallier. Accès par le réseau TAG :

  • tram C et lignes de bus 1 ou 17 à l’arrêt Vallier – Jaurès
  • tram C et ligne de bus 32 à l’arrêt Vallier – Docteur Calmette

Elle sera inaugurée par Éliane Giraud (vice présidente de la Région Rhône-Alpes), Marc Baïetto (président de Grenoble-Alpes Métropole), Michel Issindou (président du SMTC, député-maire de Gières), Richard Samuel (préfet de l’Isère), Michel Destot (député-maire de Grenoble) et Didier Rambaud (vice-président du Conseil Général de l’Isère chargé des  transports).

L’agence est un lieu de conseil en mobilité, de vente de titres « Tous transports », et de promotion des nouveaux moyens de déplacement. Elle concerne principalement la Région Urbaine Grenobloise, mais des services peuvent être proposés sur un périmètre plus étendu, notamment grâce à la billetique OùRA. Il ne s’agit donc pas d’une agence « TAG » ou « Transisère » ou « SNCF » ou « Métro-Vélo », … mais de la combinaison de tous ces services et d’autres au sein d’un même lieu. Cette agence multimodale est la première d’un réseau qui se construira au cours des prochaines années.

Portée par le SMTC, elle a été réalisée en partenariat avec tous les gestionnaires des réseaux de déplacement de la Région Urbaine Grenobloise (Région, Conseil Général, Métro, …).

En libre-service, vous trouverez de la documentation sur l’offre existante de transport, une borne d’information permettant d’accéder aux sites internet des gestionnaires de réseaux de déplacements, d’acheter et d’imprimer des titres « en ligne ».

Au guichet, vous pourrez auprès des conseillers obtenir un conseil en mobilité  pratique et pédagogique. Par exemple, des trajets ou modes de déplacement auxquels vous n’avez pas pensé, des explications sur la tarification … Mais aussi comment utiliser les sites internet relatifs aux déplacements, comment lire une grille horaire, comment utiliser une Métro vélo box, comment acheter des titres de transport, comment ….

Pour les professionnels, l’agence vous aide à promouvoir les modes alternatifs :

  • accompagner votre entreprise pour son PDE (Plan de Déplacements Entreprise)
  • mettre en place de pédibus et/ou vélobus dans votre école,
  • accompagner, initier des manifestions en faveur des nouveaux moyens de déplacement, …

L’agence est ouverte de :

  • de 8h30 à 18h30, du lundi au vendredi.
  • de 9h à 17h, le samedi.

Posted in Isère | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :